Palladas

poète grec de l'Antiquité From Wikipedia, the free encyclopedia

Palladas (en grec ancien Παλλάδας) est un poète grec antique ayant vécu vers la fin du IVe siècle et le début du Ve siècle ap. J.-C. ou au début du IVe siècle, comme une nouvelle découverte papyrologique pourrait le faire penser. Il a composé de nombreux poèmes courts, des épigrammes, en grec ancien. Il fait partie des auteurs représentés dans l’Anthologie palatine et de nombreuses épigrammes à son nom s'y trouvent conservées.

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Palladas
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Biographie

Le grammairien byzantin Tzétzès mentionne Palladas dans ses Prolégomènes à Lycophron[1], et le place entre Proclos et Agathias, ce qui permet de le situer dans le temps entre le IVe siècle et le Ve siècle. Mais la plupart des informations concernant la vie de Palladas proviennent d'allusions présentes dans ses épigrammes[2]. Il a été actif dans la seconde moitié du IVe siècle ; l’Histoire de la littérature grecque de Saïd, Trédé et Le Boulluec le fait naître vers 319[3]. L'une des épigrammes qui lui sont attribuées parle (selon les scholies) d'une Hypatie comme étant toujours vivante : la philosophe Hypatie ayant été tuée en 415, cette allusion pourrait permettre de dater le poème et ainsi la période d'activité de Palladas[2] ; cependant l'identification de la femme à qui est dédiée cette eulogie, voire son attribution à Palladas, ont été contestées[4] ou défendues[5].

Palladas avait une formation de grammairien et de maître d'école[6], profession à laquelle - selon lui - il avait été contraint par la pauvreté et à quoi il semble avoir renoncé à un moment donné[2]. D'autres poèmes contiennent des allusions à son épouse qu'il présente comme querelleuse[2].

Sa religion est débattue[7] : selon certains auteurs, Palladas était païen, comme le prouveraient plusieurs allusions présentes dans ses poèmes, par exemple ses attaques contre les rassemblements de moines[8] et la façon dont il déplore la pratique consistant à sauver des statues des divinités olympiennes païennes en les transférant dans les églises chrétiennes[3] ; d'autres l'ont considéré comme chrétien[9].

Un codex en papyrus daté d'entre 280 et 340 ap. J.-C.[10], édité en 2012, contient des fragments d'épigrammes qui ont été attribuées à Palladas, remettant en cause la chronologie traditionnelle. Un débat est en cours sur ce point, l'attribution à Palladas étant parfois rejetée[11].

Œuvre

Environ cent cinquante épigrammes de Palladas sont conservées dans l’Anthologie palatine[6], ce qui fait de lui l'un des deux auteurs de cette période les plus présents dans ce recueil, avec le poète chrétien Grégoire de Nazianze[3]. Un poème anonyme de l’Anthologie grecque[12] qualifie Palladas de poète très réputé. Depuis la Renaissance, les jugements des philologues à son égard sont plus contrastés et parfois bien plus sévères[13],[6],[14].

Bibliographie

Traductions

  • M. de Marcellus, Épisodes littéraires en Orient Tome 2, 1851 Lire en ligne

Notes et références

Liens externes

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