Ntoum
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L'histoire de Ntoum est étroitement liée à l'installation coloniale des exploitants forestiers français dans cette région. Tout porte à croire, selon des notables de cette ville, que le village soit né autour d'une case communément appelée Nda Nkol (« la maison du téléphone » en langue Fang). Au début des années 1900, avec cette implantation des premières compagnies forestières, le petit village vit au rythme de ce poste téléphonique de l'administration coloniale française. À côté de cette case téléphonique se trouvait un fromager. Ainsi, en 1910, le fromager et la case téléphonique des colons devinrent les symboles du petit village naissant.
Selon la légende Ntoum fut fondé par les lignages Essametok (Emane Esseing), Effack (avec Angoue Meye et Nguema Eko), Essindji (avec Nkoume Obame), Essamekoss (avec Ekome Obame) et plus tard les lignages Essamefame, Essissis, Oyek.
En 1929 Ntoum perdra le statut de chef-lieu du département au profit d'Akok, statut qu'il retrouvera en 1982. C'est avec le développement des exploitations forestières UCAF et Batard suivies de l'ouverture des axes routiers Libreville-Kango, Ntoum-Cocobeach et Ntoum-Donguila entre 1930 et 1960, que le village de Ntoum connaîtra un essor considérable. Mais il faudra attendre 1960 pour voir les premiers grands changements du village en ville. La découverte et le début d'exploitation de la roche de calcaire pour la fabrication du ciment en 1981 entraîneront l'essor économique de la ville de Ntoum.
Politique
En 1996, Ntoum alors chef-lieu du département du Komo-Mondah sera érigé en commune à la suite de l’adoption de la loi organique no 15/96 du relative à la décentralisation. Le premier maire de la ville de Ntoum fut Hyacinthe MINKO M'ESSONE. Il fut maire durant deux mandats de 1996 à 2002 et de 2003 à 2008. Ensuite a eu la mise en place des délégations spéciales et Ntoum a eu comme Président Alphonse DEBAT PASSENTERE de janvier 2008 à juin 2008 Puis les élections locales de 2008 ont vu la victoire du candidat du parti démocratique gabonais (PDG) André Ella. Il fait un mandat de 2008 à 2014. Puis vint Juste Parfait BIYOGO B'OTOGO premier maire à avoir diriger la Commune de Ntoum avec trois arrondissements, qui lui fera deux mandats de 2014 à 2019 et de 2019 à 2023; Après le coup de la libération du 30 août 2023 le CTRI a nommé les délégués spéciaux dans les collectivités locales du Gabon et Ntoum a eu comme Délégué Spécial le Général de Brigade Samuel NDOUTOUME EKOUA qui a dirigé de février 2024 à mars 2025 puis remplacé à ce poste par Jean Christian NDONG BIBANG actuel Délégué Spécial.

La circonscription de Ntoum dépend administrativement du Conseil Départemental du Komo-Mondah (CDKM) présidé depuis 2008 par Madame Joséphine Andeme Manfoumbi (PDG).
Ntoum était représenté au parlement pour le Komo-Mondah par le député Casimir Oye Mba depuis 1990. Depuis les élections partielles de 2010 ce siège est revenu à Julien Nkoghe Bekale et son suppléant Alexandre Nguema Mba. Avant 1990 c'est Delphine Assong, plus connue sous son nom d'artiste "Mama Dédé", qui siégeait au parlement sous le parti unique.
Au sénat, Nous avons eu comme Sénateurs Eugène MOMBO KOUMBA puis Jean-Louis MOMBO et ensuite Brice MOMBO qui ont eu l'honneur de représenter cette circonscription.
Les personnalités connues originaires de cette localité sont : Casimir Oye Mba, Paul Biyoghe Mba, Jérôme Ngoua Bekale, Emmanuel Nze Bekale, Julien Nkoghe Bekale, Jean Eyeghe Ndong, Delphine Assong dite Mama Dédé, Germain Mba, Pierre-Marie Dong, Pierre-Marie Ondo Mebale, Lubin Martial Ntoutoume Obame, les écrivains Eric-Joel Bekale, Sylvie Ntsame, le peintre Nzorlyn Ntoutoume Vincent de Paul Mintoghe Obiang et bien d'autres.

Économie

La ville de Ntoum abrite une usine de Ciment Du Gabon. CIMGAB (Ciment du Gabon), privatisée au profit de Scancem (Norvège) en 2000, produit plus de 270 000 tonnes de ciment par an[2].
Bien avant la découverte de la roche de ciment, l'économie de cette localité reposait essentiellement sur l'exploitation forestière et l'agriculture. De nombreux projets agricoles ont vu le jour depuis les années 1980. Parmi les plus importants, la SONADECI (Société Nationale de Développement des Cultures Industrielles) et le CIAM (Centre d’Introduction, d’Adaptation et de Multiplication de Matériel Végétal Vivrier et Fruitier). L'implantation à Ntoum de la SMAG (Société Meunière et Avicole du Gabon) et de l'IGAD (Institut Gabonais d'Appui au Développement) ont entraîné une forte expansion de la production d'œufs, de poulets et de produits agricoles.
La région Ntoumoise est pionnière en matière d'exploitation forestière. D'anciennes exploitations coloniales de l'UCAF (Union Coloniale Agricole et Forestière), de la CEFA (Compagnie d'Exploitations Forestières Africaines) et celles des différents exploitants actuels, lui confère une longue expérience dans la filière bois.
La ville Ntoum a vu la création de la Zone Économique Spéciale de Nkok. Située à une dizaine de kilomètres du centre de Ntoum et à 27 km à l’est de Libreville, celle-ci est consacrée à la transformation locale du bois. S'inscrivant dans la volonté de l'État gabonais de ne plus exporter de grumes depuis , cette zone économique est un début de matérialisation de l’idéal du Gabon vert et du Gabon industriel, piliers du projet du chef de l’État Ali Bongo. La Zone Économique Spéciale contribuera à exposer « une vitrine des compétences des exploitants forestiers gabonais et des industriels dans la valorisation des matières premières par une industrie novatrice et soucieuse de préserver la nature. » Avec une capacité de traitement d'un million de mètres cubes de bois par an, elle devrait attirer près d'un milliard de dollars d'investissement et créer près de 9 000 emplois directs. L'objectif à long terme est de faire de Nkok la première zone économique d'Afrique centrale et de l'ouest.
En plus de ses potentialités éco-industrielles la ville de Ntoum est considérée comme un des premiers greniers de la capitale gabonaise. Ntoum fait partie de ce qu'on appelle "la ceinture verte" de Libreville. En effet, la ville et ses environs alimentent les librevillois en produits agricoles frais. Les fruits et légumes produits dans cette région sont écoulés sur les grands marchés de Libreville. Outre les cultures maraîchères, la région Ntoumoise abrite l'une des plus anciennes rizières du pays. À Akok, 300 hectares de riziculture sont exploités depuis les années 1970.
Situé au carrefour des accès à Libreville, Owendo, Kango et Cocobeach et à proximité de bourgades comme Donguila, Bikele et Akok, Ntoum est devenu un lieu dynamique et d'une très grande mobilité humaine.




