Oricola
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| Oricola | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Code postal | 67063 |
| Code ISTAT | 066062 |
| Code cadastral | G102 |
| Préfixe tél. | 0863 |
| Démographie | |
| Gentilé | oricolani |
| Population | 1 274 hab.[1] (2026) |
| Densité | 69 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 42° 03′ 00″ nord, 13° 02′ 00″ est |
| Altitude | Min. 810 m Max. 810 m |
| Superficie | 1 840 ha = 18,4 km2 [2] |
| Divers | |
| Fête patronale | 17 mai - 15 août |
| Localisation | |
Localisation dans la province de L'Aquila. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Oricola est une commune de la province de L'Aquila dans les Abruzzes en Italie.
Oricola est situé à l'extrêmité nord-ouest du massif des Monts Simbruins.
Histoire
Le site de l'ancienne cité èques de Carsioli (également appelée Carseoli) fut localisé à proximité de Civita (it) en 1645 par le célèbre cartographe Lukas Holstenius. Dès lors, les cartes topographiques anciennes indiquent la présence de cette colonie romaine près du hameau actuel de Civita di Oricola.
Les premières informations avérées remontent au XIe siècle, lorsque Berardino, descendant des comtes de Marsi (en), parvint vers 1016, avec l'aide de Richard « le Normand », à s'emparer du fief de Carsoli, détenu par ses frères Siginolfo, Rinaldo et Pometta. L'un d'eux, Rinaldo, réfugié à Oricola, en devint le baron. Quelques décennies plus tard, en 1096, la veuve Aldegrina ou Aldegrima fit don du château d'Oricola, ainsi que de ceux de Fossaceca, Camerata et Pereto, aux moines de l'abbaye de Montecassino[3] ; en 1097, le château d'Auricola (toponyme médiéval de la ville) figure parmi les biens confirmés par la bulle papale d'Urbain II à l'abbé cassinien Oderisio (it)[3].
Au XIIe siècle, sous les Normands, la moitié des terres d'Oricola passa sous la domination de Todino De Ponte (it), fils d'Oderisio, et l'autre moitié fut octroyée à son frère Rainaldo. Elles devinrent ensuite un fief des Orsini, puis des Colonna, au gré des événements historiques du comté et du duché de Tagliacozzo (it).
En 1806, Oricola perdit son autonomie administrative et fut annexée, avec la commune voisine de Rocca di Botte, à la municipalité de Pereto. Ce n'est qu'en 1907 que les deux communes de la plaine de Cavaliere (it) recouvrèrent leur indépendance administrative[4].
La ville a subi des dommages lors du tremblement de terre d'Avezzano en 1915, mais sans subir de destructions comparables à celles de Fucin et de la vallée de Roveto (it)[5].
Monuments
Architecture religieuse
- Église San Salvatore, abritant un orgue d'une grande valeur artistique, construit en 1855 par l'artiste romain Tommaso Vayola (Thomas Vajola), qui a également réalisé d'autres orgues anciennes pour des églises des régions de la Marsica et des Abruzzes.
- Église Santa Restituta, ornée d'une fresque du XIIIe siècle.
- Église Santa Maria Assunta.
- Église du Sacré-Cœur, avec un oratoire et une salle dédiée à saint Philippe Néri, à Civita di Oricola.
Architecture civile
- Palais De Vecchi
Ce palais majestueux, également connu sous le nom de Palazzo Rostagno[11], fut construit dans le style du XVIIIe siècle après le mariage de Francesco Saverio De Vecchi avec la princesse Maria Eleonora Boncompagni[12]. L'édifice de quatre étages, qui appartint également à Giacinto De Vecchi Pieralice, abritait des objets découverts avant la première campagne de fouilles archéologiques menée en 1901 sur le site de Carsioli[13].
- Casa Nitoglia : une plaque commémorative apposée sur la façade du bâtiment rend hommage à saint Paul de la Croix.
Architecture militaire
La vieille ville d'Oricola est dominée par la forteresse, probablement construite au IXe siècle. Les comtes de Marsi commandèrent une forteresse carrée dotée de remparts imposants, de bastions et de postes d'observation dans les quatre tours. Le château fut érigé pour défendre les habitants contre les invasions sarrasines et hongroises qui marquèrent longtemps le Moyen Âge. Son aspect Renaissance date de la seconde moitié du XVe siècle. Certaines salles du château abritent les bureaux municipaux[14].
Monuments
- Le monument aux morts
Monument dédié aux victimes de la guerre, œuvre du sculpteur Francesco Marcangeli[15].
Sites archéologiques
Le site de l'ancienne cité de Carsioli (également appelée Carseoli) fut localisé en 1645 à proximité de Civita di Oricola par le célèbre cartographe Lukas Holstenius. Dès lors, les cartes topographiques anciennes situent la ville près du hameau actuel d'Oricola. La première véritable prospection du site archéologique fut menée en 1901 par deux archéologues, l'Allemand George J. Pfeyffer et son collègue britannique Thomas Ashby. Les remparts et les ruines de la ville sont visibles au nord de Civita. À l'ouest, à Muro Pertuso, au-delà de la forêt de Sesera, on peut observer les vestiges d'un aqueduc romain[6].
Espaces naturels
- Forêt de Sesera
Site d'intérêt communautaire situé entre 570 et 640 m d'altitude, la forêt couvre environ 598 hectares. Plus de 90 % de sa superficie se trouve sur le territoire de la commune d'Oricola et le reste sur celui de Carsoli, marquant la limite avec les communes de Riofreddo, Vallinfreda et Vivaro Romano. La légende raconte que le site était la demeure du général Sisera, qui aurait donné son nom à la forêt[16]. La végétation de la forêt est principalement composée d'arbres feuillus tels que le châtaignier, le chêne de Turquie, le hêtre, le peuplier et le chêne.
Économie
Culture
Administration
Hameaux
Civita
Communes limitrophes
Arsoli (RM), Carsoli, Pereto, Riofreddo (RM), Rocca di Botte, Vallinfreda (RM), Vivaro Romano (RM)