Paul Pierre Lopinot naît le à Geispolsheim. Sa mère s’appelle Virginie Burger et son père, François Xavier Lopinot est instituteur dans la commune. Après être entré chez les Frères mineurs capucins, Paul Lopinot part en mission à partir de 1904 dans les îles Carolines, les Philippines et la Nouvelle-Calédonie. À partir de 1921, il supervise depuis Rome les missions des Capucins[1].
En 1932, Paul Lopinot, qui a pris le nom de père Callixte, est nommé préfet apostolique et prend en charge une mission des capucins d’Alsace couvrant le nord-ouest de Madagascar, l’île de Nosy Be et l’archipel des Comores. En plus de la préfecture, qu’il établit à Ambanja, Paul Lopinot fonde trois autres établissements à Madagascar. Il a néanmoins des relations houleuses avec la Compagnie des parfums, pour laquelle la mission exploite une plantation. Il finit par démissionner en 1937 et rentre à Rome, où il est nommé consulteur auprès de la Congrégation pour la propagation de la foi[1].
Après la guerre, il devient une figure de la lutte contre l’antisémitisme au sein de l’Église catholique. Il fait ainsi partie des neuf catholiques participant en 1947 à la conférence de Seelisberg, dont est issue la charte de l’Amitié judéo-chrétienne. Il est par la suite également membre de Commission préparatoire pour les missions du deuxième concile œcuménique du Vatican[1].