Nicolas Nikitine

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Nicolas Nikitine (en russe : Николай Никитин), né le à Kazan, dans l'Empire russe, et mort à une date inconnue, est un typographe et anarchiste russe qui opère en France et au Royaume-Uni dans les années 1880 et 1890.

Il occupe une place remarquée au sein des réseaux anarchistes de cette période, étant aussi suspecté par les autorités policières françaises d'être à la tête d'un « comité directeur » des anarchistes composé de Pierre Kropotkine, Louise Michel ou encore d'Errico Malatesta. Il pourrait en réalité avoir été informateur de police.

Première partie d'un rapport donnant des renseignements sur les conflits en cours au sein du mouvement anarchiste au sujet des attentats, avec Nikitine et Malatesta craignant une nouvelle attaque pouvant renforcer la répression contre les anarchistes, tandis que Fortuné Henry la défendrait (Archives nationales - F7 12504 - Collection d'Archives anarchistes)

Nicolas Nikitine naît le à Kazan, dans l'Empire russe[1],[2]. Il est remarqué en France à partir de janvier 1887, où il participe à certaines réunions du groupe anarchiste de La Panthère des Batignolles et y proteste contre la condamnation à mort de Clément Duval[1].

Il fréquente de nombreux anarchistes de cette période en France, et côtoie par exemple Sébastien Faure[1]. Il s'intègre aux groupes anarchistes des quartiers nord de Paris et de Saint-Denis : des groupes marqués par une population jeune et ouvrière et relativement radicaux, défendant des idées comme la reprise individuelle ou la propagande par le fait[3].

En 1891, il aurait été l'un des acteurs anarchistes de l'affaire de Clichy[1] - une affaire de violences policières anti-anarchistes touchant ces cercles et poussant la France dans une période que la presse d'époque et Jean Maitron nomment l'Ère des attentats (1892-1894)[4].

En avril 1892, au début de cette période, alors qu'il se trouve à Londres, il est perquisitionné plusieurs fois[1]. Impliqué dans le procès des Trente, il est expulsé du territoire dès 1893, mais l'arrêté ne peut lui être signifié[1],[2]. Nikitine évolue pendant cette période à Londres et y côtoie divers anarchistes, dont Charles Malato, avec qui il fonde Le Tocsin, un journal de tendance anarcho-communiste[1],[2],[5].

Ses déplacements et ses activités font qu'il est suspecté par les autorités françaises d'être à la tête d'un comité anarchiste secret qui se réunirait à Londres et enverrait ses instructions dans le monde entier, aux côtés d'Errico Malatesta, de Louise Michel ou encore de Malato[6]. Pierre Kropotkine et Alessandro Marocco sont aussi suspectés d'être membres d'un comité identique ou similaire[7]. Il s'agit en partie de représentations erronées des indicateurs français, qui rangent dans cette liste une partie des anarchistes les plus connus des cercles de Londres[6].

En 1898, il vit encore à Londres et en 1906, l'arrêté d'expulsion le visant en France est suspendu[1].

Postérité

Références

Bibliographie

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