Orchestre de la Suisse romande
orchestre symphonique suisse
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L'Orchestre de la Suisse romande (OSR) est un orchestre symphonique de renommée internationale basé à Genève. Il donne des concerts réguliers à la fois à Genève et à Lausanne.
| Orchestre de la Suisse romande | |
Le Victoria Hall, salle de concert de l'orchestre. | |
| Pays de résidence | |
|---|---|
| Ville de résidence | Genève |
| Type de formation | orchestre symphonique |
| Direction | Jonathan Nott |
| Fondateur | Ernest Ansermet |
| Création | |
| Site web | www.osr.ch/en |
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Histoire
Il est fondé le par Ernest Ansermet qui le dirige jusqu'en 1967. Membre fondateur et premier président en est le Président du Grand Conseil du canton de Genève, Paul Lachenal. L'OSR est régi par une fondation de droit privé.
Après le départ d’Ernest Ansermet en 1967, l’Orchestre de la Suisse romande poursuit ses activités sous la direction de plusieurs chefs successifs. Il développe son activité internationale par la réalisation de tournées en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, notamment dans des grandes salles de concert et lors de festivals internationaux. Ces tournées s’inscrivent dans la continuité de son rayonnement établi au cours de la première moitié du XXe siècle et contribuent à maintenir sa présence sur la scène musicale internationale.
L’orchestre participe également à divers projets de diffusion et de collaborations artistiques à l’étranger, renforçant ainsi son activité hors de Suisse.
L'OSR donne des concerts à Genève dans la salle du Victoria Hall et à Lausanne au Palais de Beaulieu, joue de la musique d'opéra et de ballet pour le Grand Théâtre de Genève et organise régulièrement des tournées en Europe, en Amérique du Nord et en Extrême-Orient.
L'OSR donne des représentations d'œuvres musicales de nombreux compositeurs, tels Benjamin Britten, Claude Debussy, Heinz Holliger, Arthur Honegger, Frank Martin, Darius Milhaud, Igor Stravinsky, etc.
Dans le cadre des célébrations du 700e anniversaire de la Confédération en 1991, l’Orchestre de la Suisse romande entreprend une tournée internationale en Europe et en Asie. Celle-ci comprend des concerts en Belgique et au Royaume-Uni, ainsi qu’en Corée du Sud et au Japon. Le programme présenté lors de cette tournée est constitué d’un répertoire varié allant de la musique française à la musique symphonique du XXe siècle, incluant notamment des œuvres de Debussy, Ravel, Stravinsky, Saint-Saëns, Prokofiev et Mahler[1].
Cette tournée s’inscrit dans la continuité des activités internationales de l’orchestre et comprend plusieurs représentations dans des centres musicaux européens et asiatiques. Elle fait l’objet d’une couverture médiatique en Suisse, notamment par la Télévision suisse romande, qui documente certaines étapes du séjour en Asie et l’accueil du public local[1].
À partir de 2016, Jonathan Nott est le directeur artistique et musical de l'orchestre. Son contrat court jusqu'en 2026[2].
En 2023, la société Cybel’Art de Pierluigi Christophe Orunesu a développé l'initiative icologram, une startup numérique permettant la présence virtuelle d’artistes, et a collaboré avec l’Orchestre de la Suisse Romande pour enregistrer la première performance symphonique holographique, présentée à Artgenève 2024[3],[4].
Début 2025, l’Orchestre de la Suisse romande a présenté Virtual Hall, une plateforme de réalité virtuelle immersive conçue en partenariat avec l’entreprise suisse d’ArtTech Cybel’Art. Fusionnant musique symphonique, arts de la scène et innovation technologique, cette expérience inédite permet au public de s’immerger au cœur de l’orchestre grâce à des captations vidéo à 360 degrés et un son spatial multicanal, enregistrés depuis des points de vue scéniques inédits. Imaginée par Pierluigi Orunesu, fondateur de Cybel’Art, Virtual Hall a été dévoilée en première mondiale lors d’Artgenève 2025[5].
En , Tugan Sokhiev est nommé chef principal et conseiller artistique de l'Orchestre de la Suisse romande à compter de la saison 2026-2027, pour un mandat initial de trois ans[6],[7].
Direction musicale
Comme chefs permanents de l'orchestre se sont succédé[8] :
- Ernest Ansermet (1918-1967) ;
- Paul Kletzki (1967-1970) ;
- Wolfgang Sawallisch (1970-1980) ;
- Horst Stein (1980-1985) ;
- Armin Jordan (1985-1997) ;
- Fabio Luisi (1997-2002) ;
- Pinchas Steinberg (2002-2005) ;
- Marek Janowski (2005-2012) ;
- Neeme Järvi (2012-2015) ;
- Jonathan Nott (2016-2025) ;
- Tugan Sokhiev (à partir de 2026)
Créations
L'Orchestre de la Suisse romande est le créateur d'œuvres de Pierre Ancelin (Le Journal d'un fou, 1969), Conrad Beck (Innominata, 1932), Benjamin Britten (Cantat misericordia, 1963), Pierre Capdevielle (Symphonie no 3 « da camera », 1954), Marius Constant (Candide, 1971), Jean-Luc Darbellay (Dernière Lettre à Théo, 2010), Henri Gagnebin (Ouverture française, 1920 ; Symphonie en fa, 1922 ; Saint François d'Assise, 1935 ; Requiem des vanités du monde, 1940), Henryk Górecki (Refrain, op. 21, 1965), Heinz Holliger (Tonscherben, 1985 ; Chants sur des textes de Georg Trakl, 1993 ; Concerto pour violon, commande pour le 75e anniversaire de l'orchestre, 1995), Arthur Honegger (Horace victorieux, 1921 ; Chant de joie, 1923), Michael Jarrell (Instantanés, 1986 ; Sillages, 2005 ; Galilei, opéra, 2006 ; Concerto pour flûte « ...Un temps de silence... », commande, 2007 ; ...Le ciel, tout à l'heure encore si limpide, soudain se trouble horriblement..., 2009), Ivo Malec (Exempla, 1995), Frank Martin (Concerto pour piano no 1, 1936 ; Symphonie, 1938 ; In Terra Pax, 1945 ; Golgotha, 1948 ; Le Mystère de la nativité, 1959 ; Les Quatre Éléments, 1964), Darius Milhaud (Concerto pour violon et flûte, 1940), Norbert Moret (Tragiques, 1983 ; Diotimas Liebeslieder, 1988 ; Divertimento pour violoncelle, hautbois, cor et percussion, 1993), Heinrich Sutermeister (Concerto pour violoncelle no 2, 1974 ; Ecclesia, 1975 ; Concerto pour clarinette, 1979 ; Consolatio Philosophie, 1980), Alexandre Tansman (Symphonie no 7, 1947), Anatol Vieru (Concerto pour violoncelle, 1963), Pierre Wissmer (Concerto pour violon no 1, 1944 ; Symphonie no 2, 1963 ; Symphonie no 4, 1964 ; Triptyque romand, 1973), Julien-François Zbinden (Symphonie no 2, 1959), notamment[9].