Nimaâthâpy II

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Transcriptionnj mꜣ't ḥp
DynastieVe dynastie ?
Fonction principaleÉpouse royale
NomG 4712
Nimaâthâpy II
Image illustrative de l’article Nimaâthâpy II
Reconstitution possible de la représentation de la reine basée sur l'iconographie de l'Ancien Empire
Nom en hiéroglyphe
V28Aa5
Q3
N35
U1Aa11
X1
Transcription nj mꜣ't ḥp
Dynastie Ve dynastie ?
Fonction principale Épouse royale
Sépulture
Nom G 4712
Type Mastaba
Emplacement Cimetière occidental de Saqqarah
Date de découverte 1915
Découvreur George Reisner

Nimaâthâpy II[1] est une reine égyptienne qui aurait vécu durant la première moitié de la Ve dynastie de l'Ancien Empire.

Il reste très peu de preuves attestant l'existence de Nimaâthâpy II. L'égyptologue George Reisner a tenté à plusieurs reprises de relier la sépulture de Nimaâthâpy II à la première moitié de la Ve dynastie[2] et aux rois jusqu'à Niouserrê[3].

L'égyptologue Lisa Kuchman Sabahhy situe Nimaâthâpy II beaucoup plus tôt[4]. Elle relève des parallèles entre les titres de Nimaâthâpy II et d'une reine de la fin de la IVe dynastie, Bounéfer, et pense que les deux reines sont contemporaines.

L'égyptologue français Michel Baud note que la classification de la sépulture de Nimaâthâpy II par Reisner était motivée par une tentative de reconstitution des familles royales de la fin de la IVe dynastie[1]. Baud la date néanmoins de la première moitié de la Ve dynastie.

Peter Jánosi, dans une analyse critique de la datation de la sépulture de Nimaâthâpy II, remet en question les conclusions de Reisner, les qualifiant de contradictoires[5]. Il réfute également la proposition de Sabbahy, sous-entendant qu'elle repose sur des hypothèses incertaines. Il observe que l'association des figures par leur titre n'est pas pertinente pour toutes les sépultures, rappelant que les inscriptions sont souvent complétées ou modifiées longtemps après l'inhumation. Il souligne en outre que la datation de la sépulture de Bounefer n'est pas établie précisément[6].

Jánosi préfère se référer aux vestiges structurels du cimetière environnant, concluant ainsi que l'inhumation de Nimaâthâpy II n'a pu avoir lieu qu'à une époque où la Ve dynastie était déjà bien établie[7].

Titulature

Nimaâthâpy II reçut le titre d'Épouse royale[1]. Elle possédait également les épithètes de « celle qui voit Horus et Seth » et « grande au sceptre-hétès » qui sont connues grâce à sa sépulture[8]. L'égyptologue Wilfried Seipel rappelle que ces titres étaient usuels pour les femmes royales de l'Ancien Empire[9].

Famille

Nimaâthâpy II était l'épouse royale d'un roi inconnu[1].

Il n'existe aucun document connu qui permette d'attribuer à Nimaâthâpy II une filiation ou une descendance.

Inhumation

Nimaâthâpy II fut inhumé dans le mastaba G 4712 du cimetière occidental de Saqqarah. Il fut fouillé pour la première fois par Reisner à la fin de 1915, dans le cadre d'une fouille plus vaste des sépultures de ce cimetière. Les résultats furent publiés dans l'ouvrage History of the Giza Necropolis[3].

Le mastaba se compose d'une chapelle de culte avec une niche à une extrémité et d'une structure souterraine en forme de puits[3]. Jánosi signale la découverte d'une fausse porte érodée[10]. Reisner a également mis au jour les vestiges d'un mastaba plus petit, G4712a, en très mauvais état, partiellement recouvert par celui de Nimaâthâpy II. Cette découverte curieuse laisse penser à Jánosi que la nécropole était déjà surpeuplée à l'époque de Nimaâthâpy II. Selon lui, forcer l'insertion de la sépulture d'un personnage aussi important dans cette nécropole reste inexplicable.

D'autres facteurs compliquent davantage la datation précise de la sépulture, notamment son emplacement et sa construction. Jánosi considère le mastaba comme l'un des rares exemples de tombe de Saqqara apparemment dépourvue de contexte environnemental[11]. De plus, selon la classification de Reisner, la tombe G 4712 aurait été construite avec les matériaux les plus simples et les plus pauvres[12].

Pour expliquer les particularités de la sépulture de Nimaâthâpy II, des recherches complémentaires ou des preuves épigraphiques substantielles sont nécessaires. Jánosi va jusqu'à envisager des explications plus marginales, à savoir que Nimaâthâpy II serait tombée en disgrâce[11] ou que ses titres étaient de fausses déclarations[13], bien qu'il n'apporte que peu d'éléments à ces théories.

Attestations

Notes et références

Bibliographie

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