Patrimoine sonore du Niger

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Langues nationales« Toutes les langues des communautés constituant la nation nigérienne. » : haoussa, zarma/ songhaï, peul ou fulfulde, tamasheq, kanouri, arabe dialectal, buduma, gulmancema, tassawaq, toubou
Langues du Niger
Image illustrative de l’article Patrimoine sonore du Niger
Répartition géographique des langues nationales du Niger.

Langues officielles français
Langues nationales « Toutes les langues des communautés constituant la nation nigérienne. » : haoussa, zarma/ songhaï, peul ou fulfulde, tamasheq, kanouri, arabe dialectal, buduma, gulmancema, tassawaq, toubou

Le patrimoine sonore du Niger rassemble l’ensemble des documents sonores captés, enregistrés et archivés dans ce qui est aujourd’hui la République du Niger au cours du XXe siècle. Des chercheurs, anthropologues, historiens, historiennes, ethnomusicologues, des journalistes de radio ou de télévisions et des amateurs ont réalisé sur différents supports des enregistrements d'entretiens, de musique, de chants et de traditions orales dont un grand nombre a été conservé dans des fonds d’archives et des centres documentaires et sont pour certains aujourd’hui numérisés.

Les pratiques d’oralité jouent un rôle central dans les sociétés sahéliennes. Les populations de ces régions expriment leurs pensées, leurs histoires par des formes d’oralité[1]. Ces récits prennent la forme de mythes et de légendes, de paraboles, de contes ou encore de chants[2]. Le passé est souvent détenu et transmis par des professionnels de l’oralité. On peut citer des griots, des érudits ou des généalogistes[3]. Selon la catégorie adoptée en 2003 par l’Unesco, c’est un patrimoine culturel immatériel ou patrimoine vivant. Parmi ce patrimoine, on peut citer les traditions et expressions orales, y compris la langue, ainsi que les arts du spectacle, les pratiques sociales ou les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel qui se transmet de génération en génération[4].

Collectes radiophoniques et enquêtes en sciences humaines et sociales

En 1958, est mise en place Radio Niger, dont la gestion est assurée à partir de l'indépendance par l’Office de coopération radiophonique (OCORA)[5]. Dès les années 1960, la radio envoie ses journalistes dans les zones rurales pour recueillir des enregistrements dans les différentes langues du Niger, comme ce fut le cas pour les collectes réalisées par Akoli Daouel. En 1967, le Niger prend entièrement le contrôle de sa radiodiffusion et crée l’Office de radiodiffusion et de télévision du Niger (ORTN).

Jean-Paul Rothiot enregistre, sur un magnétophone à cassettes analogiques, Wadibi Goubeloy sur l'histoire du Pays de Dosso (Niger) en 1978.

À partir de la fin des années 1960, des chercheurs et des chercheuses, comme Gerd Spittler, Suzanne Bernus, Edmond Bernus, Djibo Hamani, Stephen Baier, Jean Paul Rothiot, Barbara Cooper ou Ouseina Alidou, ont réalisé des enquêtes de terrain durant dans un grand nombre de localités au Niger. Quantité de pratiques d’oralité, de récits historiques, de tradition orales, de chansons, de chants ou de musiques ont été enregistrées, parfois avec l’aide d’interprètes ou d’assistants de recherche.

Au sein de ces collections, se trouvent aussi des documents portant sur la décentralisation, le fonctionnement des services administratif, technique, sanitaire, sur les politiques éducatives ou sur la crise alimentaire, comme dans celle de Jean Pierre Olivier de Sardan. Le fonds Akoli Daouel comprend des éléments sur les pratiques pédagogiques du Centre de formation aux techniques de l'information (CFTI) créé au Niger.

Conservation par des archives et des centres documentaires

Bibliographie

Références

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