Nuraghe Santa Barbara
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| Nuraghe Santa Barbara | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Sardaigne |
| Province | Province de Nuoro |
| Commune | Macomer |
| Coordonnées | 40° 16′ 33″ nord, 8° 46′ 59″ est |
| Altitude | 639 m |
| Histoire | |
| Époque | Âge du Bronze |
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Le nuraghe Santa Barbara est un nuraghe situé à Macomer, dans la province de Nuoro en Sardaigne.
Mastio
Le site a été édifié au bord d’un plateau, à mi‑pente du relief basaltique du Monte Manai, en position dominante sur la vallée de S’Adde qui le sépare du plateau où se trouve l’habitat de Macomer. À courte distance se trouve une tombe de géants, tandis qu’un peu plus bas, sur un replat, se dresse la muraille cyclopéenne de Pedra Oddetta[1].
Le nuraghe est du type complexe : le mastio est englobé, en position centrale, dans un bastion quadrilobé au profil sinueux et au plan assez régulier. De l'enceinte extérieure, signalée par Alberto La Marmora, qui à huit mètres du nuraghe en défendait le côté sud‑est, et vraisemblablement à l'origine l’ensemble de la forteresse, seules quelques traces subsistent[2]. Autour du nuraghe, on distingue les vestiges d’un vaste habitat encore non fouillé[1].
Le site fut fréquenté de manière sporadique à l’époque phénico‑punique et à l’époque romaine, comme l’attestent les matériaux céramiques retrouvés à l’intérieur du nuraghe[1].
La tour principale A, qui se détache nettement au-dessus du bastion, est conservée sur une hauteur de 15 mètres et un diamètre de 9 m au sommet. Son profil présente une inclinaison non uniforme. Le parement, en blocs de basalte local, est d’une technique assez soignée, surtout dans les assises supérieuress[2],[1].
L’entrée, orientée au sud‑est, est de forme trapézoïdale. Elle est surmontée d' un robuste linteau et d’une fenêtre de décharge. Le couloir qui suit, long de plus de 5 mètres, est couvert de dalles transversales. À mi‑parcours, à l’endroit où le couloir atteint sa largeur maximale, s’ouvrent face à face l’accès à une niche, à gauche, et celui de l’escalier, à droite, dont les marches sont soigneusement aménagées. La chambre du rez‑de‑chaussée, de plan légèrement elliptique (5,05 × 5,80 m), est encore intacte : haute et élancée (9,60 m), elle est bordée de trois niches disposées selon le schéma cruciforme habituel, même si seule la paire latérale est profonde et bien formée, tandis que celle en face de l’entrée n’est qu’un léger renfoncement. L’escalier hélicoïdal, remarquable par son développement en sens antihoraire, est entièrement pourvu de marches et menait aux niveaux supérieurs, éclairés par des fenêtres. Sur son parcours se trouve également un petit silo‑réserve, analogue à celui du mastio de Santu Antine. Au premier étage se trouve une chambre circulaire encore intacte, de dimensions plus réduites que celle du rez‑de‑chaussée (diamètre 3,50 m ; hauteur 4,80 m), dépourvue d’espaces annexes. Elle est éclairée par une large fenêtre trapézoïdale à linteau arqué (larg. 1,05/0,55 m ; haut. 1,10 m). En poursuivant, l’escalier conduisait à une troisième chambre circulaire (diamètre 3,10 m), dont seule subsiste la base sur deux assises[2],[1].
Bastion quadrilobé
Le bastion présente un plan quadrangulaire tendant au trapézoïdal, avec des courtines au profil concavo‑convexe reliant quatre tours d’angle (B, C, D, E) et renfermant une petite cour devant l’entrée du mastio. Les dimensions selon les axes médians sont de 17 × 21,40 m, tandis que la largeur des deux façades varie de 21 m à l’arrière à 18 m pour la courtine frontale. Les murs extérieurs sont conservés jusqu’à 8,80 m de hauteur sur le côté nord‑ouest mais seulement sur 2,00 m de hauteur à l’est[2]. L’appareil est constitué de blocs de basalte grossièrement équarris, disposés en assises assez régulières. L’entrée s’ouvre sur le côté sud‑est, légèrement décentrée, et est alignée avec la porte du mastio. Un court couloir, dépourvu d’espaces annexes, mène à une petite cour de plan sub‑elliptique, qui distribue les accès au mastio et aux deux tours antérieures[1].
La tour B, précédée d’un court couloir évasé vers l’intérieur et dotée d’une niche dans la paroi droite, a été visiblement restaurée dans l’Antiquité. Elle présente un plan circulaire (diamètre 3,30 m) et sa hauteur est conservée sur 3,20 m (11 assises). Elle comporte une « meurtrière », co‑axiale à l’entrée et surélevée par rapport au niveau de circulation. Une large porte trapézoïdale, surélevée de 0,50 m par rapport au sol, s’ouvre dans la paroi sud‑ouest de la chambre et donne sur un petit palier où s’ouvrent trois larges niches. De là, en tournant à droite, commence un escalier qui longe la courtine de façade puis tourne vers la droite et continue au‑dessus du couloir menant à la tour B, puis sur le bastion. L’existence de cet escalier, aujourd’hui dépourvu de couverture et même de marches, probablement enlevées à l’époque romaine lorsque l’espace fut réutilisé comme pièce, permet d’assurer un second accès à la tour B depuis le sommet du bastion[2].
On accède à la tour C, de plan circulaire (4,00 × 4,10 m ; haut. 5,00 m), directement depuis la cour par une porte à linteau. À gauche de l’entrée se trouvent quatre niches, et une cinquième surélevée[2].
Il a été établi qu’il n’existe pas de couloirs de raccordement entre les quatre tours d’angle du bastion[2]. L’accès aux deux tours arrière, détruites et non encore fouillées, ne se faisait certainement pas depuis la cour ni depuis les tours antérieures. On suppose donc qu’il se faisait depuis les chemins de ronde, par des escaliers descendant, même si la présence de poternes ouvrant directement vers l’extérieur ne peut être exclue[1].
Notes et références
Annexes
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Bibliographie
- (it) Alberto Moravetti, Ricerche archeologiche nel Marghine-Planargia : Il Marghine-Monumenti, t. I, Carlo Delfino Editore, , 714 p., p. 101-107
- (it) Alberto Moravetti, Paolo Melis, Lavinia Foddai et Elisabetta Alba, La Sardegna nuragica : Storia e monumenti, Carlo Delfino Editore, , 430 p. (ISBN 978-88-7138-995-0, lire en ligne), p. 358-359