Pandora (film, 1951)
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James Mason
| Titre original | Pandora and the Flying Dutchman |
|---|---|
| Réalisation | Albert Lewin |
| Scénario | Albert Lewin |
| Acteurs principaux |
Ava Gardner James Mason |
| Sociétés de production | Dorkay Productions et Romulus Films |
| Pays de production |
|
| Durée | 122 minutes |
| Sortie | 1951 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Pandora (Pandora and the Flying Dutchman) est un film fantastique britannique d'Albert Lewin sorti en 1951.
Pandora Reynolds, une chanteuse américaine de passage en Espagne, fascine tous les hommes. À l'auberge, elle refuse la demande en mariage d'un poète, Demarest, qui se suicide devant elle. Deux autres hommes sont amoureux d'elle : Stephen, le pilote de course, et Montalvo, le matador. Un soir, elle aperçoit un étrange bateau au large du port d'Esperanza, elle s'y rend à la nage. Elle y rencontre un mystérieux navigateur, Hendrick Van der Zee, qui la fascine à son tour. L'histoire est racontée par un témoin, Geoffrey, qui a découvert un manuscrit ancien qui donne une version inédite du mythe du Hollandais volant.
Fiche technique
- Titre : Pandora
- Titre original : Pandora and the Flying Dutchman
- Réalisation : Albert Lewin
- Scénario : Albert Lewin, d'après la légende du Hollandais volant
- Citations poétiques : Omar Khayyam (non crédité)
- Production : Joe Kaufmann, Albert Lewin et John Woolf (non crédité)
- Assistant : Gordon Griffith
- Photographie : Jack Cardiff, assisté de Paul Beeson (cadreur, non crédité)
- Seconde équipe : Edward Scaife
- Consultante couleurs pour Technicolor : Joan Bridge
- Montage : Ralph Kemplen et Clive Donner (non crédité)
- Direction artistique : John Bryan
- Costumes : Beatrice Dawson et Julia Squire (non créditée)
- Photographie de plateau : Man Ray
- Musique : Alan Rawsthorne
- Sociétés de production : Dorkay Productions et Romulus Films
- Distribution : Metro-Goldwyn-Mayer
- Pays de production :
Royaume-Uni - Langues originales : anglais, espagnol
- Lieux de tournage :
- extérieurs : village portuaire de Tossa de Mar en Catalogne, renommé Esperanza ;
- intérieurs : Londres
- Format : couleurs (Technicolor) - son mono - 1.37 : 1 - 35 mm
- Genre : film fantastique
- Durée : 122 minutes
- Dates de sortie :
- Royaume-Uni : février 1951
- France :
- États-Unis :
- Espagne :
Distribution
- James Mason (VF : Jean Marchat) : Hendrick Van der Zee
- Ava Gardner (VF : Jacqueline Ferrière) : Pandora Reynolds
- Nigel Patrick (VF : Jacques Erwin) : Stephen Cameron
- Sheila Sim (VF : Camille Fournier) : Janet
- Harold Warrender (VF : Daniel Lecourtois) : Geoffrey Fielding
- Mario Cabré (VF : Jean-Henri Chambois avec un accent espagnol) : Juan Montalvo
- Marius Goring (VF : Raymond Loyer) : Reggie Demarest
- John Laurie : Angus
- Pamela Kellino : Jenny
- Patricia Raine : Peggy
- Abraham Sofaer (VF : Maurice Dorléac) : le juge
- Margarita D'Alvarez (VF : Lita Recio) : Señora Montalvo, la mère de Juan
Production et tournage
Le film Pandora est un projet personnel d’Albert Lewin, scénariste et réalisateur esthète et cultivé aimant faire intervenir l’art, les mythes et le symbolisme dans ses films (il a notamment réalisé une adaptation remarquée du Portrait de Dorian Gray). Pour ce tournage prévu en Espagne, il obtient de la MGM le prêt d’Ava Gardner (déjà interprète de la déesse Vénus quelques années plus tôt), dont la beauté et la sensibilité pourront donner vie au personnage, dans un récit d'amour fantastique et surréaliste mêlant mythes grecs et nordiques, Espagne de fête et de mort rappelant l’univers d’Hemingway, jet-set oisive digne du Gatsby de Scott Fitzgerald, jazz, flamenco, voiture de course, corrida, archéologie. Le film est tissé de nombreuses références culturelles : poésie, musique, peinture, mythologie… Il bénéficie de la photographie couleur de Jack Cardiff. A l’occasion du tournage à Tossa de Mar et Gérone, Ava Gardner découvre l’Europe et tombe amoureuse de l’Espagne, ses habitants, ses traditions, au point qu’elle s’y installera quelques années plus tard. Avec ce film, elle n’est plus simplement la « femme fatale » qui mène un homme à sa perte (comme dans Les Tueurs) mais un autre type de femme « fatale » dans le sens étymologique de femme du destin (« Fatum ») désormais salvatrice. Le succès du film sera modeste puisque trop original pour parler à un trop grand public. Il contribuera toutefois à asseoir son statut de star capable d’incarner des figures mythiques et iconiques[1].