Otite moyenne
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| Causes | Virale, bactérienne[1] |
|---|
| Prévention | Vaccination, allaitement[2] |
|---|---|
| Médicament | Paracétamol (acétaminophène), ibuprofène, benzocaïne gouttes auriculaires[2]. |
| Spécialité | Otorhinolaryngologie et audiologie |
| Fréquence | 471 millions (2015)[3] |
|---|---|
| Mortalité | 3 200 (2015)[4] |
| CISP-2 | H71 |
|---|---|
| DiseasesDB | et 9406.htm 29620 et 9406 |
| MedlinePlus | 007010 et 000619.htm 000638, 007010 et 000619 |
| eMedicine | 764006 |
| MeSH | D010033 |
L'otite moyenne regroupe plusieurs maladies inflammatoires de l'oreille moyenne[5]. On distingue principalement l'otite moyenne aiguë (OMA) et l'otite moyenne avec épanchement (OME)[6]. L'AOM est une infection soudaine qui se manifeste généralement par des douleurs à l’oreille[2]. Chez les jeunes enfants, elle peut entraîner des tiraillements de l’oreille, des pleurs fréquents et un sommeil perturbé[2]. Une perte d’appétit et de la fièvre peuvent également apparaître[2]. L'OME, en revanche, ne provoque généralement aucun symptôme[2]. Certains décrivent une sensation d’oreille bouchée[1]. Elle se caractérise par la présence de liquide non infecté dans l’oreille moyenne pendant plus de trois mois[1]. L'otite moyenne chronique suppurée (OMCS) est une inflammation persistante de l’oreille moyenne qui entraîne un écoulement pendant plus de trois mois[7]. Elle peut résulter d’une OMA[1]. La douleur est rare[1]. Les trois formes d’otite moyenne peuvent être associées à une perte auditive[5],[6]. Dans le cas de l’OME, sa nature chronique peut affecter les capacités d’apprentissage d’un enfant[1].
La cause de l'OMA est liée à l'anatomie et au système immunitaire de l’enfant[1]. Elle peut être d’origine bactérienne ou virale[1]. Parmi les facteurs de risque figurent l’exposition à la fumée, l’utilisation de tétines et la fréquentation d’une garderie[1]. L’OMA est plus fréquente chez les peuples autochtones, ainsi que chez les personnes atteintes d'une fente labiale et palatine ou du trisomie 21[1],[8]. L'OME survient souvent après une OMA et peut être liée à des infections virales des voies respiratoires supérieures, à des irritants comme la fumée ou à des allergies[6],[1]. L’examen du tympan est essentiel pour poser un diagnostic précis[9]. Les signes caractéristiques de l’OMA incluent un gonflement ou une absence de mouvement de la membrane tympanique lors d’une insufflation d’air[2],[10]. L’apparition d’un nouvel écoulement, non lié à une otite externe, est également un indicateur diagnostique[2].
Plusieurs mesures permettent de réduire le risque d’otite moyenne, notamment la vaccination contre le pneumocoque et la grippe, l’allaitement et l’évitement du tabac[2]. Dans le cas de l’OMA, l’utilisation d’analgésiques est essentielle[2]. Ceux-ci incluent le paracétamol (acétaminophène), l'ibuprofène, les gouttes auriculaires à base de benzocaïne ou, dans certains cas, des opioïdes[2]. Les antibiotiques peuvent accélérer la guérison, mais ils peuvent aussi entraîner des effets secondaires[11]. Ils sont généralement recommandés pour les personnes atteintes d’une forme sévère de la maladie ou pour les enfants de moins de deux ans[10]. Pour les formes plus légères, ils ne sont souvent prescrits que si l’état du patient ne s’améliore pas après deux ou trois jours[10]. L’amoxicilline est généralement l’antibiotique de première intention[2]. Chez les personnes sujettes aux infections fréquentes, la pose de les tubes de tympanostomie peut aider à prévenir les récidives[2]. Pour les enfants souffrant d’OME, les antibiotiques peuvent favoriser la résorption du liquide, mais ils peuvent aussi provoquer des effets indésirables comme la diarrhée, des vomissements ou une éruption cutanée[12].
À l’échelle mondiale, l’OMA touche environ 11 % de la population chaque année, soit entre 325 et 710 millions de cas[13],[14]. La moitié des cas concernent des enfants de moins de cinq ans, et la maladie est plus fréquente chez les hommes[1],[13]. Parmi les personnes atteintes, environ 4,8 % (soit 31 millions de personnes) développent une otite moyenne chronique suppurée (OMCS)[13]. Le nombre total de personnes souffrant d’OMCS est estimé entre 65 et 330 millions[15]. Avant l’âge de dix ans, environ 80 % des enfants sont touchés par une OME à un moment donné[1]. L’otite moyenne a été responsable de 3 200 décès en 2015, contre 4 900 en 1990[4],[16].