Oblast d'Orenbourg
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| Oblast d'Orenbourg (ru) Оренбургская область | |
Armoiries de l'Oblast d'Orenbourg. |
Drapeau de l'Oblast d'Orenbourg. |
Paysage typique de l'oblast vers Jeltoïe. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région économique | Oural |
| District fédéral | Volga |
| Statut politique | Oblast |
| Création | 7 décembre 1934 |
| Capitale | Orenbourg |
| Gouverneur | Denis Pasler (intérim) |
| Démographie | |
| Population | 1 862 767 hab. (2021) |
| Densité | 15 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 52° 08′ nord, 55° 36′ est |
| Superficie | 123 702 km2 |
| Autres informations | |
| Langue(s) officielle(s) | Russe |
| Fuseau horaire | UTC+5 |
| Code OKATO | 53 |
| Code ISO 3166 | RU-ORE |
| Immatriculation | 56 |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | http://www.orb.ru |
| modifier |
|
L'oblast d'Orenbourg (en russe : Оренбургская область, Orenbourgskaïa oblast) est une région (oblast) du sud de la Russie d'Europe.
La population de la région est composée essentiellement de Russes qui représentent 72 % du total. On trouve également des ressortissants tatares (7 %) et kazakhs (5 %). Les principaux secteurs d'activité de la région sont l'extraction du pétrole et du gaz ainsi que le raffinage. La seule grande agglomération hors la capitale Orenbourg est Orsk, la ville pétrolière située aux confins de la région. Les autres villes sont Novotroïtsk, Bouzoulouk et Sol-Iletsk.
Situation

L'oblast d'Orenbourg est l'un des 89 sujets de la fédération de Russie[1]. Il se situe à cheval entre l'Europe et l'Asie, de part et d'autre de l'Oural, au sein du district fédéral de la Volga. La région est limitrophe de la république du Tatarstan au nord-est, de la Bachkirie au nord, de l'oblast de Tcheliabinsk à l'est, du Kazakhstan au sud, de l'oblast de Saratov sur une très courte distance au sud-est, et de l'oblast de Samara à l'est. La longueur totale des frontières est de 3 700 km, dont 1800 km avec le Kazakhstan[2].
Couvrant une superficie de 123 702 km2, sa superficie est supérieure à celle de la Hongrie ou de la Bulgarie. Il s'étire sur 320 à 215 km du nord au sud, et sur 755 km d'ouest en est. Le corridor de Kouvandyk relie l'ouest et l'est de l'oblast par un territoire qui ne s'étend que sur 50 km du nord au sud[3]. L'oblast est compris entre les 50e et le 54e parallèle nord, à la même latitude que le Royaume-Uni[2]. L'ensemble de l'oblast se trouve dans l'heure de Samara (MSK+1). Le décalage par rapport au temps universel coordonné est de +04:00[4].
- Paysages de l'oblast :
- Vue depuis le mont Braguine, raïon d'Octobre.
- Réserve de Chaïtan-Taou dans l'Oural méridional.
- Raïon de Saraktach.
Topographie
L'oblast d'Orenbourg est caractérisé par sa surface plate et ses steppes à perte de vue. La seule exception est l'Oural méridional, dans le nord-est de l'oblast. Le point culminant de l'oblast est dans les monts Maly Nakas, dans le raïon de Tioulgan, avec ses 667 m d'altitude, tandis que le point le plus bas est situé dans la vallée de la Tchagan avec ses 28 m[5]. Le relief se distingue sinon par les principaux reliefs suivants : les plaines du Cis-Oural, la pénéplaine trans-ouralienne et les plaines du plateau de Tourgaï. La quasi-totalité de la partie occidentale de la région appartient à l'Obchtchi Syrt. Le point culminant est le mont Medveji Lob (405 m). Au nord, le Syrt est bordé par le plateau de Bougoulma-Belebeïevo, au sud par la dépression caspienne[6].
Au sud de l'Oural se trouve le syrt cis-ouralien. À l'est des rivières Bolchoï Ik et Bourlia commence la région montagneuse de l'Oural. Entre les rivières Sakmara et Oural s'étend un plateau appelé plateau de Sara. Le long de la rivière Sakmara et de ses affluents se trouvent la chaîne de Chaïtan-Taou, les chaînes de Ziïantchurino, le plateau de Prisakmara et le long de l'Oural, les monts Gouberlino. Dans le cours supérieur de l'Oural s'étend la chaîne d'Irendyk. À l'est de la région se trouve le plateau d'Oural-Tobolsk[5].
Hydrographie

Les cours d'eau de l'oblast appartiennent presque tous au bassins de l'Oural et de la Volga, exception faite pour la partie la plus orientale qui appartient au bassin du Tobol, et donc de l'Ob. À l'extrême sud-est, quelques cours d'eau se jettent dans les Jetykol, Chelkaregakara et Aike, un bassin endoréique[7]. Le principal cours d'eau de l'oblast est le fleuve Oural, qui couvre les deux tiers du territoire. Il prend sa source dans l'Oural, et coule à partir d'Orsk d'est en ouest. Ses principaux affluents sont la Sakmara, l'Ilek et l'Or[8]. Dans l'ouest de l'oblast coule la Samara, qui prend sa source dans l'Oural. Elle s'écoule dans la Volga, et ses principaux affluents sont le Tok, le Bolchoï Kinel et le Bouzoulouk. La Dema dans l'ouest de l'oblast appartient aussi au bassin de la Volga[9].
Le plus grand lac de l'oblast est le Chalkaregakara, lac steppique peu profond. Sinon, les vallées de l'Oural, de la Sakmara, de l'Ilek, de la Samara et de leurs affluents possèdent de nombreux bras morts. Le réservoir artificiel le plus étendu est le réservoir d'Iriklinskoïe, d'une superficie de 260 km2 près d'Orsk[10].
Climat
L'oblast d'Orenbourg possède un climat continental, caractérisé par des étés chauds et secs et des hivers froids et faiblement enneigés. Les hivers dans l'oblast ont une température moyenne de −14 à −17 °C, tandis que la température minimale absolue est de −49 °C en 1942. L'été est caractérisé par une absence de fraîcheur. Si les températures moyennes en juillet sont de 19 à 22 °C, elles peuvent parfois atteindre 40 à 43 °C. La température moyenne annuelle varie de +2,5 °C dans le nord à +4,5 °C dans le sud[11].
Peu de précipitations tombent sur l'oblast, avec des moyennes allant de 450 mm dans le nord-ouest à 250 mm dans le sud-est. Des précipitations importantes tombent dans l'Oural méridional, partie la plus humide de l'oblast. Les chutes de neige en hiver sont faibles, mais une faible couche de neige recouvre la steppe près de six mois par an. L'épaisseur varie de 20 cm dans la steppe à 40 cm dans l'Oural méridional[11].
Urbanisme
Voies de communication et transports
Infrastructures routières

Fin 2024, selon Rosstat, la longueur totale des voies publiques dans l'oblast d'Orenbourg est de 24 691,5 km, dont 1 306,8 km de routes d'importance fédérale, 11 635,9 km de routes d'importance régionale et 11 748,8 km de routes d'importance locale[12]. Les principales routes fédérales sont la R224 (Samara-Orenbourg), la R335 (Orenbourg-Ilek-Kazakhstan), la R239 (Kazan-Bougoulma-Abdoulino-Orenborug-Sagartchine-Kazakhstan), la R240 (Oufa-Sterlitamak-Orenbourg) et la R336 (Orenbourg-Orsk)[13].
Réseau ferroviaire
Le transport ferroviaire dans l'oblast est le principal moyen pour exporter et importer des marchandises. Les principales lignes ferroviaires de l'oblast sont celles d'Orenbourg-Kartaly et de Kinel-Bougourouslan-Abdoulino-Oufa. Des lignes ferroviaires relient l'oblast au Kazakhstan, à la Sibérie, à l'Oural et à la région de la Volga[14].
Aviation
Environ une vingtaine d'aéroports et d'aérodromes se trouvent dans l'oblast, mais seuls les aéroports d'Orenbourg et d'Orsk sont fonctionnels[15].
Histoire
Préhistoire

Les plus anciennes traces de peuplement dans l'oblast d'Orenbourg remontent au Paléolithique supérieur, avec les sites d'Idelbaïevskaïa (près de Mednogorsk), de Staro-Tokskaïa et d'Ivanovskaïa. L'Âge néolithique inclut les sites funéraires de Novoorsk, d'Ichkinine près de Gaï et d'Ivanovskaïa. Les fouilles ont permis de mettre au jour des armes[16].
L'Âge de Bronze commence à la fin du IVe millénaire av. J.-C., et est marqué par les mines Choudskié, qui comprennent plusieurs anciennes mines de cuivre. Les mines de Kargaly (raïon d'Octobre), dans l'Oural méridional, n'ont aucun équivalent dans l'ensemble de l'Eurasie. Étalées sur plus de 500 km2, elles ont été exploitées du Ve au IIe millénaire av. J.-C., et plus d'une vingtaine de localités préhistoriques ont été mises à jour autour de ces mines. Le début de l'Âge du Bronze récent au IIe millénaire av. J.-C. a été marqué par d'importantes migrations et des campagnes militaires. Cela se traduisit par l'apparition de nombreux villages fortifiés, avec notamment le groupe du « Pays des villes », dont le plus important dans l'oblast est celui d'Aldanskoïe (XIXe – XVIe siècle av. J.-C.), où ont été retrouvés des armes et des chars, et qui était peuplé par des populations indo-iraniennes[16].
Le début de l'Âge du fer est marqué par les sites funéraires de Sorotchinsk et d'Arkhangelsk et par les collines funéraires de Goumarov, ces dernières considérées comme appartenant aux Sarmates. La plus haute colline funéraire de la région est celle de Chkounovka dans le raïon d'Akboulak. Sur le site de Philippi, découvert au XXe siècle, de nombreux ornements en or, armes et objets religieux ont été retrouvés. La zone de Tchiorni Iar, dans le raïon de Sol-Iletsk, contient une cinquantaine de collines funéraires, datant de l'Âge du bronze et de l'Âge du fer. Neuf des collines funéraires de Piatimari I et II remontent à l'Âge du fer et appartiennent à la noblesse sarmate[16].
Empire russe

La région est pratiquement inhabitée jusqu'aux années 1730, seuls quelques nomades Bachkirs y vivaient, ainsi que des Kazakhs sur la rive gauche du Iaïk. Les Cosaques étaient seulement présents dans le village de Sakmara, et appartenaient aux Cosaques de l'Oural. À partir du milieu des années 1730, après la décision prise d'annexer les tribus bachkires et kazakhes dans l'Empire russe, le territoire de l'actuelle Orenbourg a commencé à être activement colonisé par des colons venus des provinces centrales de la Russie. Ces steppes furent colonisées par des Cosaques, des paysans de Petite russe, des Tatars, des Nogaïs, des Mordves et des Tchouvaches. La majorité des colons étaient des militaires et des exilés, même si des serfs fugitifs s'installèrent aussi. En 1735 est construite la forteresse de Kamych-Samarskaïa, et en 1737 est construite la ville d'Iletsk, fondée par en partie par des Circassiens qui avaient été exilés dans la région[17].
Orenbourg est fondée pour la première fois en 1735, mais le site est constamment inondé. La ville est refondée plus en aval en août 1739. Mais finalement, la ville est encore déplacée en 1743, lorsqu'est construite la forteresse d'Orenbourg[18]. Elle devient le centre administratif du gouvernement d'Orenbourg, établi l'année suivante par décret de l'impératrice Anna Ivanovna. La province s'étendait sur des parties de l'oblast actuel, du Kazakhstan, de la Bachkirie et des oblasts actuels de Tcheliabinsk et de Samara. Des privilèges sont accordés à la nouvelle région pour permettre le développement du commerce avec l'Asie centrale et l'Orient[19]. Fin 1743, la forteresse de Rassypnoïe est attaquée par les Kazakhs, et 82 Circassiens sont capturés. En 1744, le Sénat autorise les Circassiens obligés de s'exiler dans la région de retourner dans le Caucase. Les années suivantes sont marquées par la fondation de nombreux villages dans toute la région. En 1768, la Chancellerie d'Orenbourg autorise des familles Nogaïs à s'installer à la frontière de l'oblast, dans le but de la garder. La population du gouvernement évolua fortement : alors qu'il y avait 282 000 habitants en 1744, ils étaient 760 000 habitants en 1795[17].
Période soviétique
Entre 1920 et 1925, la région se trouve dans la république soviétique socialiste autonome kirghize, et Orenbourg en est la capitale. La région est ensuite incorporée dans l'oblast de la Moyenne-Volga[20]. L'oblast d'Orenbourg est créé le par décret du Présidium du Comité exécutif central panrusse[19].
Fédération de Russie
La rupture du barrage d'Orsk le lors d'un épisode important d'inondation dans la région du fleuve Oural entraîne l'inondation de 10 000 maisons et l'évacuation de plus de 4 000 personnes[21],[22].
Population et société
Démographie

Au , la population s'élève à 1 816 898 habitants, dont 61,02% en milieu urbain. La densité de population de l'oblast est de 14,69 hab./km2[23].
Recensements (*) ou estimations de la population[24]:

| Année | Fécondité | Fécondité urbaine | Fécondité rurale |
|---|---|---|---|
| 1990 | 2,20 | 1,87 | 3,01 |
| 1991 | 2,03 | 1,71 | 2,81 |
| 1992 | 1,86 | 1,52 | 2,64 |
| 1993 | 1,62 | 1,33 | 2,28 |
| 1994 | 1,62 | 1,37 | 2,19 |
| 1995 | 1,49 | 1,25 | 2,01 |
| 1996 | 1,38 | 1,20 | 1,79 |
| 1997 | 1,33 | 1,14 | 1,75 |
| 1998 | 1,38 | 1,19 | 1,81 |
| 1999 | 1,25 | 1,15 | 1,45 |
| 2000 | 1,32 | 1,15 | 1,63 |
| 2001 | 1,34 | 1,16 | 1,66 |
| 2002 | 1,42 | 1,25 | 1,77 |
| 2003 | 1,41 | 1,24 | 1,76 |
| 2004 | 1,42 | 1,25 | 1,77 |
| 2005 | 1,36 | 1,19 | 1,69 |
| 2006 | 1,42 | 1,23 | 1,76 |
| 2007 | 1,58 | 1,32 | 2,07 |
| 2008 | 1,66 | 1,38 | 2,18 |
| 2009 | 1,74 | 1,44 | 2,33 |
| 2010 | 1,80 | 1,49 | 2,45 |
| 2011 | 1,80 | 1,47 | 2,58 |
| 2012 | 1,95 | 1,55 | 2,98 |
| 2013 | 2,00 | 1,60 | 3,04 |
| 2014 | 2,03 | 1,59 | 3,16 |
| 2015 | 2,01 | 1,67 | 2,93 |
| 2016 | 1,95 | 1,60 | 2,89 |
| 2017 | 1,73 | 1,42 | 2,60 |
| 2018 | 1,70 | 1,42 | 2,52 |
| 2019 | 1,59 | 1,33 | 2,39 |
Pyramide des âges
D'après le recensement de 2021, la population est composée de 863 980 hommes (46,38 % de la population) et de 998 787 femmes (53,62 % de la population). Il y a ainsi 1 302 femmes pour 1 000 hommes dans la ville. L'âge moyen de la population est de 40,9 ans, celui des hommes de 38,4 ans et celui des femmes de 43,1 ans[25].
La population plus jeune que valide est de 344 417 individus, celle en âge de travailler de 1 041 543 individus[26], et plus âgés que valide 476 807 individus[25].
Composition ethnique
L'oblast est principalement peuplé de Russes. Selon le recensement de 2021, 74,12 % des habitants étaient Russes. Les ethnies suivantes sont Tatars (6,26%), les Kazakhs (5,78 %) et les Bachkirs (1,94 %)[27].
| Principales ethnies[27] | Individus | % |
|---|---|---|
| Russes | 1 380 674 | 74,12 % |
| Tatars | 116 605 | 6,26 % |
| Kazakhs | 107 734 | 5,78 % |
| Bachkirs | 36 181 | 1,94 % |
| Mordves | 18 300 | 0,98 % |
| Ukrainiens | 16 639 | 0,89 % |
| Autres[28] | 186 634 | 10,02 |
| Population totale | 1 862 767 | 100 |
Langues
Presque l'ensemble de la population de l'oblast sait parler russe, mais de petites minorités parlent d'autres langues, comme le tatar et le kazakh[29].
| Langue[29] | Nombre de locuteurs | % |
|---|---|---|
| Russe | 1 785 876 | 95,87 |
| Tatar | 65 975 | 3,54 |
| Kazakh | 38 046 | 2,04 |
| Bachkir | 19 958 | 1,07 |
| Langues mordves | 10 661 | 0,57 |
| Ukrainien | 3 859 | 0,21 |
| Population totale | 1 862 767 |
Économie

En 2022, selon les données officielles de Rosstat, le produit intérieur brut de l'oblast s'élevait à 1 571,4 milliards de roubles. Le PIB par habitant était lui de 850 000 roubles/hab.[30].

