Le Parlement de Sainte-Lucie est composée de trois éléments :
Le monarque de Sainte-Lucie est théoriquement investi des pouvoirs d'un monarque constitutionnel, mais dans la pratique, tous ces pouvoirs sont exercés par le gouverneur général de Sainte-Lucie, représentant du monarque, qui agit uniquement sur avis du Parlement et du gouvernement. Par conséquent, comme d'autres pays du Commonwealth, Sainte-Lucie est une monarchie parlementaire, le rôle du souverain au Parlement est cérémoniel, ni le souverain ni son gouverneur général ne participent au processus législatif.
Le gouverneur général y prend part uniquement lors de l'octroi de la sanction royale. De plus, la Constitution précise que le gouverneur général est seul responsable de la nomination des sénateurs. Le gouverneur général nomme six sénateurs sur avis du Premier ministre, trois sur avis du chef de l’opposition et deux à sa propre discrétion. Le gouverneur général possède les prérogatives de convoquer, proroger ainsi que de dissoudre le Parlement ; dans ce dernier cas des brefs relatifs aux élections législatives sont émis par le gouverneur général[1].
L'Assemblée de Sainte-Lucie est la chambre basse du Parlement. Elle est composée de 17 sièges pourvus pour cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions électorales. Le président de l'assemblée est élu par l'assemblée et peut venir de l'extérieur de la chambre, ce qui porte parfois le nombre de membres à 18[2].
Le Sénat est la chambre haute du Parlement. Il comprend 11 membres nommés par le gouverneur général selon plusieurs critères. Il nomme 6 sénateurs sur recommandation du Premier ministre, 3 sur celle du chef de l'opposition et 2 représentant les domaines religieux, économique ou social ou tout autre intérêt que le gouverneur général estime devoir être représenté[3].