Paul Desarps naît le à Tilh, village du sud des Landes. Il est le fils de Jean Desarps, boulanger, et de son épouse Jeanne-Antoinette[1]. Boulanger, il adhère au Parti communiste. Il milite au sein des comités de défense paysanne (notamment le comité Alnet) et du comité antifasciste de Tilh dont il est le secrétaire[2],[3].
Lors des élections municipales de mai 1925, il mène une «liste d’union des travailleurs» principalement composée de métayers. Le préfet des Landes la décrit comme «socialisteagraire , contrairement à l'appellation de communiste généralement donnée dans ce pays aux métayers qui cherchent à conquérir la propriété de leur instrument de travail, la terre». Dessarps l'emporte face au «conservatisme social» et est élu maire de Tilh[2],[3].
Il déclare que «la municipalité de Tilh est fille des mouvements agraires de 1920 et a eu pour parrains quarante gendarmes. Les exploités des champs, vaincus sur le terrain syndical, s’assurent cinq ans plus tard une revanche sur le terrain politique en chassant de la mairie les exploiteurs, en délogeant la bourgeoisie locale des positions qu’elle occupait de tout temps». Elle devient le deuxième bastion communiste du département après Tarnos[a],[2],[3].
Il est réélu sans difficulté en mai 1929 et en mai 1935 avec liste du bloc ouvrier et paysan «sous l’angle de la politique une composition homogène qu’il est difficile de réaliser dans des localités de faible importance; mais sa caractéristique est qu’elle est constituée uniquement de candidats appartenant à la classe ouvrière: métayers, petits propriétaires, artisans, petits commerçants […] qui ont la ferme volonté d’opposer un obstacle aux forces de réaction et de fascisme». Rédacteur dans L'étincelle, il y écrit en 1935 «notre politique s’inspire de la formule classe contre classe»[b]. Il rédige un bulletin municipal intitulé La citadelle ouvrière et paysanne[c],[2],[3].
[Mémoire des Landes 1991] Jean-Claude Paul-Déjean, «Desarps (Paul)», dans Bernadette Suau (dir.), Mémoire des Landes: dictionnaire biographique, Mont-de-Marsan, Comité d'étude sur l'histoire et l'art de la Gascogne, , 346p. (ISBN2-9501584-2-0), p.106..