Francis de Croisset
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Franz Wiener |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Conjoint |
Marie-Thérèse de Chevigné (d) |
| Enfant |
Germaine Wiener de Croisset (d) |
| Parentèle |
Jacob Wiener (grand-père) Charles de Croisset (petit-fils) |
| Distinctions |
|---|
Francis Wiener de Croisset, né Edgar Franz Wiener le à Bruxelles et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un auteur dramatique, romancier et librettiste français.
Francis de Croisset est issu d'une famille juive allemande. Son grand-père, Jacques Wiener (1815-1899), s'était installé vers 1835 à Bruxelles ; graveur, il créa le premier timbre belge. Le frère cadet de celui-ci, Léopold Wiener, se fit également connaître comme graveur, médailleur, sculpteur, et bourgmestre (de 1872 à 1891) de Watermael-Boitsfort, en proche banlieue bruxelloise[1].
Le père de Francis de Croisset, Alexandre Wiener (1848-1920), était peintre. L'un de ses oncles, Samson Wiener (1851-1914), fut avocat du roi Léopold II, et sénateur de Belgique.
Son ami le journaliste Maurice de Waleffe (1874-1946) témoigne que, dès son arrivée à Paris, en 1897, il projetait, pour mieux s'intégrer à la société parisienne, de demander sa naturalisation, de changer de nom et de se faire baptiser et que le nom de Croisset était pour lui « le nom du village d'où Gustave Flaubert datait les volumes de sa correspondance[2] ». En 1911, il obtint du Conseil d'État le changement de son nom pour celui de Wiener de Croisset[3].
Francis de Croisset recherche le scandale avec des comédies d’une audace calculée, et devient, par son œuvre mais aussi par sa vie privée, omniprésent dans la presse du temps.
Une de ses citations typiques : "Si votre femme est jolie, ne lui dites pas qu'elle est jolie parce qu'elle le sait ; dites-lui qu'elle est intelligente parce qu'elle l'espère".
Au théâtre, il collabore avec Robert de Flers après la mort de Gaston Arman de Caillavet en 1915.
Après avoir été fiancé avec Mlle Dietz-Monnin, petite-fille du sénateur Charles Dietz-Monnin, il rompt ses fiançailles et épouse, en 1910, Marie-Thérèse de Chevigné, veuve de Maurice Bischoffsheim (1875-1904), arrière-arrière-petite-fille par sa mère du marquis de Sade et mère de Marie-Laure de Noailles. Ils font aménager à partir de 1912 la villa Croisset à Grasse[4].
À partir de 1934 et jusqu'à sa mort le , il vécut avenue Gabriel à Paris.
Élégant, brillant et mondain, il inspire à Marcel Proust la métamorphose de Bloch en Jacques du Rozier dans À la recherche du temps perdu.
Il est le père de Philippe Wiener de Croisset, patron de presse (père de l'homme d'affaires Charles de Croisset) et de Germaine Wiener de Croisset, épouse de l'artiste peintre et critique d'art Roger Lannes de Montebello (1908-1986) et mère de Philippe Lannes de Montebello, qui fut pendant plus de trente ans directeur du Metropolitan Museum of Art de New York.
Malgré son aversion pour la carrière militaire à laquelle ses parents le destinaient, dès l'entrée en guerre de la France en 1914, il s'engage dans l'armée française comme simple soldat, y sert quatre ans, et en sort lieutenant, décoré de la croix de guerre pour sa bravoure.

Mort en 1937, il repose au cimetière de Passy (division 15) à Paris[5],[6].
Distinctions
Commandeur de la Légion d'honneur (1932), Officier en 1920, Chevalier en 1912.
Croix de guerre - avec palme.
Chevalier de l'ordre de la Couronne (1915).
