En 1990, l'Irak accuse officiellement le Koweït d'avoir volé du pétrole irakien par forage oblique, bien que certaines sources irakiennes indiquent que la décision de Saddam Hussein d'attaquer le Koweït avait été mise au point de nombreux mois avant l'invasion[1]. Plusieurs raisons officieuses ont été avancées afin de justifier l'invasion irakienne: l'incapacité de l'Irak à rembourser les 80 milliards de dollars qui avaient été empruntés au Koweït pour financer la guerre Iran-Irak et la surproduction koweïtienne de pétrole qui a provoqué des baisses de revenus pour l'Irak[2].
Les forces françaises employées dans le cadre du contrôle de l'embargo sont intégrées dans celles de l'UEO (Union de l'Europe occidentale) et réparties dans les trois missions Artimon. L'UEO a attribué la direction de l'opération à l'amiral français pour l'océan Indien (Alindien):
Artimon Est pour la surveillance du détroit d'Ormuz entre le golfe Persique et le golfe d'Oman et qui reprend l'ancienne mission Ariane en cours au moment de la guerre Iran-Irak;
Artimon Ouest contrôle le détroit de Tiran à la sortie du golfe d'Aqaba;
Artimon Sud contrôle le détroit de Bab el Mandeb au débouché de la mer Rouge.
Le , la frégate Jean de Vienne et l'aviso Premier-Maître L'Her appareillent pour le golfe Persique. Le Jean de Vienne rejoint à Dubaï le La Motte-Picquet pour le remplacer. Le Jean de Vienne est engagé dans cette guerre aux côtés des alliées pendant toute la durée du conflit ( au ). C'est le seul bâtiment de la Marine nationale française à avoir été engagé dans les forces de surface sous commandement et contrôle opérationnels des Américains. Après près de deux mois sans escale, le Jean de Vienne est relevé par le Latouche-Tréville début . Le Jean de Vienne rejoint la mer Rouge pour participer à la mission Artimon et rentre à Toulon mi-. Début , la frégate Latouche-Tréville remplace le La Motte-Picquet qui rentre à Brest en [4].
L'escorteur D630 Du Chayla est, avec sa centième visite effectuée le , juste avant de quitter la mer Rouge pour regagner la France, le navire non-américain ayant effectué le plus d'inspections[5].
Notes et références
↑ (en) Gregory F. Gause, The International Politics of the Gulf, Oxford: The University Press. pp. 263–274. (ISBN0-19-926963-7).