Paul Augustin Lozeau
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Paul Augustin Lozeau | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la Charente-Inférieure | |
| – (3 ans, 1 mois et 20 jours) |
|
| Gouvernement | Convention nationale |
| Député au Conseil des Cinq-Cents | |
| – (1 an, 7 mois et 2 jours) |
|
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Soubise, France |
| Date de décès | (à 40 ans) |
| Lieu de décès | Marennes, France |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Gauche |
| Profession | Négociant |
| députés de la Charente-Inférieure | |
| modifier |
|
Paul Augustin Lozeau, né le à Soubise (province du Saintonge, actuel département de la Charente-Maritime)[1], mort le 23 vendémiaire an VII ()[2] à Marennes (Charente-Maritime), est un homme politique de la Révolution française.
Mandat à la Convention
Son père Pierre L. est négociant, sa mère Anne Elisabeth Patris, et son parrain Jean-Paul Boullé, procureur au siège royal de Rochefort. Paul Augustin reprend l'activité paternelle.
La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Paul Augustin Lozeau, alors procureur-syndic du district de Marennes, est élu député suppléant du département de la Charente-Inférieure, le deuxième sur quatre à l'Assemblée nationale législative, où il n'est pas appelé à siéger[3].
La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les insurgés des faubourgs de Paris et les bataillons de fédérés bretons et marseillais prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est destitué et incarcéré avec sa famille à la tour du Temple.
En septembre 1792, Paul Augustin Lozeau est élu député de la Charente-Inférieure, le huitième sur onze, à la Convention nationale[4]. Dès le début de son mandat, il est élu suppléant au Comité des domaines[5], et est chargé, ainsi que son collègue Jean-César Battelier, député de la Marne, de contrôler la levée des scellés sur la caisse du régiment des gardes suisses[6].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[7]. En avril 1793, il s'abstient de voter lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat : il affirme « ne point ne point partager les erreurs de Marat », mais ne se déclare « point convaincu par le rapport du comité de législation »[8]. En mai de la même année, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze[9].
Lozeau prend part à la chute de Robespierre. Il appuie son collègue Louis Louchet, député de l'Aveyron, qui réclame l'arrestation de Robespierre, en demandant qu'il soit décrété d'accusation devant le tribunal révolutionnaire[10].
Paul Augustin Lozeau est envoyé en mission dans le département du Calvados en ventôse an III (mars 1795) sur proposition du Comité de Sûreté générale[11]. Il est remplacé par Gilles Porcher en prairial (mai)[12]. En vendémiaire an IV (octobre 1795), il est envoyé en mission dans le département de l'Aisne, sur proposition du Comité de Salut public, afin de réprimer les troubles[13].
Mandat aux Cinq-Cents
Sous le Directoire, Paul Augustin Lozeau est réélu député, et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour sortir du Conseil le 1er prairial an V (le 20 mai 1797)[14]. Il meurt un an et demi plus tard.