Récit du pèlerin
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| Récit du pèlerin | |
| Auteur | Ignace de Loyola |
|---|---|
| Pays | |
| Préface | Luis Gonçalves da Camara |
| Genre | Autobiographie |
| Version originale | |
| Langue | Espagnol et italien |
| Titre | Acta Patris Ignacii |
| Collection | Monumenta Historica Societatis Iesu |
| Date de parution | 1904 |
| Version française | |
| Date de parution | 1922 |
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Le Récit du pèlerin (‘Acta Patris Ignatii) est le titre habituellement donné (en français) au récit autobiographie de saint Ignace de Loyola, qui n’en est pas lui-même l’écrivain. Il couvre la période allant de la conversion du saint (1521) à son arrivée à Rome (1538). Le texte est le fruit de conversations entre saint Ignace et le père Luis Gonçalves da Camara qui s‘empressait de mettre par écrit ce qu’il avait entendu. Le ‘récit’ est un des textes fondateurs de la spiritualité ignacienne.
En 1551, à la demande de plusieurs confrères, le père Jérôme Nadal, proche collaborateur de saint Ignace, lui demande « de bien vouloir nous exposer la manière dont le Seigneur l’avait dirigé depuis le début de sa conversion, afin que cette relation puisse tenir lieu pour nous de testament et d’enseignement de notre Père ». D’abord fort hésitant, Ignace s’exécute à partir de 1553, acceptant que cela puisse aider d’autres dans leur itinéraire de conversion personnelle à Dieu.
Ignace de Loyola choisit Louis Gonçalves da Camara comme confident. Les « conversations spirituelles » - car Ignace ne souhaite pas dicter et refuse que Camara prenne des notes devant lui - s’échelonnent d’aout 1553 à octobre 1555. Camara, de retour dans sa chambre notait ce qu’il avait entendu, d’abord en espagnol, puis – la seconde partie – en italien, alors qu’il est déjà à Gênes, en route pour l’Espagne. Le texte n’a pas été revu par saint Ignace, qui mourut le 31 juillet 1556.
Les Acta Patris Ignatii furent utilisés en 1572 par Pedro de Ribadeneyra, le premier biographe de saint Ignace, mais ne furent publiés pour la première fois (dans une version latine) qu’au XVIIIe siècle, par les Bollandistes dans leurs Acta Sanctorum du mois de juillet (VIIe volume; 31 juillet). Le texte original hispano-italien fut publié en 1904 dans les Monumenta Historica Societatis Iesu, et la première traduction française fut faite en 1922.
