Nong Rose
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« le ladyboy aux genoux d’acier »
Thaïlande
| Nong Rose Baan Charoensuk | |
| Fiche d’identité | |
|---|---|
| Nom de naissance | Somros Polchareon |
| Surnom | « the dangerous Ladyboy », « le ladyboy aux genoux d’acier » |
| Nationalité | |
| Naissance | Thaïlande |
| Style | Muay-thaï |
| Taille | 1,60 m |
| Palmarès | |
| Professionnel | |
| Victoires | 52 |
| Défaites | 8 |
| Dernière mise à jour : 15 août 2024 | |
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Nong Rose, née Somros Polchareon, est une boxeuse thaïlandaise combattant dans la catégorie des moins de 52 kg, Elle est la première personne trans à combattre en France, le samedi 6 janvier 2018[1].
Le , elle est la première boxeuse trans à combattre le champion Français Akram Hamidi au stade Pierre-de-Coubertin[2], devant lequel elle s'est inclinée[3],[4],[5].
Elle était déjà la première personne trans à boxer au stade Rajadamnoen de Bangkok, où elle était imposée en face à un adversaire masculin[6].
Chalongchai Meemindee, un boxeur thaï de 25 ans qui l'a affrontée en raconte : « Au combat, elle avance toujours sur vous et vous martèle de coups de genoux »[7],[8]. L'un de ses adversaires malheureux a également reconnu qu'« elle cogne avec trop de puissance et de précision »[9].
Si, selon Pariyakorn Ratanasuban qui s'occupe de la carrière de Nong Rose : « Certains boxeurs refusent de l'affronter. Ils savent que la pression sera plus forte. Et craignent les commentaires en cas de défaite. À l'inverse, j'ai parfois affaire à des hommes très intéressés à l'idée de la rencontrer. Ils ont compris que le combat bénéficiera d'une grande publicité. »[10], le champion Français Akram Hamidi explique : « C'est aussi une démonstration de tolérance de la part de notre sport, souvent catégorisé. [On dit souvent qu']en boxe, ce sont des gens un peu primaires, machos. On fait la démonstration que ce qu'on regarde, c'est d'abord les valeurs humaines plutôt que les apparences ou les appartenances. »[9]
Vie personnelle
Star dans son pays natal la Thaïlande, Nong Rose dit avoir « un corps d’homme et une âme de femme »[11],[12]. Elle s'est toujours sentie fille mais elle a attendu d'avoir 14 ans pour oser porter des habits féminins : « Quand j'ai commencé à m'habiller en femme, j'avais peur que les gens ne l'acceptent pas »[10],[13],[14],[4],[5]. Elle est inscrite sous son prénom assigné à la naissance sur son état civil[15].
Son oncle lui a donné ses premiers cours dès huit ans : « Je ne l'avais pas vraiment décidé, mon oncle l'a fait pour moi. Il avait senti que j'allais devenir un ladyboy, il s'est dit que le muay thaï pourrait m'en écarter. »[16],[13],[8] et c’est avec son frère jumeau Somrak Polchareon qu’elle s’entraîne dans son village de Thaïlande[2],[4],[5].
Malgré les insultes et les moqueries qu'elle a appris à encaisser[7],[4],[5], Nong Rose a réussi à faire reconnaître son talent avec plus de 300 combats à son actif[17], dont plus de 150 victoires et plus de 30 K.O[15],[8],[14].
Nong Rose ne prend « plus d'hormones » car cela « influe sur (sa) condition et (sa) boxe ». Elle ajoute : « Quand vous êtes sous hormones, vous avez beaucoup moins d'énergie ». Cependant, elle souhaite faire « toutes les opérations pour finir sa transformation » dès qu'elle arrête la boxe[10],[13],[8],[5].
Son rêve est « d’ouvrir une école de muay thaï, pour transmettre mon savoir aux Thaïlandais mais également aux Occidentaux. »[18].