Pauline Harmange

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Pauline Harmange
Pauline Harmange en 2021
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Œuvres principales

Pauline Harmange, née le , est une essayiste et romancière féministe française.

Elle fait l'objet d'une couverture médiatique internationale, à la suite de son essai publié à 450 exemplaires, intitulé Moi les hommes, je les déteste (2020), épuisé quelques jours après sa sortie alors qu'un chargé de mission du ministère chargé des Droits des femmes a demandé d'en interdire la vente.

Pauline Harmange est née le , d'un père professeur de français et d'une mère professeure de latin[1]. Elle vit à Lille et est féministe et membre d'une association accompagnant des victimes de viols et d'agressions sexuelles (L’Échappée)[2],[3],[4].

Moi les hommes, je les déteste

L'essai Moi les hommes, je les déteste est publié le , avec un tirage de 450 exemplaires, par la micro maison d'édition associative Monstrograph créée par Martin Page et Coline Pierré[5],[6].

Contenu

Dans cet ouvrage de 96 pages, Pauline Harmange défend la misandrie, qu'elle considère comme inoffensive et légitime, en réaction à la misogynie qui serait à l’origine de violences systémiques[7]. Cependant, il ne s'agit pas d'un appel à la haine[8]. L'Obs qualifie le livre d'inoffensif « en dépit de son titre provocateur »[7] et Libération évoque « une détestation joyeuse des hommes qui conduit à une sororité émancipatrice » puisque "la joie" d'être ouvertement sexiste retirerait au sexisme sa bassesse[9]. La Vanguardia parle d'un titre accrocheur et d'un texte qui amène à la réflexion, indiquant que l'autrice pêche uniquement par « excès d'utopie » en réclamant des relations équilibrées avec les hommes et de solidarité entre femmes[3]. Selon Harmange, la misandrie peut permettre de faire naître la sororité[2].

Polémique

Le , Mediapart révèle que Ralph Zurmély, un chargé de mission du ministère chargé des Droits des femmes menace les éditeurs du livre de poursuites pénales, en tant qu'« ode à la misandrie »[10],[6],[11]. Dans un courriel à l'éditeur, il indique : « Or, je me permets de vous rappeler que la provocation à la haine à raison du sexe est un délit pénal ! En conséquence, je vous demande d’immédiatement retirer ce livre de votre catalogue sous peine de poursuites pénales ». Le ministère s'est par la suite distancé de l'initiative des poursuites, affirmant que Zurmély avait mené « une initiative personnelle et totalement indépendante du ministère »[12]. Par ailleurs, l'Observatoire pour la liberté de la création a appelé Ralph Zurmély à revenir sur sa démarche et à s'excuser[13].

La polémique crée un effet Streisand[14] et l'attention des médias provoque l'épuisement du tirage initial ainsi que des 2 500 exemplaires supplémentaires, vendus dans les deux semaines suivant sa sortie[15]. Les éditions du Seuil rachètent le livre pour le republier en [14]. Par ailleurs, des maisons d'éditions américaines et anglaises effectuent des offres pour le traduire et le publier[14]. En , les droits de traduction sont vendus pour 17 langues[16].

À la suite de cette exposition médiatique internationale, Pauline Harmange est victime de cyberharcèlement[16]. Elle apporte son témoignage dans le documentaire #salepute réalisé par les journalistes Myriam Leroy et Florence Hainaut[17].

Publications

Références

Liens externes

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