Oblast de Volgograd
oblast, sujet fédéral de Russie au sud-ouest du pays
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L'oblast de Volgograd (russe : Волгогра́дская о́бласть, Volgogradskaïa oblast), est un sujet, en tant qu'oblast, de la fédération de Russie, dont la capitale est la ville de Volgograd. Rosstat lui attribue le code 18, son code d'immatriculation est 34, et la seule langue officielle est le russe.
| Oblast de Volgograd (ru) Волгоградская область | |
Armoiries de l'oblast de Volgograd |
Drapeau de l'oblast de Volgograd |
Coucher de soleil sur le lac Elton. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région économique | Volga |
| District fédéral | Sud |
| Statut politique | Oblast |
| Création | 23 septembre 1937 |
| Capitale | Volgograd |
| Chef de l’administration | Andreï Botcharov |
| Démographie | |
| Population | 2 500 781 hab. (2021) |
| Densité | 22 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 44′ nord, 44° 07′ est |
| Superficie | 112 877 km2 |
| Autres informations | |
| Langue(s) officielle(s) | Russe |
| Fuseau horaire | UTC+4 |
| Code OKATO | 18 |
| Code ISO 3166 | RU-VGG |
| Immatriculation | 34 |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | http://www.volganet.ru |
| modifier |
|

Peuplé de 2 434 046 habitants en 2025, il est le 17e sujet de Russie le plus peuplé. L'économie est principalement tournée vers les industries, en particulier l'agroalimentaire, vers l'agriculture et la chimie.
Géographie
Situation
L'oblast de Vologograd est un des 89 sujets de la fédération de Russie[1], situé en Russie européenne, et dépendant du district fédéral du Sud. Son territoire s'étend du sud au nord sur près de 500 km et sur plus de 500 km d'ouest en est. La région occupe une superficie de 141 140 km2. Son territoire est limitrophe, à l'ouest, de l'oblast de Rostov; au nord-ouest, de l'oblast de Voronej; au nord, de l'oblast de Saratov; à l'est, du Kazakhstan et au sud de l'oblast d'Astrakhan et de la république de Kalmoukie. La longueur totale de la frontière nationale avec le Kazakhstan est d'environ 240 km[2].
L'ensemble de l'oblast de Volgograd se trouve dans l'heure de Moscou (MSK). Le décalage par rapport au temps universel coordonné est de +03.00[3].
- Paysages de l'oblast :
- La Volga à Chtcherbakovka (raïon de Kamychine).
- Don dans le raïon de Serafimovitch.
- Paysage dans le raïon d'Olkhova.
- Agriculture du Don.
Hydrographie
Environ 200 cours d'eau d'une longueur totale de 1 947 km s'écoulent à travers l'oblast de Volgograd, répartis entre les bassisn de la mer d'Azov et de la mer Caspienne. Neufs cours d'eau de l'oblast totalisent une longueur supérieure à 200 km, parmi lesquels deux des plus grands fleuves de Russie : le Don dans l'ouest de l'oblast et la Volga dans la partie orientale. La majeure partie de l'oblast est drainée par le Don et ses affluents, parmi lesquels la Khopra, la Medveditsa, l'Ilovlia et la Tchir. Au total, ce sont 165 cours d'eau qui appartiennent au bassin du Don. La Volga occupe une étroite bande le long d'une vallée, et comprend 30 cours d'eau dans son bassin[4].
L'oblast compte deux grands réservoirs : le réservoir de Volgograd sur la Volga et celui de Tsimliansk sur le Don, ce dernier partagé avec l'oblast de Rostov. De plus, sur le canal Volga-Don qui relient les deux fleuves, trois plus petits réservoirs ont été créés[4].
Climat
Le climat de l'oblast de Volgograd est un climat continental tempéré, caractérisé par des hivers froids et peu enneigés ainsi que des étés longs, chauds et sacs. Son climat varie en continentalité selon en degré nord-ouest au sud, avec vers le sud une aridité bien plus forte[5].
En hiver, les chutes de neiges sont faibles, avec par contre de fortes précipitations possibles, et des vents d'est et de nord-est. Au printemps, la température monte brusquemment, avec un ensoleillement bien plus important, tandis que les rivières sortent de leur lit. L'été, qui commence à la mi-mai pour finir à la mi-septembre, est très chaud, sec, ensoleillé, et se caractérise par les sécheresses et les tempêtes fréquentes de poussières. Les précipitations estivales sont très rares, courtes, et accompagnées d'orages et de grêles. En juillet, la température moyenne est de 25 °C, mais peut souvent atteindre 40 °C lorsque l'air chaud du Kazakhstan arrive dans la région[5].
Urbanisme
Voies de communciation et transports
Infrastructures routières
Fin 2024, selon Rosstat, la longueur totale des voies publiques dans l'oblast de Volgograd est de 45 353,9 km, dont 1 226,3 km de routes d'importance fédérale, 9 627,3 km de routes d'importance régionale et 34 500,3 km de routes d'importance locale[6].
Trois routes fédérales traversent l'oblast de Volgograd. La route fédérale R22 relie Moscou par Volgograd à Astrakhan en traversant l'oblast du nord-ouest au sud-est. La route fédérale A260 relie la capitale régionale à Donetsk (oblast de Rostov) et la frontière ukrainienne, et la route fédérale R228 relie Volgograd par Saratov à Syzran[7].
Transport ferroviaire
Fin 2024, selon Rosstat, l'oblast de Volgograd compte 1 617,2 km de voies ferrées[8].
Autres
L'oblast est traversé par le canal Don-Volga, reliant deux des plus grands fleuves de Russie. Quatre ports se situent à Volgograd, Kalatch-sur-le-Don, Kamychine et Voljski. Volgograd est desservi par un aéroport international[7].
Répartition des terres
La répartion des terres selon le rapport d'État « Sur l'état et la protection de l'environnement de la fédération de Russie en 2024 » du ministère des ressources naturelles et de l'environnement russe est, selon les catégories du code foncier russe, la suivante[9]:
| Répartition | 2023
(km2) |
2023
(%) |
|---|---|---|
| Terres agricoles | 91 193 | 80,8 |
| Terres des localités | 3314 | 2,9 |
| Terres d'industrie et autres fins spéciales | 7281 | 6,5 |
| Terres des territoires et des objets protégés | 331 | 0,3 |
| Terres du fonds forestier | 6 812 | 6,0 |
| Terres du fonds aquatique | 3 651 | 3,2 |
| Terres de réserve | 295 | 0,3 |
| Total | 112 877 | 100 |
Histoire
Préhistoire

Les plus anciens peuplements dans la région remontent au Paléolithique moyen, avec comme plus célèbre site celui de Soukhaïa Metchetka, au nord de Volgograd, datant d'il y a plus de 100 000 ans[11]. Au Néolithique, la région est parmi les premières au monde à voir la domestication du tarpan, ancêtre du cheval domestique actuel. Les plus anciens reste osseux de chevaux domestiques remontent au Ve millénaire av. J.-C. sur les sites de Varfolomeïevskaïa et d'Orlovslaïa sur la Volga, ainsi que de Rakouchetchny Iar sur le Don[12].
La région était peuplée au Néolithique par la culture Yamna, considérée depuis l'hypothèse kourgane de Marija Gimbutas émise en 1956 comme associée aux Proto-Indo-Européens tardifs (PIE). Des dizaines de tumulus de la culture ont été mis à jour dans l'oblast. Au cours de l'âge du Bronze, la culture des catacombes peuple l'oblast, avec différents sites funéraires. Le site de Trekhostrovskaïa dans le raïon de l'Ilovla, de l'âge du Bronze final, présente des similarités en croyances religieuses avec les populations du nord de l'Inde et de l'Iran, montrant un lien entre les peuples[12].
Antiquité
Au début de l'âge du Fer, les steppes de la région sont peuplées par les Sauromates, des nomades de langue iranien. Leur existence est attestée par les différents écrits grecs qui les situent entre le Tanaïs et le Daïkos. Selon Hérodote[13], les Sarmates protohistoriques s'allient au roi scythe Idanthyrse pour résister à l'expédition perse de Darius Ier en Scythie vers , qui pénétra jusqu'à l'interfluve Volga-Don. Les Perses furent ensuite chasser de la Scythie[14].
Aux IVe et IIIe siècles av. J.-C., les Sarmates protohistoriques ou Sauromates furent remplacées par les Sarmates. Avec l'arrivée de l'Empire romain sur les pourtours de la mer Noire, même si Rome ne colonisa pas la région, Rome tenta d'établir des relations avec les nomades des steppes. Les sites archéologiques des premiers siecles de notre ère témoignent de nombreux objets romains, certains interprétés comme cadeaux diplomatiques aux dirigeants sarmates[15].
Dans la seconde moitié du IVe siècle, les Alains, qui vivaient alors dans le sud de l'actuelle Russie, furent chassés vers l'Europe par les Huns[15]. Cela mit fin au peuplement de nomades iraniens dans l'histoire de la région[16].
Moyen Âge
Khaganats turcs
Au VIe siècle, le khaganat des Göktürk conquit la région, mais après la désintégration de celui-ci, le territoire fit partie du Khaganat turc occidental. Cependant, il disparut en 630 à la suite de conflits internes, et les Khazars s'établirent alors au nord du Caucase. Sous les Khazars, la région est traversée par des routes commerciales importantes, notamment celle de la Volga vers les Slaves, Baltes et Finno-Ougriens. Sviatoslav Ier et son fils Vladimir Ier menèrent respectivement des raids en 965 et 985 contre les Khazars, le second descendant la Volga jusqu'à l'actuelle Volgograd. Vers la fin du Xe siècle, l'Empire khazar s'affaiblit progressivement, tandis que les Petchénègues puis les Oghouzes pénétrèrent dans la région, avant de laisser la place à l'Empire mongol au début du XIIIe siècle[16].
Horde d'Or
L'État de la Horde d'Or, né de l'effondrement de l'Empire mongol, récupéra les terres de l'actuel de l'oblast à l'effondrement de l'Empire. La région de la Basse-Volga devint alors le centre de la Horde d'Or, où errait sa cour nomade. Sous la Horde, des villes furent construites à travers le territoire au milieu de la steppe, avec des architectures orientales et islamiques, semblables à l'architecture actuelle retrouvée en Asie centrale[16].
Plusieurs villes de la région ont été fondées au XIVe siècle : Vodianskoïe (Doubovka), Metchetnoïe (dans l'actuelle Volgograd) et Tsarevskoïe. Cette dernière, qui se trouve aujourd'hui à Tsarev, étaut la plus grande de ces villes dans la région, et il est possible qu'elle ait été une des capitales de la Horde. La zone la plus densément peuplée était alors la rive gauche de l'Akjtoubé, de Voljski à Tsarev, avec des villes, villages, mausolées et cimetières[16]. Lorsque la Horde d'Or s'effondre au XVe siècle, les terres de la Basse Volga sont récupérées par le Khanat d'Astrakhan.
Tsarat et Empire russe
Au cours des années 1550, Ivan le Terrible mène des campagnes contre les khanats vestiges de la Horde d'Or, y compris celui d'Astrakhan. Le Tsarat de Russie acquiert ainsi en 1556 l'ensemble des terres de la Basse-Volga lors de la conquête du khanat d'Astrakhan[17]. En 1589, une forteresse, Tsaritsyne, est fondée sur la Volga. En 1686, la forteresse de Kamychine est fondée[17].
En 1708, lors de la réforme régionale de Pierre Ier, l'actuel territoire de l'oblast est attribué au gouvernement de Kazan. En 1717-1719, le territoire est divisé entre les gouvernements d'Astrakhan et de Saratov[17].

La région, qui se situait au début du XVIIIe siècle à la frontière avec les Tatars de Crimée et du Kouban, était en proie aux raids. En conséquence, la ligne Tsaritsyne, une ligne fortifiée s'étendant de Tsaritsyne à Panchine-sur-le-Don fut construite[16]. Elle était gardée par l'armée cosaque de la Volga, dont le centre était Doubovka. Face à l'expansion russe, la ligne de garde est supprimée en 1776[18].
L'oblast de Volgograd était sous l'Empire russe une partie du gouvernement de Saratov et de l'oblast de l'armée du Don. Sous Catherine II, par les manifestes de 1762 et 1763, le gouvernement de Saratov, qui regroupe entre autres les régions autour de Kamychine et de Tsaritsyne dans l'oblast actuelle, une colonisation intensive fut mise en place, principalement composée de populations allemandes. Par le décret du 19 mars 1764 ( dans le calendrier grégorien), les lieux de peuplement furent déterminés pour ces immigrants, tels que le Vieux-Sarepta, construit à partir de 1765[19].
En 1917, juste avant la guerre civile russe, le territoire de l'oblast actuel était divisé entre le gouvernement de Saratov (dont Tsaritsyne), le gouvernement de Saratov (dont Kamychine), le gouvernement d'Astrakhan, le gouvernement de Samara, le gouvernement d'Astrakhan et l'oblast de l'armée du Don[18].
Guerre civile russe
Entre et , Tsaritsyne et sa province furent sous le contrôle des Bolcheviks. Mais des rébellions éclatèrent, et l'armée du Don s'empara des campagnes de la région au cours du printemps 1918. Trois fois, le général Krasnov tenta de prendre Tsaritsyne aux mains des Bolcheviks : de juillet à , de septembre à et de . La ville est prise, le , par l’armée du Caucase des Forces armées du Sud de la Russie du général Piotr Nikolaïevitch Wrangel. Les forces rouges sous le commandement Kliment Vorochilov et Semion Boudienny, reprennent la ville en [20].
Période soviétique
En 1924, la République socialiste soviétique autonome des Allemands de la Volga est créée, à cheval sur les actuels oblast de Volgograd et de Saratov. Quatre ans plus tard, l'oblast de la Basse-Volga est créé, avec comme centre administratif Stalingrad, qui avait été rénommée ainsi en [21].
De nombreux changements administratifs ont lieu entre les années 1930 et les années 1950, avec des frontières changeantes avec les divisions administratives voisines. En 1941, avec l'opération Barbarossa, la RSSA des Allemands de la Volga est dissoute, et le territoire récupéré par les oblasts de Volgograd et de Saratov[22].
La bataille de Stalingrad a eu lieu du au dans l'oblast[22].
Le , l'oblast est renommé oblast de Volgograd en même temps que la ville dans le cadre de la déstalinisation[23].
Fédération de Russie
Au début du XXIe siècle, la capitale Volgograd est touchée par plusieurs attentats islamistes. Le , le vol 1353 de Volga-AviaExpress, explose en altitude à la suite d'une attaque terroriste islamiste suicide[24]. Le , un attentat-suicide est commis dans un bus de Volgograd[25]. Le , la gare de la ville est la cible d'un attentat-suicide, et le lendemain, un autre attentat-suicide est commis dans un trolleybus de la ville[26].
Population et société
Démographie
Au , la population s'élève à 1 832 100 habitants, dont 2 453 900 habitants en milieu rural. La densité de population de l'oblast est de 21,7 hab./km2[27].
| Année | Fécondité | Fécondité urbaine | Fécondité rurale |
|---|---|---|---|
| 1990 | 1,91 | 1,72 | 2,67 |
| 1991 | 1,77 | 1,57 | 2,55 |
| 1992 | 1,59 | 1,41 | 2,24 |
| 1993 | 1,42 | 1,24 | 2,03 |
| 1994 | 1,40 | 1,24 | 1,96 |
| 1995 | 1,32 | 1,17 | 1,84 |
| 1996 | 1,23 | 1,10 | 1,69 |
| 1997 | 1,16 | 1,04 | 1,58 |
| 1998 | 1,17 | 1,05 | 1,61 |
| 1999 | 1,09 | 0,97 | 1,52 |
| 2000 | 1,13 | 1,02 | 1,54 |
| 2001 | 1,15 | 1,05 | 1,54 |
| 2002 | 1,22 | 1,12 | 1,62 |
| 2003 | 1,23 | 1,13 | 1,61 |
| 2004 | 1,25 | 1,15 | 1,62 |
| 2005 | 1,22 | 1,13 | 1,55 |
| 2006 | 1,26 | 1,15 | 1,66 |
| 2007 | 1,37 | 1,23 | 1,85 |
| 2008 | 1,44 | 1,31 | 1,90 |
| 2009 | 1,45 | 1,31 | 1,90 |
| 2010 | 1,45 | 1,31 | 1,94 |
| 2011 | 1,44 | 1,30 | 1,97 |
| 2012 | 1,54 | 1,39 | 2,07 |
| 2013 | 1,53 | 1,37 | 2,11 |
| 2014 | 1,57 | 1,42 | 2,11 |
| 2015 | 1,59 | 1,51 | 1,85 |
| 2016 | 1,57 | 1,50 | 1,81 |
| 2017 | 1,44 | 1,36 | 1,72 |
Économie

En 2022, selon les données officielles de Rosstat, le produit intérieur brut de l'oblast s'élevait à 1 218,8 milliards de roubles. Le PIB par habitant était lui de 491 200 roubles[27]. Les principales activités économiques en pourcentage du PIB était l'industrie manufacturière à 22%, l'agriculture, la sylviculture, la chasse, la pêche et la psiciculture à 15,2 % et le commerce de gros et de détail à 12,3%[28].
Agriculture
La région est la dizième en termes de volume de production agricole dans le pays, et la troisième en termes de superficie agricole[7]. La superficie ensemencée est la suivante :
Environnement
Faune et flore

La majeure partie du territoire de l'oblast appartient à la steppe eurasienne, et ainsi au biome des prairies, savanes et terres arbustives tempérées. À l'extrême nord-ouest de l'oblast subsiste cependant quelques steppes herbeuses et des steppes boisées, occupant des surfaces extrêmement réduites. La végétation des prairies est répandue dans les vallées fluviales et les plaines inondables, ainsi que dans dépressions des estuaires de la région Trans-Volga[33].
La superficie totale des terres forestières était en 2023 de 695 500 hectares[10], soit 10,5 % de la superficie de l'oblast. Cependant, la répartition est très inégale, les régions de Trans-Volga et du sud de l'oblast étant pratiquement dépourvues de forêts[34]. Les forêts dans l'oblast sont essentiellement représentées par des parcelles et bosquets limités, confinés aux vallées fluviales, aux plaines inondables et aux fonds des ravins. Les principaux arbres des forêts sont le chêne, l'aulne, le peuplier et la saule entre autres, tandis que le chêne est prédominant dans les forêts des ravins. Dans les zones sablonneuses de la vallées du Don se trouvent aussi des bosquets de bouleaux, chênes et pins[35].
Dans l'état des connaissances pour 2023, l'Administration régionale recense plus de 4 278 espèces végétales dans l'oblast. Parmi les plus représentées se trouvent 2 970 plantes vasculaires supérieures, environ 300 espèces d'algues, environ 250 espèces de lichens, 150 espèces de myxomycètes, 150 espèces de bryophytes, ainsi que 38 espèces de champignons[35]. Au sein des espèces végétales, 207 espèces de plantes et autres organismes similaires sont inscrites dans le Livre rouge de l'oblast, et 46 d'entre elles figurent aussi dans le Livre rouge de Russie. C'est notamment le cas de l'aubépine orientale (Crataegus orientalis) et du rhododendron pontique[36].

La faune régionale, en région du manque d'études, manque d'évaluation précise. Il est estimée qu'au moins 18 000 espèces d'invertébrés et 480 espèces de vertrébrés se trouvent dans l'oblast. Parmi les vertrébrés, l'oblast recense au moins 300 espèces d'oiseaux, 80 espèces de mammifères, 73 espèces de poissons et environ 25 amphibiens et reptiles[37]. Dans les steppes et prairies sèches vivent des alouettes, grues, outardes, rapaces des steppes comme l'aigle des steppes, mais aussi des lièvres et de nombreux rongeurs. Certains animaux se retrouvent dans les diférents espaces naturels, comme les loups, renards et corbeaux[35]. Plusieurs espèces sont invasives dans l'oblast, comme le vison d'Amérique et le rat musqué[37].
Le Livre rouge de l'oblast recense 135 espèces d'animaux, dont 55 espèces d'invertébrés et 80 espèces de vertébrés, tandis que le Livre rouge de Russie recense : 68 espèces d'animaux de l'oblast[36]. Parmi les espèces protégées se trouvent le cygne de Bewick, l'aigle botté, l'aigle impérial, l'outarde canepetière, le rollier d'Europe et le desman de Moscovie[38].
Aires protégées
Fin 2023, la superficie des aires protégées d'importance régionale et locale s'élève à 934 593 hectares, tandis que la superficie des aires protégées d'importance fédérale s'élève à 2 100 hectares. Au , la superficie protégée comprenait 6,5 % du territoire de l'oblast, dans 27 aires protégées. Au total, en 2023, l'oblast possèdait 59 aires protégées, dont 5 aires d'importance fédérale réparties entre 4 monuments naturels et 1 parc dendrologique, 53 aires d'importance régionale et une aire d'importance locale. Les aires d'importance régionales se répartissent entre sept parcs naturels, huit zakazniks, 18 monuments naturels, un parc dendrologique et 19 autres aires[39],[40].
Qualité de l'environnement
Le volume total des émissions de polluants atmosphériques en 2023 s'élevait à 253 700 tonnes, soit une baisse de 15,9 % par rapport à 2022. Les émissions du transport routier se sont élevées à 78 900 tonnes, soit 2,8 % de moins par rapport à 2021 et 3,2 fois moins par rapport au niveau de 2014. Les émissions des sources fixes se sont élevées à 171 600 tonnes, baissant de 20,9 % par rapport aux indicateurs de 2022, mais augmentant de 11,8 % par rapport à 2013[9]. Les plus grandes sources en 2023 d'émissions polluantes venaient de la collecte, traitement et élimination des déchets à 38 %, de la production d'aluminium à 24,4 % et de l'industrie pétrochimique à 19,2 %[41].
Culture locale et patrimoine
L'oblast de Volgograd possède 2691 objets patrimoniaux culturels en , répartis entre 45 objets d'importance fédérale et 2 646 objets d'importance régionale. La ville d'Omsk concentre à elle seule près d'une dizième des objets, ave 264 objets patrimoniaux culturels[42],[43].
En raison de l'immigration allemande importante aux XVIIIe et XIXe siècles, de nombreuses églises, luthériennes, catholiques ou mennonites, furent construites dans la région, dans différents styles architecturaux. Le Vieux Sarepta, au sud de Tsaritsyne, reprit le style architecture d'un village allemand médiéval pour ses constructions, comme pour son hôtel de ville et son église[19].
- Patrimoine classé de l'oblast (sélection) :
- Église du Vieux-Sarepta.
- Bâtiment du zemstvo de Kamychine.
- Monument aux Cosaques du Don.
- Église luthérienne de Gretchikhino.