Paul Valadier
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| Directeur Archives de philosophie | |
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Laurent Gallois (d) | |
| Rédacteur en chef Études | |
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André Masse (d) | |
| Doyen Faculté de philosophie du Centre Sèvres (d) | |
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Paul Valadier, né le [1] à Saint-Étienne, est un prêtre jésuite et un philosophe français, spécialiste de Friedrich Nietzsche et de la philosophie politique. Il est docteur en théologie et en philosophie.
Apports théoriques
Professeur au Centre Sèvres à Paris (Facultés jésuites de Paris), il a été rédacteur en chef de la revue Études, puis directeur des Archives de philosophie.
Il a profondément renouvelé l'interprétation de la philosophie de Nietzsche, en montrant que celle-ci ne pouvait pas se comprendre sans un certain nombre de débats théologiques, que certains interprètes avaient sciemment ou non ignorés (à commencer par Gilles Deleuze). Il se démarque également de son directeur de thèse Paul Ricœur, qui classait Nietzsche parmi les "philosophes du soupçon", alors que, selon Valadier, citant le §276 du Gai Savoir, cette posture de soupçon n'est que seconde et dérivée d'une volonté affirmative[2].
Son enseignement de la morale est particulièrement influencé par le Concile Vatican II, qui reconnaît la dignité de la conscience morale (Gaudium et Spes, §16)[3]. Dans Inévitable morale (1990) et Éloge de la conscience (1994), Paul Valadier a montré combien la notion de « conscience éclairée » est ancrée dans la tradition chrétienne, depuis l'apôtre Paul et les trois premiers évangélistes.
Éviction de la revue Études
En 1989 Paul Valadier, alors rédacteur en chef de la revue Études, est contraint à la démission par le supérieur provincial, sous la pression du cardinal Lustiger[4],[5] qui entretenait une divergence de fond avec la revue depuis de longues années. Paul Valadier est alors remplacé par Jean-Yves Calvez, mais l'ingérence de l'archevêque de Paris laisse une blessure profonde au sein de la revue et suscite un émoi collectif chez les intellectuels catholiques[6].