Élections européennes de 2024 en France

élections des eurodéputés français From Wikipedia, the free encyclopedia

Les élections européennes de 2024 en France se tiennent les et [a] afin d'élire les 81 députés européens représentant la France au Parlement européen sur les 720 eurodéputés qui composent le Parlement. 38 listes de candidats sont présentées aux électeurs.

Population68 373 433
Inscrits49 462 981
Votants25 470 472
Votes exprimés24 753 773
Faits en bref 81 députés au Parlement européen, Corps électoral et résultats ...
Élections européennes de 2024 en France
81 députés au Parlement européen
et
Corps électoral et résultats
Population 68 373 433
Inscrits 49 462 981
Votants 25 470 472
51,49% en augmentation 1,4
Votes exprimés 24 753 773
Votes blancs 346 240
Votes nuls 370 459
La France revient  Jordan Bardella
Voix 7 765 936
31,37%
en augmentation 8
Sièges obtenus 30 en augmentation 7
Besoin d’Europe  Valérie Hayer
Voix 3 614 646
14,60%
en diminution 7,8
Sièges obtenus 13 en diminution 10
Réveiller l'Europe  Raphaël Glucksmann
Voix 3 424 216
13,83%
en augmentation 7,6
Sièges obtenus 13 en augmentation 7
La France insoumise – Union populaire  Manon Aubry
Voix 2 448 703
9,89%
en augmentation 3,6
Sièges obtenus 9 en augmentation 3
La droite pour faire entendre la voix de la France en Europe  François-Xavier Bellamy
Voix 1 794 171
7,25%
en diminution 1,2
Sièges obtenus 6 en diminution 2
Europe Écologie  Marie Toussaint
Voix 1 361 883
5,50%
en diminution 8
Sièges obtenus 5 en diminution 8
La France fière  Marion Maréchal
Voix 1 353 127
5,47%
Sièges obtenus 5 en augmentation 5
Résultats par départements
Carte
Répartition des sièges
Diagramme
resultats-elections.interieur.gouv.fr , resultats-elections.eu
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À la suite de ces élections, marquées par un faible score de la majorité présidentielle et une nette percée du Rassemblement national (RN), le président de la République Emmanuel Macron décide de dissoudre l'Assemblée nationale, convoquant des élections législatives anticipées, ce qui a pour résultat d'aboutir à un parlement minoritaire et à une crise politique inédite sous la Cinquième République[1].

Contexte

Union européenne

Au niveau européen, Ursula von der Leyen a présidé la Commission européenne pendant cinq ans[2]. Son mandat a été marqué par la pandémie de Covid-19[3], qui a été suivi par l'achat en commun de vaccins et la mise en place d'un plan de relance européen commun. Il a aussi été marqué par l'invasion de l'Ukraine par la Russie, qui a eu pour conséquence dans l'Union européenne une montée des prix de l'énergie, un retour de l'inflation et une volonté de renforcer les moyens de défense de l'Europe. L'Ukraine s'est vu octroyer le statut de pays candidat à l'Union européenne, tout comme la Moldavie et la Géorgie.

Alors que les élections européennes de 2019 avaient été précédées par le mouvement des jeunes pour le climat et avaient vu un bon score des formations écologistes, le mandat d'Ursula Von der Leyen a aussi été marqué par la mise en place du pacte vert pour l'Europe (European Green Deal), porté par le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans. Ce pacte vert a été fortement critiqué à partir de 2023, notamment par les syndicats agricoles[4].

Les projections annoncent une montée en puissance des partis eurosceptiques et de l'extrême droite, portées par les récents succès électoraux aux Pays-Bas, en Italie, en Finlande et en Suède[5]. L'Union européenne est dans une situation de ralentissement économique, de mécontentement en zones rurales, doit faire face au changement climatique, et les problématiques de migrations reviennent régulièrement dans l'actualité[6].

France

Seconde présidence d'Emmanuel Macron

En France, les élections européennes de 2024 sont les premières élections au suffrage universel direct depuis les élections présidentielle et législatives de 2022 qui ont vu la réélection d'Emmanuel Macron, la perte de sa majorité absolue à l'Assemblée nationale, l’émergence d'une union des partis de gauche  la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES)  et l'élection d'un nombre record de députés d'extrême droite[7].

Les deux années qui ont suivi la réélection du président de la République se sont déroulées dans un contexte social tendu, notamment à la suite de la réforme des retraites augmentant l'âge légal de départ de 62 à 64 ans[8], promulguée sans vote par l'utilisation de l'article 49.3 de la constitution[9] et qui a mené à un mouvement social de grande ampleur[10]. Le vote à la fin de l'année 2023 d'une loi sur l'immigration, qualifiée par le Rassemblement national (RN) de « victoire idéologique », provoque des tensions dans le camp présidentiel[11]. Sur le plan économique, la France est confrontée à un déficit budgétaire plus élevé que prévu par le gouvernement[12],[13].

La coalition du président, Ensemble, est également confrontée à une absence de figure majeure pour mener la liste prévue pour le scrutin européen[14], la plupart des membres du gouvernement, comme Bruno Le Maire, s'y refusant[15]. Un temps envisagé dans les sondages, Stéphane Séjourné est finalement nommé ministre de l'Europe et des Affaires étrangères dans le gouvernement Attal, rendant peu probable sa désignation comme tête de liste[16]. Emmanuel Macron choisit finalement la députée européenne Valérie Hayer, vue par certains membres de la majorité comme « un choix par défaut »[17],[18],[19].

Non-reconduction de la NUPES

Dès l'été 2022, plusieurs cadres de la coalition des partis de gauche Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES), dont Pierre Jouvet au Parti socialiste (PS), proposent la mise en place d'une liste commune pour ces élections européennes[20],[21]. Cependant, à la fin de l'année 2022, Europe Écologie Les Verts (EELV), par la voix de sa secrétaire nationale, Marine Tondelier, exclut totalement la possibilité d'une liste commune à la NUPES[22]. Ian Brossat, porte-parole du Parti communiste (PCF), se déclare quant à lui « sceptique » au sujet de la formation d'une liste commune réunissant des partis ayant des « divergences profondes » sur la position à tenir vis-à-vis de l'Union européenne[23].

Le , le secrétaire général des jeunes communistes, Léon Deffontaines, est désigné, par le conseil national du PCF, « chef de file » des communistes pour les élections européennes de 2024[24], avant que Marie Toussaint soit elle-même désignée tête de liste des écologistes le 10 juillet par les militants, avec 59,5 % face à David Cormand, qui sera en deuxième position sur la liste[25]. Raphaël Glucksmann déclare le 13 septembre sa candidature aux élections européennes, en principe avec le PS, qui n'a pas encore choisi sa tête de liste[26] ; l’essayiste rappelle l’existence cette fois d’« oppositions de fond » avec les communistes et les insoumis par rapport à 2019, notamment sur la question de l'Ukraine et de l'Europe de la défense[27],[28]. Le 5 octobre, les militants du PS votent à plus de 90 % pour une liste socialiste autonome, actant définitivement l'absence de liste commune aux partis de la NUPES. Raphaël Glucksmann est finalement désigné tête de liste par le PS le 31 janvier[29]. Manon Aubry est également désignée pour conduire à nouveau la tête de liste de la La France insoumise le même mois[30],[28].

Députés sortants

Répartition des 79 sièges par liste, élections de 2019 avec changement du nombre de sièges en 2020 par Brexit

En 2019, trente-quatre listes s'étaient présentées aux élections européennes[31]. Cependant, seules six d'entre elles avait atteint le seuil électoral et obtenu des sièges. Ces élus avaient intégré six groupes politiques au Parlement européen : ID, Renew, Verts/ALE, PPE, GUE/NGL et S&D.

Bilan des députés français

Arrivés en première position aux élections européennes de 2019, les députés français du Rassemblement national (RN), inscrits au groupe Identité et démocratie (ID), sont dans l'opposition et considèrent donc qu'ils n'ont pas de bilan à défendre. Selon Jean-Paul Garraud, député européen du RN, le groupe s'est opposé à 60 % des textes proposés au Parlement européen. Le parti est critiqué pour avoir remis peu de rapports comparé aux autres partis : seulement six ont été présentés, tous par Gilles Lebreton. Le président du RN est, selon France Info, « rapporteur fictif » d'un rapport sur l'intelligence artificielle à l'ère du numérique[33].

Les députés européens français des écologistes ont écrit 19 rapports, nombre proche de celui des parlementaires européens de LFI (21)[33].

Modalités

Mode de scrutin

Les 81 membres français du Parlement européen sont élus au scrutin proportionnel plurinominal avec listes fermées et seuil électoral de 5 % des suffrages exprimés dans une unique circonscription nationale. Les sièges sont répartis selon la méthode de la plus forte moyenne[34].

Lors de ces élections, 38 listes sont déposées[35]. Selon les nuances attribuées aux listes par le ministère de l'Intérieur, il y a six listes d'extrême gauche, six listes de gauche, trois listes écologistes, une liste centriste, deux listes de droite, quatre listes d'extrême droite et seize listes diverses[36].

Lors des précédentes élections, ce mode de scrutin et l'application de ce seuil a conduit à la non-prise en compte de près de 20 % des suffrages exprimés, ce qui avait amené à une contestation de plusieurs partis, notamment le Parti animaliste[37]. Le Conseil constitutionnel a toutefois débouté le parti en et confirmé le caractère constitutionnel du seuil[38].

Comme en 2019, cette élection s'effectue dans le cadre d'une circonscription nationale unique.

Dates du scrutin

À Saint-Pierre-et-Miquelon, en Martinique, en Guyane, à Saint-Martin, à Saint-Barthélemy, en Polynésie française et dans les ambassades et consulats situés en zones Amériques et Caraïbes, le vote a lieu le [39].

En France métropolitaine, à La Réunion, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie et dans les ambassades et consulats hors zone Amériques et Caraïbes, le vote a lieu le [40].

Nombre de sièges

La répartition des sièges du Parlement européen en fixe 81 pour la France, soit deux de plus que lors de la précédente législature[41].

Campagne

Déroulement

Comme lors des élections européennes de 2019, le président Emmanuel Macron s'implique dans la campagne face aux prévisions du score du Rassemblement national, les sondages anticipant un écart du simple au double entre les deux listes. La liste du parti présidentiel chute de 20 % à 15 % d'intentions de vote entre le début de l'année et les derniers jours de campagne[42]. Le risque d'une défaite cuisante pousse les principales figures du camp présidentiel à multiplier les interventions, parfois au détriment de Valérie Hayer : le Premier ministre, Gabriel Attal, accepte notamment de débattre en personne le face à Jordan Bardella[43]. Il tente en particulier d'orienter le débat par de nouvelles propositions de relance de la construction européenne qui n'intéressent que peu l’opinion, lors de son deuxième discours de la Sorbonne, en avril[44].

Un autre évènement qui illustre l'effacement de la tête de liste officielle de la majorité a lieu le , lors d'un entretien-débat dans le grand auditorium de Radio France : alors que Valérie Hayer est en train de s'exprimer, le Premier ministre, qui sort d'une interview dans la matinale de France Info dans les mêmes locaux[45],[46], s'invite sur la scène et prend la parole pendant plusieurs minutes à sa place ; cette démarche est jugée humiliante, gênante et misogyne par les oppositions et les observateurs[47],[45],[48].

Les mauvaises prévisions pour la liste Renaissance profitent fortement à la liste Parti socialiste-Place publique menée par Raphaël Glucksmann, qui talonne la liste macroniste dans les sondages durant le dernier mois de campagne après avoir vu une augmentation des intentions de vote à partir de février 2024. Cette progression se fait également au détriment des listes écologique[49]  Marie Toussaint s'approchant a contrario dangereusement du seuil de 5 % à partir du début du mois de juin[50]  et insoumise, alors que les trois listes avoisinaient les 10 % dans les sondages publiés un an plus tôt. De son côté, la campagne du communiste Léon Deffontaines ne parvient pas à décoller, restant systématiquement sous les 5 %.

Il est remarqué que plusieurs des thèmes de campagne sont plus nationaux qu'européens et que l'enjeu se transforme en élection de mi-mandat marquée par un vote sanction ou un scrutin de préparation pour les élections présidentielles de 2027[51],[52].

Dans le contexte de la guerre opposant Israël au Hamas depuis les attentats du 7 octobre 2023, plusieurs candidates et candidats sont victimes de harcèlement numérique: la juriste insoumise Rima Hassan, en raison de ses positions en faveur des Palestiniens[53],[54], la tête de liste Parti socialiste-Place publique Raphaël Glucksmann et son colistier François Kalfon en raison de leurs origines juives[55],[56], ainsi que la présidente des Jeunes Socialistes Emma Rafowicz, également en raison de ses origines et de la situation de son oncle Olivier Rafowicz, porte-parole de Tsahal[57],[58],[59]. Elle dénonce le caractère délétère de la campagne dans le journal Libération le 23 mars 2024[60].

Audiovisuel

Clips officiels

Débats télévisés

Les débats entre les têtes de liste des partis européens (Spietzenkandidaten) n’ont pas été diffusés par les grands médias en France. Les débats télévisés nationaux, basés sur des listes nationales, ont été préférés. Les sujets européens ont ainsi été abordés d'un point de vue spécifiquement national, plutôt sur un mode de refus[44].

Débats réunissant la majorité des principaux partis
Davantage d’informations Date, Organisateurs ...
Date Organisateurs Présentateurs Présence des représentants des principales listes et des partis les soutenant :  P  Présent  NI  Non invité  A  Absent Réf.
LO PCF FI LE PP - PS ND EAC PRG - RPS ENS RES LR LP RN REC UPR PA
Nombre de présences 1 7 11 11 11 1 1 1 12 1 12 1 12 10 1 2
La Chaîne parlementaire
Groupe EBRA
Thomas Hugues
Nathalie Mauret
NI P
Deffontaines
P
Aubry
P
Toussaint
P
Glucksmann
NI NI NI P
Hayer
NI P
Bellamy
NI P
Mariani
P
Maréchal
NI NI [61],[62]
France Info
ChangeNOW
Lucie Chaumette
Gaspard Guermonprez
NI NI P
Aubry
P
Toussaint
P
Lalucq
NI NI NI P
Beaune
NI P
Bellamy
NI P
Androuët
P
Bay
NI NI [63],[64]
Entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance Sophie de Menthon
Jean-Baptiste Giraud
NI P
Jaber
NI P
Satouri
P
Lalucq
NI NI NI P
Maillard
NI P
Bellamy
NI P
Bardella
P
Maréchal
NI P
Thouy
[b],[65],[66]
France 24
Radio France internationale
Caroline de Camaret
Valérie Gas
NI P
Deffontaines
P
Aubry
P
Toussaint
P
Glucksmann
NI NI NI P
Hayer
NI P
Bellamy
NI P
Leggeri
P
Maréchal
NI NI [67],[68],[62]
The Shift Project
Université d'Angers
Jean-Marc Jancovici NI NI P
Aubry
P
Toussaint
P
Glucksmann
NI NI NI P
Hayer
NI P
Bellamy
NI P
Tanguy
NI NI NI [69],[70]
Mouvement européen France
La Voix du Nord
Le Courrier picard
Wéo
Jean-Michel Lobry
Orianne Maerten
Julien Lecuyer
NI NI P
Le Coq
P
Camara
P
Kerrich
NI NI NI P
Grudler
NI P
Fasquelle
NI P
Ballard
NI NI NI [71],[72]
Mouvement des entreprises de France Raphaëlle Duchemin NI NI P
Aubry
P
Toussaint
P
Glucksmann
NI NI NI P
Hayer
NI P
Bellamy
NI P
Bardella
P
Maréchal
NI NI [73],[74]
RTL
Le Figaro
M6
Paris Première
LCP - Assemblée nationale
Olivier Bost
Pauline Buisson
Anaïs Bouton
Myriam Encaoua
Jim Jarrassé
NI NI P
Aubry
P
Toussaint
P
Glucksmann
NI NI NI P
Hayer
NI P
Bellamy
NI P
Bardella
P
Maréchal
NI NI [75],[76]
LCI David Pujadas NI P
Deffontaines
P
Aubry
P
Toussaint
P
Glucksmann
NI NI NI P
Hayer
NI P
Bellamy
NI P
Bardella
P
Maréchal
NI NI [77],[78]
BFM TV
RMC
Apolline de Malherbe
Maxime Switek
NI P
Deffontaines
P
Aubry
P
Toussaint
P
Glucksmann
NI NI NI P
Hayer
NI P
Bellamy
NI P
Bardella
P
Maréchal
NI NI [79],[80]
CNews Laurence Ferrari
Pierre de Vilno
NI P
Deffontaines
P
Aubry
A
Toussaint
A
Glucksmann
NI NI NI P
Hayer
NI P
Bellamy
NI P
Bardella
P
Maréchal
NI NI [81],[82]
France 2 Caroline Roux NI P
Deffontaines
P
Aubry
P
Toussaint
P
Glucksmann
NI NI NI P
Hayer
NI P
Bellamy
NI P
Bardella
P
Maréchal
NI NI [83]
P
Arthaud
NI NI NI NI P
Larrouturou
P
Governatori
P
Lacroix
NI P
Lassalle
NI P
Philippot
NI NI P
Asselineau
P
Thouy
Fermer
Duels

Médias sociaux

Sur les médias sociaux, certaines organisations pouvant être proches de partis politiques achètent bonnes quantités d’encarts qui sont publiés par des médias sociaux tels que Facebook, Instagram ou YouTube. En même temps, en France, les publicités politiques sur Internet sont interdites durant les périodes de campagne électorale[103].

Des candidats aux élections européennes font également leur promotion sur le média social TikTok, très vu par les plus jeunes électeurs. La promotion politique s'y fait par la séduction au travers de vidéos courtes et directes, avec des phrases souvent jugées assassines et des musiques de boîte de nuit plutôt qu'en proposant des mesures politiques. Certains candidats possèdent jusqu'à un million d’abonnés[104].

Durant la campagne, le candidat Raphaël Glucksmann est averti par Viginum, le service chargé de la vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères, qu'il est victime d'une campagne de désinformation[105]. Cette campagne serait menée par la Chine, notamment sur X, par des utilisateurs suspects[106]. Les profils, souvent en mandarin[106], accusent le candidat d'être un agent de la CIA, de servir les États-Unis, et d'être un proche du dictateur georgien Mikheil Saakachvili[107]. De nombreux messages lui reprochent d'avoir été le plus proche conseiller du dictateur de 2009 à 2012, et d'avoir été, à la même époque, marié à Eka Zgouladze, une ministre géorgienne chargée des affaires intérieures ayant reconnue l'usage de torture dans ses prisons[108]. Ces allégations sont reprisent par certaines personnalités comme François Asselineau, et par des groupes d'extrême gauche[109].

Listes

Le , 37 listes sont déposées et leur ordre est tiré au sort. Le Journal officiel publie les noms des candidats le 18 mai[110]. Ce nombre constitue une nouvelle fois un record pour un scrutin national en France. À la suite d'une décision du Conseil d'État, une 38e liste est ajoutée le 23 mai 2024. Avec 81 candidats par liste, il y a au total 3 078 candidats.

Les listes sont classées selon l'ordre du tirage du ministère de l'Intérieur[111],[112].

Davantage d’informations Ordre, Nom de la liste ...
Ordre Nom de la liste Nuance[113] Parti(s) et mouvement(s) portant la liste Positionnement et idéologies Tête de liste Parti européen Députés sortants
Nombre Groupe
1 « Pour une humanité souveraine » DIV Changement citoyen[114] Attrape-tout
Souverainisme, protection de l'enfance[115]
Léopold-Edouard Deher-Lesaint Aucun 0 Aucun
2 « Pour une démocratie réelle : Décidons nous-mêmes ! » DIV Attrape-tout
Démocratie directe, démocratie délibérative
Philippe Ponge Aucun 0 Aucun
3 « La France fière, menée par Marion Maréchal et soutenue par Éric Zemmour » REC Reconquête[116],[117]
Mouvement conservateur[118],[119]
Extrême droite[120],[121]
National-conservatisme, identitarisme, euroscepticisme
Marion Maréchal Aucun 1 CRE
4 « La France insoumise - Union populaire » FI Révolution écologique pour le vivant[123]
Péyi-A[123]
Pour La Réunion[124]
La Seine-Saint-Denis au Cœur[125],[123]
Gauche à gauche radicale
Écosocialisme, antilibéralisme, euroscepticisme modéré, altermondialisme
Manon Aubry MLP
PGE[c],[126],[127]
5 GUE/NGL
5 « La France revient ! Avec Jordan Bardella et Marine Le Pen » RN Rassemblement national[116],[117]
L'Avenir français[128]
La Droite populaire[129],[130]
Les Localistes[131]
Extrême droite[120],[121]
Souverainisme, nationalisme, conservatisme social, euroscepticisme
Jordan Bardella PID 18 ID
6 « Europe Écologie » VEC Les Écologistes[116],[117]
Alternative alsacienne[128]
Gauche radicale à centre gauche
Écologie politique, progressisme, fédéralisme européen
Marie Toussaint PVE 9 Verts/ALE
7 « Free Palestine » DIV Union des démocrates musulmans français[132] Centre gauche à gauche
Anti-impérialisme, antisionisme, anticolonialisme, antiracisme[133]
Nagib Azergui FPP (en)[134],[d] 0 Aucun
8 « Parti animaliste - Les animaux comptent, votre voix aussi » DIV Parti animaliste[136],[116],[117] Attrape-tout[137],[138]
Animalisme, antispécisme
Hélène Thouy APEU 0 Aucun
9 « Parti révolutionnaire Communistes » EXG Parti révolutionnaire Communistes (en)[117] Extrême gauche[139],[36]
Communisme, marxisme-léninisme[116], euroscepticisme, anticapitalisme[40],[116], souverainisme[40]
Olivier Terrien Aucun 0 Aucun
10 « Parti pirate » DIV Parti pirate[140],[116],[117] Attrape-tout ou gauche[141]
Démocratie liquide, cyberdémocratie, écologie politique
Caroline Zorn PPEU 0 Aucun
11 « Besoin d’Europe » ENS Centre gauche à centre droit
Social-libéralisme, europhilie, réformisme, troisième voie
Valérie Hayer PDE[e]
ALDE[f]
23 RE
12 « PACE - Parti des citoyens européens, pour l'armée européenne, pour l'Europe sociale, pour la planète ! » DIV Parti des citoyens européens[144]
La France a des Elles[145]
Gauche[146] à centre gauche[128],[147]
Europhilie[147], écologie politique, progressisme, fédéralisme européen, social-démocratie[128]
Audric Alexandre Aucun 0 Aucun
13 « Équinoxe : écologie pratique et renouveau démocratique » ECO Équinoxe[148],[116] Attrape-tout[149]
Écologie politique[36], pro-nucléaire[150]
Marine Cholley Aucun 0 Aucun
14 « Écologie positive et territoires » ECO Écologie positive[117]
Cap21
France Écologie
Le Trèfle - Les nouveaux écologistes
Les Universalistes
100 % citoyens
Le Mouvement pour les animaux
Parti nationaliste basque
Centre gauche à droite ou attrape-tout
Écologie politique[36], animalisme, régionalisme, europhilie
Yann Wehrling PDE[g] 0 Aucun
15 « Liste Asselineau-Frexit, pour le pouvoir d'achat et pour la paix » DIV Union populaire républicaine[117] Droite à extrême droite[120],[121] ou attrape-tout
Souverainisme, euroscepticisme, protectionnisme, conservatisme[151], antisystème[120], opposition à l'immigration[152],[153], complotisme[154],[155],[121],[153], russophilie[153]
François Asselineau Aucun 0 Aucun
16 « Paix et Décroissance » EXG Écologie politique, pacifisme et objection de croissance
Brouette[156]
Décroissance Elections[116]
Gauche[157] à extrême gauche[36]
Écologie politique, pacifisme, euroscepticisme[158], décroissance
Michel Simonin Aucun 0 Aucun
17 « Pour une autre Europe » DIV Fédération citoyenne[128] Attrape-tout
Souverainisme[159], complotisme[160],[121]
Jean-Marc Fortané Aucun 0 Aucun
18 « La droite pour faire entendre la voix de la France en Europe » LR Les Républicains[116],[117]
Les Centristes - Le Nouveau Centre[161]
Droite
Conservatisme, gaullisme
François-Xavier Bellamy PPE 8 PPE
19 « Lutte ouvrière le camp des travailleurs » EXG Lutte ouvrière[162],[163],[117]
Combat ouvrier[164]
Extrême gauche[36]
Communisme, trotskisme[165], anticapitalisme[166], antinationalisme[167]
Nathalie Arthaud Aucun 0 Aucun
20 « Changer l'Europe » DVG Nouvelle Donne[117]
Allons enfants[168]
Gauche[36]
Progressisme, écologie politique, interventionnisme, démocratie participative, fédéralisme européen
Pierre Larrouturou Aucun 1 S&D
21 « Nous le peuple » DIV République souveraine[169]
L'Appel au peuple[170],[116]
Droite[120] ou extrême droite[120]
Souverainisme, euroscepticisme, bonapartisme[170], complotisme[171]
Georges Kuzmanovic Aucun 0 Aucun
22 « Pour un monde sans frontières ni patrons, urgence révolution ! » EXG Nouveau Parti anticapitaliste – Révolutionnaires[117] Extrême gauche[36]
Communisme, trotskisme, anticapitalisme
Selma Labib Aucun 0 Aucun
23 « "Pour le pain, la paix, la liberté ! " présentée par le Parti des travailleurs » EXG Parti des travailleurs Extrême gauche[36]
Communisme, trotskisme, démocratie directe[172]
Camille Adoue Aucun 0 Aucun
24 « L'Europe ça suffit ! » EXD Les Patriotes[173],[116]
Via, la voie du peuple[174],[117]
Extrême droite[120],[36],[121]
Souverainisme, gaullisme, euroscepticisme[175], démocratie chrétienne, conservatisme[151], complotisme[176],[121],[175], opposition à l'immigration[177]
Florian Philippot MPCE[h] 0 Aucun
25 « Non ! Prenons-nous en mains » DIV Rester libre[114] Extrême droite[128],[116],[120],[121]
Euroscepticisme, complotisme[120],[178], libertarianisme[178]
Édouard Husson Aucun 0 Aucun
26 « Forteresse Europe — Liste d'unité nationaliste » EXD Les Nationalistes[179] Extrême droite[120],[36]
Nationalisme européen, ultranationalisme, néofascisme[180], euroscepticisme, opposition à l'immigration[181],[180], pétainisme[182], antisémitisme[182],[180]
Pierre-Marie Bonneau APL 0 Aucun
27 « Réveiller l'Europe » UG Place publique[116],[117]
Parti socialiste[183],[184],[117]
Gauche[36] à centre gauche
Socialisme, social-démocratie, social-écologie[185], progressisme, europhilie
Raphaël Glucksmann PSE 5 S&D
28 « Non à l'UE et à l'OTAN, communistes pour la paix et le progrès social » EXG Association nationale des communistes[186] Extrême gauche[187],[116],[36]
Communisme, marxisme-léninisme, euroscepticisme, anti-atlantisme
Charles Hoareau Aucun 0 Aucun
29 « Alliance rurale » DVD Résistons[188] Centre à droite[36]
Ruralisme[189],[190], agrarisme[191], opposition à l'immigration[192]
Jean Lassalle Aucun 0 Aucun
30 « France libre » DIV France Libre[193]
Union de la Résistance[194]
Extrême droite[120],[195]
Complotisme[196],[121],[197],[198], antisémitisme[199], euroscepticisme[200], confusionnisme[120]
Francis Lalanne Aucun 0 Aucun
31 « Europe Territoires Écologie » DVG Parti radical de gauche[116],[117]Volt France (en)[202]
Mouvement des progressistes[203]
Mouvement des citoyens[203]
Collectif des sociaux-démocrates réformateurs[203]
L’avenir n’attend pas[204]
Centre gauche[205]
Fédéralisme européen[206], progressisme[206], radicalisme, social-libéralisme, régionalisme[201], écologie politique[206]
Guillaume Lacroix ALE[i]
Volt Europa
2 Verts/ALE
32 « La ruche citoyenne » DIV Attrape-tout
Écologie politique, complotisme[121]
Lorys Elmayan Aucun 0 Aucun
33 « Gauche unie pour le monde du travail soutenue par Fabien Roussel » COM Parti communiste français[207],[116],[117] Parti communiste réunionnais[210]
Parti communiste martiniquais[211]
Humains et dignes[212]
Gauche à gauche radicale
Communisme, antilibéralisme, souverainisme de gauche, euroscepticisme modéré
Léon Deffontaines PGE 1 GUE/NGL[j]
34 « Défendre les enfants » DIV Aucun[k] Attrape-tout
Droits des parents[128], protection de l'enfance[128]
Gaël Coste-Meunier Aucun 0 Aucun
35 « Écologie au centre » ECO Écologie au centre[116],[117]
Égalité Europe Écologie[213] Génération animal
Jeunes Ecqo
La France autrement
Centre ou attrape-tout
Écologie politique[36], animalisme, localisme, europhilie[214]
Jean-Marc Governatori Aucun 0 Aucun
36 « Démocratie représentative » DIV Démocratie représentative Extrême gauche[215],[216] ou attrape-tout[217]
Droits des minorités[218], droit au logement[218],[116], complotisme[217], conservatisme social[217]
Hadama Traoré Aucun 0 Aucun
37 « Espéranto langue commune » DIV Europe Démocratie Espéranto[219],[116] Attrape-tout
Europhilie, espérantisme
Laure Patas d’Illiers (eo) EDE 0 Aucun
38 « Liberté démocratique française » DIV Liberté démocratique française
Nouvelle Émergence Patriotique[220]
Extrême droite[128]
Démocratie directe, souverainisme[221],[128], euroscepticisme[222], complotisme[222], autonomisme[222], trumpisme[222]
Patrice Grudé Aucun 0 Aucun
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Sondages

La liste du Rassemblement national (RN), menée par Jordan Bardella, est en tête des intentions de votes dès le début de la campagne électorale, devançant nettement la liste « Besoin d’Europe » menée par Valérie Hayer et « Réveiller l'Europe » de Raphaël Glucksmann[223],[224]. Ces listes sont alors respectivement deuxième et troisième dans les intentions de vote, mais l'écart entre la liste de Valérie Hayer et celle de Raphaël Glucksmann se réduit dès le début de la campagne[225].

La très confortable première place de Jordan Bardella, beaucoup plus confortable qu'en 2019, est correctement anticipée par les derniers sondages. La percée de Raphaël Glucksmann est aussi correctement anticipée, voire surestimée, les six derniers sondages réalisés avant le vote lui donnant plus que ses 13,8 %. Les sept premiers sondages réalisés après sa désignation de tête de liste (Ifop, Ipsos, BVA, Yougov, Elabe, Opinionway et Cluster) lui donnaient entre 9 % et 11 %, seul Harris le plaçant un peu au dessus. À partir de la mi-avril, tous les sondages donnent à 12 % au minimum et Valérie Hayer à 18 % au maximum. Quand peu après Valérie Hayer est désignée tête de liste Renaissance (), plusieurs sondages lui donnent 19 à 21 %, avant qu'elle commence à baisser mi-avril au bénéfice de Raphaël Glucksmann.

Le thème du croisement des courbes de sondages entre Hayer et Glucksmann émerge dès le [226], lorsqu'une analyse de Public Sénat estime que « les listes socialiste et Renaissance sont potentiellement au coude à coude » puis prend de l'ampleur à la mi-avril alors qu'un écart de deux points demeure entre la tête de liste Renaissance (16 %) et celle de la liste PS-Place publique[227],[228]. Un mois après, le croisement, toujours anticipé, ne s'est toujours pas produit dans le sondages, et ne se produira pas[229].

Résumé graphique des intentions de vote

Image panoramique

Intentions de vote

La liste complète des sondages est disponible sur la page détaillée, seuls les sondages effectués après le dépôt des listes figurent ci-dessous (17 mai).

Davantage d’informations Institut, Dates ...
Institut Dates Échantillon LO NPA PCF LFI UDMF PS - PP EELV ND PRG - RPS EAC EP ENS RES LR LP RN REC UPR PA Autres
Résultats 9 juin 2024 25 470 472 0,49 % 0,15 % 2,36 % 9,89 % 0,06 % 13,83 % 5,50 % 0,05 % 0,26 % 1,28 % 0,42 % 14,60 % 2,35 % 7,25 % 0,93 % 31,37 % 5,47 % 1,02 % 2,00 %
Arrêt de publication des sondages en France ().
Ipsos 6-7 juin 2024 8 923 0,5 % 0,5 % 2,5 % 9,5 % <0,5 % 14,5 % 5 % <0,5 % 0,5 % 1 % <0,5 % 15 % 1,5 % 7 % 1 % 32 % 5,5 % 0,5 % 2,5 % [l]
Harris Interactive 6-7 juin 2024 2 356 0,5 % 0,5 % 3 % 9,5 % 0,5 % 13 % 5 % <0,5 % 0,5 % 1 % 0,5 % 14 % 1,5 % 7,5 % 1 % 32 % 5 % 0,5 % 1,5 % [l]
Cluster 17 6-7 juin 2024 2 300 0,5 % <0,5 % 2 % 9 % <0,5 % 13 % 5 % 0,5 % 0,5 % 0,5 % <0,5 % 15 % 1,5 % 7 % 1 % 31 % 5,5 % 1 % 2,5 % [m]
Elabe 5-7 juin 2024 1 874 1 % 0,5 % 2,5 % 9,5 % <0,5 % 14,5 % 5,5 % <0,5 % <0,5 % 0,5 % 0,5 % 16 % 1,5 % 6 % 1 % 32 % 5,5 % 1 % 2,5 % [m]
Ifop 4-7 juin 2024 2 725 0,5 % 0,5 % 2,5 % 9 % <0,5 % 13 % 5,5 % 0,5 % 0,5 % 0,5 % 0,5 % 14,5 % 1,5 % 7 % 1 % 33 % 6 % 1 % 2,5 % [n]
Odoxa 5-6 juin 2024 1 808 1,5 % 0,5 % 2 % 7 % 14 % 5 % 0,5 % 0,5 % 15 % 2 % 7 % 1 % 32 % 6 % 1 % 3,5 % [o]
Ipsos 5-6 juin 2024 1 738 0,5 % 0,5 % 2,5 % 9 % <0,5 % 13,5% 6 % <0,5 % 0,5 % 1,5 % 0,5 % 15,5 % 1 % 7 % 1 % 32 % 5,5 % 1 % 1,5 % [m]
Harris Interactive 5-6 juin 2024 2 403 0,5 % 0,5 % 3,5 % 8,5 % <0,5 % 13 % 5,5 % <0,5 % <0,5 % 0,5 % 0,5 % 14,5 % 1 % 7 % 1 % 32 % 5 % 0,5 % 1,5 % [p]
OpinionWay 4-6 juin 2024 2 182 1 % 1 % 2 % 8 % <1 % 14 % 5 % <1 % <1 % <1 % <1 % 15 % 1 % 6 % 1 % 33 % 6 % 1 % 3 % [q]
Harris Interactive 4-5 juin 2024 2 502 0,5 % 0,5 % 3 % 9 % 0,5 % 13 % 6 % 0,5 % <0,5 % 0,5 % <0,5 % 14 % 1,5 % 7,5 % 0,5 % 32 % 5 % 1 % 2 % [r]
OpinionWay 4-5 juin 2024 963 <1 % 1 % 3 % 7 % <1 % 13 % 6 % <1 % <1 % <1 % <1 % 15 % 1 % 7 % 1 % 33 % 6 % 1 % 2 % [q]
BVA 3-5 juin 2024 1 398 1 % 0,5 % 2,5 % 7,5 % 0 % 14 % 5,5 % 0,5 % 0,5 % 1 % <0,5 % 16 % 1 % 6,5 % 0,5 % 33 % 5 % 1,5 % 2,5 % [s]
YouGov 31 mai - 5 juin 2024 1 035 0,57 % 0,06 % 2,91 % 6,38 % 1,23 % 11,55 % 4,42 % 0,50 % 1,18 % 0,79 % 0,31 % 15,27 % 1,04 % 5,96 % 1,48 % 32,34 % 5,12 % 1,23 % 3,20 % [t]
Harris Interactive 3-4 juin 2024 2 520 0,5 % 0,5 % 3 % 9 % 0,5 % 13 % 6 % <0,5 % <0,5 % <0,5 % <0,5 % 14 % 1 % 7,5 % 1 % 32 % 5 % 1 % 1,5 % [u]
Ifop 31 mai - 4 juin 2024 2 734 0,5 % 0,5 % 2,5 % 7,5 % <0,5 % 14 % 5,5 % 0,5 % <0,5 % 0,5 % 0,5 % 15 % 1 % 7 % 1 % 33 % 6 % 1 % 2 % [v]
Harris Interactive 2-3 juin 2024 2 445 0,5 % 0,5 % 3 % 9 % <0,5 % 13 % 6 % <0,5 % <0,5 % 0,5 % 0,5 % 14,5 % 1 % 7,5 % 1 % 32 % 5 % 1 % 1,5 % [m]
Harris Interactive 30-31 mai 2024 2 519 0,5 % 0,5 % 3 % 8,5 % 0,5 % 13,5 % 5,5 % <0,5 % <0,5 % 0,5 % 0,5 % 14,5 % 1 % 7 % 1 % 32 % 5,5 % 1 % 2 % [w]
Elabe 29-31 mai 2024 1 803 1 % 0,5 % 3 % 8,5 % 0 % 13 % 7 % 0 % 0,5 % 0,5 % 0,5 % 16 % 1 % 6,5 % 1 % 32,5 % 5 % 1 % 2 % [x]
Ifop 28-31 mai 2024 2 713 0,5 % 0,5 % 3 % 7 % <0,5 % 14 % 6,5 % <0,5 % <0,5 % 0,5 % <0,5 % 15,5 % 1 % 7 % 0,5 % 33,5 % 6,5 % 0,5 % 2 % [y]
Ipsos 27-30 mai 2024 11 430 0,5 % 0,5 % 2 % 8 % <0,5 % 14,5 % 6 % 0,5 % 0,5 % 0,5 % 0,5 % 16 % 1 % 7 % 1 % 33 % 5 % 1 % 1,5 % [z]
Harris Interactive 29-30 mai 2024 2 530 0,5 % 0,5 % 3 % 8 % <0,5 % 13,5 % 5,5 % <0,5 % <0,5 % 0,5 % 0,5 % 14,5 % 1 % 7 % 1 % 33 % 5,5 % 1 % 1,5 % [aa]
OpinionWay 28-30 mai 2024 2 149 1 % 2 % 2 % 6 % <1 % 14 % 5 % <1 % <1 % <1 % <1 % 15 % 1 % 7 % 1 % 33 % 6 % 1 % 2 % [q]
Cluster 17 28-30 mai 2024 1 799 1 % 0,5 % 2 % 8 % <0,5 % 13,5 % 5 % 0,5 % 0,5 % 0,5 % <0,5 % 15,5 % 1,5 % 7 % 1,5 % 30 % 6 % 1,5 % 2,5 % [ab]
OpinionWay 28-29 mai 2024 1 008 1 % 3 % 2 % 6 % <1 % 14 % 5 % <1 % <1 % <1 % <1 % 15 % <1 % 7 % 1 % 32 % 7 % 1 % 2 % 3 %[q]
Harris Interactive 28-29 mai 2024 2 283 0,5 % 0,5 % 3 % 8 % 0,5 % 14 % 5,5 % 0,5 % 0,5 % 0,5 % 0,5 % 14,5 % 1 % 7 % 1 % 32,5 % 5 % 1 % 1 % [ac]
Harris Interactive 27-28 mai 2024 2 283 0,5 % 0,5 % 3 % 8,5 % <0,5 % 14 % 5 % 0,5 % 0,5 % 0,5 % 0,5 % 15 % 1 % 7,5 % 1 % 32 % 5 % 0,5 % 1 % [ad]
Ifop 24-28 mai 2024 1 809 0,5 % <0,5 % 2,5 % 7,5 % 0,5 % 14 % 6 % <0,5 % 0,5 % 0,5 % <0,5 % 15,5 % 1 % 7 % 1 % 34 % 6 % 1 % 1,5 % [ae]
Harris Interactive 24-27 mai 2024 2 347 0,5 % 0,5 % 3 % 8,5 % 0,5 % 14 % 5 % 0,5 % 0,5 % 0,5 % 0,5 % 14,5 % 1 % 7 % 1 % 32 % 5 % 1 % 1 % [ad]
Elabe 24-25 mai 2024 1 804 1 % 0 % 2 % 8 % 0 % 13 % 6 % 0 % 0 % 1 % 0,5 % 15,5 % 1,5 % 7 % 0,5 % 33 % 5,5 % 1 % 2 % [af]
Odoxa 23-24 mai 2024 991 2 % 1 % 2,5 % 7 % <0,5 % 13,5 % 6 % <0,5 % <0,5 % 0,5 % <0,5 % 15 % 1 % 7 % 1,5 % 34 % 4 % 0,5 % 1,5 % [ag]
Ifop 21-24 mai 2024 1 362 0,5 % 0,5 % 2 % 7,5 % <0,5 % 14,5 % 5 % <0,5 % <0,5 % 0,5 % 0,5 % 16 % 1 % 7,5 % 1,5 % 33 % 6,5 % 0,5 % 1,5 % [ah]
OpinionWay 21-24 mai 2024 2 024 2 % 2 % 2 % 7 % <1 % 13 % 5 % <1 % <1 % <1 % <1 % 16 % <1 % 8 % 1 % 32 % 7 % <1 % 1 % [ai]
Cluster 17 21-22 mai 2024 1 667 1 % 0,5 % 2 % 8 % 14 % 5 % 0,5 % 1 % 0,5 % 0,5 % 16 % 1,5 % 6,5 % 1,5 % 29 % 6 % 1,5 % 2 % 3 %
OpinionWay 21-22 mai 2024 1 021 1 % 2 % 2 % 7 % <1 % 13 % 5 % <1 % <1 % <1 % <1 % 16 % 1 % 8 % 1 % 32 % 7 % 1 % 1 % [ai]
Viavoice 20-21 mai 2024 2 000 0,5 % 0,5 % 1 % 6,5 % 0,5 % 14 % 7 % <0,5 % <0,5 % 1 % 17 % 1,5 % 6,5 % 1 % 32 % 6 % 1 % 1,5 % 2 %
Ifop 19-21 mai 2024 1 344 1 % <0,5 % 2 % 7,5 % <0,5 % 15 % 5,5 % 0,5 % 0,5 % 0,5 % 0,5 % 16,5 % 1 % 7,5 % 1 % 32 % 6 % 1 % 1,5 % 0,5 %
Le Journal Officiel publie les 38 listes candidates à l'élection des représentants au Parlement européen[230],[231].
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Projections en sièges

Davantage d’informations Institut, Date ...
Institut Date Échantillon LFI PS LE ENS LR RN REC
Résultats 9 juin 2024 N/A 9 13 5 13 6 30 5
Elabe 24-25 mai 2024 1 804 6-10 11-15 0-7 13-18 5-9 29-35 0-6
Odoxa 23-24 mai 2024 991 6-7 13 5-6 15 6-7 34 0
Ifop 9 mai - 13 mai 1 345 7 13 5 15 6 30 5
Elabe 30 avril - 3 mai 2024 1 460 7-10 10-14 6-9 14-19 5-8 28-34 0-6
Odoxa 25 - 26 avril 2024 1 005 6 11 6 15 7 31 5
Ifop 8-11 avril 2024 1 355 7 11 5 16 7 29 6
Ifop 4-8 avril 2024 1 343 7 10 6 17 7 29 5
Elabe 5 - 7 mars 2024 1 504 6-9 7-11 7-12 15-20 6-9 27-33 0-6
Ipsos 1er-4 mars 2024 2 000 6 11 7 17 7 28 5
Odoxa[232] 21 - 22 février 2024 939 5 10 7-8 17 7-8 28 6
Odoxa[233] 13 - 14 décembre 2023 1 004 6 8 5 20 8 29 5
Résultats N/A 6 6 13 23 8 23
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Résultats

Résultats nationaux

Davantage d’informations Liste Parti politique ou coalition, Tête de liste ...
Résultats des élections européennes de 2024 en France[234]
Liste
Parti politique ou coalition
Tête de liste Nuance[235] Voix % +/- Sièges +/- Groupe
La France revient ! Avec Jordan Bardella et Marine Le Pen
Rassemblement national, L'Avenir français, La Droite populaire, Les Localistes
Jordan Bardella LRN 7 765 936 31,37 en augmentation 8,03 30 en augmentation 7 PfE
Besoin d’Europe
Ensemble (Renaissance, Mouvement démocrate, Horizons, Parti radical, Fédération progressiste), Union des démocrates et indépendants (Force européenne démocrate, Convention démocrate, Canal écologiste républicain)
Valérie Hayer LENS 3 614 646 14,60 en diminution 7,82 13 en diminution 10 RE
Réveiller l'Europe
Place publique, Parti socialiste
Raphaël Glucksmann LUG 3 424 216 13,83 en augmentation 7,64 13 en augmentation 7 S&D
La France insoumise – Union populaire
La France insoumise, Parti de gauche, Révolution écologique pour le vivant, Péyi-A, Pour La Réunion, La Seine-Saint-Denis au Cœur
Manon Aubry LFI 2 448 703 9,89 en augmentation 3,58 9 en augmentation 3 GUE/NGL
La droite pour faire entendre la voix de la France en Europe
Les Républicains, Les Centristes - Le Nouveau Centre
François-Xavier Bellamy LLR 1 794 171 7,25 en diminution 1,23 6 en diminution 2 PPE
Europe Écologie
Les Écologistes – EÉLV, Alternative alsacienne
Marie Toussaint LVEC 1 361 883 5,50 en diminution 7,98 5 en diminution 8 Verts/ALE
La France fière, menée par Marion Maréchal et soutenue par Éric Zemmour
Reconquête, Mouvement conservateur
Marion Maréchal LREC 1 353 127 5,47 Nv. 5 en augmentation 5 ENS/CRE
Gauche unie pour le monde du travail soutenue par Fabien Roussel
Parti communiste français, Parti communiste réunionnais, Parti communiste martiniquais, Fédération de la gauche républicaine (Gauche républicaine et socialiste, Mouvement républicain et citoyen, Les Radicaux de gauche, L'Engagement), Humains et dignes, Lagwiyann Unie
Léon Deffontaines LCOM 584 067 2,36 en diminution 0,13 0 en stagnation
Alliance rurale
Résistons
Jean Lassalle LDVD 582 901 2,35 Nv. 0 en stagnation
Parti animaliste – Les animaux comptent, votre voix aussi
Parti animaliste
Hélène Thouy LDIV 495 936 2,00 en diminution 0,16 0 en stagnation
Écologie au centre
Écologie au centre, Égalité Europe Écologie, Régions unies d'Europe (Bastir Occitanie, Parti breton, Parti lorrain, Prouvenço Nacioun, Parti de la nation occitane), Génération animal, Jeunes Ecqo, La France autrement
Jean-Marc Governatori LECO 316 136 1,28 N/a 0 en stagnation
Liste Asselineau-Frexit, pour le pouvoir d'achat et pour la paix
Union populaire républicaine
François Asselineau LDIV 253 036 1,02 en diminution 0,15 0 en stagnation
L'Europe ça suffit !
Les Patriotes, Via, la voie du peuple
Florian Philippot LEXD 229 190 0,93 en augmentation 0,28 0 en stagnation
Lutte ouvrière le camp des travailleurs
Lutte ouvrière, Combat ouvrier
Nathalie Arthaud LEXG 121 281 0,49 en diminution 0,29 0 en stagnation
Écologie positive et territoires
Écologie positive, Cap21, France Écologie, Le Trèfle - Les nouveaux écologistes, Les Universalistes, 100 % citoyens, Le Mouvement pour les animaux, Parti nationaliste basque
Yann Wehrling LECO 104 954 0,42 Nv. 0 en stagnation
Équinoxe : écologie pratique et renouveau démocratique
Équinoxe
Marine Cholley LECO 73 002 0,29 Nv. 0 en stagnation
Europe Territoires Écologie
Parti radical de gauche, Régions et peuples solidaires (Unser Land, Union démocratique bretonne, Gauche républicaine de Catalogne, Unitat Catalana, Oui au Pays Catalan, Femu a Corsica, Partitu di a Nazione Corsa, Le Parti des Mosellans, Partit occitan, Eusko Alkartasuna, Sabaudia - Mouvement Région Savoie, Parti Réunionnais, Congrès mondial amazigh), Volt France, Mouvement des progressistes, Mouvement des citoyens, Collectif des sociaux-démocrates réformateurs, L’avenir n’attend pas
Guillaume Lacroix LDVG 63 482 0,26 N/a 0 en stagnation
Pour un monde sans frontières ni patrons, urgence révolution !
Nouveau Parti anticapitaliste – Révolutionnaires
Selma Labib LEXG 37 434 0,15 Nv. 0 en stagnation
Parti pirate
Parti pirate
Caroline Zorn LDIV 28 119 0,11 en diminution 0,02 0 en stagnation
Free Palestine
Union des démocrates musulmans français
Nagib Azergui LDIV 14 986 0,06 en diminution 0,07 0 en stagnation
Nous le peuple
République souveraine, L'Appel au peuple
Georges Kuzmanovic LDIV 13 886 0,06 Nv. 0 en stagnation
Changer l'Europe
Nouvelle Donne, Allons enfants
Pierre Larrouturou LDVG 13 068 0,05 N/a 0 en stagnation
Espéranto langue commune
Europe Démocratie Espéranto
Laure Patas d’Illiers LDIV 10 349 0,04 en diminution 0,04 0 en stagnation
PACE - Parti des citoyens européens, pour l'armée européenne, pour l'Europe sociale, pour la planète !
Parti des citoyens européens, La France a des Elles
Audric Alexandre LDIV 7 397 0,03 en stagnation 0 en stagnation
France Libre
France libre, Union de la Résistance, Alliance Révolutionnaire, Réflexions Interrogations Citoyennes, Politique de Vie, Mouvement Paix (MPAI7), Contre-Attack défense des droits Humains
Francis Lalanne LDIV 5 474 0,02 Nv. 0 en stagnation
Défendre les enfants
Sans parti[aj]
Gaël Coste-Meunier LDIV 5 214 0,02 Nv. 0 en stagnation
Forteresse Europe — Liste d'unité nationaliste
Les Nationalistes
Pierre-Marie Bonneau LEXD 5 096 0,02 Nv. 0 en stagnation
« Pour le pain, la paix, la liberté ! » présentée par le Parti des travailleurs
Parti des travailleurs
Camille Adoue LEXG 4 120 0,02 Nv. 0 en stagnation
La ruche citoyenne
La ruche citoyenne (Nouvelle organisation unie et solidaire, Coalition européenne, Résistance et liberté, Le Chapiteau)
Lorys Elmayan LDIV 4 038 0,02 Nv. 0 en stagnation
Paix et décroissance
Écologie politique, pacifisme et objection de croissance, Brouette, Décroissance Elections
Michel Simonin LEXG 3 726 0,02 en diminution 0,01 0 en stagnation
Pour une autre Europe
Fédération citoyenne
Jean-Marc Fortané LDIV 3 688 0,02 Nv. 0 en stagnation
Non à l'UE et à l'OTAN, communistes pour la paix et le progrès social
Association nationale des communistes
Charles Hoareau LEXG 3 078 0,01 Nv. 0 en stagnation
Non ! Prenons-nous en mains
Rester libre
Édouard Husson LDIV 1 507 0,01 Nv. 0 en stagnation
Parti révolutionnaire Communistes
Parti révolutionnaire Communistes (en)
Olivier Terrien LEXG 1 497 0,01 en stagnation 0 en stagnation
Pour une démocratie réelle : décidons nous-mêmes !
Décidons nous-mêmes ! (Decidemos, Tout par le peuple, Démocratie Réelle, RIC-France, Culture-RIC, Oui au RIC)
Philippe Ponge LDIV 1 443 0,01 Nv. 0 en stagnation
Pour une humanité souveraine
Changement citoyen
Léopold-Edouard Deher-Lesaint LDIV 1 230 0,00 Nv. 0 en stagnation
Liberté démocratique française
Liberté démocratique française, Nouvelle Émergence Patriotique
Patrice Grudé LDIV 1 007 0,00 Nv. 0 en stagnation
Démocratie représentative
Démocratie représentative
Hadama Traoré LDIV 749 0,00 en diminution 0,01 0 en stagnation
Suffrages exprimés 24 753 773 97,19
Votes blancs 346 240 1,36
Votes nuls 370 459 1,45
Total 25 470 472 100 81 en augmentation 2
Abstentions 23 992 509 48,51
Inscrits / Participation 49 462 981 51,49
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Par département

Davantage d’informations Département, RN ...
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Par commune

Liste arrivée en tête dans chaque commune :
  • La France revient – Jordan Bardella
  • Besoin d’Europe – Valérie Hayer
  • Réveiller l'Europe – Raphaël Glucksmann
  • La France insoumise – Union populaire – Manon Aubry
  • La droite pour faire entendre la voix de la France en Europe – François-Xavier Bellamy
  • Europe Écologie – Marie Toussaint
  • La France fière – Marion Maréchal
  • Pour l'Europe des gens – Léon Deffontaines
  • Alliance rurale – Jean Lassalle
  • Divers
  • 93 % des communes ont placé la liste conduite par Jordan Bardella (Rassemblement national) en tête[236].

    Liste des élus

    Participation

    Le taux de participation est le taux le plus élevé pour les élections européennes depuis 1994[237].

    Davantage d’informations Taux de participation, En 2019 ...
    Taux de participation en France métropolitaine[238],[239],[240]
    Taux
    de participation
    En 2019 En 2024 +/-
    À 12 heures 19,26 % 19,81 % en augmentation 0,55
    À 17 heures 43,29 % 45,26 % en augmentation 1,97
    Final 50,12 % 51,49 % en augmentation 1,37
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    Réactions

    En France

    Le candidat de la liste arrivée en tête, Jordan Bardella, applaudit son score peu après l'annonce des estimations nationales, parlant d'une « déroute sans précédent » pour la coalition menée par le parti Renaissance d'Emmanuel Macron[241]. Il demande au président de la République de dissoudre l'Assemblée nationale, affirmant que celui-ci « ne peut rester sourd au message envoyé par les Français »[242],[243].

    Dans une allocution télévisée adressée peu après 21 h depuis le palais de l'Élysée, Emmanuel Macron explique quant à lui que « la montée du camp nationaliste et démagogue est une menace pour la France et l'Europe ». Il dissout l'Assemblée nationale et convoque des élections législatives anticipées[244],[241],[245]. Il s'agit de la première allocution d'un Président français à la suite d'un scrutin européen[246], ainsi que de la première dissolution de l'Assemblée nationale depuis celle décidée par le président de la République Jacques Chirac en 1997[247]. Avant l'annonce officielle de la dissolution, vers 19 h 15, Emmanuel Macron a réuni à l'Élysée plusieurs membres du gouvernement (Gabriel Attal, Gérald Darmanin, Bruno Le Maire, Sébastien Lecornu et Stéphane Séjourné) ainsi que la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, afin de leur faire part de sa décision. Si cette dernière manifeste son opposition à la dissolution, Attal et Darmanin apportent leur soutien à la décision du président[248]. L'annonce de la dissolution surprend les commentateurs, y compris au sein de la majorité présidentielle[248],[249].

    Après l'annonce de la dissolution, la tête de liste de la majorité présidentielle, Valérie Hayer, affirme que « pas un responsable politique qui aime la France et qui aime l’Europe ne peut se réjouir » des résultats de l'élection, notamment en raison de la percée de l'extrême droite qui, « partout en Europe [...], menace des dizaines d'avancées européennes concrètes pour nos peuples, des centaines d'années d'avancées pour nos droits et nos libertés »[250],[251]. De son côté, Raphaël Glucksmann se déclare « fier » du résultat de la liste PS-Place publique, arrivée troisième, qui permettrait de « faire émerger un nouvel espace politique » ainsi qu'une « nouvelle manière de faire la politique fondée sur la clarté et la sincérité, sur le refus des outrances, le refus des calomnies, le refus de la violence »[252], visant par là certains de ses détracteurs issus de La France insoumise[253]. Il déplore toutefois la progression de l'extrême droite, « une vague qui ébranle profondément nos démocraties », précisant que seule la gauche pourrait lui « tenir tête » au Parlement européen[252] ; il déclare également « ne pas comprend[re] pourquoi le président de la République obéit à Bardella », affirmant que « cette dissolution restera une tache sur le quinquennat »[253].

    Dans son discours après l'annonce des résultats, la tête de liste insoumise, Manon Aubry, parle d'une « déroute cinglante du macronisme », qui viendrait selon elle « sanctionne[r] une politique injuste et autoritaire ». Elle accuse la majorité présidentielle d'avoir « installé le Rassemblement national comme opposition favorite en reprenant des pans entiers de leur programme » et ajoute : « des pans entiers de notre système politique médiatique et économique s'apprête à dire : « plutôt Hitler que le Front populaire ! » ». Elle fustige également les autres partis de gauche, qui auraient « laissé le champ libre à l'extrême droite » en ayant refusé de reconduire la liste commune de la NUPES aux élections européennes[254].

    Marie Toussaint, la tête de liste écologiste, concède une « défaite sèche et amère », qui « ouvre la porte à tous les risques », affirmant avoir « sous-estimé la force des lobbies et la bataille culturelle qui est menée en permanence contre nous et contre le vivant », ainsi que « la force de TikTok, le règne du mensonge et des faux semblants »[255]. Lors d'une intervention télévisée le soir des résultats, la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, accuse Emmanuel Macron d'avoir « fait la courte échelle au RN dans chaque politique qu'il a menée et pendant toute cette campagne européenne »[256].

    À droite, la tête de liste des Républicains, François-Xavier Bellamy, se dit « fier » de la campagne ayant permis à sa liste d'arriver en cinquième position du scrutin à son mouvement politique de « retrouver un élan ». Il se réjouit du fait que « la droite européenne devien[ne] [...] la première force politique en Europe » et appelle à « relever la droite et reconstruire avec elle la vie démocratique »[257].

    Dans son discours après l'annonce des résultats, la tête de liste Reconquête, Marion Maréchal, déclare être « prête à rencontrer, dans les jours qui viennent, Marine Le Pen, Jordan Bardella, Éric Ciotti et Nicolas Dupont-Aignan pour travailler ensemble à l’alternative que notre pays exige » en vue des élections législatives anticipées annoncées par le président de la République, après avoir rappelé : « J'ai toujours distingué nos adversaires de nos concurrents, et refusé de concentrer nos attaques sur le RN »[258]. Le président du parti, Éric Zemmour, affiche un regard dubitatif à l'écoute de ces phrases[258] ; Marion Maréchal sera exclue du parti Reconquête quelques jours plus tard, après avoir appelé à des candidatures communes avec le RN lors des élections législatives anticipées[259].

    Hors de France

    Dans le contexte de la guerre russo-ukrainienne, le gouvernement russe déclare « suivre avec attention » la montée en popularité des « partis de droite » eurosceptiques et anti-ukrainiens, en Europe et notamment en France[260].

    Notes et références

    Voir aussi

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