Niederbronn-les-Bains
commune française du département du Bas-Rhin
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Niederbronn-les-Bains [nidəʁbʁɔn le bɛ̃] est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.
| Niederbronn-les-Bains | |
L'ancien Bureau central (De Dietrich) et le Falkensteinerbach. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Collectivité territoriale | Collectivité européenne d'Alsace |
| Circonscription départementale | Bas-Rhin |
| Arrondissement | Haguenau-Wissembourg |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Niederbronn-les-Bains (siège) |
| Maire Mandat |
Jonathan Sommer 2026-2032 |
| Code postal | 67110 |
| Code commune | 67324 |
| Démographie | |
| Gentilé | Niederbronnois |
| Population municipale |
4 347 hab. (2023 |
| Densité | 138 hab./km2 |
| Population unité urbaine |
14 712 hab. (2023) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 57′ 02″ nord, 7° 38′ 41″ est |
| Altitude | Min. 192 m Max. 581 m |
| Superficie | 31,4 km2 |
| Type | Bourg rural |
| Unité urbaine | Reichshoffen-Niederbronn-les-Bains (ville-centre) |
| Aire d'attraction | Niederbronn-les-Bains (commune-centre) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Reichshoffen |
| Législatives | Huitième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.niederbronn-les-bains.fr |
| modifier |
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Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.
Elle est une station thermale dont le bienfait des eaux minérales et médicinales a fait la réputation depuis l'antiquité romaine.
Outre la tradition de thermalisme, la ville a également développé des activités d'écotourisme, liées à son implantation dans le parc naturel régional des Vosges du Nord.
Géographie
Localisation
Niederbronn-les-Bains est située en Alsace du nord, à 3,3 km de Reichshoffen[1], 7,7 km de Philippsbourg, 22,4 km de Haguenau et 45 km de Strasbourg.
Géologie et relief
Espaces naturels[2] :
- Cinq espaces protégés hors Natura 2000.
- Un espace protégé Natura 2000 :
- La Moder et ses affluents[3].
Commune située sur le territoire du parc naturel régional des Vosges du Nord, classé réserve mondiale de biosphère par l’UNESCO, conjointement avec son voisin allemand, le Naturpark Pfälzerwald, pour la diversité de sa faune et de sa flore au pied des Vosges septentrionales, dans un environnement de collines.
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau le Falkensteinbach, le ruisseau le Schwarzbach, le ruisseau la Lauterbach, le ruisseau le Baetenbach, le ruisseau le Durstbach et le ruisseau le Klamm[4],[Carte 1].
Le Falkensteinbach, d'une longueur totale de 27,2 km, prend sa source dans la commune de Bitche et se jette dans la Zinsel du Nord à Gundershoffen, après avoir traversé huit communes[5].
Le Schwarzbach, d'une longueur totale de 23,8 km, prend sa source dans la commune de Roppeviller et se jette dans la Falkensteinerbach à Reichshoffen, en limite avec Kalhausen, après avoir traversé six communes[6].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : Souille du Taubensee (0 ha)[Carte 1],[7]. La commune bénéficie d'un plan de prévention du risque inondation (PPRi)[8].
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Moder ». Ce document de planification concerne le bassin versant de la Moder dont le territoire s'étend sur 1 720 km2. Le périmètre a été arrêté le . La commission locale de l'eau a été créée le , puis modifiée le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Syndicat des eaux et de l’assainissement Alsace-Moselle (SDEA)[9].
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[12] et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1 °C)[13]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 792 mm, avec 10,3 jours de précipitations en janvier et 10,3 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Uhrwiller à 9 km à vol d'oiseau[16], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 740,0 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie

Au , Niederbronn-les-Bains est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Reichshoffen-Niederbronn-les-Bains[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est ville-centre[Note 4],[20],[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Niederbronn-les-Bains, dont elle est la commune-centre[Note 5],[21]. Cette aire, qui regroupe 1 commune, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (71,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (71,4 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (71,2 %), terres arables (6,7 %), zones urbanisées (6,6 %), prairies (6,3 %), zones agricoles hétérogènes (4,8 %), cultures permanentes (2,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,9 %)[24].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

La commune bénéficie du plan local d'urbanisme intercommunal du Pays de Niederbronn-les-Bains[25].
Voies de communications et transports
La communauté de communes est devenue Autorité organisatrice de la mobilité (AOM).
Voies routières
- En venant de Strasbourg : autoroute A 4, sortie Brumath Nord, direction Haguenau puis D 1062 direction Niederbronn-les-Bains.
- En venant de Sarreguemines : D 1062 direction Bitche puis direction Niederbronn-les-Bains.
Le Pedibus est un ramassage scolaire qui se fait à pied pour aller à l'école, en empruntant un circuit déterminé[26].
Transports en commun
- Transports à la demande
- Le service de Transport Intercommunal du Pays de Niederbronn-les-Bains (TI'GO)[27].
Transports à la demande
- Le service de Transport Intercommunal du Pays de Niederbronn-les-Bains (TI'GO)[27].
Autocars
Voies ferrées
- La commune est traversée par la ligne de Haguenau à Hargarten - Falck, actuellement inexploitée entre Niederbronn et Sarreguemines. La gare de Niederbronn-les-Bains est desservie par les trains du réseau TER Alsace qui effectuent la relation Strasbourg - Haguenau - Niederbronn.
Risques naturels et technologiques
Commune située dans une zone de sismicité 3 modérée[29].
Toponymie
Histoire
Préhistoire et Antiquité
Les premières traces de l'occupation par l'Homme remontent probablement à la préhistoire à partir de l'époque celtique, comme l'attestent les vestiges du camp situé dans le massif du Wintersberg ainsi que des inscriptions dédiées au dieu Voségus.
Des fouilles archéologiques successives ont établi l'existence d'une cité romaine entre le Ier siècle et le IVe siècle de l'ère chrétienne, avec des installations thermales d'envergure. Les bains romains ont certainement connu une activité importante jusqu'aux invasions barbares du Ve siècle, comme en témoignent les centaines de pièces de monnaie romaine qui ont été retrouvées lors du curage de la source.
Les restes d’un oppidum au Ziegenberg sur le massif du Grand Wintersberg, sont parfaitement visibles et attestent de la présence des Triboques dans la région.
La présence de sources d'eaux minérales, dont la source « romaine », a incité les Romains à créer une cité dès le Ier siècle[30].
Vers l'an 90, un groupe de la VIIIe légion ancrée à Argentoratum surveillait la vallée du Falkensteinbach à partir d'un rocher en grès vosgien appelé le Wachfels (le rocher de veille) sur le site de l'actuel château du Wasenbourg. Les Romains y ont construit un temple dédié à Mercure. On peut encore y lire l'épigraphe suivant : "DEO MERCURIO ATTEGIAM. TEGULICIAM COMPOSITAM. SEVERINIUS SATULLINUS C. F. EX. VOTO POSUIT L. L. M." traduit ainsi : « Severinius Satullinus, fils de Caïus, a, en exécution d'un vœu librement fait, élevé et consacré ce petit édifice en tuiles au Dieu Mercure comme monument. » Le site romain a probablement été abandonné lors de l'invasion des Huns après 451.
Specula romaine à proximité du château de Wasenbourg. Colonne romaine. Valorisation des vestiges sur la place Jean-Marchi (2011).
Moyen Âge
Durant le Moyen Âge, on continue de prendre les eaux, mais dans des cuves chez l'habitant.
De la Renaissance au XVIIIe siècle
Les bains vont connaître une nouvelle période de prospérité à la fin du XVIe siècle avec Philippe V de Hanau-Lichtenberg héritier des Deux-Ponts-Bitche par sa femme Louise-Marguerite, qui procède à la construction d'une maison des bains, au recaptage de la source et à la première analyse des eaux. Cette initiative permet rapidement de faire reconnaître, de manière unanime, les effets bienfaisants des sources.
C’est à la même époque que la Réforme protestante est introduite en Alsace et à Niederbronn-les-Bains. Les deux confessions catholique et protestante célèbrent leurs offices religieux dans la même église, en vertu du « simultaneum », jusqu'à la fin du XIXe siècle. La guerre de Trente Ans amène son lot de misère et de ruines avec la destruction de la ville et des thermes.
En 1793, pendant la révolution française, Niederbronn est brièvement occupée par les Autrichiens. Ils sont délogés par le général Lazare Hoche.
De la Restauration à la guerre de 1870

Le cimetière de la ville abrite la tombe du premier soldat français tombé lors de la guerre franco-allemande de 1870. Il s'agit du maréchal-des logis Claude Ferréol Pagnier, du 12e régiment de chasseur à cheval mort lors d'un engagement contre une patrouille de reconnaissance badoise à Schirlenhof sur la commune de Gundershoffen.
Sa tombe porte la cocarde du Souvenir français. Dans les années 2000, elle est en état très délabré : la stèle présentait trois gros éclats et la croix qui la surmonte avait une branche cassée. Le Conseil général 67, après l'inventaire des tombes du conflit, a entrepris leur rénovation. Durant l'été 2010, celle de Claude Ferréol Pagnier est rénovée par la section locale du Souvenir français.
La période allemande : 1871-1918
Comme les autres communes d'Alsace et de l'actuel département de la Moselle, Niederbronn, qui prend le nom de Bad Niederbronn, est cédée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Aussi, lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les habitants de la commune se battent sous uniforme allemand. Sujets loyaux de l'empereur, ils accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée. La ville redevient française en 1918.
Époque contemporaine
Développement du thermalisme et ouverture du casino municipal
Niederbronn-les-Bains est la première station hydrominérale d'Alsace, classée station thermale par arrêté ministériel le . Elle possède à la fois une source minérale et une source médicinale.

La ville demande l'autorisation d'établir un casino, autorisation qui lui est accordée par le ministère de l'Intérieur et le président de la République en 1926[31]. Au début des années 1930, le casino de Niederbronn-les-Bains accueille plusieurs fois par semaine des représentations musicales d'artistes locaux et internationaux radiodiffusées par la station Radio Strasbourg.
La Seconde Guerre mondiale et l'occupation nazie
L'intérieur de la synagogue a été dévasté par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale et de nombreux juifs ont été déportés[32]. À la Libération, un petit oratoire est aménagé dans le bâtiment, l'intérieur restant dans son état de désolation. La synagogue a été par la suite cédée à une institution catholique[33].
XXIe siècle : thermalisme et tourisme vert
Niederbronn est une cité réputée pour ses activités liées au thermalisme et à l'accueil de curistes. L'ancien établissement de bains a laissé place à un centre de cure et plus largement, de remise en forme.
Elle a également développé des activités liées au tourisme vert, grâce notamment à son implantation dans le parc naturel régional des Vosges du Nord. Elle détient le label « station verte », qui souligne la mise en valeur sur le plan touristique du patrimoine naturel, culturel et historique.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune de Niederbronn-les-Bains est membre de la communauté de communes du Pays de Niederbronn-les-Bains[34], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Niederbronn-les-Bains. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[35].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Haguenau-Wissembourg, à la circonscription administrative de l'État du Bas-Rhin, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est[34].
Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton de Reichshoffen pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Bas-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace[36].
Élection municipales et communautaires
Liste des maires
Autres élections
| Scrutin | Candidat | Suffrages | Pourcentage inscrits | Pourcentage exprimés | Blancs et nuls[44] | Abstentions[45] | Inscrits | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Élection présidentielle de 2022[46] | Emmanuel Macron | 1 131 | 34,59 % | 50,88 % | 7,72 % | 26,33 % | 3 270 | |
| Marine Le Pen | 1 092 | 33,39 % | 49,12 % | |||||
| Législatives 2024[47] | Stéphanie Kochert | 1 057 | 32,77 % | 53,74 % | 4,09 % | 36,42 % | 3 226 | |
| Théo Bernhardt | 910 | 28,21 % | 46,26 % | |||||
| Élections européennes de 2024[48],[49] | La France revient | 586 | 18,04 % | 37,16 % | 3,14 % | 49,88 % | 3 248 | |
| Besoin d’Europe | 253 | 7,79 % | 16,04 % | |||||
| Élections régionales de 2021[50],[51] | Jean Rottner | 386 | 12,01 % | 43,27 % | 3,46 % | 71,24 % | 3 213 | |
| Laurent Jacobelli | 274 | 7,35 % | 26,46 % | |||||
Finances communales
En 2024, le budget de la commune était constitué ainsi[52] :
- total des produits de fonctionnement : 8 122 000 €, soit 1 834 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 6 878 000 €, soit 1 553 € par habitant ;
- total des ressources d'investissement : 2 083 000 €, soit 470 € par habitant ;
- total des emplois d'investissement : 2 209 000 €, soit 499 € par habitant ;
- endettement : 3 090 000 €, soit 698 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d'habitation : 16,48 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 30,36 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 68,91 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 23 600 €[53].
Équipements et services publics
Enseignement
Établissements d'enseignements[54] :
- Écoles maternelles[55],
- Écoles primaires,
- Collèges,
- Lycées à Bitche, Éguelshardt, Walbourg.
Culture
- Bibliothèque municipale[56] de la ville qui se situe dans l'enceinte de la Maison de l'Archéologie et s'inscrit dans le "Réseau des bibliothèques du Pays de Niederbronn-les-Bains".
- Spectacles, concerts et animations diverses au Moulin 9[56] qui a une capacité d'accueil de 30 à 800 personnes et qui dispose de 4 salles.
- Centre Albert-Schweitzer[57].
Santé
Professionnels et établissements de santé[58],[59] :
- Médecins,
- Pharmacies,
- Hôpitaux à Niederbronn-les-Bains, Goersdorf, Ingwiller,
- Station thermale de Niederbronn-les-Bains[60].
Télécommunications
En 2012, la commune de Niederbronn-les-Bains a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[61]. (@ en 2008, @@ en 2009/2010, @@@ en 2011 & 2012/2013)
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[62]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[63].
En 2023, la commune comptait 4 347 habitants[Note 6], en évolution de −1,29 % par rapport à 2017 (Bas-Rhin : +3,4 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Sports et loisirs
- Football : US Niederbronn-les-Bains[66] qui dispose de deux stades rue des abricotiers dans la zone de loisirs du Montrouge. Il s'agit du stade Paul-Weber 1 avec une surface de jeu en pelouse naturelle et du stade omnisports du Montrouge avec une surface de jeu en gazon synthétique. Le club se compose de 8 équipes.
- Randonnée : présence de 3 boucles de randonnée possibles avec des niveaux de difficultés différents.
- Escalade : présence d'un parcours d'escalade sur falaise.
- Athlétisme : stade d'athlétisme (stade omnisports du Montrouge).
- Natation : piscine municipale les Aqualies disposant des installations suivantes : un bassin sportif (25 mètres), un bassin d'apprentissage, un bassin de loisirs extérieur, une pataugeoire, un toboggan.
Vie associative
La commune bénéficie d'un réseau associatif couvrant de nombreux domaines[67] :
- Culture,
- Sport,
- Musique
- Nature, environnement,
- 3ème âge,
- Développement, promotion économique,
- Caritatif, humanitaire, social,
- Enfance, scolaire,
- Anciens combattants,
- Religieux,
- Communication[68].
Cultes
- Culte catholique, communauté de paroisses Eau et Feu des Vosges du Nord[69], diocèse de Strasbourg.
- Culte protestant, conseil presbytéral de la paroisse protestante Saint-Jean[70].Économie
Entreprises et commerces
Agriculture
Tourisme
- La maison de l'Archéologie des Vosges du Nord[72].
Commerces et industrie
- Niederbronn-les-Bains bénéficie d'un réseau d'une soixantaine de commerces de proximité[73].
- La commune abrite le siège de la Fonderie de Niederbronn (qui a appartenu au groupe De Dietrich de 1769 à 2004), qui emploie 183 salariés à fin 2016, pour un chiffre d'affaires de 28 millions d'euros[74].
- Fonderie, bâtiment administratif.
- Fonderie, ateliers de fabrication.
- Commerces, avec façades typiques, sur la rue du Maréchal Leclerc.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Le château du Wasenbourg[75].
- Le Grand Wintersberg.
- La maison de l'Archéologie[76].
- Le camp celtique[77],[78],[79].
- Monument aux morts[80] : conflits commémorés : 1870-1871- 1914-1918 - 1939-1945.
- La pose de 21 Stolpersteine au Monument aux Morts, le , à l'occasion de la Journée nationale du souvenir de la déportation[81].
- Le cimetière allemand de la Seconde Guerre mondiale[82],[83].
- Le cénotaphe de Joseph Herfs[84].
Le patrimoine industriel et commercial
Ancienne usine d'électricité. Établissement thermal ValVital. Celtic, eau minérale naturelle. Casino Barrière.
- Patrimoine industriel[85],[86],[87],[88],[89].
- L'ancienne usine d'électricité (1900), partiellement inscrite aux Monuments historiques en 1991[90],[91], maintenant intégrée dans le centre de secours de la ville.
- Établissement thermal ValVital[92],[93].
- Celtic (eau).
- Le parc du casino[94].
- Le jardin des Anglais[95].
Le patrimoine religieux
Ancienne synagogue. Église Saint-Martin. Intérieur de l'église Saint-Martin. Couvent des Sœurs du Très Saint-Sauveur. Église protestante Saint-Jean. Chapelle Notre-Dame du Wasenberg. Cimetière militaire allemand de la Seconde Guerre mondiale.
- L'ancienne synagogue (1869), partiellement inscrite aux Monuments historiques en 1992[96],[97],[98], actuellement utilisée comme foyer paroissial catholique.
- L'église Saint-Martin, son grand orgue[99] et le cimetière de catholiques et protestants[100].
- Le Couvent des sœurs du Très Saint-Sauveur.
Personnalités liées à la commune
- Albert de Dietrich (1802-1888), Maître de forges, maire de Niederbronn-les-Bains.
- Élisabeth Eppinger, née à Niederbronn le et morte le , fondatrice de la Congrégation des Sœurs du Très Saint Sauveur, dites Sœurs de Niederbronn.
- Gilbert Emptaz, tireur sportif français (1950- 2026)
- Mgr François-Louis Fleck, évêque de Metz né à Niederbronn en 1824.
- Adolphe Ury, né à Niederbronn le , grand-rabbin du Haut-Rhin, puis grand-rabbin du Bas-Rhin.
- Louis-Gustave Binger, explorateur, premier gouverneur de la Côte d'Ivoire (1856-1936). Il passa son enfance à Niederbronn.
- Ernest Münch, né à Niederbronn en 1859, organiste de l'église Saint-Guillaume de Strasbourg, il crée en 1884 le chœur de Saint-Guillaume, le pendant de celui de la cathédrale. Il est décédé à Strasbourg en 1928. Il est le père du chef d'orchestre Charles Münch.
- Gustave Émile Haug, né le à Drusenheim et mort le à Niederbronn, est un géologue et paléontologue français connu pour ses contributions à la théorie des géosynclinaux.
- Adrien de Turckheim, né à Niederbronn en 1866, industriel.
- Henri-Albert Haug (né le à Niederbronn - mort le à Strasbourg) est un germaniste français, traducteur de Friedrich Nietzsche.
- Hans Haug, né à Niederbronn en 1890, conservateur et directeur des musées de Strasbourg de 1919 à 1963, il est notamment connu pour avoir créé le Musée de l'Œuvre Notre-Dame de Strasbourg entre 1931 et 1939.
- Suzanne de Dietrich, née à Niederbronn en 1891, théologienne protestante.
- Charles Munch, musicien, né à Strasbourg en 1891, issu d'une famille originaire de Niederbronn-les-Bains dont le collège porte son nom.
- Pierre Dac (André Isaac), humoriste. Sa famille est originaire de Niederbronn, qu'il cite dans ses sketchs[106] et dans sa réponse à Philippe Henriot (L'humoriste juif Pierre Dac cloue le bec au propagandiste de Vichy Philippe Henriot devenu, pendant la Seconde Guerre mondiale et l'occupation allemande, l'une des figures de la collaboration avec les nazis).
- Rémy Bricka, né en 1949, musicien, homme-orchestre, aventurier et sportif de haut niveau.
- Juste parmi les Nations : L'abbé Robert Bengel (né à Seltz en 1905, décédé en 1987), vicaire à la paroisse de Niederbronn-les-Bains, il y fonde la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC]. En 1936, Il devient aumônier à l’École Normale Catholique Publique d’Instituteurs du Bas-Rhin à Obernai.
Héraldique
| Blason | D'azur au bassin d'or dans lequel tombe un jet d'eau d'argent issu d'une nuée du même mouvant du canton dextre du chef, dont l'eau aussi d'argent s'écoule en pointe par une ouverture au bas du bassin. |
|
|---|---|---|
| Détails | Autre blasonnement : « D'azur, canton à nuée avec cours d'eau le tout d'argent qui s'écoule dans un puits d'or avec évacuation d'eau d'argent vers le bas »[107]. |
Annexes
Bibliographie
- Association d'Alsace pour la conservation des monuments napoléoniens, De Niederbronn à Lembach : histoire, sites, monuments, Y. Bonnel, 1986, 110 p. (ISBN 2-904701-05-2)
- Collectif (dir.), Le patrimoine des communes du Bas-Rhin en deux volumes, vol. II : Cantons de Mundolsheim à Wœrth, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », , 1696 p. (ISBN 2-84234-055-8)Canton de Niederbronn-lès-Bains : pp. 880 à 885 : Niederbronn-lès-Bains
- Paul Gerbod, « Niederbronn, station thermale alsacienne de 1800 à 1939 », in Revue d'Alsace, no 111, 1985, p. 99-110
- Groupe Mémoire, Niederbronn-les-Bains : aux sources de la mémoire (ouvrage collectif réalisé avec la participation de la commune de Niederbronn-les-Bains), Carré blanc, Strasbourg, 2007, 240 p. (ISBN 2-84488-099-1)
- Edmond Jung, Niederbronn antique, E. Jung, Engwiller, 1994, 21 p.
- Kuhn (Dr), Histoire de Niederbronn, Res Universis, Paris, 1991, 187 p. (ISBN 2-87760-533-7) (réédition de l'éd. de 1866)
- Jean Kuhn, Les Eaux de Niederbronn : description physique et médicale de cet établissement de bains, Berger Levrault, V. Masson, 1860, (3e éd.)
- Francine Maggay, Les thermes de Niederbronn de l'antiquité au XVIIIe siècle, Université de Strasbourg, 1989, 222p. (thèse de Médecine)
- Charles Matthis, « La Préhistoire de Niederbronn en Alsace », in Bulletin de la Société préhistorique française (Vve E. Monnoyer, Le Mans), , 16 p.
- Michel Rauch, Ginette Rohmer (et al.), Balades enchantées à Niederbronn-les-Bains, Carré blanc, Strasbourg, 1998, 223 p. (ISBN 2-84488-000-2)
- Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, , 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
- Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3)
- Charles-Laurent Salch, Nouveau Dictionnaire des Châteaux Forts d'Alsace, Ittlenheim, alsatia, Conception et réalisation Lettrimage, , 384 p. (ISBN 2-7032-0193-1)
- Alain Soulier, « Histoire tumultueuse d'une “ville-jardin” », in Les Saisons d'Alsace, no 72 (L'Alsace, ce beau jardin), printemps 2017, p. 48-53
- Guy Trendel, Le guide des Vosges du Nord, Barcelone, La Manufacture, , 311 p. (ISBN 2-7377-0164-3)
- Paul Keller, Les Vosges du Nord, Guide de randonnées à la portée de tous dans le Parc naturel Régional, Bar-le-Duc, Editions Salvator-Mulhouse, , 198 p. (ISBN 2-7067-0031-9)
Articles connexes
Liens externes
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