Nikkormat FTN
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| Nikkormat FTN | |
| Type | Reflex mono-objectif |
|---|---|
| Format de pellicule | 135 |
| Format d'image | 24 x 36 |
| Objectif | Interchangeable |
| Monture porte-objectifs | Nikon F |
| Obturateur | Plan focal à rideaux métalliques défilants verticalement |
| Temps de pose | 1 sec à 1/1000 + pose B |
| Synchro flash | 1/125 |
| Modes de mesure | Globale avec prépondérance centrale TTL |
| Sensibilités | 12 à 1600 ISO |
| Modes d'exposition | Manuelle |
| Mise au point | Manuelle |
| Moteur | Non |
| Dimensions (l × h × p) | 95 x 146 x 54 |
| Poids | 765 |
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Le Nikkormat FTN est une évolution du Nikkormat FT avec une procédure d'indexation des objectifs simplifiée et une mesure de lumière améliorée par l'ajout d'une pondération centrale.
En 1959, Nippon Kogaku sort ses premiers reflex 35 mm. Le Nikon F, reflex plutôt destiné aux professionnels, dispose de toutes les avancées technologiques disponibles en 1959 pour les reflex (objectifs à diaphragme automatique, miroir à retour instantané et viseur à pentaprisme) dans un boitier mécanique durable et fiable ainsi qu'une qualité optique déjà éprouvée sur les télémétriques de la marque.
Nikon propose aussi le système d'accessoires le plus complet au monde avec des viseurs interchangeables, des verres de visée, des moteurs d'avancement du film, des flash, des dos à grande capacité de film et plus de cinquante objectifs Nikkor. Le F conquiert rapidement photographes professionnels, notamment les photojournalistes et les amateurs fortunés.
Le marché des reflex professionnels est cependant un petit marché et les volumes produits ne permettent pas d'offrir des prix attractifs. En 1959, le Nikon F avec Nikkor 50 mm f/2 coûte 359,50 $ US ( soit 3 153 $ en 2026) alors que les voitures neuves se vendent à peu près 2 500 $. De nombreux photographes amateurs n'ont pas les moyens de s'offrir un appareil Nikon. Nippon Kogaku a déjà tenté de proposer une marque d'appareils photo grand public, à partir de 1963, le reflex Nikkorex est fabriqué par Mamiya mais commercialisé par Nippon Kogaku. Initialement, ces appareils étaient équipés d'objectifs fixes, d'obturateurs centraux et d'une cellule intégrée, mais en 1963, le Nikkorex F est introduit. Il est entièrement compatible avec les objectifs à monture Nikkor F et arbore un design similaire à celui du Nikon F, bien qu'il soit plus volumineux. Malgré une qualité acceptable des derniers modèles la marque Nikkorex est un échec commercial.
La seconde tentative de Nippon Kogaku sur le marché des appareils photo grand public est conçue et fabriquée en interne. Les Nikkormat FS et FT de 1965 sont de taille et de poids similaires au Nikon F. Ils disposent d'un viseur à pentaprisme et sont entièrement compatibles avec les objectifs à monture F mais sont plus simples que le Nikon F : ils ont un viseur fixe et ne sont pas motorisables. En 1967 le Nikkormat FT est remplacé par le Nikkormat FTN. Tout comme le "FT" ne figurait qu'en préfixe du numéro de série du boitier, le "N" est gravé sur le dessus du boitier au-dessus de la fenêtre doublant l'affichage de la cellule.
Nippon Kogaku obtient un certain succès avec ces gammes amateurs mais au milieu des années 1970, les derniers modèles Nikkormat sont commercialisés sous la marque Nikon et la gamme disparait[1].
Description
Le Nikkormat FTN a été fabriqué de 1967 à 1975. Il simplifie la procédure de montage des objectifs Nikkor. Il faut toujours aligner la broche de couplage du posemètre sur l'appareil photo avec la fourchette de l'objectif, mais il n'est plus nécessaire de prérégler manuellement l'ouverture maximale de l'objectif sur le boitier.
Il suffit de tourner la bague d'ouverture de l'objectif jusqu'à la plus petite ouverture (le plus grand nombre f) puis jusqu'à la plus grande (le plus petit nombre f) immédiatement après le montage, pour assurer un bon couplage entre l'objectif et le boitier (Nippon Kogaku appelait cela l'indexation de l'ouverture maximale de l'objectif) et une mesure de l'exposition correcte. Ce système peut paraître complexe aux photographes d'aujourd'hui, mais il était plus efficace et plus simple qu'auparavant, et était devenu machinal pour les photographes utilisant Nikon et Nikkormat dans les années 1960 et 1970.
De plus, le FTN dispose d'un système de mesure de l'exposition amélioré en adoptant une mesure à pondération centrale dite "60/40". Le viseur affiche également des indications de surexposition/sous-exposition (+/–) et la vitesse d'obturation choisie[2].
Le FTN reprend les dimensions du FT soit 95 mm de hauteur, 146 mm de largeur et une profondeur de 54 mm pour un poids de 765 g, il est plus grand et plus lourd que la plupart des reflex amateurs concurrents du milieu des années 1960.
Le FTN utilise un obturateur plan focal à rideaux métalliques défilants verticalement, donnant une plage de vitesses de 1 à 1/1000 seconde, plus la pose B et flash synchronisé jusqu'au 1/125e de seconde. La série Nikkormat F possède une bague de vitesse d'obturation concentrique à la monture d'objectif, contrairement aux autres reflex mono-objectif à mise au point manuelle de Nippon Kogaku, dotés d'une molette de vitesse d'obturation sur le dessus.
Le système de contrôle d'exposition du FTN est un système utilisant une aiguille galvanométrique se déplaçant verticalement en bas à droite du viseur . Cette aiguille affiche la mesure de la cellule à sulfure de cadmium (CdS) intégrée, mesurant à travers l'objectif (TTL) et à pleine ouverture. La mesure est globale avec une prépondérance centrale. Le système d'aiguilles est répété dans une fenêtre située à côté de la manivelle de rembobinage du film ce qui permet de contrôler l'exposition sans utiliser le viseur. La cellule est activée en tirant le levier d'armement du film en position de veille et désactivée en le repoussant contre l'appareil[2].
Le viseur du FTN est doté d'un verre de visée fixe avec au centre un disque de 4 mm de diamètre occupé par des micro-prismes entouré par un disque dépoli de 12 mm de diamètre qui correspond à la zone centrale qui intervient dans 60% de la mesure de lumière..
Le Nikkormat FTN utilise les objectifs à monture à baïonnette Nikon F (introduite en 1959 sur le Nikon F). Le couplage pour la mesure de lumière entre l'objectif et le boitier se fait par une fourchette externe (également appelé « oreilles de lapin »). Le FTN permet un verrouillage du miroir en position haute pour son utilisation avec certains objectifs spécifiques pour lesquels un viseur auxiliaire était fourni.
Les objectifs autofocus AF Nikkor modernes (lancés en 1986) ne possèdent pas de fourchette de couplage externe, mais tous les objectifs AF non-G sont dotés de deux trous de guidage permettant d'en installer une, ce qui les rend 100 % compatibles avec tous les appareils photo à monture Nikon F.
Le FTN dispose de deux prises coaxiales pour la synchronisation d'un flash : une prise M pour les flashes au magnésium, et une prise X (synchronisation au 1/125e de seconde pour les flashes électroniques). Le FTN ne possède pas de sabot porte-flash. Un sabot accessoire spécial « Nikkormat » doit être fixé au dessus du pentaprisme, la fixation se faisant grâce à la bague filetée entourant l'oculaire. Ce sabot ne sert à fixer le flash le contact électrique est assuré par un câble branché sur la prise correspondante au modèle du flash. Cette configuration est courante pour beaucoup des reflex des années 1960.
Mesure de lumière des Nikkormat
Le posemètre mesure la tension d'un courant électrique généré par une cellule photovoltaïque dont la valeur dépend de la quantité de lumière, ainsi que de trois réglages utilisateur : l’ouverture, la vitesse d’obturation et la sensibilité du film. Sur de nombreux appareils chaque réglage est associé à une résistance variable distincte avec un contact mobile. Le Nikkormat ne possède qu’une seule résistance et un seul contact mobile : la résistance est fixée sur une bague entourant la monture d’objectif et le contact sur une autre. La sensibilité du film se règle par un curseur intégré à la bague de vitesse d’obturation et qui décale la valeur affichée tandis que l’ouverture détermine la position relative de la seconde bague. L’utilisation d’un seul contact mobile diminue le risque de panne.