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Olivier de Magny

poète français From Wikipedia, the free encyclopedia

Olivier de Magny, né vers 1529 dans le centre de la ville de Cahors (Quercy) où il est mort vers 1561, est un poète français.

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Olivier de Magny
Maison natale d'Olivier de Magny
Plaque commémorative placée à l'entrée
du 12 rue Clément Marot à Cahors.
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Maison natale du poète dans le vieux centre de Cahors.

Biographie

Né vers 1529 dans une famille bourgeoise du Quercy, Olivier de Magny fait ses premières études dans sa ville natale.

En 1547, il monte à Paris. Il y attire l'attention de Hugues Salel, abbé de Saint-Chéron et poète à la cour de François Ier, qui en fait son secrétaire. Ce premier poste l'amène à fréquenter à son tour la cour, où il rencontre quelques éminents personnages de l'époque[1].

Son protecteur meurt en 1553. Olivier de Magny s'attache alors à Jean de Saint-Marcel, seigneur d'Avanson, qui l'emmène à Rome en 1555 au cours d'une mission diplomatique auprès du Saint-Siège. Il s'arrête en cours de route à Lyon et y reste suffisamment pour s'éprendre de Louise Labé à laquelle il dédie des vers passionnés[2].

Son séjour en Italie dure trois ans. Il y fait la connaissance du poète Joachim du Bellay, mais il est peu séduit par la cour italienne en raison des tiraillements politiques et économiques. Les deux poètes exhalent leur amertume sur la ville rêvée et celle qui se présente à leur yeux dans deux ouvrages semblables de du Bellay avec Les Regrets et de Magny avec Les Soupirs, ouvrage de 176 sonnets en décasyllabes et alexandrins[2].

En 1557, il retourne en France où il est envoyé dans le Périgord et le Quercy pour lever les tailles royales. Le , il est nommé au poste envié de secrétaire du roi, fonction qu'il exercera jusqu'à sa mort.

Généralement considéré comme un disciple de Ronsard, il a surtout composé des sonnets. Jean du Bellay, qui l’a beaucoup connu, a dit, dans ses allusions, en vers latins, qu’il était grand d’esprit et petit de corps :

Magnus es ingenio, quamvis sis corpore parvus[3].

D’Avanson tombé en disgrâce, il doit se faire oublier. Dès lors, il n’écrit plus rien, et l’on n’entend plus parler de lui.

Mort oublié, à Cahors vers 1561, il est enterré dans l'église de Notre-Dame de la Daurade, sa paroisse, située en face de la maison paternelle. Seul un poète, son compatriote Guillaume du Buys (d), pleure sa fin prématurée, dans un sonnet écrit, à son retour de Rome, où lui-même a failli mourir à la fin de  :

La faveur qu’il fallut des grans te mendier
Au lieu de promptement au soin remédier
Qui desja s’encharnoit dans ton ame gentile,
Ne te monstra soudain le visage si doux
Que tu meritois bien au jugement de tous,
Et la mort la rendist, Magny, tost inutile[4].

Le , Olivier de Magny est remplacé par Victor Brodeau[5].

Œuvres

L'œuvre littéraire d'Olivier de Magny consiste en plusieurs recueils échelonnés de 1553 à 1559 :

  • Hymne sur la naissance de Madame Marguerite de France, fille du roi très chrestien Henry, en l’an 1553, Paris, Arnoul L’Angelier, , 34 p., in-8º (OCLC 1449237177, lire en ligne sur Gallica).
  • Les Gaietés, pièces légères influencées par Ronsard.
  • Les Souspirs d’Olivier de Magny, Paris, V. Sertenas, , 60 p., in-8º (OCLC 1254584238, lire en ligne sur Gallica).
  • Les Odes d’Olivier de Magny de Cahors en Quercy, Paris, A. Wechel, , 192 p., in-8º (OCLC 1502405217, lire en ligne sur Gallica).
  • Les Amours d’Olivier de Magny et quelques odes de luy : ensemble un recueil d'aucunes oeuvres de M. Salel, abbé de Saint-Chéron, non encore veues, Paris, E. Groulleau, , 83 p., in-8º (OCLC 1121668868, lire en ligne sur Gallica).
  • Œuvres poétiques, avec introduction, variantes et notes, Paris, François Rouget et Honoré Champion, coll. « Textes de la Renaissance », , 2 vol. in-8º (ISBN 9782745302908, OCLC 1406953976, lire en ligne sur Gallica).
  • Les Cent Deux Sonnets des amours de 1553, édition critique par Mark S. Whitney, coll. « Textes littéraires français », 164, Genève, Librairie Droz, 1970, 139 p.

Hommages

Sur sa sépulture, on lui a érigé un mausolée où est gravée cette épitaphe en langue du pays : « Aïci Magny ficat »[3].

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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