Paris-Nice 2026 est la 84eédition de cette course cycliste masculine sur route. La compétition a lieu du au en France entre Achères et Nice. L'épreuve fait partie de l'UCI World Tour 2026, le calendrier le plus important du cyclisme sur route. Vainqueur de deux étapes, Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) remporte le classement général, le classement par points et le classement de la montagne. Il devance au classement final Daniel Felipe Martínez (RedBull-Bora-Hansgrohe) et le meilleur jeune Georg Steinhauser (EF Education-EasyPost). Avec deux victoires d'étapes dont le contre-la-montre par équipes, la formation Ineos Grenadiers remporte le classement par équipes.
Parcours
Comme c'est le cas depuis 2011, la course au soleil s'élancera des Yvelines, pour une étape comprenant quatre côtes dans les 70 derniers kilomètres. Après une étape traversant les plaines beauceronnes, les coureurs disputent un contre-la-montre par équipes plat de 23,5 km. Les organisateurs ont ensuite prévu la première arrivée au sommet de la course, avec une arrivée en haut du Signal d'Uchon, découvert lors du Tour de France 2021. L'étape la plus longue de la semaine est au programme le lendemain, avec un final difficile sur les routes ardéchoises. S'ensuit une étape pour puncheurs, une arrivée au sommet à Auron, déjà vue l'an passé, et une étape finale autour de Nice. Cette boucle niçoise sera différente des précédentes éditions, avec une arrivée au pied de l'Allianz Riviera et non sur la Promenade des Anglais, en raison des élections municipales[1],[2],[3].
Vainqueur des deux dernières éditions, l'Américain Matteo Jorgenson n'est pas présent pas au départ. Alors qu'il avait dû abandonner Paris-Nice la saison passée des suites d'une chute et qu'il a été contraint de faire l'impasse sur le Tour des Émirats arabes unis en février, son coéquipier danois Jonas Vingegaard (Visma Lease a Bike) commence sa saison 2026 par la course au soleil avec l'ambition de la remporter pour la première fois de sa carrière. Son principal adversaire pour la victoire finale est Juan Ayuso, désormais Lidl Trek, auteur d'un excellent début de saison. Derrière ce duo de favoris, plusieurs coureurs sont cités parmi les candidats à un podium ou à un top 10: Oscar Onley, Kévin Vauquelin et Carlos Rodríguez (Ineos Grenadiers), Lenny Martinez (Bahrain Victorious), Daniel Martínez et Aleksandr Vlasov (Red Bull Bora Hansgrohe), Brandon McNulty et Marc Soler (UAE Emirates XRG), Mattias Skjelmose (Lidl Trek), David Gaudu (Groupama FDJ) et Mathys Rondel (Tudor Pro Cycling)[5].
Primes
La course attribue les prix suivants[6]. Tous les montants sont exprimés en euros (€).
Les 100 premiers kilomètres de l'étape sont relativement vallonnés, même si aucune ascension n'y est répertoriée. Le parcours emprunte ensuite deux montées de 3ecatégorie, à savoir la côte de Gargenville (2,5 km à 4,8%), dont le sommet est situé au km 107,9, et la côte de Vaux-sur-Seine (1,4 km à 7%), dont le sommet est au km 124,5. Après un premier passage sur la ligne d'arrivée, les coureurs parcourent deux tours d'un circuit long de 16,5 km. Le sommet de la côte de Chanteloup-les-Vignes (1,1 km à 8,3%), classée en 3ecatégorie, est franchi à 11 km de la fin du circuit. Le sprint intermédiaire est disputé lors du deuxième passage sur la ligne d'arrivée (km 154,7). L'arrivée est jugée à Carrières-sous-Poissy, après 171,2 km de course depuis Achères, à travers les Yvelines, l'Eure et le Val-d'Oise.
Après plusieurs tentatives infructueuses, Casper Pedersen (Soudal-Quick Step), Luke Durbridge, Patrick Gamper (Jayco AlUla), Max Walker (EF Education-EasyPost), Mathis Le Berre (TotalEnergies) et Sébastien Grignard (Lotto Intermarché) s'échappent au km 7. Le groupe de tête prend rapidement du champ, puis les formations NSN et Picnic-PostNL maintiennent l'écart autour d'une minute. Les échappés augmentent ensuite leur avance à 1 minute 35 à 100 km de l'arrivée.
Le peloton se reproche dans la deuxième moitié de l'étape et aborde la côte de Gargenville avec 55 secondes de retard. Pedersen passe en tête au sommet, devant Walker et Le Berre. Le peloton, où les équipes de sprinteurs sont rejointes en tête par les formations des favoris du classement général, passe avec 1 minute 05 de retard. L'échappée a toujours 1 minute 03 d'avance à 50 km de l'arrivée. Le Barre attaque à 700 m du sommet de la côte de Vaux-sur-Seine, suivi par Pedersen. Le danois passe en tête au sommet, Walker prend la 3eplace15 secondes plus tard. Les hommes de tête sont rejoints par leurs compagnons de fugue à 45,8 km de l'arrivée. Les échappés reprennent du champ sur le peloton, mené par les Ineos Grenadiers, les Visma-Lease a Bike et les Lidl-Trek, dans les 40 derniers kilomètres, l'écart est de 1 minute 41 lors du premier passage sur la ligne d'arrivée. Pedersen passe en tête au sommet de la côte de Chanteloup-les-Vignes, en devançant Le Berre et Gamper, et s'assure ainsi de s'emparer du maillot à pois à l'issue de l'étape. Le peloton passe avec 1 minute 31 de retard. Les formations NSN puis Cofidis vont reprendre en main la poursuite.
Gamper remporte le sprint intermédiaire, devant Pedersen et Durbridge, le peloton franchit la ligne 1 minute 10 plus tard. Les Lidl-Trek et les RedBull-Bora Hansgrohe ramènent l'écart sous la minute. Durbridge est lâché dès le pied de la côte de Chanteloup-les-Vignes. Le Berre attaque à 300 m du sommet et passe en tête, avec cinq secondes d'avance sur Grignard et Gamper. Derrière, Ewen Costiou (Groupama-FDJ) sort du peloton, suivi par Alex Baudin (EF Education-EasyPost). Les deux hommes franchissent le sommet 30 secondes après l'homme de tête, avec une poignée de secondes d'avance sur le peloton. Le duo est repris après le sommet. Quentin Pacher (Groupama-FDJ) place un contre, suivi par Florian Dauphin (TotalEnergies). Le Berre est rejoint par Gamper, Pedersen, Grignard et Walker à 9,5 km du but. Les deux poursuivants sont repris quelques hectomètres plus loin par le peloton, mené par les Visma-Lease a Bike. L'écart n'est plus que de 20 secondes à 6 km de la ligne. Alors que leurs compagnons sont repris à 2,1 km de l'arrivée, Pedersen et Grignard tentent un baroud d'honneur mais sont repris dans l'avant-dernier kilomètre. Bien lancé par son équipier Marijn van den Berg, Luke Lamperti (EF Education-EasyPost) remporte le sprint final, devançant Vito Braet (Lotto Intermarché) et le champion de VenezuelaOrluis Aular (Movistar), et s'empare ainsi des maillots jaune, vert et blanc.
L'étape emprunte les plaines de la Beauce. Les deux premiers tiers de l'étape sont légèrement vallonnés, avec trois ascensions de 3ecatégorie: la côte des Mesnuls (1,3 km à 5,6%), dont le sommet est au km 30,1, la côte de Villeconin (1 km à 6,1%), dont le sommet est placé au km 81, et la côte du Pressoir (1 km à 6,5%), dont le sommet est situé au km 113,4. Le dernier tiers est plat, les coureurs disputent le sprint intermédiaire au km 140,9. L'arrivée est jugée à Montargis, après 187 km de course depuis Épône, à travers les Yvelines, l'Essonne, la Seine-et-Marne et le Loiret.
Jasha Sütterlin (Jayco-AlUla) s'échappe dès le début de l'étape. Le maillot à pois Casper Pedersen (Soudal-Quick Step), Mathis Le Berre et Mattéo Vercher (TotalEnergies) sortent eux aussi du peloton au km 5 et rentrent sur l'homme de tête 4 km plus loin, tandis que le peloton est pointé avec deux minutes de retard. Sutterling se relève au km 12. Les NSN vont ensuite rejoindre la formation EF Education-EasyPost en tête de peloton, pour maintenir l'écart autour de 1 minute 50.
Pedersen passe en tête au sommet de la côte des Mesnuls, devant Le Berre et Vercher, le peloton passe avec 1 minute 40 de retard. Vercher se relève après le sommet. Le duo de tête reprend du champ, son avance passe à 2 minutes 30 au km 50. Le maillot à pois passe à nouveau en tête au sommet de la côte de Villeconin, avec 2 minutes 05 d'avance sur Guillaume Boivin (NSN) et le reste du peloton. L'écart chute à 1 minute 34 à 90 km de l'arrivée. Le Berre accélère à 600 m du sommet de la côte du Pressoir, sans parvenir à décrocher le maillot à pois, qui passe en tête au sommet. Sandy Dujardin (TotalEnergies) prend la 3eplace, 1 minute 08 plus tard. L'équipe Lotto-Intermarché prend ensuite en charge la poursuite, les hommes de tête n'ont plus que 48 secondes d'avance à 70 km du but.
Les échappés sont repris à 59 km de l'arrivée. Le rythme est tranquille et s'accélère à l'approche du sprint intérmédiaire. Le porteur du maillot vert Vito Braet (Lotto-Intermarché) remporte le sprint intermédiaire, devant Juan Ayuso (Lidl-Trek) et le maillot jaune Luke Lamperti (EF Education-EasyPost), et prend ainsi la tête du classement par points et revient à hauteur du leader au classement général. Une chute intervient à 33,3 km de l'arrivée. Parmi les coureurs qui se retrouvent à terre, on retrouve notamment Cees Bol (Decathlon-CMA CGM), Phil Bauhaus (Bahrain-Victorious), Marijn van den Berg (EF Education-EasyPost) et Dujardin. Le peloton se reforme progressivement dans les kilomètres suivants.
Daan Hoole (Decathlon-CGA CGM) sort du peloton à 21,7 km de la ligne. Hoole parvient à creuser rapidement un écart sur le peloton, mené par les équipes NSN, Tudor Pro Cycling et Movistar. L'écart est de 15 secondes à 17 km de l'arrivée. Le peloton est secoué par une nouvelle chute à 15 km du but. L'homme de tête obtient une avance maximale de 30 secondes à 12 km de l'arrivée. Le peloton n'a plus que 12 secondes de retard à 6 km de la ligne. L'écart va remonter à 20 secondes. Le bras de fer est intense, Hoole n'a plus que 4 secondes d'avance à la flamme rouge. Il est repris dans le dernier kilomètre. Max Kanter (XDS Astana) remporte l'étape au sprint, en devançant Laurence Pithie (RedBull-Bora Hansgrohe) et Jasper Stuyven (Soudal-Quick Step). 5e du sprint final, Lamperti conserve son maillot jaune, dans le même temps que Braet, et reprend la tête du classement par points.
Après 70 km en plaine puis une cinquantaine un peu plus vallonnés, la route passe par la côte de la Croix des Cerisiers (6,2 km à 4,8%), classée en 3ecatégorie et dont le sommet est placé au km 133,4. Le parcours emprunte ensuite un bout de descente, une bosse non-répertoriée, une descente d'une dizaine de kilomètres et du plat jusqu'au sprint intermédiaire (km 164,7). Le peloton fait alors face à l'enchaînement de la côte de la Croix de la Libération (4,6 km à 5,3%), classée en 2ecatégorie et dont le sommet est situé au km 171,9, et la montée du Signal d'Uchon (8 km à 4,5%, avec des pentes à 16%), classée en 2ecatégorie et en haut de laquelle sera jugée l'arrivée, après 195 km de course depuis Bourges, à travers le Cher, la Nièvre et la Saône-et-Loire.
Après 20 km plats, le parcours devient plus vallonné pendant 40 km, avant de passer par la côte de Lentilly (2,3 km à 4,7%), classée en 3ecatégorie. La route ne descend pas après le sommet (km 63,7), elle est plate pendant une vingtaine de kilomètres, avant de remonter un temps puis de plonger jusqu'au pied de la côte d'Échalat (4,7 km à 5,1%), classée en 2ecatégorie et dont le sommet est au km 104,5. Les 60 kilomètres suivants se divisent en trois: le premier tiers est vallonné, le suivant est descendant et le dernier est plat, en passant par le sprint intermédiaire (km 162,2). Dans le final, les coureurs enchaînent quatre ascensions, avec la côte de Sécherat (3,9 km à 7%), classée en 2ecatégorie et dont le sommet est placé au km 171,9, la côte de Saint-Jean-de-Muzols (2,2 km à 11%), classée en 1recatégorie et dont le sommet est situé au km 185,5, la côte de Saint-Barthélemy-le-Plain (3,2 km à 7,6%), classé en 2ecatégorie et dont le sommet est au km 196,3, et une montée non-répertoriée (4,6 km à 3,5%) jusqu'à la ligne d'arrivée à Colombier-le-Vieux, après 205,4 km de course depuis Cormoranche-sur-Saône, à travers l'Ain, le Rhône, la Loire et l'Isère.
Harold Tejada sur la ligne d'arrivé lors de la 6eétape.
Les 40 premiers kilomètres sont vallonnés, avec notamment la côte de Saint-Rémy-de-Provence (2,5 km à 5%), classée en 3ecatégorie et dont le sommet est placé au km 25,1. Après une cinquantaine de kilomètres de plat, la route emprunte une double montée jusqu'au sommet (km 105,7) de la côte de Bonnieux (2,5 km à 4,6%), avant une dizaine de kilomètres de descente, puis de remonter progressivement pour aller chercher le col de l'Aire Deï Masco (7,1 km à 4,4%), classé en 2ecatégorie dont le sommet est au km 146,1. Après la descente, deux ascensions jalonnent le final: la montée (2,7 km à 5,3%) vers le sprint intermédiaire (km 163,2) et la côte de Saignon (4 km à 5%), classée en 2ecatégorie et dont le sommet est stiué au km 174,8. L'arrivée est jugée à Apt, après 179,3 km de course depuis Barbentane, à travers le Gard, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence.
L'étape est raccourcie à cause des intempéries, notamment de la neige se trouvant au sommet de la montée de la station d'Auron. Finalement, l'étape change de point de départ et sera seulement composée de 47 kilomètres jusqu'à Isola-village[7].
Le début d'étape est plat, les coureurs enchaînent ensuite la côte de la Loubière (5 km à 6,4%), classée en 2ecatégorie et dont le sommet est placé au km 10,8, et la côte de Levens (3,9 km à 5%), classée en 3ecatégorie et dont le sommet est situé au km 19,8. Après une descente d'une dizaine de kilomètres, la route grimpe en plusieurs paliers, pour aller chercher le col de la Porte (7 km à 7,2%), classé en 1recatégorie. Une fois le sommet (km 66,5) franchi, le parcours emprunte une descente d'environ 25 km, la côte de Châteauneuf-Villevieille (6,6 km à 6,6%), classée en 1recatégorie et dont le sommet est au km 99, une courte descente, une bosse non-répertoriée et une dizaine de kilomètres en descente. Après la côte du Linguador (3,3 km à 8,8%), classée en 1recatégorie et dont le sommet est situé au km 126,4, et la descente, le final est plat, en passant par la montée (1,4 km à 4,5%) vers le sprint intermédiaire (km 137,6), jusqu'au pied de l'Allianz Riviera, à Nice, où sera jugée l'arrivée, après 145 km de course depuis Nice, à travers les Alpes-Maritimes.
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Évolution des classements
Le classement général, dont le leader porte le maillot jaune et blanc, s'établit en additionnant les temps réalisés à chaque étape, puis en ôtant d'éventuelles bonifications (10, 6 et 4 s à l'arrivée des étapes en ligne et 6, 4 et 2 s à chaque sprint intermédiaire). En cas d'égalité, les critères de départage, dans l'ordre, sont: centièmes de seconde enregistrés lors du contre-la-montre, addition des places obtenues lors de chaque étape, place obtenue lors de la dernière étape.
Le classement par points, dont le leader porte le maillot vert, est l'addition des points attribués à l'arrivée des étapes (25, 22, 20, 18, 16, 14, 12, 10, 8 et 6 pts, lors des 1re, 2e et 6eétapes; 15, 12, 10, 8 et 6 points, puis en ôtant un point par place perdue jusqu'au 10e, qui reçoit donc un point, lors des autres étapes en ligne) et aux sprints intermédiaires (10, 6 et 4 points). En cas d'égalité de points, les critères de départage, dans l'ordre, sont: nombre de victoires d'étape, de sprints intermédiaires, classement général.
Le classement du meilleur grimpeur, dont le leader porte le maillot à pois, consiste en l'addition des points obtenus au sommet des ascensions de 1 (10, 5, 3, 2 et 1 pts), 2e (5, 3, 2 et 1 pts) et 3e (3, 2 et 1 pts) catégorie. Les points sont doublés lors des trois arrivées au sommet. En cas d'égalité de points, les critères de départage, dans l'ordre, sont: nombre de premières places dans les ascensions de 1re, puis de 2e, enfin de 3ecatégorie, classement général.
Le classement par équipes de l'étape est l'addition des trois meilleurs temps individuels de chaque équipe. En cas d'égalité, les critères de départage, dans l'ordre, sont: addition des places des trois premiers coureurs des équipes concernées, place du meilleur coureur sur l'étape. Calculer le classement par équipes revient à additionner les classements par équipes de chaque étape. En cas d'égalité, les critères de départage, dans l'ordre, sont: nombre de premières places dans le classement par équipes du jour, nombre de deuxièmes places dans le classement par équipes du jour, etc., place au classement général du meilleur coureur des équipes concernées. Les coureurs de l'équipe en tête du classement par équipes portent un dossard distinctif jaune.
Un prix de la combativité est attribué à chaque étape en ligne par un jury, pour récompenser «le coureur le plus généreux dans l’effort et manifestant le meilleur esprit sportif». Le coureur ainsi récompensé porte un dossard doré lors de l'étape suivante[6].