Opérette
genre d'opéra
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L'opérette est un genre musical mêlant comédie, chant et généralement danse.

Apparue au milieu du XIXe siècle, elle se situe dans la lignée commune du théâtre et de la musique classique qui avait donné naissance aux siècles précédents au ballet, à l'opéra, à l’opéra-comique et à l'opéra bouffe ; elle est à l'opéra comique ce que le vaudeville est à la comédie.
De même que le terme de « musique légère » a pris pour une partie du public une connotation négative[1], celui d'« opérette » est souvent employé de nos jours - à tort - de façon générique. En effet, contrairement à une idée reçue, la plupart des œuvres les plus connues de Jacques Offenbach, comme La Belle Hélène, La Vie parisienne ou La Périchole ne sont pas des opérettes, mais des opéras bouffes (voire des opéras-comiques).
Origines et définitions : Opéra-comique, opérette, opéra-bouffe et comédie musicale
L'opérette comme forme théâtrale et musicale existait bien avant que le terme soit créé. Le premier ouvrage répertorié (et reconstitué) à y être assimilé est Le Jeu de Robin et Marion, attribué à Adam de la Halle et écrit à la fin du XIIIe siècle. Bon nombre d’opéras-comiques du XVIIIe siècle, en particulier ceux créés sur les foires Saint-Germain et Saint-Laurent à Paris, et du début du XIXe siècle (tels certains ouvrages de François Adrien Boieldieu, Daniel-François-Esprit Auber ou Adolphe Adam), ont inspiré le genre.
Le vaudeville, originellement avec couplets, en est également une des formes primitives, ainsi que les Singspiele allemands et autrichiens du XVIIIe siècle (comme La Flûte enchantée de Mozart).

Les quatre dénominations désignent toutes un spectacle alliant musique, chant et généralement danse. Les scènes sont souvent alertes et joyeuses, cependant l'issue peut être tragique et le caractère comique des situations ou du sujet n'est pas toujours présent.
L'opéra-comique est né de la reprise et l'adaptation de la commedia dell'arte par les forains français du XVIIe siècle, parodiant les opéras. C'est en 1714 qu'apparaît le terme « opéra-comique », lorsqu'une troupe de la foire Saint-Germain obtient pour son spectacle un privilège de Louis XIV, le 26 décembre 1714, jouant désormais dans le théâtre de l'Opéra-Comique. Les spectacles autorisés sont des « représentations composées de musique, de danse, de machines, et de décorations. ». Elle verra son apogée au début du XIXe siècle. Contrairement à ce que son nom laisse présumer, il traite plutôt de sujets sérieux, historiques ou mythologiques.
L'opérette, quant à elle, se démarque de l'opéra-comique par l'emploi de musique plus légère. Elle n'est pas un petit opéra. Sa vocation est de faire rire en proposant un spectacle où débordent joie et satires. Les scènes parlées et chantées alternent. Camille Saint-Saëns la définissait comme « une fille de l’opéra-comique ayant mal tourné, mais les filles qui tournent mal ne sont pas toujours sans agrément ».
L'opéra-bouffe[2] est la déclinaison comique, voire burlesque de l'opéra. Il traite toujours d'un sujet comique ou léger. Alors que l'opéra-comique peut traiter de sujets « sérieux » comme Les noces de Figaro de Mozart ou Carmen de Bizet, la nature profonde de l'opéra bouffe est d'être véritablement « bouffon ».
Enfin, La comédie musicale est une expression avant-tout théâtrale, mêlant comédie, chant, danse et claquettes. Elle éclot au tout début du XXe siècle, elle appartient à la même famille que les genres de théâtres musicaux ayant connus leurs heures de gloire aux époques précédentes, qu'il s'agisse du ballet, de la comédie-ballet, de l'opéra, de l'opéra-bouffe ou de l'opérette. Son explosion vient des États-Unis et se différencie bien des autres spectacles dansant et chantant par l'utilisation du jazz et d'autres musiques populaires nouvelles. Le chef-d’œuvre West Side Story, produit en 1957, est probablement la comédie musicale la plus connue et la plus jouée au monde à ce jour. La comédie musicale telle que nous la connaissons au XXe et au XIXe siècle est née à Broadway et reste liée aux États-Unis même si elle s'est développée depuis en Europe et en Asie, parmi lesquels on peut évoquer les très grands succès internationaux de Starmania (1979) et Notre-Dame de Paris (1998). Les thèmes choisis par les « comédies » musicales vont de la bouffonnerie au drame. Théâtre musical, spectacle musical ou musical[3] sont des synonymes employés couramment.
L’opérette française
XIXe siècle : Le berceau français de l'opérette


C'est le Second Empire français qui marque la véritable naissance et l'apogée de l'opérette avec La Vie parisienne, créée par Jacques Offenbach en 1866. Reprise dans le monde entier, elle marque alors le triomphe de l'opéra comique. Toutefois Louis-Auguste-Florimond Ronger, personnage loufoque et haut en couleur, dit Hervé, est le véritable père de l'opérette. En 1842, Florimond Ronger, organiste de son état, fait représenter L'Ours et le Pacha, une « pochade » composée pour être interprété par les pensionnaires de l'asile d'aliénés de Bicêtre, après avoir remarqué que les plus dangereux d’entre eux se calmaient lorsqu’il jouait de la musique. C'est ainsi qu'il devient sous le pseudonyme d’Hervé, le « père de l’opérette » et un des premiers musicothérapeutes. Il crée, aidé du fantaisiste Joseph Kelm de petites pièces extravagantes telles en 1847 Don Quichotte et Sancho Pança, considérée comme la première « opérette ». Sur la petite scène des Folies-Concertantes[4], un café-concert situé boulevard du Temple, il produira à partir de 1854 des opérettes limitées à deux personnages de sa composition (Le Compositeur toqué, La Fine Fleur de l’Andalousie, Un mari trompette...) et bien ancrées dans le registre comique. Ces pièces sont assez courtes, nécessitent peu de moyen et jouent sur aussi bien sur la corde comique que sur la corde sentimentale.


Jacques Offenbach se tourne rapidement vers le Théâtre. D'abord directeur de la musique à la Comédie Française, il se met à composer des œuvres lyriques en espérant les monter à l'Opéra-Comique, qui ne manifeste aucun intérêt. Sa première opérette Oyayaye ou La reine des îles, en un seul acte, est finalement jouée dans la salle d'Hervé, les Folies-Nouvelles le 26 juin 1855. Elle rencontre non seulement le succès du public mais aussi l'appréciation de la critique. Il ouvre dès 1855 son propre théâtre les Bouffes parisiens. Les créations d'Offenbach mélangent des grands air d'Opéra avec des textes et paroles décalées, contraste produisant un effet humoristique particulièrement réussi et apprécié du public. On qualifie souvent les œuvres d'Offenbach d' "opéras-bouffes" car elles singent ouvertement de l'Opéra. En 1858 il écrit sa première pièce majeure, un opéra-bouffe en trois actes : Orphée aux Enfers. La tragédie classique est transposée au XIXe siècle dans un décorum et des costumes de la cour de Napoléon III. Il invente et développe avec maestria un procédé consistant à doubler voir tripler les syllabes pour créer un effet comique[5].
Jacques Offenbach fixe les canons du genre, régnant en maître sur les théâtres du « boulevard » durant tout le Second Empire. Moquant son époque avec brio, souvent situées dans des pays fantaisistes, ses opéras-bouffes à succès deviendront des classiques de l'opérette : La Belle Hélène (1864), Barbe-bleue (1866), La Grande-duchesse de Gérolstein (1867), la Périchole (1868), Les Brigands (1869). Avec son œuvre emblématique : La Vie parisienne (1886), il se moque ouvertement des parisiens du Second Empire flamboyant. Doué d'un flair pour le goût du public il a su choisir et diriger ses librettistes[6]. Ludovic Halévy et Henri Meilhac sont ses deux plus grands auteurs. Voulant ouvrir la voie à d'autres sensibilités, Il lance un concours de l'Opérette gagné par deux futures pointures de cet art : Charles Lecocq et Georges Bizet.
La chute du Second Empire à suite de la défaite française de 1870 marque un tournant pour l'opérette. Charles Lecocq imprime ce changement, en particulier avec son chef-d’œuvre : La Fille de madame Angot (1872). La pièce se passe pendant le Directoire, période post-révolutionnaire marquée par des complots, de la corruption et des coups d’État, et qui fait échos à la période de la nouvelle 3ème république naissante. Elle est rythmée par des chansons politiques. La pièce rencontre un énorme succès et aura un carrière internationale. Dans les années 1870-1880, Lecocq rejoint Hervé et Offenbach parmi les grands compositeurs d'Opérette. Après la guerre, Offenbach laisse de côté le style opéra-bouffe et crée l’opérette-féerie. On peut citer Le Roi Carotte (1872), pièce de six heures qui rencontre un grand succès (plus de 195 représentation) à Paris, puis Le Voyage dans la lune (1875), une très libre adaptation du récit éponyme de Jules Verne.
L’œuvre d'Offenbach est immense, reprise dans le monde entier, et rassemble opéras-bouffes, opérettes et opéras-comiques dont nombres restent méconnues ou oubliées. Il est l'auteur du genre opérette le plus jouée dans le monde et continue de plaire au public. Selon Robert Pourvoyeur, il a su trouver « un dosage parfait entre le bouffonnerie et les exagération d'Hervé, le caractère farfelu, le caractère un peu surréaliste des conditions dans lesquelles les personnages sont placés, quelque chose qui plaît extrêmement au public d'aujourd'hui. »[7]. Les caractéristiques de ses pièces : travestissement, mensonge, satyre et émancipation par la danse, rendent vivant et indémodable son œuvre. Deux siècles plus tard, Offenbach continue à faire rire tout en remettant en question la société[8].
D’autres compositeurs, dont certains passeront également à la postérité, ne tarderont pas à se joindre à eux : Léo Delibes, Charles Lecocq, Robert Planquette, Edmond Audran, Louis Varney, Gaston Serpette ou encore André Messager.
XIXe siècle - début XXe siècle : la Belle Époque

L’opérette va alors de la parodie d’opéra (ne dédaignant pas détourner la mythologie comme dans Orphée aux Enfers) à la charmante bluette, en passant par la satire parfois féroce, le tout dans un esprit « typiquement français ». Les distributions vont de deux personnages (pour de courts ouvrages présentés en ouverture de rideau ou des opérettes de caf' conc') à une trentaine, voire bien plus dans les « opérettes-féeries » (ou « à machinerie ») présentées alors à la Gaîté-Lyrique, au Châtelet ou à la Porte-Saint-Martin.
L’opérette est en effet multiple et ses qualificatifs sont tout aussi variés : on rencontrera, au cours de cette époque, des ouvrages qualifiés d’« opérettes-bouffes », « opéras-bouffons », « opérettes-féeries », « opérettes-vaudevilles », « folies », « bouffonneries musicales » et autres « excentricités musicales », pouvant se décliner à l’infini. On voit ainsi une « asphyxie musicale » pour Deux sous de charbon de Léo Delibes, une « anthropophagie musicale », pour Vent-du-Soir ou une « chinoiserie musicale » pour Ba-Ta-Clan, tous deux d’Offenbach, etc.). Le qualificatif d’ « opéra-comique » a été utilisé par plusieurs compositeurs tels Charles Lecocq, Robert Planquette ou André Messager pour définir - paradoxalement - certains de leurs ouvrages moins ouvertement « comiques ». Quant à Offenbach, il excelle dans le genre de l'opéra bouffe, se plaçant dans la droite ligne de Rossini.
les années 1870-1914 marquent donc la transformation de l'opérette en petit opéra populaire faisant voyager le public dans des paysages pittoresques ou historiques, moins satiriques que chez Offenbach et plus proches de l'opéra comique. Le public change : il est moins bourgeois que celui d'Offenbach. Les Cloches de Corneville (1877) de Robert Planquette symbolisent cette opérette populaire qui rencontre un succès massif et dans la durée[9]. Louis Varney rencontre aussi un véritable triomphe avec son œuvre : Les Mousquetaires au couvent (1880). le succès international est tout aussi remarquable, la pièce est jouée en italien, allemand et russe dans les années qui suivent. Edmond Audran est le troisième grand composition de cette période. Nombre de ses pièces réussiront à séduire le public : Le Grand Mogol (1877) ; La mascotte (1880), un immense succès, avec plus de 1000 représentations à l'époque. Il s'agit d'une opérette de terroir fameuse pour son duo des moutons et des dindons, l’œuvre est jouée avec un grand succès dans le monde entier de New-York à Berlin ; Gillette de Narbonne (1882) ; en:La cigale et la fourmi (1886) ; Miss Helyett (1890) et La Poupée (1896).
Deux grands musiciens ont consacré une partie de leur carrière à l'opérette, avec une réussite certaine : André Messager et Emmanuel Chabrier. Le Roi malgré lui (1887), le seul opéra-comique de Chabrier, pose un jalon dans l'histoire de l'opérette, avec la remarquée Danse slave. Du même auteur, L'Étoile (1877), un opéra-bouffe, dans le style d'Offenbach cette fois, considérée comme un modèle d'opérette par son inventivité musicale[10]. Messager réussit à donner au genre de l'opérette son plus haut niveau en écrivant François les bas-bleus (1883) puis des petites opérettes qui semble concentrer tout son art : Les P'tites Michu (1897), couronnée d'un succès planétaire, et Véronique (1898), suivie de cinquante années de représentations en France. Puis, vers 1900 apparaît un nouveau compositeur dans la lignée bouffonne d'Offenbach : Claude Terrasse qui aime à déformer et dévoyer les mythes ou les grands thèmes historiques tel Les Travaux d'Hercule (1901), où Hercule est un héros... ridicule qui n'a rien accompli, ou bien Au temps des croisades (1902), Monsieur de la Palisse (1904), Pâris ou le Bon Juge (1906). Il sera aussi l'un des Créateur d'Ubu Roi d'Alfred Jarry. Bien d'autres compositeurs ajouteront leur note aux pièces de la Belle-époque, dont Louis Ganne et ses Saltimbanques, énorme succès de 1899.
- Opérettes françaises de la Belle Époque
- Les Mousquetaires au couvent, affiche, 1880.
- Le Grand Mogol, affiche, 1877.
- La mascotte, illustration de presse, 1897.
- Couverture de partition de La cigale et la fourmi, 1886.
- Miss Helyett, affiche, 1890.
- Le Roi malgré lui, affiche, 1887.
- François les Bas bleus, affiche, 1883.
- Véronique, illustrations de presse, 1898.
- Les Saltimbanques, affiche, 1892.
XXe siècle
Le genre qui a régné durant toute la seconde moitié du XIXe siècle décline totalement à l’aube du XXe siècle. On le déclare même à l’époque « moribond », bien que des musiciens reconnus comme André Messager et de nouveaux venus comme Marius Lambert et Claude Terrasse, le maintiennent à flot. Les adaptations françaises d’opérettes viennoises, telles La Chauve-souris de Johann Strauss II, La Veuve joyeuse et Le Pays du sourire de Franz Lehár, remportent également un grand succès.
Durant la Grande Guerre, on assiste seulement à quelques reprises et à de rares créations, la plupart à caractère « patriotique », comme La Cocarde de Mimi Pinson de Gustave Goublier. Mais avec l’Armistice, le genre renait de ses cendres.
C’est Henri Christiné qui ouvre le bal avec Phi-Phi, contant de façon très revisitée les aventures amoureuses du sculpteur Phidias. Prévue pour être représentée dans le minuscule théâtre de l’Abri, c’est en fait aux Bouffes-Parisiens, alors en mal de programmation, qu’elle sera créée le , avec un jour de retard … pour cause d’armistice ! Son succès est immédiat et elle ouvre la voie à une nouvelle forme : l’« opérette légère » (pour ne pas dire « leste ») ou « comédie musicale »[11], celle-ci n’ayant rien à voir avec sa cousine américaine qui naît à la même époque. S’engouffreront dans cette brèche, des compositeurs qui assimileront rapidement dans leurs ouvrages les rythmes afro-américains qui commencent à déferler sur l’hexagone : Maurice Yvain, André Barde, Raoul Moretti, Pascal Bastia, Marcel Lattès, Moïse Simons ou Gaston Gabaroche.
Dans la lignée des dramaturges de « boulevard », comme Henri Meilhac et Ludovic Halévy ou Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet, qui avaient fourni de nombreux livrets au XIXe siècle, une nouvelle génération d'auteurs voit le jour avec les prolifiques Albert Willemetz et Yves Mirande mais aussi Sacha Guitry.
Ces opérettes modernes sont généralement interprétées tout au plus par une dizaine d’interprètes, accompagnés par une poignée de musiciens, voire un simple piano. Les petits théâtres ont ainsi la possibilité de s’ouvrir à ce genre qui bénéficie d’un regain de popularité.
Un genre particulier, résurgence de l’« opérette-féerie », apparaît dans les années 1930 : l’« opérette à grand spectacle » dont le temple sera le théâtre du Châtelet. Durant les 35 ans pendant lesquels Maurice Lehmann le dirige, des poursuites à cheval, des batailles navales au milieu d’une mer déchaînée ou encore de spectaculaires éruptions volcaniques sont les « clous » de spectacles écrits sur mesure pour son plateau unique ou d’adaptations françaises de musicals de Broadway.
Les opérettes marseillaises sont très appréciées entre 1930 et 1945, à l'Alcazar de Marseille comme à Paris, entre autres au théâtre des Variétés. Elles sont défendues par les compositeurs Vincent Scotto, Georges Sellers, des auteurs comme René Sarvil et Marc Cab ou Émile Audiffred (celui-ci est également producteur d'opérettes et directeur de théâtre), et ses interprètes célèbres, Alibert, Mireille Ponsard, Gorlett, Reda Caire...
Le théâtre Mogador s’engage également dans cette voie, avec des moyens techniques plus modestes. La plus « classique » Gaîté-Lyrique ne dédaigne pas non plus le genre entre deux ouvrages plus traditionnels, qui eux aussi bénéficient d'un regain de popularité.
Après la Libération, l’« opérette légère », de plus en plus souvent dénommée « comédie musicale », continue avec succès dans les petits établissements, sur des partitions de Georges van Parys, Guy Lafarge, Jack Ledru, Guy Magenta, Marguerite Monnot, etc. tandis que l’« opérette à grand spectacle » triomphe toujours à Mogador avec le couple vedette Marcel Merkès-Paulette Merval et au Châtelet avec un nouveau compositeur, Francis Lopez, qui aura la chance de trouver comme interprète la « perle rare » en la personne d'un jeune ténor qui deviendra un véritable phénomène, déchaînant les foules : Luis Mariano.
La situation financière du Châtelet, après le départ de Maurice Lehmann en 1966, l'oblige à des restrictions budgétaires qui finissent par mettre en lumière - selon certains - l’indigence des livrets et/ou la médiocrité des musiques, qui n’étaient pas toujours les préoccupations majeures pour ce genre d’ouvrages basés sur le spectaculaire. En 1979, la Mairie de Paris propriétaire du lieu reprend la concession du lieu, et après d’importants travaux rouvre la salle sous le nom de théâtre musical de Paris, plus spécialement tourné désormais vers l’opéra et le ballet. Il faut attendre la nomination de Jean-Luc Choplin en 2005 pour que l'opérette et la comédie musicale refassent véritablement un retour en force[12]. Mogador, après le décès d’Henri Varna en 1969, arrive de son côté à se maintenir encore durant cinq ou six ans, puis sa programmation se diversifie sous des directions diverses et avec plus ou moins succès, jusqu'à son rachat en 2005 par la société Stage Entertainment qui prend le pari de remettre au goût du jour la comédie musicale américaine grâce aux succès éprouvés de Cabaret (aux Folies Bergère) et du Roi Lion. Quant à la Gaîté-Lyrique, elle ferme en 1963 pour cause de déficit. Elle nécessite d'importants travaux que la ville de Paris n'est pas disposée à financer et reste à l'abandon. Elle ouvre épisodiquement à partir de 1967 et son immense plateau est muré pour servir à partir de 1974, à Silvia Monfort, pour y installer son premier Carré. Au vu des risques d'incendie, six pompiers sont de service les premiers soirs de représentations. L'installation d'un plancher condamne le hall et l'escalier de marbre, Jacques Chirac, maire de Paris, débloque les fonds pour réaliser les travaux tant attendus en 1977. Ils n'auront jamais lieu[13]. Le site est laissé à l'abandon. Au début des années 1980, le dôme magistral de la salle menace de s'effondrer et une portion de la grande salle est bétonnée faute de mieux[14]. En 1984, le théâtre est classé à l'inventaire des monuments historiques. En 1989, le théâtre transformé en parc d'attractions est inauguré sous le nom Planète magique selon le projet de Jean Chalopin, qui fermera après à peine sept mois d’exercice. La façade, le foyer de l'Impératrice Eugénie et le hall d'entrée sont rénovés. Par contre, la grande salle à l'italienne est détruite.
Les trois grands théâtres d’opérette de la capitale disparus, seuls quelques petits théâtres continueront pour quelque temps encore, de présenter des productions modestes, parfois contestables. Fort de sa notoriété passée, Francis Lopez terminera sa carrière en réalisant, dans des salles de moins en moins prévues à cet usage, des ouvrages montés à l’économie et qui n’ont plus grand-chose à voir avec l’opérette, mais qui contribueront néanmoins à finir de discréditer le genre. Quant aux établissements de province qui subissent les mêmes problèmes financiers, leurs budgets ne sont le plus souvent plus à la mesure de leurs ambitions. Montée sans moyens et souvent à la va-vite, n'intéressant plus la nouvelle génération d'auteurs et de compositeurs, l’opérette devient peu à peu dans son ensemble synonyme de « ringardise ».
L'opérette autrichienne
L’opérette se développe également en Autriche vers 1860, à l’initiative de compositeurs tels Karl Millöcker ou Franz von Suppé. Offenbach, lors d’un voyage, à Vienne, rencontre Johann Strauss fils qui suit alors les traces de son père en composant avec un énorme succès, valses et polkas. Il le pousse à se lancer dans l’opérette. Si les livrets qui lui seront fournis sont pour la plupart médiocres, ses partitions sont de tels petits chefs-d’œuvre que la plupart de ses ouvrages font toujours partie du répertoire courant. Parmi ses héritiers, on compte Carl Zeller, Jean Gilbert, Franz Lehár, Paul Abraham, Leo Fall, le compositeur d’origine tchèque Ralph Benatzky ou encore le Hongrois Emmerich Kálmán. Malgré leur rythme entraînant et le pittoresque du folklore, certaines de ces opérettes se terminent parfois de façon nostalgique.
XIXe siècle : La première époque


C'est à partir de 1850 que cet art se développe en Autriche, parallèlement aux créations françaises, une opérette empreinte d'une coloration beaucoup plus romantique. Die Fledermaus (La Chauve-Souris) créée en 1874 à Vienne reste le chef-d’œuvre de référence de l'opérette autrichienne, fruit du compositeur Johann Strauss II. Les vaudevilles musicaux et les opéra-comiques populaires était déjà d'ailleurs présents dans toute l'Europe mais c'est Franz von Suppé, en quelque sorte « l'Hervé » autrichien, qui est le précurseur de l'opérette, impressionné par les grands succès des opéras-bouffes d'Offenbach à Vienne. Il conquiert les public en 1865 avec son spectacle Die schöne Galathée, où des personnages de mythologie sont plongés dans des scènes de ménage, une œuvre largement inspiré du style et du rythme de La Belle Hélène d'Offenbach mais en conservant des caractéristiques viennoises tels les chœurs d'étudiants et les valses. Son autre grand succès est Boccaccio, qui a fait le tour du monde et est encore joué régulièrement[15].
C'est au Theater an der Wien qui est la salle de prédilection des opérettes, équivalent des Bouffes parisiens à Paris, qu'est jouée La Chauve-Souris[16] de Johann Strauss II. Comme pour La Belle Hélène, la pièce est insérée d'une œuvre française. Elle rencontrera un immense succès dans les pays allemands avant d'être véritablement appréciée en Autriche. Elle fera même l'objet d'une adaptation française en 1909. La pièce, dont le deuxième acte de la pièce se prête particulièrement aux improvisations et fantaisies, a été très longtemps jouée en Autriche pour le réveillon de fin d'année. Se pièces reprennent souvent les couleurs et richesses culturelles de l'Empire austro-hongrois tant en musique qu'en costumes. Der Zigeunerbaron (le Baron tzigane), créé en 1885, est son œuvre la plus populaire, son second plus grand succès et un puissant trait d'union musical entre l'Autriche et la Hongrie, le récit écrit d'après une nouvelle hongroise, se déroulant dans la région de Timișoara (hongroise à l'époque). Strauss inspirera à son tour de nombreux jeunes compositeurs dont certains connaîtront un succès remarquable, tel Carl Joseph Millöcker auteur de plus de trente opérettes entre 1845 et 1895. Avec Johann Strauss II et Franz von Suppé, il demeure l'un des principaux compositeurs d’opérettes viennoises de cette époque. Il est particulièrement connu pour sa création majeure Der Bettelstudent (l'étudiant pauvre) en 1882. Tout en développant et affinant son propre style, l'opérette viennoise revient régulièrement vers l'histoire française, en témoigne la Gräfin Dubarry (La comtesse du Barry), toujours de Millöcker, jouée en 1879. L'époque de ces trois compositeurs (1874 à 1899) est souvent appelée le « premier âge viennois » ou « l'âge d'or de l'opérette »[17]. Valse omniprésente, Chœurs populaires, duos amoureux sont les piliers de l'opérette viennoise[18].
XXe siècle : L'opérette viennoise de 1900 à l'entre-deux guerres

C'est Franz Lehár, compositeur d'origine hongroise, qui impose son œuvre pendant cette période avec en particulier La Veuve joyeuse (Die Lustige Witwe) créé en 1905 au Theater an der Wien, adaptée d'une comédie de d'Henri Meilhac, le libretiste d'Offenbach. Les librettistes sont Victor Léon et Leo Stein.

La pièce connaît un succès immédiat et gigantesque dans le monde entier. Elle reste l’œuvre la plus connue de Franz Lehár, et a été jouée plus de 300 000 fois entre sa création et la mort du compositeur en 1948. Valses lentes et douces caractérisent les spectacles des auteurs viennois après 1900. Les fresques ou présences tziganes sont très souvent utilisées dans les opérettes viennoise de cet période, comme dans Zigeunerliebe ou l'Amour tziganne (1910). Les plus grands artistes autrichiens comme Richard Tauber et français joueront ses pièces, ainsi Ninon Vallin et André Baugé interprètent les rôles principaux chantent dans Der Graf von Luxemburg[19]. Oscar Straus, dans la lignée de Franz Lehár, musicien viennois mais débutant lui à Berlin est inspiré par les cabarets et les farces qu'il y observe, commence sa carrière de compositeur par des opéras-bouffe tels Die lustigen Nibelungen (Les Joyeux Nibelungen), en 1904, une parodie des figures et chansons héroïque allemandes et wagnériennes. Il la poursuit par des opérettes romantiques et compose Ein Walzertraum (Un rêves de valse) en 1906[20]. Elle deviendra le deuxième plus grand succès mondial des opérettes viennoises de la période, derrière La veuve joyeuse. Leo Fall est la troisième figure majeure de ces années. Chef d'orchestre et compositeur, il écrit et crée trois œuvres principales : Der fidele Bauer (le fidèle paysan) et en:Die Dollarprinzessin (la princesse dollar), tous les deux en 1907, puis Madame Pompadour jouée pour la première fois à Berlin au Berliner Theater en 1912.
L'entre-deux guerre voit naître de nouveaux jeune talents qui confirmeront le succès de l'opérette dans toute l'Autriche-Hongrie : Emmerich Kálmán, lui aussi d'origine hongroise, avec Princesse Czardas en 1915 et Gräfin Mariza en 1921, l'adaptation française est créée au théâtre de Mulhouse en 1930, et reprise à Paris au Théâtre des Champs-Élysées en 1931 avec un grand succès. Outre sa francophilie exprimée dans plusieurs de ses œuvres[21] Kálmán étoffe son goût pour la valse et les musiques tziganes par un vif intérêt pour les nouveaux genre musicaux : foxtrott et Charleston qui apparaissent dans La Die Duchesse de Chicago créé à Vienne en 1928. Franz Lehár revient sur le devant de la scène après la guerre avec de nouveaux grands succès : Frasquita en 1922, Paganini en 1925 à Vienne, Der Zarewitsch ou Le Tsarévitch, en 1927 à Berlin, Ţara surâsului (Das Land des Lächelns), en 1923 et Giuditta en 1934, créées à Vienne.
C'est un spectacle d'une autre dimension qui naît dans les années 1930 : l'opérette à grand spectacle avec la création de Im Weissen Rößl ou L'Auberge du Cheval-Blanc (1930) jouée au Großes Schauspielhaus de Berlin, puis adaptée en français en 1932 à Paris. Ses créateurs sont Ralph Benatzky, et Robert Stolz aidés par de nombreux autres compositeurs. De nombreuses versions sont écrites et le succès est mondial. On comptera plus de 1700 représentations de 1948 à 1968 au Châtelet, à Paris.
- Opérettes viennoises de 1900 aux années 1930
- Daisy Burrell dans Gipsy Love, carte postale théâtrale, 1913.
- Ein Walzertraum, page de couverture de la partition, 1907.
- Der fidele Bauer, affiche, 1908.
- La Princesse Dollar, affiche, 1912.
- Madame de Pompadour, affiche, 1933.
- Princesse Czardas, affiche, Oslo, Norvège, 1950.
- Comtesse Maritza, Opéra royal de Suède, affiche, 1941.
- Die Herzogin von Chicago, partition piano-chant, 1928.
L'opérette anglo-saxonne

Le cas des pays anglo-saxons est particulier. En Grande-Bretagne, pays où le chant choral est pourtant particulièrement implanté, le théâtre musical, jusqu’à la première moitié du XIXe siècle, est - paradoxalement - surtout d’importation. L’opéra italien, dès sa naissance, y était prisé, mais le genre ne fit que peu d’émules parmi les compositeurs britanniques. Il en est de même pour l’opérette, qui fut aussi - pour commencer - de provenance française avec Offenbach et surtout Hervé (dont le prince de Galles était un fervent admirateur), puis plus tard André Messager. Si à partir de la fin des années 1860, Arthur Sullivan, un compositeur « sérieux » grand admirateur d’Offenbach, et son collaborateur le librettiste William S. Gilbert décident de s’y consacrer avec succès, ils auront peu d’héritiers. Seuls quelques rares ouvrages dignes d’intérêt seront par la suite créés outre-Manche (on peut citer notamment The Geisha de Sidney Jones ou The Quaker Girl de Lionel Monckton).
Aux États-Unis, la situation est similaire mais son évolution est différente. Également d’importation au début (en particulier avec Offenbach qui y fit une tournée triomphale), Hervé mais aussi Johann Strauss fils, puis Arthur Sullivan ou Franz Lehàr, un genre nouveau fait son apparition au début du XXe siècle : la comédie musicale. Ce terme n'est pas à prendre selon l'acception européenne. En effet si l’opérette européenne (et la comédie musicale qui lui a succédé) est née d’une forme théâtrale (l’opéra-comique. Cf ci-dessus), la comédie musicale américaine est née de l’union de deux genres typiquement britanniques : le burlesque et la revue de music-hall.

Le premier est né vers 1830, sur les scènes populaires des « beuglants » de Grande-Bretagne. C’était une sorte de petite revue, plus ou moins construite autour d’une trame très légère, d’un thème ou d’un simple fil conducteur. La partie comédie était assurée dans les établissements les plus modestes uniquement par un « compère » et une « commère ». Le genre ne jouissait pas d’une très bonne réputation : Souvent triviaux, les spectacles étaient présentés dans des établissements jugés par les bourgeois « peu fréquentables ». Le second a vu le jour une vingtaine d’années plus tard, dans les grands caf’conc’ de Londres. C’est Charles Morton, qui en aurait été le créateur, dans l’un de ses établissements : le Cantebury Arms. Burlesque et music-hall jouissaient, dès la fin du XIXe siècle d’une grande popularité aux États-Unis. Le premier se développa même pour devenir de superbes spectacles grâce, en particulier, aux fastueuses productions de Florenz Ziegfeld.
La comédie musicale américaine dans sa forme primitive naît aux environs de 1910 en alliant le système du burlesque (avec ses scènes de comédie liant les numéros musicaux) au faste des tableaux de music-hall. On ne peut - dans ce cas - parler réellement d’opérette (bien qu’elle lui fut, à l’époque assimilée), car la continuité dramatique n’y est pas vraiment respectée : les livrets sont constitués plutôt d'une suite de liens, servant une vague histoire, voire un simple concept prétexte à donner un semblant de cohérence à l’ensemble. Les américains, d’ailleurs, faisaient alors la différence entre musical comedy et operetta, cette dernière ayant attiré plusieurs compositeurs américains (pour beaucoup émigrés des pays de l’Est) tels Victor Herbert, Sigmund Romberg ou Rudolf Friml.
Au fil du temps, la comédie musicale américaine se théâtralise peu à peu, en particulier avec l’arrivée du cinéma parlant (et chantant) qui réclame des scénarios plus cohérents, devenant, à part entière et par définition, une « opérette » dans son sens générique : les livrets plus construits respectent une véritable continuité dramatique, même si de nombreux arguments tournent autour de la répétition et la représentation d'un spectacle, remontant ainsi aux origines du burlesque. L'autre particularité héritée de sa forme primitive est l’importance de la danse[22].
L’opérette espagnole
En Espagne l'opérette ne s'exporte pas vraiment mais au début du XIXe siècle le pays avait connu la renaissance de son art lyrique national, la zarzuela, un genre créé au milieu du XVIIe siècle pour concurrencer l’opéra italien[23]. Ainsi, entre le dernier quart du XIXe siècle et le début du XXe, après l'avènement de l'opérette en France, quelques zarzuelas prirent parfois un ton léger que l’on pourrait rapprocher de l’opérette. Mais ces ressemblances avec l'opérette restent marginales car la très grande majorité de zarzuelas ont une tonalité dramatique, rarement portée à l’amusement et conduisant souvent à des fins tragiques (la meilleure correspondance esthétique serait plutôt l’opéra-comique français ou le singspiel allemand, en raison notamment de la présence de dialogues parlés).
L'opérette roumaine

En 1848, Baba Hârca (Baba la vieille sorcière) est la première opérette créée en Roumanie le 26 décembre 1848 au Théâtre National de Iași par le compositeur moldave d'origine allemande-saxonne Alexandru Flechtenmacher, qui recherchait un style de musique roumaine propre[24]. Il s'agit d'un vaudeville avec un côté musical inhabituellement développé. Baba la sorcière est un personnage populaire des contes traditionnels roumains, qui fait geler les eaux et vit isolée dans une grotte ou au sommet d'un grand arbre. Les contes de fées lui donne aussi une facette bénéfique.
En 1882, un autre grand succès marque la naissance de l'opérette dans le pays: Crai Nou (La nouvelle lune), du jeune compositeur Ciprian Porumbescu, sur un livret de Vasile Alecsandri[25]. La première a lieu à Braşov dans une scène improvisée, la salle des fêtes du Gymnase roumain, le 27 februarie 1882[26].

L’œuvre, qui met en valeur la culture et les traditions roumaines, en opposition à la culture viennoise, affiche clairement un visage patriotique, à un moment où la Transylvanie est sous l'autorité de l'Autriche-Hongrie. Elle est surtout connue pour son célèbre chœur à la viennoise[27] et par le fait que Porumbescu a réussi à mettre en valeur l'esprit folklorique roumain (Hora, en:Doina, danses campagnardes, chansons anciennes) dans l'Art lyrique tout en les conjuguant avec des influences occidentales[28],[29].
Trois compositeurs Eduard Caudella avec Harță Răzeșul (1872), George Stephănescu avec Sânziana și Pepelea (1880), sur un livret de Vasile Alecsandri et Scaiul bărbaților (1885) puis en:Constantin Dimitrescu avec Sergentul Cartuș (1895) et Nini (1897) sont les premiers compositeurs d'opérettes roumaines[30]qui ont véritablement permis d'asseoir l'intérêt et le goût prononcé du peuple roumain pour cet art, genre qui restera populaire jusqu'à aujourd'hui[31].

Le 30 octobre de l'année 1954 marque d'une pierre blanche la création roumaine avec la première de la pièce ro:Lăsați-mă să cânt (Laissez-moi chanter) de ro:Gherase Dendrino, sur un livret de Erastia Sever, Liliana Delescu et ro:Viorel Cosma, dont le rôle principal est interprété par Ion Dacian. L'œuvre anniversaire, écrite en 1953 pour les 100 ans la naissance de Ciprian Porumbescu, est une célébration de sa pièce Crai Nou, écrite 72 ans plus tôt en 1882. Elle fait le trait d'union avec la première opérette roumaine[32]. Dans un contexte de déclin de l'opérette en Roumanie, la pièce présentée sur la scène du Théâtre d’État d'Opérette est un franc succès, succès qui doit certainement à distribution. La pièce est aussi jouée à l'étranger, dans les autres pays du Bloc de l'Est, son livret est traduit en allemand, tchèque, russe et hongrois[33].
Les successeurs de Ion Dacian ont continué à maintenir un équilibre entre pièces des répertoires classiques autrichien ou hongrois (Strauss, Lehár, Kálmán, Benatzky, etc.) et les créations roumaines telles Spune inimioară, spune! (Dis mon cœur, dis!), 1972 d'ro:Elly Roman , Mătușa mea, Faustina (Ma tante Faustina)[34] (1973) de Liviu Cavassi et Doru Butoiescu, Raspantia (1975) et Leonard (1976) de ro:Florin Comișel. La programmation autochtone reflète les auteurs qui apporté une contribution notable à l'opérette roumaine : ro:Gherase Dendrino (1901-1973), ro:Filaret Barbu (1903-1984), ro:Nicolae Kirculescu (1903-1985), ro:Elly Roman (1905-1996), ro:Alfred Mendelsohn (1910-1966), ro:Viorel Doboș (1917-1985), Henry Mălineanu (1920-2000), ro:Florin Comișel (1922-1977), ro:George Grigoriu (1927-1999)[35]. Cette approche a permis au théâtre de conjuguer une tradition internationale avec l’identité culturelle roumaine et de maintenir l’intérêt du public pour le genre de l’opérette.
En 1977, pour célébrer le centenaire de l'indépendance de la Roumanie, une œuvre ad hoc est montée: Eternel Iubiri (Amour éternel), composée par George Grigoriu sur un livret de Constantin Florea. La première a lieu le 7 mai 1977 au Théâtre d’État d'Opérette de Bucarest. L’œuvre, dont le sujet est la lutte contre les Turcs, s'inscrit dans la droite ligne de la propagande nationaliste du parti communiste mettant en avant le patriotisme et les héros de l'histoire roumaine. Cette politique culturelle national-communiste qui s'affirme et devient très visible sous Ceaușescu, avait déjà été initiée dans les années 60 par Gheorghe Gheorghiu-Dej[36].
L'opérette dans le reste du monde
Les correspondants français et viennois de l’opérette ont eu le plus de chance et rapidement ont envahi toute l’Europe et même passé les océans. Ils ont suscité de nombreuses vocations et l’on peut recenser de façon parfois anecdotique, des opérettes grecques, italiennes, arméniennes (notamment avec le compositeur Dikran Tchouhadjian), russes, roumaines, scandinaves, ou plus tard américaines. Robert Pourvoyeur, qui fut un grand spécialiste du genre, a consacré une série d’articles à ce répertoire méconnu, dans la revue Opérette au cours des années 1980.
Le « théâtre musical »
Les années 1970 marquent un tournant. La comédie musicale rock qui a révolutionné Broadway à la fin des années 1960, atteint l'Europe. Dans le sillage de Hair, plusieurs projets voient le jour avec succès en France comme La Révolution française de Claude-Michel Schönberg et Raymond Jeannot, livret d'Alain Boublil et Jean-Max Rivière, créée en 1973 au Palais des sports de Paris ou Mayflower d'Éric Charden et Guy Bontempelli en 1975 au théâtre de la Porte-Saint-Martin. Mais c'est surtout Starmania, coproduction franco-québécoise de Luc Plamondon et Michel Berger, qui en 1978 va poser les bases d'un nouveau genre qui explosera véritablement vingt ans plus tard, en 1998, avec Notre-Dame de Paris.
Dans un genre plus traditionnel, des personnalités comme Jérôme Savary ou le tandem Louis Dunoyer de Segonzac-Jean-Marie Lecoq au sein de la compagnie Fracasse préservent l'esprit d'Offenbach avec des créations (Les Empires de la Lune, Christophe Colomb), ou des versions revisitées d'opérettes du répertoire (La Belle Hélène, La Vie parisienne, La Périchole).
Le mot « opérette », trop connoté, disparaît petit à petit au début des années 1990 au profit de « théâtre musical », qui comprend également la comédie musicale (à noter à la même époque l'apparition du terme musical[37], principalement pour désigner les productions anglo-saxonnes). À partir de 1995, des spectacles de montages musicaux trouvent un nouveau public, tels La Java des mémoires, Les Années Twist et La Fièvre des années 80 de Roger Louret, bénéficiant d’une promotion très largement relayée par la télévision via des émissions de variétés populaires. Le , Notre-Dame de Paris est créé au Palais des congrès. À l'instar de Starmania ou Jesus Christ Superstar dans les années 1970, le spectacle est précédé d'un album studio, dont plusieurs chansons deviennent des « tubes » en puissance. Le spectacle de Richard Cocciante et Luc Plamondon connaît un énorme succès populaire, ouvrant la voie au retour fulgurant du « théâtre musical » sous toutes ses formes.
Si la plupart des spectacles calqués sur le modèle précédent échouent (Cindy en 2002, Belles, belles, belles en 2003, Spartacus le gladiateur en 2004) malgré quelques énormes succès (Roméo et Juliette, de la haine à l'amour en 2001, Autant en emporte le vent en 2003), un « retour aux traditions » se fait sentir avec l'éclosion de nombreuses productions plus modestes qui remportent les faveurs du public et de la critique de par leur originalité, comme Le Cabaret des hommes perdus (Molière 2007 du théâtre musical) ou L’Opéra de Sarah (Molière 2009 du théâtre musical).
Quelques opérettes célèbres
Opérettes françaises
- 1877 : Le Grand Mogol (2e version en 1884)
- 1880 : La Mascotte
- 1890 : Miss Helyett
- 1896 : La Poupée
- 1877 : L’Étoile
- 1879 : Une éducation manquée
- 1899 : Les Saltimbanques
- 1906 : Hans le joueur de flûte
- 1868 : Chilpéric
- 1869 : Le Petit Faust
- 1877 : L'Œil crevé
- 1883 : Mam'zelle Nitouche
- 1874 : Giroflé-Girofla
- 1878 : Le Petit Duc
- 1897 : Les P'tites Michu
- 1898 : Véronique
- 1855 : Ba-ta-clan
- 1858 : Orphée aux Enfers (2e version en 1874)
- 1866 : La Vie parisienne (2e version en 1873)
- 1868 : La Périchole (2e version en 1874)
- 1869 : Les Brigands (2e version en 1878)
- 1872 : Le Roi Carotte
- 1875 : Le Voyage dans la Lune
- 1877 : Les Cloches de Corneville
- 1884 : Rip
- 1880 : Les Mousquetaires au couvent
- 1918 : Phi-Phi (lyrics d'Albert Willemetz)
- 1921 : Dédé
- 1918 : La Reine joyeuse
- Robert Dumas
- 1935 : Ignace
- 1923 : Ciboulette
- 1925 : Mozart (livret de Sacha Guitry)
- 1931 : Brumell
- 1933 : Ô mon bel inconnu
- André Messager (suite)
- 1907 : Fortunio
- 1919 : Monsieur Beaucaire
- 1923 : L'Amour masqué (livret de Sacha Guitry)
- 1926 : Passionnément
- 1928 : Coups de Roulis
- 1930 : Rayon des Soieries
- 1937 : La Poule noire
- 1900 : La Petite Femme de Loth (livret de Tristan Bernard)
- 1901 : Les Travaux d'Hercule (2e version en 1913)
- 1902 : Au temps des Croisades (2e version sous le titre de Péché Véniel en 1903)
- 1903 : Le Sire de Vergy
- 1904 : Monsieur de la Palisse
- 1922 : Ta Bouche
- 1923 : La-Haut
- 1925 : Pas sur la Bouche
- 1932 : Au Pays du Soleil
- 1933 : Trois de la Marine
- 1935 : Un de la Canebière
- 1936 : Au Soleil de Marseille
- 1938 : Marseille mes Amours
- 1937 : Ma belle Marseillaise
- 1940 : Le Port du Soleil
- 1940 : L'escale du Soleil
- 1942 : Voilà Marseille
- 1942 : Bonjour Marseille
- 1942 : Avec le Soleil
- 1943 : La Vie de château
- 1944 : L'amour en vacances
- 1945 : De Montmartre à la Canebière
- après 1945
- 1965 : Monsieur Carnaval
- 1973 : Douchka
- 1946 : Mam'zelle Printemps
- 1949 : Baratin
- 1950 : L'École des femmes nues
- 1953 : Mobilette
- 1957 : Maria Flora
- 1969 : Le Marchand de soleil
- 1945 : La Belle de Cadix
- 1947 : Andalousie
- 1948 : Quatre jours à Paris
- 1951 : Le Chanteur de Mexico
- 1952 : La Route fleurie
- 1955 : Méditerranée_(opérette)
- 1959 : Le Secret de Marco Polo
- 1967 : Le Prince de Madrid
- 1956 : Irma la Douce (livret d'Alexandre Breffort)
- 1948 : La Maréchale Sans-Gêne
- 1948 : Violettes impériales
- 1950 : La Danseuse aux étoiles
- 1953 : Les Amants de Venise
- 1946 : Chanson gitane
- 1958 : Le Corsaire noir
Opérettes viennoises et germaniques
- 1905 : La Veuve joyeuse (Die lustige Witwe) - création française : 1909
- 1909 : Le Comte de Luxembourg (Der Graf von Luxemburg) - création française : 1912
- 1927 : Le Tsarévitch (Der Zarewitsch) - création française : 1929
- 1929 : Le Pays du sourire (Das Land des Lächelns) - création française : 1932
- 1958 : Rose de Noël - montage posthume
- 1874 : La Chauve-Souris (Die Fledermaus) - création française : 1904
- 1885 : Le Baron tzigane (Der Zigeunerbaron) - création française : 1895
- 1883 : Une nuit à Venise (Eine Nacht in Venedig) - création française : 1930
- 1899 : Sang viennois (Wiener Blut) - création française : 1930
- 1933 : Valses de Vienne - montage posthume
- 1907 : Rêve de valse (Ein Walzertraum) - création française : 1910
- 1935 : Trois valses (Drei Walzer)[39] - création française : 1937
- 1915 : Princesse Czardas (Die Csárdásfürstin) - création française : 1921
- 1921 : La Bayadère (Die Bajadere) - création française : 1925
- 1924 : Comtesse Maritza (Gräfin Mariza) - création française : 1930
- 1930 : L'Auberge du Cheval-Blanc (Im weißen Rößl) - création française : 1932
- 1933 : Clivia
- 1937 : Masque en bleu (Maske in Blau)
- 1940 : Les femmes dans le “Metropol” (Frauen im Metropol)
- 1964 : Roulette de cœurs (Roulette der Herzen)
Opérettes anglaises
- 1878 : HMS Pinafore
- 1879 : The Pirates of Penzance
- 1885 : The Mikado
- 1889 : The Gondoliers
- Sidney Jones (avec Lionel Monckton)
- 1896 : The Geisha - création française : 1898
- 1910 : The Quaker Girl ( avec Gina Palerme) - création française : 1911
- 1909 : The Arcadians - création française : 1913
Opérettes américaines
- 1895 : El Capitan
- 1903 : Babes in Toyland
- 1906 : The Red Mill
- 1910 : Naughty Marietta
- 1924 : Rose-Marie - création française : 1927
- 1924 : The Student Prince
- 1926 : The Desert Song
- 1928 : The New Moon
- 1956 : Candide
Opérettes italiennes
- 1922 : Scugnizza (it)
- 1912 : La reginetta delle rose
- 1919 : Si (operetta) (it)
- 1915 : Addio giovinezza!
- 1920 : L'acqua cheta (it)
Zarzuelas proches de l'opérette
Des œuvres suivantes, les deux seules néanmoins identifiées pleinement comme « opereta » (« opérette ») sont La corte de Faraón (1910), sous-titrée « opereta bíblica » et La Generala (1912), désignée par son auteur comme « opereta cómica en dos actos » :
- 1874 : El barberillo de Lavapiés
- 1894 : La verbena de la Paloma
- 1891 : El rey que rabió
- 1897 : La Revoltosa
- 1886 : La Gran Vía - création française : 1896
- 1897 : Agua, azucarillos y aguardiente
- Vicente Lleó
- 1910 : La corte de Faraón
- 1909 : La alegría del batallón
- 1934 : La del manojo de rosas
- 1912 : La Generala
Airs d'opérette et revues
(ro) interprète : en:Constantin Tănase année=1920-1945, « Antologie de cuplete din perioada interbelică » [« Anthologie de couplets de la période de l’entre-deux-guerres »], 58 minutes (Enregistrement discographique), sur youtube.com, Bucarest (consulté le ).
(de) interprète : choeur, « Berliner luft », Air tiré de l'opérette Frau Luna de Paul Lincke, sur un livret de Heinrich Bolten-Baeckers, enregistrement de 2019 sur des photos et films du Berlin des années 1900 - 2 minutes et 53 secondes (Enregistrement discographique), sur youtube.com, Berlin, (consulté le ).
interprètes : Edmée Favart et André Baugé, « Nous avons fait un beau voyage », Air tiré de l'opérette Ciboulette, de Reynaldo Hahn, sur un livret de Robert de Flers et Francis de Croisset - 2 minutes et 8 secondes (Enregistrement discographique), Collection : Nos plus belles chansons Vol. 3: 1920-1925, sur youtube.com, France, Marianne Mélodie, (consulté le ).
interprète : Yvonne Printemps, « J'ai deux amants », Air tiré de l'opérette l'amour masqué, musique de André Messager, livret de Sacha Guitry avec orchestredisque 78 tours Gramophone P.826, Disque "Gramophone" - 2 minutes et 41 secondes (Enregistrement discographique), Collection Disques David Silvestre, sur youtube.com, France, Gramophone, (consulté le ).
interprètes : Joséphine Baker et Adrien Lamy, « J'ai deux amours », Air tiré de la revue Paris qui remue, de Vincent Scotto, paroles de de Géo Koger et Henri Varna ; orchestre Edmond Mahieux disque 78 tours Columbia DF.229 - 3 minutes et 16 secondes (Enregistrement discographique), Collection Disques David Silvestre, sur youtube.com, Paris, Columbia, (consulté le ).
interprètes : Ninon Vallin, soprano, André Baugé, bariton, « Je vous aime à jamais », Air issu de l'opérette Le Comte de Luxembourg de Franz Lehár - 2 minutes et 44 secondes (Enregistrement discographique), sur youtube.com, Paris, (consulté le ).
interprète : Luis Mariano, « La belle de Cadix », Air tiré de l'opérette éponyme de Francis Lopez sur un livret de Raymond Vincy et Émile Audiffred, paroles de Maurice Vandair et Marc-Cab, Album Luis Mariano - 2 minutes et 33 secondes (Enregistrement discographique), collection Les chansons d'OR, sur youtube.com, Paris, Parlophone, (consulté le ).
(ru) interprète : Svetlana Varguzova, « The Wind of Liberty: Pepita's Song "Chertovu dyuzhinu detishek " », Air issu de l'opérette Vent de Liberté de Isaac Dounaïevski, enregistrement de 1999, Album "Operetta, Operetta, Operetta", 1999, Moscow Operetta Theatre Orchestra - 3 minutes et 10 secondes (Enregistrement discographique), sur youtube.com, Moscou, Melodya, (consulté le ).
(de) interprètes : en:Kurt Großkurth, en:Herta Talmar, en:Herbert Ernst Groh, « Oscar Straus: Ein Walzertraum (Highlights) », L'opérette Ein Walzertraum, composée en 1907. Moments musicaux marquants d'un enregistrement complet produit par le NWDR (Nordwestdeutscher Rundfunk)en 1954. L'Orchestre de la Radio de Cologne était dirigé par Franz Marszalek - 37 minutes et 53 secondes (Enregistrement radiophonique), sur youtube.com, Cologne, Nordwestdeutscher Rundfunk, (consulté le ).
interprètes : Luis Mariano, Bourvil, Annie Cordy, Tilda Thamar, « Luis Mariano: Mexico/ Le Chanteur de Mexico », Extrait du film Le chanteur de Mexico, 1956, film musical de Richard Pottier, tiré de l'opérette de Francis Lopez créée au théâtre du Châtelet à Paris le 15 décembre 1951. Musique de Francis Lopez. La chanson "Mexico" (paroles de Raymond Vincy) est l'une des plus connues de Luis Mariano et de la chanson française, avec son célèbre contre-ut final - 3 minutes et 37 secondes (Extrait de film), sur youtube.com, France & espagne, Vauban Production /Jason Production / C.E.F, Benito Perojo, (consulté le ).
interprète : Colette Renard, « Colette Renard, « Ah ! Dis donc » », Paroles : Alexandre Breffort, musique : Marguerite Monnot, dans télé-Chansons une production de Télé-Luxembourg, 1956. La chanson est extraite de la comédie musicale Irma la Douce créée le 12 novembre 1956 - 1 minute et 18 secondes (Diffusion TV), sur youtube.com, Paris, Télé-Luxembourg, (consulté le ).
(ro) interprète : ro:Ion Dacian, « Când sărmanul tatăl meu » [« Quand mon pauvre père »], Air tiré de l'opérette Vânzătorul de păsări (Der Vogelhändler) de Carl Zeller. Album "Arii și Duete din operete", Teatru National de Opereta Ion Dacian, Electrecord, EDC 746 Ion Dacian – Arii Și Duete Din Operete - 5 minutes et 11 secondes (enregistrement discographique), collecton "Memoria Operetei", sur youtube.com, Bucarest, Electrecord, 2006 (enregistrement original vers 1960) (consulté le ).
interprètes : Barbara et Françoise Moncey, « Barbara et Françoise Moncey "Duo des tarots" », Le "Duo des tarots", extrait de l'opérette Le Jeu des dames de Georges Manoir et Albert Willemetz, sur une musique de Georges Van Parys, Discorama - ORTF. Cette opérette fut donnée au Petit Théâtre de Paris. Barbara joue le rôle d'un travesti, le lieutenant Zephirio - 2 minutes et 39 secondes (Diffusion TV), sur ina.fr, Paris, ORTF, (consulté le ).
(ro) interprète : ro:Ion Dacian, « Ion Dacian si Corul Operetei Bucuresti-Mugurel de cantec romanesc (din opereta "Lasati-ma sa cant") » [« Ion Dacian et le Chœur d'Opérette Bucarest-Mugurel (extrait de l'opérette Lasati-ma sa cant) »], Lăsați-mă Să Cînt (Selecțiuni), Gherase Dendrino, Electrecord, ECD 1131, România, 1966 (Enregistrement discographique), sur youtube.com, Bucarest, Electrecord, (consulté le ).
(ro) interprète : ro:Ion Dacian, « Lucia Roic şi Mircea Nemens - Vânt de libertate, Duetul Stela-Mario, Stela, numai tu luminezi drumul » [« Lucia Roic et Mircea Nemens - Vent de liberté, Duo Stela-Mario, Stela, toi seul éclaire le chemin »], Air tiré de l'opérette Vânt de libertate, Chœur et orchestre du Théâtre National d'Opérette, Electrecord – ECE 0528 - 3 minutes 51 secondes (Enregistrement discographique), sur youtube.com, Bucarest, Electrecord, (consulté le ).
(ro) interprètes : ro:Ion Dacian, Cleopatra Melidoneanu, « Loewe MY FAIR LADY highlights - in Romanian - Bucharest, 1970 » [« Loewe MY FAIR LADY Meilleurs passages - en roumain - Bucarest, 1970 »], Passages choisis de la comédie musicale May Fair lady de Frederick Loewe. Chef d'orchestre Liviu Cavassi, Chœur et orchestre du Théâtre National d'Opérette, 27 minutes (Diffusion TV), sur youtube.com, Bucarest, TVR, (consulté le ).
(ro) interprète : Ion Dacian, « Sărmane lăutar pribeag » [« Pauvre violoniste errant »], Extrait de Medalion Gherase Dendrino - 1 minute 46 secondes (Diffusion TV), sur youtube.com, Bucarest, TVR, (consulté le ).
(ro) interprète : Nicolae Țăranu, « NICOLAE ȚĂRANU - Filaret Barbu ANA LUGOJANA - Viața vreau s-o văd - Romanian Operetta », Ana Lugojana de Filaret Barbu, Lucia Roic et Nicolae Țăranu, "Viața vreau s-o văd cândva mai frumoasă" - 2 minutes et 31 secondes (Diffusion TV), sur youtube.com, Bucarest, TVR, (consulté le ).
(ro) interprète : Nicolae Țăranu, « LUCIA ROIC, NICOLAE ȚĂRANU - Filaret Barbu ANA LUGOJANA - Drag mi-e satul - Romanian Operetta » [« LUCIA ROIC, NICOLAE ȚĂRANU - Filaret Barbu ANA LUGOJANA - J'aime mon village - Opérette roumaine »], Ana Lugojana de Filaret Barbu, Lucia Roic et Nicolae Țăranu, "Drag mi-e satul de pe coastă", Chœur et orchestre du Théâtre National d'Opérette, Bucarest, 1972, Bucarest - 5 minutes et 11 secondes (Diffusion TV), sur youtube.com, Bucarest, TVR, (consulté le ).
(ro) interprète : Cleopatra Melidoneanu soprano, « CLEOPATRA MELIDONEANU - Cavassi-Butoiescu MĂTUȘA MEA, FAUSTINA », Enregistrement de l'opérette Mătușa mea, Faustina, Cleopatra Melidoneanu soprano - Liviu Cavassi (chef d'orchestre), Chœur et orchestre du Théâtre National d'Opérette - 4 minutes et 17 secondes (Diffusion radiophonique), sur dailymotion.com, Bucarest, romaniaevocis, (consulté le ).
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Filmographie, émissions radiophoniques
La Chauve-souris de Johann Strauss Jr. Opéra diffusé en direct du Metropolitan Opera de New York, de France Musique / Judith Chaine, 11 janvier 2014, Diffusion radiophonique, 3 heures 54 minutes [voir en ligne] : « Avec Johann Strauss II, Compositeur autrichien (Vienne, 1825 - Vienne, 1899), sur un livret de Richard Genée et en:Karl Haffner, revu par en:Douglas Carter Beane. La production du Met situe l’action à Vienne, au soir du réveillon de l’année 1899. Elle raconte la vengeance minutieusement organisée du Dr Falke envers son ami Gabriel von Eisenstein qui l’a contraint, au retour d’un bal costumé, à traverser la ville déguisé en chauve-souris. ».
Valses et opérettes viennoises, de France Musique / François-Xavier Szymczak, 15 au 19 avril 2019, Diffusion radiophonique, 8 heures [voir en ligne] : Série de 4 enregistrements d'une heure 58 minutes chacun soit environ 8 heures au total.
- Épisode 1/4 : Valses et opérettes viennoises (1/4) : Johann Strauss fils - le 15 avril 2019.
- Épisode 2/4 : Valses et opérettes viennoises (2/4) : Franz Lehár - le 17 avril 2019.
- Épisode 3/4 : Valses et opérettes viennoises (3/4) : Franz von Suppé - le 18 avril 2019.
- Épisode 4/4 : Valses et opérettes viennoises (4/4) : Emmerich Kálmán - le 19 avril 2019.
Offenbach, un frétillant bicentenaire, de France Musique / François-Xavier Szymczak, 2019, Diffusion radiophonique, 7 heures et 24 minutes au total [voir en ligne], ép. juillet-août : Série de 8 enregistrements d'environ 55 minutes chacun soit. « 200 ans après sa naissance, Jacques Offenbach continue de nous enchanter. Né à Cologne le 20 juin 1819, ce violoncelliste virtuose connaît de jolis succès au début du Second Empire, comme Ba-ta-clan qui donnera son nom à la salle de spectacle, avant d'enthousiasmer Paris en 1858 grâce à Orphée aux enfers dont le galop infernal de fin donnera naissance au French cancan. Offenbach prendra son envol avec La Belle Hélène, La Vie parisienne, La Grande-Duchesse de Gerolstein ou encore La Périchole, puis Les Contes d'Hoffmann, son ultime chef-d'œuvre. Cette série revient sur les grands moments de sa carrière et sur ses œuvres jubilatoires. ».
- Épisode 1/8 : Offenbach : Orphée aux enfers ! - le 6 juillet 2019.
- Épisode 2/8 : Offenbach : La belle Hélène ! - le 13 juillet 2019.
- Épisode 3/8 : Offenbach : La Vie parisienne ! - le 20 juillet 2019.
- Épisode 4/8 : Offenbach, La Grande-duchesse de Gérolstein ! - le 27 juillet 2019.
- Épisode 5/8 : Offenbach, La Périchole ! - le 3 août 2019.
- Épisode 6/8 : Offenbach, Les Contes d’Hoffmann (Prologue et Acte I) ! - le 10 août 2019.
- Épisode 7/8 : Offenbach, Les Contes d'Hoffmann (Actes II, III et épilogue) ! - le 17 août 2019.
- Épisode 8/8 : Offenbach, Autres joyaux de Jacques Offenbach ! - le 24 août 2019.
(ro) Adina Sima - "Orhideea", de Teatrul Național de Operetă și Musical "Ion Dacian" (prod.) et de Dance Motion Program (réal.), 23 avril 2022, Enregistrement vidéo, 3 minutes et 51 secondes [voir en ligne] : Invitée spéciale : Adina Sima, chante un air du musical 'Rebecca', 'Manifeste pour la paix', dans le programme intensif de préparation Dance Motion, édition 6. Théâtre National d'Opérette et Musical 'Ion Dacian'.".
(ro) Nicolae Leonard și Hariclea Darclée, de Radio România Cultural (prod.) et de Daniela Ivanov (réal.), 22 décembre 2022, Diffusion radiophonique, 29 minutes [voir en ligne] : « Azi ne întâlnim cu două voci mari. Aflăm povestea vieții ”prințului operetei” – Nicolae Leonard și povestea premierei mondiale, la Roma, a operei Tosca, de Puccini, care a fost salvată de la dezastru de Hariclea Darclée. » (« Aujourd'hui, nous rencontrons deux grandes voix. Nous découvrons la vie du « prince de l'opérette », Nicolae Leonard, et l'histoire de la première mondiale à Rome de Tosca de Puccini, sauvée du désastre par Hariclea Darclée. » en roumain).
(ro) Cum a murit marele Constantin Tănase, de Stellarium (prod.) et de Flavius Calin (réal.), 22 janvier 2023, Enregistrement vidéo, 9 minutes et 47 secondes [voir en ligne].
"Offenbach, musicien européen" publié aux Éditions Actes Sud-Palazzetto Bru Zane, de France Musique / Philippe Venturini (prod.) et de Laurent Lefrançois (réal.), 7 janvier 2023, Diffusion radiophonique, 28 minutes [voir en ligne] : « Entretien entre Jean-Claude Yon, Historien, directeur d’études à l’EPHE, titulaire de la chaire d’histoire des spectacles à l’époque contemporaine, et Philippe Venturini au sujet du livre Issu d'un colloque organisé à Köln et Paris, en 2019, pour le bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach (1819-1880) composé de 29 chapitres, rédigés par des musicologues, des historiens, des spécialistes d'études théâtrales et de littérature - "Consacré à un musicien souvent accusé de frivolité, ce livre rend justice à celui que le philosophe-écrivain Stanislas Rzewuski saluait en 1899 : “le plus charmant, le plus alerte, le plus connu, le plus ironique, le plus sentimental, le plus fantaisiste des musiciens modernes.” Philippe Venturini. ».
La Veuve joyeuse de Franz Lehár, un tube de l'opérette viennoise, peu donnée en France, de France Musique / Jean-Baptiste Urbain (prod.) et de Yassine Bouzar (réal.), 28 décembre 2023, Diffusion radiophonique, 9 minutes [voir en ligne] : « Didier Benetti explique comment Franz Lehár a su redonner ses lettres de noblesse à l’opérette « Il l'a magnifiée, peut-être parce qu'il s'approche de plus en plus de l'écriture opéra. Ses orchestrations, ses lignes mélodiques sont très proches de l'opéra et demandent des voix très puissantes ». ».
Offenbach, de Chaîne YouTube Classical HD Live (prod.) et de Classical HD Live (réal.), 2024, Diffusion radiophonique, De 2 à 6 minutes [voir en ligne] : 17 vidéos de 2017 à 2024. Extraits de différents spectacles d'Offenbach produits sur différentes scènes françaises depuis 2017, dans le cadre du festival "Musiques en fête".
Spectacles complets ou morceaux de Spectacles (commentés) d'Offenbach lors d'émissions de France Musique de 2014 à 2024 :
- "Le roi Carotte" de Jacques Offenbach, de France Musique, 9 janvier 2016, Diffusion radiophonique, 3 heures et 51 minutes [voir en ligne] : Opéra enregistré le 21 décembre 2016 à l'Opéra de Lyon.
- "La Vie parisienne" d'Offenbach, par Michel Plasson, de France Musique / Lionel Esparza, 12 décembre 2024, Diffusion radiophonique, 15 minutes [voir en ligne].
- La Belle Hélène d'Offenbach, par Marc Minkowski, de France Musique / Lionel Esparza, 10 mai 2024, Diffusion radiophonique, 19 minutes [voir en ligne].
- Un jeudi avec Offenbach, de France Musique / Denisa Kerschova, 30 novembre 2023, Diffusion radiophonique, 1 heure 29 minutes [voir en ligne].
- Jacques Offenbach, la Périchole, de France Musique / Lionel Esparza, 08 novembre 2022, Diffusion radiophonique, 25 minutes [voir en ligne].
- Le Voyage dans la lune d'Offenbach, de France Musique / Anne-Charlotte Rémond (prod.) et de Philippe petit (réal.), 22 décembre 2020, Diffusion radiophonique, 25 minutes [voir en ligne].
- "La Vie parisienne" de Jacques Offenbach à l'Opéra de Lyon, de France Musique, 31 décembre 2014, Diffusion radiophonique, 2 heures et 29 minutes [voir en ligne].
Offenbach, duo pour violoncelles par Anne Gastinel et Xavier Phillips, de France Musique / Charlotte Landru-Chandès, 24 avril 2024, Diffusion radiophonique, 33 minutes [voir en ligne] : Extraits de l'album : Jacques Offenbach : 6 Duos, Anne Gastinel et Xavier Philips - LA DOLCE VOLTA.
La grande histoire de l'opérette, un podcast de Benoît Duteurtre, de France Musique / Benoît Duteurtre (prod.) et de Sophie Pichon (réal.), 29 juin 2024, Diffusion radiophonique, 10 heures et 26 minutes [voir en ligne] : Série de 7 enregistrements d'une heure 28 minutes chacun soit 10 heures et 26 minutes au total - « L'histoire d'un genre musical né à Paris sous le Second Empire avec notamment Offenbach, et qui allait bientôt inspirer l'opérette viennoise de Strauss, Lehar... et revenir en France jusqu'au milieu du XXe siècle. Un répertoire redynamisé aujourd'hui par une nouvelle génération d'interprètes. »[40].
- Épisode 1/7 : Les Folies du Second Empire : Offenbach, Hervé, Lecocq...
- Épisode 2/7 : Johann Strauss et les premiers viennois : Strauss, Suppé, Millocker.
- Épisode 3/7 : L’opérette Belle époque : Audran, Planquette, Messager, Ganne,Terrasse.
- Épisode 4/7 : Le second âge d’or viennois : Lehar, Straus, Kalman, Abraham...
- Épisode 5/7 : L’opérette des années folles : Yvain, Christiné, Hahn, Beydts.
- Épisode 6/7 : Opérette anglaise, allemande, espagnole...
- Épisode 7/7 : Les derniers feux.
Printesa Circului, de Teatrul Național de Operetă și Musical "Ion Dacian" (prod.) et de Beatrice Rancea (réal.), 13 décembre 2024, Enregistrement vidéo, 59 secondes [voir en ligne] : Spectacle joué au Théâtre National d'opérette de Bucarest.
Les comédies musicales contemporaines, des "objets musicaux non identifiés", de France Musique (prod.) et de Fiona Moghaddam (réal.), 13 octobre 2024, Diffusion radiophonique, 6 minutes [voir en ligne] : Interview de 6 minutes - « Le film culte "La Haine", de Mathieu Kassovitz, est désormais une comédie musicale. Les comédies musicales s’inspirent souvent d’œuvres préexistantes. Mais elles sont loin de manquer d’originalité. Entretien avec Bernard Jeannot-Guérin, maître de conférence en études culturelles, spécialiste de la comédie musicale française et auteur du livre à paraître "La Comédie musicale française : de l'opéra-rock à l'opéra urbain". ».
Opereta Lounge - Extraits de la saison 2023-2024:
- Operetă Lounge - Sorin Zlat Jazz Series, de Teatrul Național de Operetă și Musical "Ion Dacian", 31 mai 2024, Enregistrement vidéo, 1 minute 55 secondes [voir en ligne].
- Opereta Lounge - Tango Passion, de Teatrul Național de Operetă și Musical "Ion Dacian", 13 juin 2024, Enregistrement vidéo, 2 minutes et 50 secondes [voir en ligne].
- Opereta Lounge - Interbelic Serenade, de Teatrul Național de Operetă și Musical "Ion Dacian", 6 juillet 2024, Enregistrement vidéo, 2 minutes et 1 seconde [voir en ligne].
- Opereta Lounge - Sueño latino, de Teatrul Național de Operetă și Musical "Ion Dacian", 7 juillet 2024, Enregistrement vidéo, 1 minute 48 secondes [voir en ligne].
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- Opereta Lounge - Dragă Ana- One woman musical show, de Teatrul Național de Operetă și Musical "Ion Dacian", 22 mai 2024, Enregistrement vidéo, 2 minutes et 33 secondes [voir en ligne].
Vocea Umană, de Teatrul Național de Operetă și Musical "Ion Dacian" (prod.) et de Radu Petrovici (réal.), 08 février 2025, Enregistrement vidéo, 1 minute 23 secondes [voir en ligne] : Spectacle joué au Théâtre National d'opérette de Bucarest.
Voir aussi
Articles connexes
- Liste de compositeurs d'opérettes, d'opéras-comiques et de comédies musicales
- Liste d'opérettes par compositeur (nl)
Liens externes
- Encyclopédie multimédia de la Comédie musicale théâtrale en France (base de données très documentée avec de nombreux extraits audios)
- (en) L'Encyclopédie de la Comédie musicale américaine
- Une ligne du temps sur l'opérette française
- « La Grande Histoire de l’opérette » par Benoît Duteurtre sur France Musique, juin 2024
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :