Normand Cherry
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Normand Cherry | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député à l'Assemblée nationale du Québec | |
| – (4 ans, 2 mois et 18 jours) |
|
| Élection | 12 septembre 1994 |
| Circonscription | Saint-Laurent |
| Législature | 35e |
| Groupe politique | Libéral |
| Prédécesseur | Robert Bourassa |
| Successeur | Jacques P. Dupuis |
| – (4 ans, 11 mois et 18 jours) |
|
| Élection | 25 septembre 1989 |
| Circonscription | Sainte-Anne |
| Législature | 34e |
| Groupe politique | Libéral |
| Prédécesseur | Maximilien Polak |
| Successeur | Circonscription abolie |
| Ministre des Transports | |
| – (8 mois et 15 jours) |
|
| Premier ministre | Daniel Johnson |
| Gouvernement | Johnson |
| Prédécesseur | Sam Elkas |
| Successeur | Jacques Léonard |
| Ministre du Travail | |
| – (3 ans, 3 mois et 6 jours) |
|
| Premier ministre | Robert Bourassa |
| Gouvernement | Bourassa 2e |
| Prédécesseur | André Bourbeau (intérim) |
| Successeur | Serge Marcil (ministre de l'Emploi) |
| Ministre délégué aux Communautés culturelles | |
| – (4 ans et 3 mois) |
|
| Premier ministre | Robert Bourassa |
| Gouvernement | Bourassa 2e |
| Prédécesseur | Violette Trépanier |
| Successeur | poste aboli |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Montréal (Québec, Canada) |
| Date de décès | (à 82 ans) |
| Lieu de décès | Montréal (Québec, Canada) |
| Nationalité | Canadienne |
| Parti politique | Parti libéral du Québec |
| Profession | Syndicaliste |
| modifier |
|
Normand Cherry, né le à Montréal au Québec et mort le dans la même ville, est un syndicaliste et homme politique québécois.
Il est député à l'Assemblée nationale du Québec de la circonscription de Sainte-Anne de 1989 à 1994 et de la circonscription de Saint-Laurent de 1994 à 1998.
Il est ministre du Travail de 1990 à 1994 et Ministre des Transports de 1990 à 1994.
Action syndicale
Normand Cherry travaille chez Canadair de 1954 à 1989[1]. Il s'implique dans l'action syndicale au sein de la section locale 712 de l'Association internationale des machinistes et travailleurs de l'aérospatiale (AIMTA) à partir de 1964, devenant agent d'affaires en 1969 puis président en 1978[2] jusqu'à sa première élection comme député en 1989.
Il participe à une grève de huit semaines en 1965 comme responsable de la ligne de piquetage[3]. Canadair est alors une filiale de General Dynamics. En 1975 et 1976, Normand Cherry représente le syndicat lors des négociations entourant le rachat de Canadair par le gouvernement canadien. Puis, lorsque à partir de 1985 le gouvernement canadien cherche à revendre Canadair à des intérêts privés et que l'avenir de la compagnie repose sur le succès du jet d'affaires Challenger, il met sur place le Comité de survie de Canadair pour éviter la disparition ou la dispersion de l'entreprise[4]. Il favorise l'offre d'achat de Bombardier qui accepte de garantir les emplois et de conserver la recherche et le développement à Montréal. C'est finalement Bombardier qui se porte acquéreur de l'entreprise en [5], ce qui représente une grande victoire pour Cherry. Celui-ci poursuit cependant ses efforts pour que Canadair obtienne le contrat d'entretien des avions de chasse CF-18 des Forces canadiennes. Ce contrat est obtenu en [6].
Politique
Il démarre son parcours politique lorsqu'il est recruté par Gabriel Loubier pour devenir organisateur en chef de l'Union Nationale pour l'élection générale de 1973[7]. En 1989, Normand Cherry se présente aux élections provinciales de 1989 comme candidat du Parti libéral du Québec, dont le chef (et premier ministre) est alors Robert Bourassa. Il est élu dans la circonscription de Sainte-Anne avec une majorité de 1 112 voix. Bourassa lui offre aussitôt un poste au conseil des ministres, comme ministre délégué aux Communautés culturelles. Puis, un an plus tard, il ajoute à ses responsabilités celles de ministre du Travail[8].
Lorsque Robert Bourassa se retire de la vie politique au début de 1994, le nouveau premier ministre Daniel Johnson le nomme ministre des Transports, poste qu'il conservera jusqu'aux élections générales qui ont lieu à la fin de la même année. À cette occasion, Normand Cherry choisit de se présenter dans la circonscription de Saint-Laurent, laissée vacante par Bourassa. En effet, sa circonscription de Sainte-Anne est regroupée avec une circonscription voisine également représentée par un libéral. Il est réélu avec une forte majorité de 20 109 voix; cependant le Parti libéral perd le pouvoir et Normand Cherry passe les quatre années suivantes dans l'opposition. Il ne se représente pas aux élections de 1998, laissant la place de candidat libéral à Jacques P. Dupuis[9].
Normand Cherry meurt le à l'hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, à l’âge de 82 ans[10].