Panzergrenadier

infanterie mécanisée From Wikipedia, the free encyclopedia

Le terme Panzergrenadier Écouter (au pluriel Panzergrenadiere)[A 1] désigne, dans les forces armées des pays de langue germanique, et notamment dans la Bundeswehr allemande, la Bundesheer autrichienne et l'Armée suisse, l'infanterie mécanisée qui accompagne les chars. Les Panzergrenadiers sont principalement équipés de véhicules de combat d'infanterie (VCI) plus lourdement armés et mieux protégés que les véhicules de transport de troupe qui équipent l'infanterie motorisée. Ils peuvent combattre en restant à bord de leurs engins en utilisant des sabords pour leurs armes individuelles ou bien à pied après avoir débarqué.

Panzergrenadiers autrichiens progressant devant leur blindé
Char Panzer III accompagné par des Panzergrenadiers - Russie, 1942

Le terme apparaît en 1942 pour décrire l'infanterie spéciale des divisions blindées (Panzerdivisionen) allemandes. Avant cette date ces fantassins étaient simplement appelés Schützen (tireurs - ou soldats - en allemand) mais, à la suite d'une décision d'Hitler, tous les fantassins allemands deviennent des Grenadiers et les "Schützen" des panzerdivisions, des Panzergrenadiers.

Alors que l'infanterie motorisée des autres pays se déplace en véhicule mais combat à pied, les panzergrenadiers allemands, quand ils sont dotés d'engins blindés semi-chenillés SPW[A 2] peuvent accompagner les chars quelle que soit la nature du terrain et combattre sans débarquer. En cela, ils sont les précurseurs de l'infanterie mécanisée moderne. Cependant, l'Allemagne n'arrive pas à produire le SPW en quantités suffisantes et la majorité des unités de panzergrenadiers sont équipées de camions.

Enfin, le terme est également employé à partir de 1943 pour désigner les anciennes divisions d'infanterie motorisée qui reçoivent un bataillon blindé et deviennent des divisions de Panzergrenadiers (Panzergrenadierdivisionen). La différence entre les deux types de division (Panzer et Panzergrenadier) s'amenuise au cours de la guerre et disparaît pratiquement en 1945.

.

Wehrmacht (1935-1945)

SdKfz 251/3 de la 8e Panzerdivision, France, 1940. Heinz Guderian converse avec le général Adolf Kuntzen.

Rappel historique

Apparu pendant la Première Guerre mondiale le tank est le sujet de nombreuses études pendant l'entre-deux-guerres[A 3]. Un débat oppose notamment les partisans du char d'infanterie, utilisé comme appui de cette dernière et évoluant à sa vitesse, à ceux qui pensent que - pour employer une image - ce n'est pas le char qui doit accompagner l'infanterie mais le contraire. Dans cette optique, il faut créer, au sein même des formations blindées, des unités d'infanterie (mais aussi d'artillerie et de génie[A 4]) capables de se déplacer avec les tanks sur tous les types de terrains, à la même vitesse qu'eux, et de combattre à leurs côtés, en étroite collaboration avec l'aviation. Ces formations mixtes peuvent alors percer le front ennemi pour réaliser des encerclements ou des actions dans la profondeur. En Allemagne, cette idée est défendue par un groupe d'officiers dont le plus connu est le général Guderian[A 5]. La doctrine qu'ils élaborent donnera la victoire à l'Allemagne nazie au début du conflit suivant : c'est la Blitzkrieg (guerre éclair).

Alors que les alliés ne déploient - au mieux - que des unités d'infanterie motorisée[A 6], l'Allemagne développe par la suite le concept d'infanterie mécanisée : dans les bataillons qui sont dotés de blindés semi-chenillés SPW[A 2], les Panzergrenadiers peuvent accompagner les chars sur presque tous les terrains et combattre à partir de leurs véhicules. Ces bataillons sont cependant peu nombreux et les Panzergrenadiers restent majoritairement équipés de camions pendant le conflit.

Le concept du char d'infanterie reste cependant très largement appliqué par tous les belligérants tout au long du conflit[A 7]. Dans la Wehrmacht, ce rôle est principalement tenu par le canon d'assaut ou Sturmgeschütz[1],[A 8], plus facile à produire et moins coûteux.

Les divisions rapides : Panzer et Infanterie motorisée

Les divisions Panzer et leur infanterie

Chars, fantassins et véhicules blindés SPW d'une Panzerdivision progressant dans la campagne autour de Varsovie, août 1941.

Créées à partir d'octobre 1935[2], les Panzerdivisions[A 1] (en abrégé, PzDiv) sont des formations interarmes - c'est-à-dire qui associent chars, infanterie, génie[A 4] et artillerie. Leur format évolue tout au long de la guerre. Ainsi, lors des campagnes de 1939 et 1940, une division blindée compte généralement deux régiments de chars et un régiment d'infanterie[A 9].

À partir du milieu de l'année 1940, cette proportion va s'inverser. En effet dix nouvelles divisions blindées sont créées, ce qui permet de doubler leur nombre avant l'attaque de l'URSS[3]. Mais comme le nombre total de chars ne change pas, la Panzerdivision type 1941 ne comprend désormais plus qu'un seul régiment blindé tout en gagnant un régiment d'infanterie supplémentaire[4],[A 10].

Dans les panzerdivisions, les fantassins sont appelés Schützen[5] (en allemand, le mot Schütze décrit un tireur ou un simple soldat). Ils doivent pouvoir se déplacer à la même vitesse que les panzers afin de les protéger puis de préparer et d'accompagner leur engagement. Lors d'une offensive, leur mission est de "nettoyer" les poches de résistance que les chars ont contournées. Ils doivent également protéger ces derniers des fantassins ennemis qui essaient de les détruire avec des armes à courte portée (fusil antichar, grenades, charges creuses portables et autres cocktails Molotovs). Enfin dans certains cas, ils les précèdent - avec les démineurs - pour préparer le terrain ou pour détruire les armes antichars ennemies[6]. Pour cela, ils sont dotés de camions, de motocyclettes et de véhicules semi-chenillés non blindés. À partir de 1939, ils commencent à recevoir leurs premiers semi-chenillés blindés : les SPW[7],[A 2].

Les divisions d'infanterie motorisée

Camions allemand - la Wehrmacht n'a jamais réussi à créer un parc suffisant - et homogène - de camions.

La création en 1937 des quatre premières divisions d'infanterie motorisée (Infanterie Divisionen - motorisierte abrégé en Infanterie Divisionen (mot))[8] constitue une étape importante. Ce sont des divisions d'infanterie - donc sans chars - mais elles sont dotées de leurs propres véhicules et sont donc extrêmement mobiles. Leur principale mission est d'accompagner les divisions blindées en protégeant leurs flancs et leurs arrières lorsqu'elles percent le front ennemi[A 11]. Treize autres divisions motorisées seront créées entre 1937 et 1943[9] mais, comme dans les autres armées de cette époque, la grande majorité des divisions d'infanterie allemandes ne disposent pas de leurs propres véhicules[A 12],[A 13].

Au début du conflit, les divisions d'infanterie motorisée comprennent trois régiments d'infanterie. Ce nombre est réduit à deux après la campagne de Pologne pour faciliter leur emploi en les rendant moins massives[10].

Les Schnelle Truppen

Les divisions blindées et les divisions d'infanterie motorisée n'appartiennent pas à la même branche de l'armée de terre (Heer) mais elles sont connues collectivement sous l'appellation de Schnelle Truppen (littéralement forces - ou troupes - rapides). Dès 1938, Hitler donne au général Guderian la responsabilité du développement des tactiques de ces unités ainsi que de leur l'entraînement[8]. L'Allemagne crée notamment des corps d'armée blindés (même s'ils ne portent pas encore ce nom) qui associent les deux types de division[11].Les forces rapides restent cependant confrontées pendant toute la durée de la guerre au double problème du manque de camions et de la multiplication du nombre de modèles en service. La division Panzer Lehr illustre bien le problème : en 1944, elle possède 96 modèles différents de camions ! [12]

Les Panzergrenadiers dans les divisions blindées

Du Schütze au Panzergrenadier

En 1942, Hitler décide que tous les fantassins allemands seront dorénavant appelés grenadiers, en hommage à l'armée du roi prussien Frédéric II[13], qu'il admire particulièrement. En conséquence, les Schützen des régiments d'infanterie des divisions Panzer sont renommés Panzergrenadiers en juillet 1942[14],[A 14].

Dans les divisions d'infanterie motorisée, les régiments d'infanterie (Infanterie Regimenter (mot.)) sont simplement renommés régiments de grenadiers motorisés (Grenadier Regimenter (Mot.)), nom qu'ils conserveront jusqu'à la fin de 1944[15] avant de devenir à leur tour des régiments de panzergrenadiers.

Des Schnelle Truppen aux Panzer Truppen

En mars 1943, Hitler rappelle le général Guderian, qui avait été relevé de son commandement à la suite de l'échec de l'offensive sur Moscou en décembre 1941 et lui confie le poste d'Inspecteur général de l'arme blindée (Panzerwaffe). À ce poste, il en supervise l'organisation et il tente d'en rationaliser la production et l'emploi[2],[A 15]. À partir du mois d'avril, le terme Schnelle Truppen est remplacé par celui de Panzer Truppen[16],[17].

Ces formations, qui avaient joué un rôle essentiel dans la Blitzkrieg, conservent une importance majeure pendant toute la deuxième partie de la guerre comme réserves mobiles déplacées tout au long des fronts lorsqu'une crise surgit. Les divisions blindées de la Waffen-SS, comme la division Großdeutschland de l'armée sont d'ailleurs rapidement surnommées les "pompiers du IIIe Reich"[18],[19].

Uniforme, armement, équipement et tactiques des Panzergrenadiers

Véhicule semi-chenillé SdKfz 251 (SPW) utilisé par les Panzergrenadiers.
Le camion est le véhicule principal de l'infanterie motorisée puis des Panzergrenadiers. Ici un Opel Blitz

Dans la Wehrmacht, chaque Arme (infanterie, cavalerie, blindés, artillerie etc.) est identifiée par sa couleur (Waffenfarbe), qui apparaît notamment sur le passepoil des pattes d'épaule de ses uniformes. Pour les Panzergrenadiers c'est le "vert-prairie" (wiesengrün). Cependant, pour des raisons de tradition, certaines de leurs unités ont conservé jusqu'à la fin de la guerre la couleur de leur arme d'origine, soit le rose de l'arme blindée, le blanc de l'infanterie ou le jaune de la cavalerie[20].

Les Panzergrenadiers sont mieux dotés en armement que l'infanterie conventionnelle, avec notamment deux mitrailleuses MG34 ou MG42 pour chaque groupe, au lieu d'une seule dans le reste de l'infanterie[21],[A 16].

Ils sont également mieux dotés en équipements de communication, ce qui leur permet d'exploiter pleinement leur mobilité et leur rapidité - et de coordonner leur action avec les autres armes et avec l'aviation[22].

SPW (Sd.Kfz. 251) de commandement avec antennes radio
Canon d'infanterie automoteur Grille Ausf. H

Le moyen de transport principal des Panzergrenadiers est le camion, qui équipe la grande majorité des unités. En effet, alors que le terme de Panzergrenadier est généralement associé à l'image classique de soldats sautant de leur semi-chenillé SPW[A 2], ce véhicule, entré en service en 1939, n'équipe au début qu'une ou deux compagnies (sur quatre ou cinq) dans les rares bataillons qui en disposent. Par la suite, la Wehrmacht choisit de les concentrer dans des bataillons mécanisés (gepanzerte - littéralement cuirassés) mais, comme leur production est insuffisante[A 17], elle ne pourra généralement en équiper qu'un seul dans chaque Panzerdivision[23],[A 18]. Les trois autres bataillons, dotés de camions, sont qualifiés de motorisierte (motorisés). Le pourcentage de bataillons mécanisés augmente légèrement pendant la guerre mais reste faible. Ainsi, en 1945, sur environ 220 bataillons de Panzergrenadiers, moins d'une quarantaine - soit moins de 20 % du total - sont dotés de SPW[24].

Les SPW peuvent accompagner les chars sur presque tous les terrains. Ils sont dotés d'un blindage léger (8 à 15 mm) et sont armés d'une mitrailleuses (les fantassins embarqués en mettent en œuvre deux de plus). Le Panzergrenadier reste le plus possible dans son véhicule pour profiter de sa mobilité et de sa protection[25]. Cependant, il débarque pour combattre lorsque l'ennemi est proche[A 19]. Le bataillon qui en est équipé dispose, en plus de ses véhicules de transport de troupe SdKfz 251/1, de nombreuses variantes spécialisées, équipée de canons, de mortiers, de lance-roquettes et de lance-flammes[26],[A 20], ce qui lui confère une puissance de feu considérable. Enfin, à partir de 1943, chacun des deux régiments de Panzergrenadier d'une division blindée possède également une compagnie dotée d'une demi-douzaine de canons d'infanterie automoteurs de 150 mm 15 cm sIG 33 (Sf), surnommés "Grille" (grillon - prononcé "grileu")[A 21]. Ces pièces qui, comme leur nom l'indique, appartiennent aux régiments d'infanterie, complètent l'action des canons - automoteurs (Hummel ou Wespe) ou tractés - du régiment d'artillerie de la division.

Panzer III et SPW d'un Panzergruppe en Russie
Vue d'artiste d'un prototype de Kätzchen Auto Union

L'essieu non-moteur à l'avant du SPW limite ses performances en tout-terrain et constitue de plus un point faible[27]. Dès la fin de 1942, l'étude d'un véhicule entièrement chenillé est engagée. Elle débouche sur des contrats préliminaires attribués à Auto-Union et à Böhmisch-Mährische Maschinenfabrik (BMM) qui livrent des prototypes en 1943 sous le nom de code de Kätzchen (chaton). Des essais seront conduits au début de 1944 mais ne déboucheront pas sur une production de série[28],[A 22].

Au combat, la division blindée constitue généralement un gepanzerte Kampfgruppe (groupe de combat blindé) - appelé parfois Panzergruppe[A 23] regroupant chars (ou canons d'assaut), semi-chenillés SPW et canons automoteurs. C'est une structure semi-permanente qui forme le fer de lance de la division lors d'une offensive ou une contre-offensive[29]. Quant aux Panzergrenadiers des bataillons dotés de camions, ils débarquent à bonne distance de la ligne de feu et, s'ils montent parfois sur les blindés pour ne pas être distancés lors des déplacements, ils sont alors exposés et donc vulnérables. Au début de la guerre, certaines divisions interdisent d'ailleurs expressément cette pratique parce qu'elle occasionne des pertes si l'infanterie débarque trop tard mais par la suite, le manque de véhicules - et d'essence - la rendra plus fréquente[30]. Lors de l'assaut, dans la mesure du possible, ils progressent à pied derrière les blindés pour profiter de leur protection[31].

Le tableau ci-dessous compare une compagnie de Panzergrenadiers dans un bataillon mécanisé (sur SPW) et dans un bataillon motorisé (doté de camions) d'une Panzerdivision en 1943. Pour mémoire, en 1943 et 1944, un bataillon de Panzergrenadiers est composé de trois compagnies d'infanterie identiques à celle représentée dans le tableau et d'une compagnie "lourde" équipée d'armes d'appui supplémentaires (mitrailleuses lourdes, canons, mortiers etc.).

SdKfz 251/10 avec canon de 37 mm (au centre).
SdKfz 251/9 avec canon de 75 mm
SdKfz 151/16 équipé de lance-flamme
SdKfz 251 équipé de lance-roquettes
Davantage d’informations Compagnie de Panzergrenadiers de l'armée de terre (Heer), Compagnie mot. (camions) 1943 ...
Compagnie de Panzergrenadiers de l'armée de terre (Heer)
Comparaison entre compagnies motorisée (camion) et mécanisée (SPW) - 1943
Compagnie mot.
(camions)
1943[32]
Compagnie méca.
(SPW)
1943[33]
Commentaires
Véhicules
Kubelwagen 14 2 équivalent de la jeep
moto 350 cm3 2
moto 350 cm3 avec side car 3 2
Kettenkrad 4 moto-chenille
camion 2 tonnes[A 24] 17 1 transport de personnel
camion 3 tonnes[A 24] 3 5 logistique
SdKfz 7 1 logistique
SdKfz 251/3 (radio) 2 commandement
SdKfz 251/17 canon Flak 20 mm 4 DCA
SdKfz 251/1 personnel 9 3 véhicules par section
SdKfz 251/10 canon 37 mm 1
SdKfz 251/2 Mortier 80 mm 2
SdKfz 251/9 canon 75 mm court 2
Total SdKfz 251 20
Armement
Panzerschreck[A 25] 88 mm 13 13 Lance-roquette antichar portable
Mortiers 80 mm 2 2
mitrailleuses légères 18[A 26] 30
mitrailleuses lourdes (sMG) 4 4
Total mitrailleuses[A 27] 22 34
Personnel
Officiers 3 3
Sous-officiers 44 52
Soldats 178 165
Effectif total 225 220
Fermer

À noter la création à partir de la mi-1944 d'une douzaine de Panzer-Brigades composées pour la plupart d'entre elles d'un bataillon de chars et d'un bataillon mécanisé de Panzergrenadiers sur SPW (mais sans artillerie)[A 28]. Ces unités, créées principalement pour se substituer à des formations anéanties et boucher des trous dans le dispositif allemand, ne rencontrent pas le succès. La plupart sont absorbées dans des divisions de Panzers ou de Panzergrenadiers et elles ont disparu à la fin de l'année[34],[35].

Les divisions de Panzergrenadiers

L'évolution des divisions d'infanterie motorisée

Initialement, les divisions d'infanterie motorisée (DIM), qui ont été conçues pour opérer en appui des Panzerdivisions, ne disposent pas de leurs propres chars.

Cependant, au début de l'année 1942, les 3e, 16e, 29e et 60e DIM ainsi que de la division Großdeutschland, qui vont participer à l'offensive d'été vers le Caucase et Stalingrad (Opération Fall Blau)[36] obtiennent chacune un bataillon doté d'une cinquantaine de chars Panzer II, III et IV[A 29].

En 1942 également, la Waffen-SS[A 30]. crée un bataillon de chars dans chacune de ses quatre premières divisions d'infanterie motorisée (Leibstandarte, Das Reich, Totenkopf et Wiking), qui ne disposaient jusque là que d'une batterie de canons d'assaut[37],[A 8].

Changement d'appellation

Panzergrenadiers sur le front de l'Est

Les divisions d'infanterie motorisées de l'armée de terre (Heer) sont renommées Panzergrenadier-Divisionen (PzGrD en abrégé) à partir de mai 1943[38],[A 31].

Celles qui n'en avaient pas encore reçoivent un bataillon blindé mais dans la plupart d'entre elles, du fait d'un manque chronique de chars, ce bataillon est remplacé par une détachement (Abteilung)[A 32] appelé Panzer-Sturmgeschütz-Abteilung[39] normalement équipé de 45 canons d'assaut[A 8] de type Sturmgeschütz III ou IV.

Pour la Waffen-SS, la transition commence dès la fin de 1942[40]. La Leibstandarte, la Das Reich et la Totenkopf sont redésignées divisions de panzergrenadiers (Panzer-Grenadier Divisionen) mais comme elles reçoivent un deuxième bataillon de chars afin de former un régiment blindé, elles deviennent en fait des Panzerdivisions. Elles adopteront d'ailleurs cette dernière appellation en octobre 1943[41]. Seules les quelques divisions qui restent dotées d'un seul bataillon blindé conservent l'appellation de Panzergrenadier-Division jusqu'à la fin de la guerre (voir liste des divisions de Panzergrenadiers ci-dessous).

Comparaison entre divisions de Panzers et de Panzergrenadiers

Les deux types de division sont comparables sur le plan des effectifs : en moyenne environ 13 000 à 14 000 soldats pour celles de l'armée en 1944 - avec d'importantes différences d'une unité à l'autre[A 33] et des effectifs généralement supérieurs pour les Panzerdivisions de la SS qui peuvent atteindre 20 000 hommes pour les plus importantes d'entre elles[A 34].

La différence principale concerne les pourcentages respectifs de blindés et d'infanterie : une Panzergrenadier-Division comprend un seul bataillon blindé (chars ou canons d'assaut) et six bataillons d'infanterie, tandis qu'une Panzerdivision comprend normalement deux bataillons de chars et quatre bataillons d'infanterie (sauf celles de la SS qui en comptent six[A 35]).

On trouve également un bataillon de canons automoteurs (sur trois) dans le régiment d'artillerie des Panzerdivisions alors les divisions de Panzergrenadiers sont uniquement équipées de systèmes tractés.

De même, les semi-chenillés SPW (SdKfz 251) équipent surtout les régiments de Panzergrenadiers des divisions blindées. Dans les divisions de Panzergrenadiers, à de rares exceptions près[A 36] les six bataillons sont tous portés sur camions[42],[43].

Enfin, seules quelques rares divisions de Panzergrenadiers sont dotées de semi-chenillés SdKfz 250 dans leurs bataillons de reconnaissance ou du génie alors que ce blindé équipe régulièrement ces mêmes bataillons au sein des panzerdivisions.

Le tableau ci-dessous compare les formats réglementaires - et donc théoriques - des deux types de division en 1944. Avec moins de blindés mais plus d'infanterie que les Panzerdivisions, les divisions de Panzergrenadiers sont mieux adaptées aux situations défensives[44],[29]. De plus, à l'exception de la Großdeutschland et de la Feldherrnhalle, qui ont un statut particulier, elles ne sont pas dotées de semi-chenillés ou de canons automoteurs et ne peuvent donc pas former de Gepanzerte Kampfgruppen.

Un Sturmgeschütz III et un SPW SdKfz 251.
Canon automoteur de 105 mm "Wespe" équipant les Panzerdivisions
Canon tracté de 105 mm
Colonne de Panzergrenadiers en camions sur le Front de l'Est.
Davantage d’informations Comparaison entre Panzer-division et Panzergrenadier-division de l'armée de terre (Heer) - 1944, Panzer-division 1944 ...
Comparaison entre Panzer-division et Panzergrenadier-division
de l'armée de terre (Heer) - 1944
Synthèse des règlements publiées le 1er août 1944
Les effectifs réels étaient souvent très inférieurs
Panzer-division 1944[45] Panzergrenadier-division 1944[46]
1 Régiment blindé à 2 bataillons [A 37])
- 1 bataillon Panther
- 1 bataillon Panzer IV
(théoriquement 165 chars
en pratique une soixantaine)[47]
1 bataillon de canons d'assaut
(45 Sturmgeschütz)[A 38]
2 Régiments de Panzergrenadiers
à 2 bataillons
- 1 bataillon mécanisé (SPW)
- 3 bataillons motorisés (camions)
12 canons automoteurs de 150 mm
2 Régiments de Grenadiers motorisés
à 3 bataillons [A 39]
soit 6 bataillons motorisés
(camions)
8 canons de 150 mm (tractés)
1 Régiment d'artillerie
1 bataillon automoteur
2 bataillons tractés
1 Régiment d'artillerie
3 bataillons
tractés
1 Bataillon de reconnaissance
véhicules divers
dont semi-chenillés
(SdKfz 250)
1 Bataillon de reconnaissance
véhicules divers
(automitrailleuses, Volkswagen etc.)
1 Bataillon du génie
véhicules divers
dont semi-chenillés
(SdKfz 250 et 251)
1 Bataillon du génie
véhicules divers
1 Bataillon anti-char
3 compagnies sur Sturmgeschütz
1 Bataillon anti-char
2 compagnies sur Sturmgeschütz
1 compagnie de canons tractés (75 mm)
1 Bataillon de DCA 1 Bataillon de DCA
Unités de transmission, de logistique, Unité médicale, feldgendarmerie, poste
Fermer

Il existe de grandes variations entre unités de même type, et notamment pour celles qui ont été reconstituées après anéantissement. Ainsi par exemple, la 25e division de Panzergrenadiers, reconstituée après sa destruction en juillet 1944 lors de l'Opération Bagration intègre des éléments en provenance de la 107e Panzer-Brigade et comporte finalement un bataillon de chars Panther et un bataillon de Panzergrenadiers sur semi-chenillés SPW[48] mais deux des cinq autres bataillons de Panzergrenadiers sont équipés de bicyclettes[49].

En pratique, les effectifs réels sont souvent très inférieurs aux tableaux publiés car la Wehrmacht subit des pertes élevées et - plus encore que les armées alliées - elle peine à les compenser. En effet son industrie et son système de gestion des remplacements n'y parviennent plus, bien que les tableaux d'effectifs théoriques des unités soient modifiés à de nombreuses reprises[A 40]. Elle a d'ailleurs fréquemment recours à des groupes de combat (Kampfgruppen) temporaires, d'une part par besoin de flexibilité (leur raison d'être) mais aussi pour reconstituer localement une capacité de combat à partir d'unités très affaiblies ou même anéanties[50].

Du fait des pertes énormes subies par la Wehrmacht, les différences entre les deux types d'unités s'amenuisent et disparaissent pratiquement en 1945.

La fin de la guerre : la Panzer-division 1945

En 1945, les effectifs ont tellement fondu que la distinction entre Panzerdivision et Panzergrenadierdivision n'existe plus vraiment et un nouveau format commun est adopté officiellement pour les deux types d'unité le 25 mars[51]. Forte seulement de 11 400 hommes[52], la Panzerdivision type 1945 n'aligne plus qu'une quarantaine de chars[A 41] et une petite centaine de semi-chenillés SPW - au lieu de respectivement 136 [A 40] et 288 dans la division type 1944[53] car l'ancien régiment blindé à deux bataillons de chars est remplacé par un régiment mixte (gemischte) de format réduit avec un seul bataillon de chars et un bataillon de Panzergrenadiers sur semi-chenillés SPW (on retrouve le concept de Gepanzerte Kampfgruppe mais cette fois dans une structure permanente[54]). La division comporte également un[A 42] ou deux régiments de panzergrenadiers, théoriquement motorisés mais, en pratique, souvent dépourvus de moyens de transport (ou équipés de bicyclettes...)[55] et un régiment d'artillerie, ainsi que les unités d'appui habituelles, dont un bataillon de chasseurs de chars théoriquement doté de 20 Jagdpanzer IV. Intervenu dans les derniers mois de la guerre, ce changement n'a été que très partiellement mis en œuvre[56] et ne semble pas avoir concerné les divisions blindées de la SS qui conservent leurs deux bataillons de chars [57].

Le tableau ci-dessous montre l'évolution de la compagnie mécanisée de Panzergrenadiers (sur SPW) entre 1943 et 1945. Sa structure est très allégée en 1945, cet affaiblissement étant en partie compensé par l'apparition de nouveaux modèles de half-tracks mieux armés (Sd.Kfz. 151/21 avec affut triple de 20 mm et Sd.Kfz. 151/22 avec canon long de 75 mm PAK 40 - ces derniers, comme d'ailleurs les mortiers et les mitrailleuses lourdes, sont répartis dans d'autres unités de la division non représentées dans ce tableau)[58].

Des panzergrenadiers dans la région d’Aix-la-Chapelle en 1944.
Sdkfz 251.21 drilling avec affut triple de 20 mm
Davantage d’informations Évolution de la compagnie mécanisée (SPW) entre 1943 et 1945, Total SdKfz 251 ...
Évolution de la compagnie mécanisée (SPW) entre 1943 et 1945
1943[59] 1944[60] 1945[61]
Véhicules
Kubelwagen 2 2 1
moto 350 cm3 avec side car 2
Kettenkrad 4 4 2
camion 2 tonnes[A 24] 1
camion 3 tonnes[A 24] 5
SdKfz 7 1
SdKfz 251/3 (radio) 2 2 1
SdKfz 251/21 Drilling
Affut triple 20 mm
3
SdKfz 251/17 canon Flak 20 mm 4 7
SdKfz 251/1 personnel 9 10 8
SdKfz 251/10 canon 37 mm 1
SdKfz 251/2 Mortier 80 mm 2 2
SdKfz 251/9 canon 75 mm court 2
Total SdKfz 251 20 21 12
Armement
Panzerschreck[A 25] 13 13
Mortiers 80 mm 2 2
mitrailleuses légères 30 24 21
mitrailleuses lourdes (sMG) 4 3
Total mitrailleuses[A 27] 34 27 21
Personnel
Officiers 3 3 3
Sous-officiers 52 16 23
Soldats 165 151 63
Effectif total 220 170 89
Fermer

Quant au le SPW (Sd.Kfz.250) qui équipait une partie du bataillon de reconnaissance, il disparaît entièrement de l'organigramme, même si, en pratique, les unités qui en disposaient déjà les conservent[62].

Liste des divisions de Panzergrenadiers

Dans l'armée de terre (Heer)
Sd kfz 250 de la Panzergrenadierdivision Großdeutschland en mission d'observation à Okhtyrka en Ukraine.

Sauf mention contraire, la plupart de ces divisions de Panzergrenadiers ont été formées à partir de mai 1943[A 31] par transformation des divisions motorisées correspondantes ou par reconstitution de divisions anéanties en Tunisie (15e et 90e) ou à Stalingrad (3e, 29e et 60e)[A 43]. Par la suite, certaines d'entre elles ont été anéanties et reconstituées (10e, 18e, 25e, Feldherrnhalle), parfois à plusieurs reprises.

On peut diviser ces unités en deux groupes :

1- Les anciennes divisions d'infanterie motorisée, dont certaines (3e, 16e, 29e, 60e et Großdeutschland) sont dotées d'un bataillon de char dès 1942[63].

2- Les divisions créées fin 1944/début 1945. Parfois identifiées comme des Panzerdivisions, elles ont en fait rarement atteint l'effectif d'une division complète et leur durée d'existence n'est que de quelques mois.

Dans la Luftwaffe
Dans la Waffen-SS

Toutes les divisions SS[A 30]ont été numérotées en octobre 1943. Avant cette date, elles n'étaient identifiées que par leur nom. Par exemple, la SS Panzergrenadier-division Polizei est devenue la 4. SS Panzergrenadier-Division Polizei.

Elles forment deux groupes distincts :

1- Sept divisions de Panzergrenadiers qui, bien que portant ce titre, sont en fait des Panzerdivisions (avec deux bataillons de chars et des moyens supplémentaires) et sont renommées comme telles en octobre 1943.

2- Six (en fait seulement cinq) divisions de Panzergrenadiers qui ont conservé cette appellation jusqu'à la fin de la guerre.

De l'après-guerre au XXIe siècle

Les différents concepts de char (char moyen, char lourd, char de rupture, char d'infanterie ou de cavalerie etc.) fusionnent après la guerre sous l'appellation de Char de bataille principal (Main Battle Tank)[70]. L'infanterie mécanisée suit une progression parallèle en se dotant de véhicules sophistiqués - mieux armés mais plus coûteux[71] - qui lui permettent de suivre les chars et de combattre avec eux : ce sont les véhicules de combat d'infanterie (VCI).

Durant l'après-guerre et la guerre froide, L'Allemagne, l'Autriche et la Suisse dotent leurs armées d'unités de Panzergrenadiers.

Structure de la « Heer », l'armée allemande en 2020.

Allemagne (Heer (Bundeswehr))

Insigne de béret Panzergrenadier. Troupe de la Bundeswehr. Fond: couleur du béret.
Patte d'épaule et col (de) d'uniforme des troupes d'élite mécanisée.
Budget de la défense 2019

En 2019, (Wehrbeauftragter des deutschen Bundestages) le budget de la défense avoisine les 43,2 milliards d'euros. La part du budget de la défense dans le budget fédéral en 2019 est de 12,1%. Des mesures d'investissement sont prévues pour environ 9,9 milliards d'euros[72],[A 45],[73].

Organigramme 2020

Selon leur taille et le rôle, les brigades peuvent être commandées soit par un Brigadegeneral ou un colonel. Contrairement à d'autres armées européennes, telles celles des Pays-Bas voisins ou de la France, les régiments n'ont pas une forme commune d'organisation et sont donc rares dans l'Armée allemande. Les bataillons sont directement subordonnés aux brigades ou divisions de troupes divisionnaires.

À la suite de la réorganisation de la Heer à partir de 2002, le nombre de bataillons de Panzergrenadiers a été réduit. Une brigade blindée de la Eingreifkräfte (forces d'intervention) comprendra un bataillon de Panzergrenadier, tandis que les Brigades mécanisées de la Stabilisierungskräfte (forces de stabilisation) comprennent deux bataillons de Panzergrenadiers.

Un bataillon de Panzergrenadiers type est constituée d'un état-major, de trois compagnies de combat, et d'une compagnie d'entraînement. À partir de la réorganisation de 2002, l'armée allemande a huit bataillons actifs de Panzergrenadiers en service :

  • Bataillons de Eingreifkräfte (forces d'intervention):
  • Bataillons de Stabilisierungskräfte (forces de stabilisation) :
    • Internes Verbandsabzeichen Panzergrenadierbataillon 112, (Regen), Panzerbrigade 12 (de)
    • Internes Verbandsabzeichen Panzergrenadierbataillon 122, (Oberviechtach), Panzerbrigade 12[75]
    • Internes Verbandsabzeichen Panzergrenadierbataillon 391, (Bad Salzungen), Panzergrenadierbrigade 37
    • Internes Verbandsabzeichen Panzergrenadierbataillon 371, (Marienberg), Panzergrenadierbrigade 37
    • Internes Verbandsabzeichen Panzergrenadierbataillon 401, (Hagenow), Panzergrenadierbrigade 41
    • Internes Verbandsabzeichen Panzergrenadierbataillon 411, (Viereck), Panzergrenadierbrigade 41
  • De plus, en 2008, deux bataillons de Panzergrenadier inactifs seront reformés:
    • Internes Verbandsabzeichen Panzergrenadierbataillon 908, (Viereck), Panzergrenadierbrigade 41, avec comme unité de logistique et de maintenance : Panzergrenadierbataillon 411
    • Panzergrenadierbataillon 909, (Marienberg), Panzergrenadierbrigade 37, avec comme unité de logistique et de maintenance : Panzergrenadierbataillon 371
Matériels

Autriche

Le blason au-dessus de l'entrée de l'Académie militaire thérésienne à Wiener Neustadt, en Autriche.

La Bundesheer (Österreichisches Bundesheer) comporte deux bataillons de Panzergrenadiers.

La 4e brigade de panzergrenadiers forme la brigade lourde de l'armée fédérale[79]. Dans la fédération, les forces mécanisées de l'armée fédérale sont résumées. L'association de la brigade est destinée aux opérations robustes locales et à l'étranger et est cruciale pour la préservation de la capacité dans la défense militaire conventionnelle.

Le brigadier Siegward Schier (de), nouveau commandant de la 4e brigade Panzer Grenadier, le , la cérémonie de passation du commandement du colonel de l'état-major général Stefan Fuchs au brigadier-capitaine Siegward Schier a eu lieu à la base aérienne de Vogler à Hörsching, près du District de Linz-Land[80].

4e Brigade Panzer Grenadier[81]
  • Panzer Grenadier Bataillon 13[82]
  • Panzer Grenadier Bataillon 35[83]

Suisse

Grenadiers de l'armée suisse devant un Mowag Piranha.

Les grenadiers de chars sont des unités militaires d'infanterie blindée mécanisée incorporées dans des troupes blindées ; ce corps est l'infanterie des troupes blindées de l'armée suisse. Leur formation comprend une instruction adaptée à leur fonction au sein des troupes blindées en plus de leur formation d'infanterie[84].

Les missions qui leur sont attribuées comprennent la défense des blindés, le nettoyage de poches de résistance, la fixation ou cassure d'un front, l'infiltration/exfiltration et les combats urbains. Un accent particulier lors de l'entraînement est mis sur la lutte antichar, le combat urbain et le combat à mains nues et avec armes tranchantes.

Brigade mécanisée 1 () / ex-brigade Panzer 11)[85]

Le Brigadier Serge Pignat[86],[87]. Est responsable de l’état de préparation de base de ses états-majors et de ses forces et relève du commandant des forces terrestres[88]. Le commandant de la brigade mécanisée 1 est chargé de former sa brigade à la planification et à la réalisation d’opérations de défense contre les attaques militaires et aux opérations de soutien aux affaires civiles en Suisse[89].

Brigade mécanisée 4 ()[90]

Le Brigadier A. Kohli[91]. Commandant de la brigade mécanisée 4, est une formation qui se compose essentiellement de militaires germanophones.

Brigade mécanisée 11 (de) ()

Le Brigadier Gregor Metzler[92], est le commandant de la brigade mécanisée 11. L'unité mécanisée comprend environ 6 000 soldats, sous-officiers et officiers.

Avec les chars de combat Leopard 2, les grenadiers de chars sont les troupes d'assaut des troupes blindée de l'armée suisse. Il s'agit de formations de choc et d'attaque ayant pour but de percer le front ennemi.

Chars de grenadier 2000 du Mechanisierte Brigade 11 (de) janvier 2018.

Ils opèrent en tête des formations mécanisées aussi bien sur un terrain découvert qu'en milieu urbain afin de faciliter le passage des troupes blindées. Équipés de lance-roquettes Panzerfaust 3, les grenadiers de chars peuvent détruire les unités blindées ennemies. Les autres armes sont le SIG-550, le lance-grenades additionnel (LGA), les TIFLU (tireur au fusil d'assaut à lunette) et les LMG 05 (FN Minimi). Comme l'indique leur nom, les grenadiers de chars se déplacent en véhicule de combat d'infanterie. Il s'agit, depuis les années 2000, du Combat Vehicle 90 (CV9030), appelé localement char gren 2000 ou Spz 2000, qui donne une bonne mobilité tactique en zone confinée et permet un déploiement rapide des grenadiers directement à l'emplacement de la mission.

La version grenadier de ce véhicule transporte 11 hommes (1 conducteur, 1 pointeur-tireur, 1 commandant de char et 8 grenadiers embarqués). Les trois premières fonctions sont accomplies par des militaires formés au maniement du Char gren 2000, les "équipages" ou "besatze", tandis que les 8 militaires débarqués sont des unités d'infanterie, les "combats" ou encore "débarqués". Cette séparation dans les fonctions s'effectuent déjà lors du 4recrutement et les deux unités ne travaillent ensemble qu'à partir de la fin de leur école de recrue et essentiellement durant les cours de répétition.

Notes et références

Bibliographie

Articles connexes

Infographie

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI