Nyons

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Nyons
Nyons
Nyons depuis la rive gauche de l'Eygues.
Blason de Nyons
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
(sous-préfecture)
Arrondissement Nyons
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
(siège)
Maire
Mandat
Pierre Combes (PS)
2020-2026
Code postal 26110
Code commune 26220
Démographie
Gentilé Nyonsais, Nyonsaise
Population
municipale
6 816 hab. (2023 en évolution de +0,34 % par rapport à 2017)
Densité 291 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 21′ 37″ nord, 5° 08′ 23″ est
Altitude Min. 234 m
Max. 940 m
Superficie 23,45 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Nyons
(ville isolée)
Aire d'attraction Nyons
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Nyons
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Nyons
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Nyons
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Nyons
Liens
Site web nyons.com

Nyons [njɔ̃s] (en occitan Niòns ou Nioun) est une commune française, sous-préfecture du département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Nyonsais.

Localisation

La commune de Nyons se trouve à 100 km au sud de Valence, à 50 km au sud-est de Montélimar, à 40 km au nord-est d'Orange, à 60 km au nord d'Avignon et à 100 km au sud-ouest de Gap.

Communes limitrophes

Rose des vents Venterol Venterol,
Aubres
Aubres Rose des vents
Venterol,
Vinsobres
N Aubres,
Châteauneuf-de-Bordette
O    Nyons    E
S
Vinsobres Mirabel-aux-Baronnies,
Châteauneuf-de-Bordette
Châteauneuf-de-Bordette

Relief et géologie

La superficie de la commune est de 2 345 hectares ; son altitude varie entre 234 et 940 mètres[1].

Située dans les Baronnies, à une quarantaine de kilomètres à l'est de la vallée du Rhône (Pierrelatte), la commune est entourée de moyennes montagnes dont les plus hautes culminent à près de 1 000 mètres : Éssaillon, Garde-Grosse, Saint-Jaumes et Vaux. Ces reliefs forment un hémicycle (cirque) qui s'ouvre au couchant en éventail sur la vallée aval de l'Eygues. Ces contreforts lui confèrent un micro-climat exceptionnel[réf. nécessaire].

Sites particuliers[2] :

  • Col d'Aubenas
  • Col de la Croix
  • Col du Pontias
  • Combe Chauve
  • Éoupe (644 m)
  • Garde Grosse (944 m)
  • le Serre (460 m)
  • Montagne d'Essaillon
  • Rocher de l'Aiguille
  • Serre de Lauzière (367 m)
  • Serre Long (439 m)
  • Serre Rouge
  • Serre Sentinelle (454 m)

Géologie

Hydrographie

Nyons est nichée au cœur d'une cuvette naturelle, au bord de la rivière Eygues[3], affluent du Rhône qu'elle rejoint à Caderousse.

Outre l'Eygues, la commune est arrosée par les cours d'eau suivants[2] :

  • la Sauve[4] ;
  • le Rieu ;
  • Ravin de la Lorraine ;
  • Ravin d'Éoupe ;
  • Ravin de Saint-Jaume ;
  • Ravin de Saint-Martin ;
  • Ravin de Saint-Pierre ;
  • Ravin des Bruyères ;
  • Ravin des Paréjats ;
  • Ravin de Toulouse ;
  • Ravin du Ruinas.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[7] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Provence, Languedoc-Roussillon » et « Alpes du sud »[8]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 905 mm, avec 6,7 jours de précipitations en janvier et 0,4 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 14,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 756,7 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −9,4 °C, atteinte le [Note 1].

Statistiques 1991-2020 et records station NYONS P182 (26) - alt : 316 m, lat : 44°21'33"N, lon : 5°06'55"E (à 2 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de chaleur (°C)
date du record
22,9
10.01.15
22,8
24.02.20
26,5
31.03.12
29,7
24.04.07
34,2
24.05.09
41
28.06.19
37,8
22.07.19
39,6
01.08.20
35,4
04.09.16
30,8
12.10.11
22,9
04.11.10
19,4
08.12.10
41
2019
Température maximale moyenne (°C) 10,9 11,7 15,4 19,5 23,1 27,9 31 30,2 26 20,9 15 11,3 20,2
Température moyenne (°C) 6,4 6,7 9,8 13,5 16,8 21,2 23,9 23,3 19,6 15,4 10,3 6,9 14,5
Température minimale moyenne (°C) 1,9 1,6 4,3 7,5 10,6 14,4 16,8 16,3 13,2 10 5,6 2,5 8,7
Record de froid (°C)
date du record
−7,9
11.01.10
−9,4
05.02.12
−7,7
02.03.05
−0,4
05.04.19
2,8
08.05.04
7,2
01.06.06
9,2
11.07.07
9,4
16.08.10
4,8
27.09.20
−0,6
28.10.12
−4,9
28.11.05
−7,6
18.12.10
−9,4
2012
Précipitations (mm) 58,3 47,8 56,4 71,7 69,1 37,2 30,3 46,7 73,1 100,5 109,1 56,5 756,7
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
55
26.01.18
60,5
01.02.19
43
23.03.17
60
15.04.05
59
15.05.13
36
12.06.15
60
28.07.13
63
09.08.18
89
03.09.08
79
20.10.13
79,5
14.11.19
56,5
22.12.09
89
2008
Source : « Fiche 26220010 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
10,9
1,9
58,3
J
11,7
1,6
47,8
F
15,4
4,3
56,4
M
19,5
7,5
71,7
A
23,1
10,6
69,1
M
27,9
14,4
37,2
J
31
16,8
30,3
J
30,2
16,3
46,7
A
26
13,2
73,1
S
20,9
10
100,5
O
15
5,6
109,1
N
11,3
2,5
56,5
D
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Urbanisme

Typologie

Au , Nyons est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nyons, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[14],[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nyons, dont elle est la commune-centre[Note 2],[15]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (55,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (37,9 %), forêts (34 %), zones agricoles hétérogènes (16,3 %), zones urbanisées (8,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,5 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Quartiers, hameaux et lieux-dits

Site Géoportail (carte IGN)[2] :

  • Buisson des Combes
  • Chantemerle
  • Chapelle de l'Ermitage
  • Chapelle de Saint-Rimbert
  • Château du Chanterie
  • Châteauriant
  • Chausan
  • Fontgaro
  • Forêt domaniale de Vaux
  • la Magnanerie
  • la Maladrerie
  • la Marne
  • la Mochatte
  • la Perrière
  • la Rochette
  • le Castelet
  • le Col
  • le Crapon
  • le Devès
  • le Paroir
  • le Pont Roman
  • les Antignans
  • les Bas Guards
  • les Blaches
  • les Clots
  • les Crotasses
  • les Estangs
  • les Fontaines
  • les Fontgères
  • les Fonts
  • les Forts
  • les Gautières
  • les Génestons
  • les Hauts Clots
  • les Hauts Guards
  • les Horts
  • les Logis d'Essaillon
  • les Marquises
  • les Monges
  • les Murets
  • les Paréjats
  • les Rieux
  • les Roches
  • les Roches
  • les Serres
  • les Souchères
  • Meyne
  • Musseaux
  • Pied de Garde Grosse
  • Pied d'Essaillon
  • Pied de Vaux
  • Plan de la Vache
  • Ruinas
  • Saint-Jaume
  • Saint-Pierre
  • Saint-Rimbert
  • Salerand
  • Serre de Reynier
  • Varembon

Anciens quartiers, hameaux et lieux-dits :

  • Antignan est un quartier attestée en 1891. Il était dénommé Hantignan en 1590 (parcellaire)[19].

Logement

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 4 069, alors qu'il était de 4 593 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 75,8 % étaient des résidences principales, 19,6 % des résidences secondaires et 4,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 46,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 50,6 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 48,6 %, en hausse par rapport à 1999 (45,4 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était en baisse sensible : 8,3 % contre 10,1 % en 1999, leur nombre ayant diminué de 311 à 288[I 3].

Projets d'aménagement

Voies de communications et transports

Réseau routier

Située sur un axe régional important, permettant de lier la vallée du Rhône, et plus précisément le Tricastin au Dauphiné et à la région de Gap, par la route départementale RD 94, Nyons est également le centre d'un réseau routier local dense la RD 538, vers Vaison-la-Romaine et le Vaucluse, au sud, ou Le Pègue et Taulignan au nord.

Recharge pour véhicule électrique

Nyons dispose de 5 bornes de recharge pour véhicule électrique. Chaque borne dispose de 2 places de stationnement, pour une puissance totale de 22kw. 7 point de recharge sont des Connecteur Type 2, 1 emplacement possède un connecteur CHAdeMO et 1 Combined Charging System. L'ensemble est géré par le réseau eborn[20].

Transports en commun

Afin de faciliter les déplacements dans le centre-ville, dans le cadre de la charte municipale de l'environnement, le Nyonsbus, une navette par bus de 22 places dont 10 places assises, est en service depuis le . Elle parcoure du lundi après midi au samedi 5 boucles pour une quarantaine de stations. Depuis avril 2023 la navette est 100% électrique[21]

La ligne 71 des Cars Région Express propose 3 allers-retours quotidiens entre Nyons et Montélimar, assurant les correspondances avec les TGV de la ligne Paris-Marseille[22].

La ligne 985 du réseau Zou ! propose 2 allers-retours quotidiens entre Nyons et Avignon centre et Avignon TGV, assurant les correspondances avec les TGV de la ligne Paris-Marseille[22].

Vélo à Nyons

Il existe une quinzaine d'arceaux à vélo à 4 endroits de la ville[23]. Nyons dispose de 2 magasins de cycles et d'un atelier de réparation de vélos[24].

Zone piétonne

De mi avril à début novembre, le stationnement et la circulation dans les rues piétonnes du centre historique (rues de la Résistance et des Déportés) sont interdits.

Le marché de Nyons sera piétonnier sur un vaste périmètre en juillet - aout à compter de 2023[25]

Réseau ferroviaire

Gare de Nyons.

Une ligne de chemin de fer a desservi Nyons, depuis Pierrelatte. Ouverte en 1897, elle a été gérée par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée jusqu'en 1938, date à laquelle la concession a été reprise par la SNCF[Note 3]. La ligne est fermée au service des voyageurs depuis 1940, et au fret depuis 1951[26]. L'ancienne gare est maintenant occupée par la sous préfecture de Nyons.

Risques naturels et technologiques

Sur le plan sismicité, la commune de Nyons est en zone de risque no 3. Les risques naturels les plus fréquents sont les risques d'inondations. Le village de Nyons a été touché par un tremblement de terre d’intensité V-VI sur l’échelle MSK en 1905[27], dont l’épicentre se trouvait à Buisson[28]. La commune a connu de nombreux cas depuis le début des années 1990 : deux en 1992, un en 1993, un en 2008, en plus d'une tempête en 1982. Le dernier plan de prévention des risques date de 2011[29].

Toponymie

La commune s'appelle Nyons en français et, en général, on prononce le -s final.

Ce nom vient de l'occitan moderne Niòns où le -s final peut se prononcer ou être muet[30] (un autre nom occitan, qui n'est pas local, est Nions/Nioun[31]). C'est une évolution du latin classique Noviomagus, qui vient du gaulois Noviómagos, ce qui signifie "nouveau marché" ou "nouveau champ"[32].

Attestations

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[33] :

  • IIe siècle : Noimagos (Ptolémée).
  • 1200 : castrum Nyonis (de Coston, Étym. de la Drôme, 116).
  • 1242 : mention du mandement : mandamentum Nionis (inventaire des dauphins, 229).
  • 1283 : castrum de Noniis (inventaire des dauphins, 235).
  • 1284 : castrum de Nihoni (inventaire des dauphins, 233).
  • 1284 : castrum Nionis (Valbonnais, II, 118).
  • 1302 : Niomis (Valbonnais, II, 119).
  • 1313 : Nyoniis (inventaire des dauphins, 219).
  • 1321 : castrum de Nihoniis (inventaire des dauphins, 225).
  • 1322 : Nichoniis (inventaire des dauphins).
  • 1327 : Nyhoniis (inventaire des dauphins, 222).
  • 1343 : Nihons (inventaire des dauphins, 222).
  • 1343 : Nyours (Duchesne, Hist. des dauphins, 51).
  • 1380 : Nuoniis (cartulaire de Montélimar, 192).
  • XVIe siècle : Nionoe ou Nionae (rôle de tailles).
  • 1788 : Nions (Alman. du Dauphiné).
  • 1891 : Nyons, chef-lieu d'arrondissement.

Étymologie

Il s'agit d’une formation toponymique celtique (gauloise), un composé courant de l'adjectif novio-[34] (autrement noté nouiios[35]) « nouveau », comparable au vieil irlandais nóe, nuae, gallois newydd, vieux breton nevid > breton nevez « nouveau »[35] et, comme second élément, du substantif magos « champ », puis « marché » (distinct de magus « enfant, servant, valet »)[34],[35]. Le vieil irlandais mag, génitif maige conserve les sens de « plaine, terrain découvert, champ », tandis que le brittonique a évolué vers le vieux breton ma qui ne signifie plus que « lieu, endroit » et est réduit à l'état d'affixe dans le gallois -ma[35]. Le sens global de Novio-magos / Nouio-magos est celui de « nouveau marché »[34],[35].

L'évolution en Nyons est assez insolite, en outre, on manque de formes anciennes qui permettent de comprendre ce qui s'est passé entre le IIe siècle et le XIIIe siècle, cependant on rapproche Nijon (Haute-Marne, Noviomagus (IVe siècle) et Noyon (Oise, Noviomago (IVe siècle)[34]. En revanche Nyon (Suisse) est un ancien Noviodunum. Le -s final de Nyons est l'ancienne marque de l'ablatif - locatif latin.

Homonymie avec les types Nouvion et Novion également[34].

Histoire

Préhistoire

Protohistoire

La région de Nyons relevait à l'époque celtique de l'aire de la tribu gauloise des Voconces[réf. nécessaire].

Antiquité : les Gallo-romains

À l'époque gallo-romaine, la région est considérée comme faisant partie de la cité de Vaison[36].

André Chastagnol considérait, à partir d'un texte de Ptolémée, que Nyons avait pu être la capitale des Tricastins (leur capitale est aujourd'hui localisée à Saint-Paul-Trois-Châteaux)[37].

Nyons est souvent identifiée au vicus des Noiomagenses mentionné dans une inscription de Tain[33],[38],[39].
L'agglomération se trouvait sur un carrefour de voies secondaires comme en témoigne un milliaire retrouvé dans l'église[40].

On a aussi découvert des sépultures et poteries romaines à Nyons[41].

Du Moyen Âge à la Révolution

La villa de Niomes est citée en 972 dans un acte de donation des églises Saint-Vincent et Saint-Ferréol de Nyons à l'abbaye Saint-Césaire d'Arles[réf. nécessaire].

La seigneurie[33] :

  • Au point de vue féodal, Nyons était une terre (ou seigneurie) des abbesses de Saint-Césaire d'Arles.
  • 1259 : elle est inféodée aux princes d'Orange.
  • 1309 : elle passe aux dauphins.
  • 1337 : les dauphins accordent une charte de libertés municipales aux habitants.
  • 1349 : la terre devient domaniale de la couronne de France.
  • 1421 : elle est engagée aux Louvet.
  • 1439 : passe (par héritage) aux Tanneguy du Châtel.
  • 1483 : la terre est intégrée dans le domaine royal.
  • 1543 : elle est engagée aux Letz.
  • 1548 : elle est engagée aux Macédoine.
  • 1574 : elle est engagée aux Alrics.
  • 1593 : elle est engagée aux La Tour-Gouvernet.
  • 1658 : elle est enfin engagée à la municipalité du lieu, qui jouit de tous les droits seigneuriaux dans cette ville jusqu'à la Révolution.

Indépendamment de la seigneurie principale, il y avait à Nyons une co-seigneurie[33] :

  • Possession des (du) Chastel.
  • 1349 : vendue aux (de) Pierre.
  • Vers 1430 : elle passe aux Gruel.
  • Passe aux Eschaffin.
  • 1552 : passe (par héritage) aux Colans.
  • Passe aux Diez.
  • 1609 : les droits appartiennent aux Vincens de Causans, héritiers des Diez.

La seigneurie (autre version) : longtemps possession directe de l'abbaye Saint-Césaire d'Arles et des archevêques d'Arles, Nyons passe sous la domination effective de seigneurs laïcs. Les seigneurs de Montauban parviennent à y prendre pied au début du XIIIe siècle.
Après un siècle de conflits pour la possession de la seigneurie, la ville est intégrée au Dauphiné en 1315. Le dauphin doit cependant rendre l'hommage au pape pour Nyons, Vinsobres et Mirabel.
En 1349, après le transport du Dauphiné à la France, la ville de Nyons devient propriété du roi-dauphin qui restera suzerain jusqu'à la Révolution[réf. nécessaire].

La ville connaît une période de croissance exceptionnelle à partir de la fin du XIIIe siècle et jusqu'au début du XVe siècle, croissance liée à la présence de la cour papale à Avignon, à celle de marchands italiens et d'une importante communauté juive.
Le début du XVIe siècle est également une période d'expansion, mais les guerres de Religion, commencées dans la région à la fin des années 1550, bouleversent profondément Nyons.
En 1585, une citadelle est construite sur la rive gauche de l'Eygues et domine la ville et le pont, alors que le château delphinal, construit au début du XIVe siècle, est démantelé[réf. nécessaire].

Nyons devient alors une place de sûreté protestante et le reste après l'édit de Nantes de 1598. Elle ne perd ce statut qu'après l'édit de La Rochelle en 1622. En effet, après les insurrections protestantes de cette année-là, Louis XIII décide d'abattre les principales fortifications de la région susceptibles de servir de repaire aux protestants. Un édit de juillet 1627 ayant ordonné le démantèlement de toutes les places fortes qui n'étaient pas frontières, Nyons devient une ville ouverte. C'est le que commencèrent les travaux de démolition de sa citadelle. Les Nyonsais obtinrent seulement la conservation des murailles de la ville, devenues inoffensives, mais qui, depuis des siècles, avaient assuré la sécurité du pays[réf. nécessaire].

Avant 1790, Nyons était une communauté de l'élection de Montélimar et de la subdélégation et du bailliage de Buis-les-Baronnies.
Elle formait une paroisse du diocèse de Vaison, dont l'église, dédiée à saint Vincent, dépendait du prieuré de Saint-Césaire à qui appartenait la dîme[33].

En fait d'établissements ecclésiastiques, il y avait dans cette ville le prieuré de Saint-Césaire (voir Saint-Pierre), et un couvent de récollets, fondé en 1642 et dont les bâtiments servaient en 1891 d'hôpital[33].

Le mandement de Nyons ne comprenait que la commune de ce nom[33].

De la Révolution à nos jours

Nyons au XIXe siècle, illustrée par Alexandre Debelle (1805-1897).

En 1790, la commune de Nyons forme à elle seule un canton du district de Buis-les-Baronnies, puis devient le chef-lieu de ce district.
La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) en fait celui d'un arrondissement comprenant les cantons de Buis-les-Baronnies, de Rémuzat, de Séderon et de Nyons. Ce dernier canton comprend les communes de Arpavon, Aubres, Châteauneuf-de-Bordette, Condorcet, Curnier, Eyroles, Mirabel, Montaulieu, Nyons, Piégon, les Pilles, Saint-Ferréol, Saint-Maurice, Valouse, Venterol et Vinsobres[33].

Politique et administration

Mairie de Nyons
Hôtel de ville de Nyons.

Tendances politiques et résultats

Administration municipale

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1791 Jacques Trophe-Desplans    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1873 Camille Richard    
1874 1878 ?    
? ? Henri Rochier    
1878 1884 Paul Laurens Gauche démocratique médecin
sénateur
1884 1888 ?    
1888 1892 ?    
1892 1896 ?    
1896 1900 ?    
1900 1904 ?    
1904 1908 ?    
1908 1912 ?    
1912 1919 Henri Rochier    
1919 1925 Henri Rochier    
1925 1929 Henri Rochier    
1929 1933 Henri Rochier    
1935 1945 ?    
1945 1947 ?    
1947 1953 Henri Debiez    
1953 1959 Henri Debiez Radical-socialiste Représentant mandataire
1959 1965 Henri Debiez    
1965 1971 Pierre Jullien SFIO-PS conseiller général (1949-1973)
1971 1977 Pierre Jullien   maire sortant
1977 1983 Jean Escoffier RPR conseiller général (1973-1979)
1983 1989 Jean Escoffier   maire sortant
1989 1995 Jean Monpeyssen[42] PS conseiller général (1979-1992)
1995 2001 Michel Faure RPR conseiller général (1992-2004)
2001 2008 Pierre Combes PS conseiller général du canton de Nyons (2004-2015)
2008 2014 Pierre Combes   maire sortant
2014 2020 Pierre Combes   maire sortant
conseiller départemental du canton de Nyons et Baronnies (depuis 2015)
2020 en cours
(au 15 janvier 2021)
Pierre Combes[43][source insuffisante]   maire sortant

Rattachements administratifs et électoraux

Nyons, avec 19 autres communes voisines, fait partie de la Communauté de communes du Val d'Eygues.
Les compétences de la communauté de communes, depuis sa création en décembre 1997, sont le développement économique, l'aménagement de l'espace, l'environnement, l'habitat, l'éclairage public et la voirie, l'action sociale, les technologies informatiques et le classement des archives.
En 2003, à la suite de l'évolution sur la loi sur l'eau, les compétences de la communauté ont été élargies, et en 2010, avec la création et la gestion de zones économiques, commerciales et artisanales[réf. nécessaire].

Politique environnementale

À Nyons, la gestion de l'environnement passe par la gestion des déchets. La commune s'est dotée, en 2012, d'une nouvelle station d'épuration d'un coût de 4 000 000 euros. Une déchetterie intercommunale est à disposition des Nyonsais et des communes voisines[44]. Depuis 2023 13 placettes de compostage collectif ont été installées dans différents endroits de la ville.

Finances locales

Les revenus fiscaux de la commune de Nyons proviennent de plusieurs types d’impôts. Les pourcentages de l'imposition étaient en 2010 de :

L'imposition des ménages et des entreprises à Nyons en 2010[45]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 12,50 %1,17 %7,80 %0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 20,50 %1,88 %11,57 %2,12 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 113,96 %7,96 %42,44 %5,28 %
Taxe professionnelle (ex-TP) 27,72 %2,84 %0,00 %0,00 %
Droit de mutation 1,20 %3,60 %0,09 %0,10 %

Voir aussi la page suivante (finances locales de Nyons de 2000 à 2018)[46].

Jumelages

Au , Nyons est jumelée avec[47] :

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[49].

En 2023, la commune comptait 6 816 habitants[Note 4], en évolution de +0,34 % par rapport à 2017 (Drôme : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 7002 7242 7443 0403 3973 2083 2513 4503 590
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 6333 6533 6113 6233 5793 2223 5343 3493 611
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 6383 5143 5073 1503 1573 2463 5003 5763 637
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4 2704 9825 6076 0616 3536 7237 0657 1096 632
2017 2022 2023 - - - - - -
6 7936 7946 816------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[50] puis Insee à partir de 2006[51].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements

Enseignement

La commune relève de l'académie de Grenoble et les élèves de Nyons suivent leurs études dans la commune :

  • Deux écoles maternelles, l'une située Quartier Meyne, composée de trois classes, pour 67 enfants[52] ; l'autre Quartier de Sauve, dans trois classes pour 75 enfants[53].
  • Deux écoles élémentaires, dans les mêmes quartiers : Meyne, composée de cinq classes pour 107 écoliers[54], et Sauve, six classes pour 128 écoliers[55].
  • Une école privée sous contrat de l'état, l'école Notre-Dame, accueille 33 enfants en maternelle et 82 en primaire, dans quatre classes[56].
  • Les collégiens de Nyons, comme ceux des communes environnantes, se rendent au collège René Barjavel. Il compte 629 élèves, dans 23 classes de sections générales et deux classes de sixième et cinquième spécialisées. Une section européenne compte 22 élèves de quatrième et 19 de troisième. Certains élèves sont internes (28 collégiens)[57].
  • Le lycée général et technologique Roumanille compte 488 lycéens de Nyons et des communes voisines, dans 17 classes[58].

Santé

Les services et professionnels de santé sont largement implantés à Nyons, dans diverses structures.
De nombreux cabinets de santé, dont une maison de santé pluridisciplinaire[59], sont installés sur la commune, et bénéficient, le week-end, des locaux de la maison médicale de garde mise à leur disposition au sein de l'hôpital local[60].
L'hôpital local, de 140 lits, propose des services de première urgence, et assure le seul centre de radiologie du secteur[61].
Deux centres hospitaliers spécialisés sont également présents : un centre psychothérapeutique et un centre de soins et réadaptation pneumologie[62].

Manifestations culturelles et festivités

  • Mars : Fête du printemps : les dimanche et lundi de Pâques[41].
Le corso attire chaque année plusieurs dizaines de milliers de visiteurs. Les chars du défilé ont longtemps servi au carnaval de Nice l'année suivante[réf. nécessaire].
  • Avril-juin : le week-end de l'Ascension, se déroule la fête du livre. Autour d'un thème qui change chaque année, plusieurs dizaines d'écrivains sont invités à rencontrer leurs lecteurs, sous les arcades de la place du Docteur Bourdongle et à la Médiathèque Départementale[réf. nécessaire].
  • Août : le dernier dimanche (en 1992)[41].
  • Août : tous les deux ans (années paires), le dernier week-end du mois d'août, les journées Barjavel rappellent le souvenir de l'écrivain René Barjavel, né à Nyons en 1911[63].
  • Septembre : lors des journées du patrimoine, une grande fête médiévale appelée « les médiévales du Pontias » est organisée dans la vieille ville[64].
  • Novembre et décembre : le festival des Moulins en Paroles accueille à Nyons, et dans les villages des Baronnies, des spectacles d'art du récit[65].

Plusieurs fêtes célèbrent l'huile d'olive :

  • le premier dimanche de février avec la fête de l'huile nouvelle, l'Alicoque qui se déroule sur la place des Arcades[66] ;
  • la première quinzaine de juillet (en 1992) : « les Olivades », fêtes internationales de l'olivier et de la vigne[41] ;
le week-end qui suit le avec « les Olivades »[67] ;
  • le week-end avant Noël avec la fête de l'olive piquée, initiée en 2001 et durant laquelle les visiteurs dégustent les premières olives fraîchement récoltées[68].

Des expositions sont organisées au château delphinal[41].

Du au , une exposition intitulée « Peintures en fleur » s'est déroulée à la galerie Fert à Nyons qui présentait notamment quelques natures mortes floraux de Alice Colonieu[69].

Loisirs

  • Boule et pétanque : le centre régional compte huit terrains de boule lyonnaise et seize terrains de pétanque[70].
  • Pêche et chasse[41].
  • Randonnées : la promenade de la Digue va du pont de l'Europe au passage à gué de la Sauve, en longeant l'Eygues. Elle assure la continuité entre la vieille ville et la ZA Les Laurons qui va maintenant au-delà du 4e pont, le pont des Baronnies[réf. nécessaire].
  • La ville de Nyons propose plusieurs itinéraires thématiques permettant d'explorer son patrimoine naturel et culturel.

Sports

La commune compte de nombreux équipements sportifs[71] :

  • la maison des sports, ouverte en 1994 ;
  • un stade de football ;
  • un stade d'athlétisme ;
  • un parc aquatique ;
  • un skate-parc ;
  • un terrain multi-sports ;
  • un complexe de trois terrains de tennis et deux terrains de padel, géré par l'association locale de tennis

Médias

Presse écrite

  • Le quotidien régional Le Dauphiné libéré dispose d'une rédaction et d'un service commercial dans la ville.
  • L'hebdomadaire bidépartemental La Tribune de Montélimar, propriété du Dauphiné Libéré, a son siège dans la commune.
  • L'hebdomadaire L'Agriculture Drômoise, journal d'informations agricoles et rurales, couvre l'ensemble du département de la Drôme.

Presse audiovisuelle

Cultes

La paroisse catholique de Nyons dépend du doyenné de Nyons au sein du diocèse de Valence[72].

Les membres de l'Église réformée de France, et plus précisément de l'Église réformée de Baronnies et Désert, a une représentation et un temple dans la commune[73].

Les musulmans ont également un lieu de culte[74].

Économie

Huile d'olive de Nyons (AOC) et vinaigre à la truffe.
Coopérative oléicole de Nyons.

Agriculture

En 1992 : oliviers (AOC olives noires de Nyons, huile d'olive), vignes (vins AOC Côtes-du-Rhône, VDQS Haut-Comtat), vergers, truffes, lavande (extrait) ovins[41].

  • Coopératives agricoles[41].
  • Coopérative d'huilerie de Nyonsais (huiles et conserves d'olives)[41].
  • Marché : le jeudi[41].
  • Foires : le premier jeudi du mois[41].

Les spécialités de Nyons sont l'olive (sous AOC) et l'huile d'olive. Nyons est le point le plus septentrional des Alpes du Sud pour la production commerciale d'olives. La tanche, spécifique aux oliveraies de la région de Nyons, est une variété d'olivier particulièrement rustique qui peut supporter des gels à moins 10 degrés. Cette qualité n'a cependant pas empêché la destruction presque complète des oliveraies par le gel de l'hiver 1955-1956. Mais le sinistre a été l'occasion d'organiser la profession et de fonder le Syndicat de l'olive de Nyons[75]. Depuis 1994, les « olives noires de Nyons » et « l'huile d'olive de Nyons » sont classées en Appellation d'Origine Contrôlée. La production est commercialisée par la coopérative du Nyonsais, par plusieurs moulins et des agriculteurs.

Depuis 2005, l'Institut du monde de l'olivier de Nyons est devenu l'antenne Rhône-Alpes de l'AFIDOL. Il abrite plusieurs structures spécialisées dans la promotion de l'olive de Nyons, dont le Syndicat de la tanche et la Confrérie des chevaliers de l'olivier. Un musée de l'olivier a été créé à côté de la Coopérative du Nyonsais[76].

Nyons est par ailleurs située dans une région produisant des vins rattachés à l'appellation des côtes du Rhône, et bénéficie depuis 2020 de l'appellation Côtes du Rhône Villages Nyons. La commune est à proximité de Vinsobres, Visan et Cairanne. Les vins produits sur le terroir de Nyons peuvent être classés en appellation côtes-du-Rhône Village, côtes-du-Rhône et Vins de pays des coteaux-des-baronnies. Les vignerons de la commune sont représentés au sein de la Commanderie des Costes du Rhône, confrérie bachique, qui tient ses assises au château de Suze-la-Rousse, siège de l'Université du vin[réf. nécessaire].

La foire bio-naturellement de Nyons se déroule les samedi et dimanche du week-end de l'Ascension. Autour d'un thème qui change chaque année, elle propose des solutions écologiques aux enjeux de la vie quotidienne[77].

Tous les jeudis, un marché très important occupe plusieurs places de la ville (place du Docteur Bourdongle, place Buffaven, place de la Libération). Il permet de découvrir l'ensemble des productions agricoles locales[78].
Le dimanche, entre la mi-mai et la fin du mois de septembre, un marché, dit provençal, anime la vieille ville (produits du terroir)[79].

Entreprises et commerces

Au , Nyons comptait 895 établissements : 84 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 44 dans l'industrie, 72 dans la construction, 566 dans le commerce-transports-services divers et 129 étaient relatifs au secteur administratif[I 4].

En 2011, 60 entreprises ont été créées à Nyons[I 5], dont 45 par des autoentrepreneurs[I 6].

Industrie et artisanat

Depuis 2001, de nombreuses sociétés se sont installées dans la ZAC des Laurons (30 à l'origine, près de 70 en 2012). Certains services publics se sont également implantés sans cette zone : pompiers, centre régional Boule sportive et pétanque[80].
La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Drôme.

En 2001, une brasserie artisanale s'installe à Nyons, La Grihète.

Tourisme

Nyons est un site de villégiature apprécié depuis le XIXe siècle[81].

  • Station climatique Le Pontias[41].

L'hébergement touristique de Nyons est diversifié : cinq hôtels (un hôtel sans étoile, un hôtel 2 étoiles et trois hôtels 3 étoiles), pour une capacité de 71 chambres[I 1].
Une résidence de vacances est également implantée à Nyons. Elle peut accueillir 152 personnes[réf. nécessaire].
Le camping 4 étoiles peut accueillir 108 personnes[I 7].

Revenus de la population et fiscalité

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 654 , ce qui plaçait Nyons au 28 342e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[82].

En 2009, seulement 42,4 % des foyers fiscaux étaient imposables[I 8].

Emploi

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 3 714 personnes, parmi lesquelles on comptait 68,3 % d'actifs dont 56,7 % ayant un emploi et 11,5 % de chômeurs[I 9].

On comptait 3 101 emplois dans la zone d'emploi, contre 2 582 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 2 140, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 5] est de 144,9 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre près de trois emplois pour deux habitants actifs[I 10].

Avec 566 demandeurs d'emploi nyonsais, au , le taux de chômage approche 17 % des actifs[83].

Culture locale et patrimoine

Annexes

Notes et références

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