Nuraghe Santu Antine

From Wikipedia, the free encyclopedia

Nuraghe Santu Antine
Sa domo de su Re
Image illustrative de l’article Nuraghe Santu Antine
Le nuraghe Santu Antine
Localisation
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Sardaigne
Province Sassari
Coordonnées 40° 29′ 12″ nord, 8° 46′ 12″ est
Histoire
Époque Âge du bronze
Géolocalisation sur la carte : Sardaigne
(Voir situation sur carte : Sardaigne)
Nuraghe Santu Antine
Nuraghe Santu Antine
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Nuraghe Santu Antine
Nuraghe Santu Antine

Le nuraghe Santu Antine, également appelé Sa domo de su Re, est un nuraghe situé sur le territoire de la commune de Torralba, dans la province de Sassari en Sardaigne. C'est l'un des plus majestueux et importants nuraghes de l'île. Le nuraghe de Santu Antine est l’un des monuments les plus évolués des l’architecture de la civilisation nuragique, sa complexité architecturale dépasse largement celle de tous les autres nuraghes.

Le nuraghe est entouré d'un petit groupe de cabanes qui s’inscrivent pleinement dans la tradition architecturale nuragique, tout en montrant des particularités liées à leur proximité immédiate avec le bastion monumental. Elles constituent un complément essentiel à la compréhension du site, révélant la coexistence d’un centre monumental hautement élaboré et d’un village périphérique aux formes plus modestes mais typologiquement cohérentes.

Le nuraghe est situé sur le plateau du Meilogu, dans la plaine de Cabu Abbas, connue sous le nom de « vallée des nuraghes ». Le nuraghe porte le nom de Santu Antine ou Santine (en français, Saint Constantin), mais il est plus connu sous la dénomination populaire de Sa Domo de su Re (la maison du roi), nom qui évoque son caractère majestueux et qui le distingue de la dizaine d’autres nuraghes plus petits des environs, parmi lesquels l’un des plus proches est le nuraghe Oes situé à environ 800 m au sud‑est[1].

Historique

Le nuraghe est le premier monument de ce type à avoir fait l’objet d’une illustration graphique : il apparaît dans un dessin, imprécis, du naturaliste Francesco Cetti, datant de 1774. En 1828, W. H. Smith en publie, dans un ouvrage anglais consacré à la Sardaigne, la première planimétrie, accompagnée d’une coupe et d’une vue en perspective. En 1840, Alberto La Marmora en donne belle illustration issue d’un relevé spécifique (avec plans, coupes, élévations et hypothèses de restitution graphique), dans son ouvrage Voyage en Sardaigne. Le nuraghe apparaissait alors comme un vaste ensemble triangulaire aux angles arrondis, au centre duquel s’élevait une tour tronconique à trois étages, dans laquelle on pénétrait par la fenêtre du premier étage, située à près de m au-dessus de la cour, laquelle était entièrement ensevelie sous les éboulis. Sur une vue en perspective publiée en 1888 par le Père Alberto Centurione sont documentés certains éléments aujourd’hui partiellement disparus, comme l’élévation des tours d’angle. L’archéologue Giovanni Spano visite le site à plusieurs reprises entre 1854 et 1867, ainsi que François Préchac (1908) et Ettore Pais (1923, 1881). La première illustration photographique du site est due à Giovanni Pinza en 1901[2].

En 1935, Antonio Taramelli réalise les premières fouilles sur place, limitées au monument principal et aux vestiges des habitations rectangulaires adjacentes d’époque romaine. Tous les espaces internes du nuraghe sont dégagés, permettant un accès régulier à chaque niveau. En 1964, Ercole Contu et Guglielmo Maetzke élargissent les fouilles aux huttes circulaires voisines, et réalisent divers travaux de restauration. Un sondage réalisé en 1985 le long de la muraille occidentale entraîne la découverte de ses fondations[2].

La première hypothèse de restitution réalisée au XXᵉ siècle est due à Paolino Mingazzini. Elle fut reprise, mise à jour et complétée en 1971 par Contu[2].

Le site est inclus dans les 31 sites sardes qui sont candidats[3] pour entrer dans la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO[4].

Maquette du site.
Hypothèse de restitution du bastion et du mastio.

Nuraghe

Le nuraghe se distingue par une complexité architecturale exceptionnelle, tant en plan qu’en élévation. Il est constitué d'une tour centrale, le mastio, très élaboré, conçu pour fonctionner de manière autonome ; d'un bastion triangulaire trilobé, forme rare dans l’architecture nuragique, aux angles (correspondant à autant de tours) fortement arrondis ; d'un réseau dense et sophistiqué de couloirs, passages, escaliers et cellules, unique par son ampleur. Cette sophistication dépasse largement celle des autres nuraghes connus. Cette complexité rend aujourd’hui extrêmement complexe tout relevé graphique et il est difficile de faire coïncider les principaux relevés réalisés : celui publié par La Marmora en 1840 ; celui de Taramelli en 1939 ; celui réalisé de Contu vers 1961 ; et le plus récent dû au géomètre Paolo Zara et à l’architecte Fiorenzo Ramponi[5].

Le nuraghe a été endommagé par la récupération de pierres au XIXe siècle pour construire une fontaine dans le village voisin[6]. Tous les blocs de construction des tours sont en basalte d’origine locale[6].

Le mastio

Architecture extérieure

Le mastio est conservé sur une hauteur de 17,55 m mais il devait atteindre à l’origine 21 m, lorsqu’il comportait, à son sommet, une terrasse munie d’un parapet et élargie par des corbeaux en saillie dont cinq ont été retrouvés lors des fouilles. En l'état, c'est le nuraghe le plus élevé de toute la Sardaigne. Le diamètre de base du cône n’est pas clairement mesurable, car les trois quarts de sa circonférence sont recouverts par les maçonneries du bastion postérieur : il est toutefois d’environ 15,50 m. Le diamètre résiduel de la base supérieure du tronc de cône est de 10,23 m et devait évidemment se rétrécir davantage dans la partie manquante. L’inclinaison du parement est assez limitée (seulement 8°), ce qui traduit une grande maîtrise constructive, car généralement dans les nuraghes de grande taille l'inclinaison est plus élevée (13° à Is Paras, 10° à Su Nuraxi)[7].

Les murs sont montés en appareil cyclopéen et la taille des blocs diminue avec la hauteur. Sur les deux tiers inférieurs de la hauteur conservée (correspondant à douze assises), les blocs de pierre sont à peine dégrossis et de forme vaguement parallélépipédique, d’où des alignements imparfaitement horizontaux. Plus haut, sur environ dix‑sept assises restantes, la forme extérieure rectangulaire des blocs devient plus nette, avec des joints relativement réguliers. Il n’est pas exclu que certains beaux blocs en marne blanchâtre trouvés lors des fouilles, aient servi à donner une touche de couleur dans la partie terminale de la construction[7].

Architecture intérieure

L'entrée, accessible depuis la cour, est orientée au sud-sud-est. Deux fenêtres, dont une seule est entièrement conservée, s’ouvrent au-dessus. L’entrée, de forme sub-rectangulaire (hauteur 1,62 m ; largeur 0,78 m à la base et 0,77 m au sommet), comporte un seuil (hauteur 0,35 m) et est surmontée d’un bel architrave (0,80 m de haut × 1,90 m de long × 0,90 m de large) avec un petit fenestron de décharge. Trois assises plus haut s’ouvrent trois fentes de lumière parallèles et verticales. L'entrée donne accès à un couloir couvert d’une voûte plane (longueur 5,40 m ; hauteur 2,65 m ; largeur 1,53 m au centre et 1,40 m aux deux extrémités). Un escalier donnant accès aux étages supérieurs ouvre à gauche. À droite, débouche un couloir annulaire qui, partant de sous le même escalier, tourne autour de la chambre, à laquelle il est relié par trois larges et hauts passages de forme trapézoïdale disposés en croix. Sur le côté externe du couloir annulaire (largeur 1,20 m ; hauteur 3,15 m) s’ouvraient, à différents niveaux et disposées en éventail par rapport à la chambre neuf « yeux de lumière » (souvent improprement qualifiés de « meurtrières »), dont certainsi furent masqués ultérieurement par la construction du bastion. Ces étroites ouvertures servaient à éclairer le couloir[8].

Un petit espace ellipsoïdal allongé, voûté en coupole (hauteur 4,00 m) s’ouvre au‑dessus du couloir d’entrée. On y accède par une ouverture trapézoïdale. Il est éclairé par l'un des deux fenestrons extérieurs. La fonction de cet espace est incertaine : il pourrait correspondre à une chambre de décharge, à un réduit de stockage ou à une cachette pour tendre des embuscades puisqu'il comporte une ouverture de 0,50 m dans son plancher (donc dans la couverture du couloir d’entrée)[9].

La chambre du rez-de-chaussée est de forme circulaire (diamètre 5,25 m) et proportionnellement assez petite (environ un tiers du diamètre extérieur de la tour). Elle est couverte par une voûte en encorbellement (dite à tholos). La chambre mesure 7,93 m de hauteur[8]. La construction des murs intérieurs est moins soignée qu'à l'extérieur et on peut y observer l’usage de nombreuses cales et d’un mortier d’argile pour renforcer les pierres de forme sub-quadrangulaire[9].

L'escalier hélicoïdal tourne dans le sens horaire à l’intérieur de l’épaisseur des murs et autour de la chambre du rez‑de‑chaussée. Il dessert la chambre du premier étage et celle du second étage. À l'origine, il débouchait sur la terrasse terminale. Les marches de l'escalier sont assez irrégulières et certaines sont manquantes (remplacées par un simple plan incliné) sur une portion médiane. L'escalier mesure en moyenne 1,30 m de largeur pour une hauteur de 2,60 m. L’éclairage interne était assuré par six ouvertures, dont quatre sont désormais obturées par les maçonneries du bastion. À peu près à mi‑parcours du premier tronçon de l’escalier, dans la paroi gauche en montant, une petite ouverture (0,45 m de large × 0,90 m de haut) donne accès à une petite cellule elliptique voûtée, dotée de deux petites niches et d’une ouverture d’éclairage. Cette petite cellule (2,95 m de haut, 1,50 m de large et 2,50 m de long) n'est accessible que par une échelle de bois ou une corde[10].

La chambre du premier étage est de forme circulaire et construite selon la même technique que celle du rez-de-chaussée mais elle est proportionnellement plus basse (diamètre 4,85 m; hauteur 5,33 m). Le sol est constitué de grands blocs plats soigneusement ajustés. La pièce est éclairée par un œil de lumière. Tout autour de la base de cette pièce court un banc‑siège bas (hauteur moyenne 35 cm), formé d’une seule rangée de pierres plates, interrompue seulement par une niche elliptique surélevée (2,50/1,91 × 2,30 m de hauteur). Une seconde niche (2,50 × 1,80 m) s’ouvre au niveau du dessus du banc‑siège, sur le côté opposé. C’est l'unique cas connu d'un banc‑siège dans une pièce interne à un nuraghe[11].

La chambre du second étage est très ruinée. Elle mesure environ 4,00 m de diamètre et conserve côté est une hauteur résiduelle sur cinq assises d’environ 1,45 m. À l’origine cette hauteur devait être d’environ 4,50 m. Le sol de cette chambre est semblable à celui du premier étage mais il comporte, décalé vers l’est, une sorte de silo vertical, tronconique (profondeur 2,40 m ; 1,60 à 2,45 m de largeur au fond et 0,70 à 1,20 m de largeur à l'ouverture)[11].

Le bastion

La construction du bastion ne s'est pas accompagnée d'un réaménagement du mastio, les nouvelles structures lui ont été accolées et la tour centrale demeura une structure autonome, fermée sur elle‑même et accessible toujours et uniquement par son entrée du rez‑de‑chaussée. Le bastion, en obstruant plusieurs ouvertures de lumière du mastio, en a réduit les fonctionnalités. Contrairement à Su Nuraxi, il ne semble pas qu’ait existé à Santu Antine un passage surélevé entre le bastion et le mastio, réalisé au moyen d’une sorte de balcon en bois au niveau de la fenêtre du premier étage de ce dernier[12].

Architecture extérieure

Le bastion est constitué d’une masse murale de forme extérieure vaguement triangulaire, accolée sans aucun type d’encastrement au parement extérieur du mastio, de manière à le recouvrir sur les trois quarts de sa circonférence jusqu’à une hauteur actuelle d’environ 7,40 m et qui, à l'origine, pouvait atteindre et même dépasser 10 m au niveau des parapets. Les tours d’angle, pourvues à l’origine de corbeaux et de saillies destinés à élargir les terrasses supérieures, devaient être plus hautes d’au moins 4 ou 5 m par rapport aux vestiges actuels. Les courtines présentent un profil légèrement concave sur les côtés est et ouest, tandis que la courtine méridionale, où s’ouvre l’entrée principale du bastion, est nettement convexe. Une entrée secondaire (la posterula) existe au niveau de la tour septentrionale, sur son côté oriental. Le bastion mesure 38,80 du nord au sud et 39,00 m d'est en ouest. Il couvre ainsi une surface d’environ 590 m². L'ensemble dessine un profil courbe, sans angles vifs et « légèrement ondulé », traduisant clairement une intention architecturale bien maîtrisée[12].

Les maçonneries présentent dans leur parement extérieur une inclinaison de 7 à 8°. La disposition des assises dans les murs internes de la cour est toutefois moins régulière que celle du mastio, et n’atteint jamais l’ordre et la précision de la partie supérieure de celui‑ci. Les pierres sont majoritairement de forme parallélépipédique mais alternent aussi avec des formes polyédriques. L'ensemble produit un parement dont les éléments constitutifs ne s’ajustent pas parfaitement, laissant des vides dans les joints, parfois comblés par de menus éclats. Les pierres sont de proportions plus grandes que celles du mastio et leurs surfaces visibles ne sont ni dressées ni polies comme celles de la tour principale. Alors que dans la cour on remarque un certain soin dans l’ordonnancement des assises, dans les pièces et les couloirs internes du bastion les maçonneries montrent l’emploi de pierres grossièrement taillées à la masse ou laissées presque à l’état brut[12].

Couloir dans le bastion.

Architecture intérieure

L'entrée principale, aujourd’hui partiellement obstruée par des cabanes nuragiques et par les vestiges d’habitations romaines, avait peut‑être à l'origine une ouverture trapézoïdale allongée. Sa largeur maximale est de 0,80 m. Elle était surmontée par un architrave (restauré) placé à 1,82 m du seuil et par un large fenestron de décharge. Elle est reliée à la cour interne par un couloir qui s’élève progressivement en son centre, jusqu’à atteindre environ 4 m de hauteur. Sur la gauche du couloir se trouve une large niche ou guérite de garde (1,60 m de large × 3,20 m de long × 3,30 m de haut), ellipsoïdale, pourvue de trois « yeux de lumière ». Une seconde porte, couverte d’un linteau, donne accès à la cour.

La cour, de plan vaguement trapézoïdal, mesure 19,25 m de long, sur 6,60 m de large côté ouest et 7,05 m côté est, soit une surface d'environ 95,59 m², ce qui en fait la plus grande cour connue parmi les nuraghes complexes[13]. La cour dessert huit entrées et comporte un puits (profondeur 5 m ; diamètre à l’ouverture 0,50 m)[14]. La cour fonctionne comme un espace de respiration dans la densité du bâti et fourni un puits de lumière pour toutes les circulations[14].

La chambre de la tour B est un espace vaguement circulaire, , présentant un diamètre de base de 5,50 × 5,20 m, au sol en terre battue, autrefois couverte d’une fausse voûte (conservée sur environ 7,40 m de hauteur) et désormais à ciel ouvert. Depuis la partie nord de cette pièce, par une porte trapézoïdale à architrave assez basse, on accède à un imposant couloir. Au‑dessus de cette entrée, à environ 4,60 m du sol, une ouverture permettait d’atteindre, à l’aide d’une échelle de corde, un autre couloir parallèle, situé au‑dessus de celui du rez‑de‑chaussée. Il mesure 23 m de long (d’une porte à l’autre) et 2,30 m de largeur au maximum, mais se rétrécit en entonnoir à ses extrémités. D'un côté, le couloir débouche dans la chambre de la tour septentrionale D, tandis que,de l'autre, il est relié à la cour et à l’autre grand couloir analogue qui se développe le long du périmètre oriental du bastion. Ces aménagements ingénieux permettent de passer de la cour au couloir, d’un couloir à l’autre, puis de revenir à l’autre extrémité de la cour sans traverser la chambre des trois tours d’angle[14].

La chambre de la tour D est de forme ellipsoïdale et mesure 5,10 × 5,80 m. De la fausse voûte qui la couvrait, ne demeure surtout que le côté méridional, sur une hauteur de 7,90 m, qui devait atteindre à l’origine 8 à 8,50 m. Cette chambre présente côté sud, au niveau du sol, un puits circulaire couvert d’une fausse voûte inachevée (diamètre maximal environ 1,50 × 1,60 m, profondeur actuellement mesurable 2,90 m). Dans l’espace compris au sud, entre les accès aux deux grands couloirs et le puits, on peut voir un tronçon de banc‑siège grossier, constitué de quatre blocs juxtaposés (long de 3,50 m) qui servait peut‑être pour poser les cruches lorsqu'on puisait de l’eau. C’est dans la zone comprise entre la tour D et le mastio que furent retrouvées en abondance des céramiques décorées au peigne[14].

La chambre de la tour C (tour sud‑orientale) est presque circulaire (5,10 m de diamètre) et elle présente des caractéristiques similaires aux deux autres chambres du bastion, et en particulier à la chambre B, dont elle constitue le pendant de l’autre côté de la cour[14].

L’organisation interne, extrêmement complexe et non géométrique, suggère que le monument n’a pas été conçu à partir d’un plan dessiné, ni même d’un modèle en bois ou en argile, mais résulte d'une conception intuitive qui explique l’absence de symétries strictes, la difficulté moderne à produire des relevés concordants et la sensation d'évoluer dans un labyrinthe[14]. Pour autant, la construction du monument montre que les bâtisseurs ont systématiquement cherché à concilier plusieurs objectifs : alléger la structure en évidant la masse des murs, permettre des circulations internes fluides et multiples, intégrer des fonctionnalités défensives (meurtrières, passages secrets), exploiter au maximum les espaces verticaux. Cette combinaison et la complexité interne du nuraghe dépassent largement tous les autres nuraghes. Le nuraghe de Santu Antine est l’un des monuments les plus évolués des l’architecture de la civilisation nuragique[14].

Village nuragique

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI