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Paradoxurus musanga

espèce de mammifère From Wikipedia, the free encyclopedia

Paradoxure Musangue, Civette de Sumatra, Musang (Stricto sensu), Luwak

Faits en bref Règne, Sous-embr. ...
Paradoxurus musanga
Description de l'image Asian Palm Civet (Paradoxurus hermaphroditus).jpg.
Classification
Règne Animalia
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Tetrapoda
Classe Mammalia
Cohorte Placentalia
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Viverridae
Sous-famille Paradoxurinae
Genre Paradoxurus

Espèce

Paradoxurus musanga
Raffles, 1821

Synonymes

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Paradoxurus musanga, la Paradoxure musangue, également connue sous le nom de Civette de Sumatra, le Musang au sens strict, ou encore sous le nom de Luwak, est une espèce de mammifères carnivores de la famille des Viverridés.

Longtemps considérée comme une simple sous-espèce du Paradoxure hermaphrodite, elle est désormais reconnue comme une espèce distincte suite à des analyses morphologiques et génétiques récentes.

Dénominations

Taxonomie

Illustration de la Viverra musanga (var) Javanica par Raffle, 1821.

La description originale a été réalisée par le naturaliste Thomas Stamford Raffles en 1821[4].

Cependant, il a longtemps été considéré comme une simple sous-espèce du Paradoxure hermaphrodite (Paradoxurus hermaphroditus), sous le taxon Paradoxurus hermaphroditus musanga[5].

Des études phylogénétiques et morphologiques publiées en 2014 ont conduit à réviser cette classification, élevant la sous-espèce indonésienne au rang d'espèce distincte sur la base de ses caractéristiques dentaires et génétiques uniques.

Sous-espèces

Davantage d’informations Sous-espèce, Répartition ...
Liste des sous-espèces selon ITIS ()[6]
Sous-espèce Répartition
Paradoxurus musangus musangus (Raffles, 1821) Présente en Asie du Sud-Est continentale, Sumatra et Singapour.
Paradoxurus musangus javanicus (Horsfield, 1824) Présente à Java, Bali et introduite dans certaines îles de la Sonde
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Description

Une Paradoxure musangue sur une branche.

Le Paradoxure musangue ressemble beaucoup au Paradoxure hermaphrodite (Paradoxurus hermaphroditus) dans son allure générale et ses motifs. Le pelage dorsal est variable, présentant généralement des rayures longitudinales ou des rangées de taches qui peuvent être soit nettement marquées, soit peu distinctes, ou même totalement absentes. On trouve sur le front une grande tache blanchâtre, ainsi que d'autres taches blanches situées sur les côtés du rhinarium.

En outre l’espèce se distingue des autres espèces de paradoxures par sa morphologie dentaire. La quatrième prémolaire (P4) est de forme triangulaire chez le Paradoxure musangue et possède un cingulum (un bourrelet à la base de la dent) lingual et postérieur bien développé, tandis que le cingulum antérieur est réduit. De plus, l’espèce présente une deuxième molaire (M2) réduite[7].

Les populations de Java possèdent des molaires particulièrement grandes, ainsi qu'une quatrième prémolaire large et triangulaire dotée d'un cingulum postérieur. L'Asie du Sud-Est continentale est également habitée par le Paradoxure hermaphrodite, très similaire physiquement. Dans les zones où les deux espèces cohabitent, le Paradoxure hermaphrodite vit probablement dans des régions plus élevées que le Paradoxure musangue[7].

Répartition et habitat

Cette espèce est largement distribuée en Asie du Sud-Est. Le luwak est indigène au Myanmar, en Thaïlande, au Vietnam, en Malaisie, ainsi que sur les îles de Sumatra et Java. Mais a également été introduit par l'homme sur les îles de Flores et Roti[7].

Le Luwak et l'Homme

Menaces et exploitation

Individu détenu en cage pour la production de Kopi Luwak

Dans les excréments de ces animaux sont récupérés les grains, non digérés mais naturellement fermentés, de kopi luwak, le café le plus cher du monde. Après séchage et torréfaction, ils donnent un breuvage moins amer que le café traditionnel avec un goût caramélisé ou chocolaté. En raison de ce mode de fabrication particulier, ce breuvage est rare, avec une production mondiale estimée à seulement 200 kg par an. Son prix peut atteindre 500 dollars le kilogramme[8], et valut un prix Ig Nobel à John Martinez de J. Martinez & Co, à Atlanta, en 1995.

Les luwaks sont de plus en plus capturées dans la nature et nourries de grains de café afin de produire en masse ce mélange. Beaucoup de ces animaux sont encagées en batterie, ce qui est contraire au bien-être animal. L'impact de la demande de ce café à la mode sur les populations de civettes sauvages constitue une menace importante, surtout que ce ne sont pas des élevages (donc pas de reproduction). Ainsi, il n'y a pas de renouvellement de la population en captivité.

De plus, la civette palmiste est aussi chassée[9] en Asie. Ce viverridé frugivore est considérée comme nuisible dans les palmeraies et les bananeraies et sa viande est appréciée en Chine et au Vietnam, ce qui réduit davantage encore le nombre ses représentants, voire pourrait dans le futur mettre l'espèce en danger d'extinction.

Dans la culture

Dans la mythologie philippine, le peuple bagobo croit en un être nommé Lakivot, décrit comme un luwak immense et puissant capable de parler. Lakivot vainquit divers monstres, dont le monstre borgne Ogassi et les êtres appelés busaw, qui gardaient l’Arbre d’or portant la Fleur d’or qu’il convoitait. Il fut finalement transformé en un beau jeune homme et épousa la personne à qui il avait offert la Fleur d’or[10].

Le billet philippin de vingt pesos représente actuellement l’animal sur son revers[11].

Notes et références

Voir aussi

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