Paulette Jacquier
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| Nom de naissance |
Paulette Lucienne Jacquier-Roux |
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Marie-Jeanne |
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| Archives conservées par |
Service historique de la Défense - site de Vincennes (d) (GR 16 P 304484, GR 28 P 4 68 117) |
Paulette Jacquier-Roux, dite Paulette Jacquier, épouse Séguret, alias Marie-Jeanne dans la Résistance, née le à La Frette (Isère) et morte le dans la même ville[1], est une résistante française, membre du bataillon des Chambaran[2].
Elle est la seule femme ayant combattu au sein de la première division des Forces françaises libres.
Famille
Elle est la fille de Lucien Jacquier-Roux (1881-1944) et de Marie Joséphine Darlay, demeurant dans l'Isère[3].
Son père Lucien, ancien combattant de la Grande guerre, est également résistant pendant la Seconde Guerre mondiale et meurt pour la France[3].
Seconde Guerre mondiale
Après l'appel du général de Gaulle le 18 juin 1940, Paulette Jacquier cherche à rejoindre la Résistance à Londres, en vain. En mars 1941, elle entre en contact avec un résistant grenoblois, et devient à 22 ans agent de liaison dans la Résistance : elle distribue clandestinement des tracts et des journaux gaullistes dans la région, transporte des valises entre Lyon, Valence et Grenoble, et mène diverses autres missions[4].
À la demande de résistants de Clermont-Ferrand, elle forme un groupe franc, notamment avec son père, et organise des sabotages sur la voie ferrée reliant Grenoble et Lyon[4].
En juillet 1944, elle est arrêtée à Bourgoin-Jallieu lors d'une tentative d'attaque d'un convoi allemand. Elle réussit à s'échapper de prison, puis rejoint le bataillon des Chambaran dans le secteur 3 de l'Armée secrète de l'Isère.
À la Libération elle intègre la 1re division française libre en tant que fusilier-voltigeur et participe aux combats en première ligne dans le nord de la France entre 1944 et 1945[5].
Le , à la Frette, elle épouse Georges Denis Séguret[6].
Distinctions

Officier de la Légion d'honneur (1974) ; chevalier en 1944 avec remise par le général de Gaulle le 14 septembre 1944 à Lyon[6],[7], aux côtés de membres du troisième groupe du maquis des Chambaran formé par Paul Porchey[8].
Croix de guerre –, palme de bronze (1 citation à l'ordre de l'armée accompagnant sa nomination comme chevalier de la Légion d'honneur)[9]
Médaille de la Résistance française avec rosette (décret du 14 juin 1946)[10],[11].