Pellevoisin

commune française du département de l'Indre From Wikipedia, the free encyclopedia

Pellevoisin est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Faits en bref Administration, Pays ...
Pellevoisin
Pellevoisin
L'église en 2007.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Arrondissement Châteauroux
Intercommunalité Communauté de communes Écueillé - Valençay
Maire
Mandat
Gérard Sauget
2020-2026
Code postal 36180
Code commune 36155
Démographie
Gentilé Pellevoisinois
Population
municipale
792 hab. (2023 en évolution de +4,49 % par rapport à 2017)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 02″ nord, 1° 24′ 54″ est
Altitude Min. 117 m
Max. 192 m
Superficie 25,62 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Valençay
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Pellevoisin
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Pellevoisin
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Pellevoisin
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Pellevoisin
Liens
Site web www.pellevoisin.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Nahon, le Rougeville et divers autres petits cours d'eau.

Pellevoisin est une commune rurale qui compte 792 habitants en 2023.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques. Le château du Mée, qui fut un important poste militaire pendant la guerre de Cent ans et qui est remanié au XVIIIe siècle, est inscrit en 1980. La Gare de Pellevoisin, une gare rurale métrique avec plateforme et voies, est inscrite partiellement en 1993 (bâtiments, quai, puits ; plateforme et voies). On peut ajouter le château de Poiriers-Montbel qui, bien que non protégé au titre des M.H, revêt une certaine importance dans l’histoire de Pellevoisin : château privé, le parc est accessible pour aller à la "grotte de Lourdes", petit édicule de pierre édifié au XIXème siècle.

Géographie

Localisation

La commune est située dans le nord[1] du département, dans la région naturelle du Boischaut Nord.

Les communes limitrophes[1] sont : Heugnes (km), Villegouin (km), Selles-sur-Nahon (km), Frédille (km), Argy (km) et Sougé (km).

Les communes chefs-lieux[1] et préfectorales sont : Valençay (23 km), Châteauroux (29 km), Issoudun (44 km), Le Blanc (47 km) et La Châtre (62 km).

Localisation de la commune de Pellevoisin

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[5]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 744 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 12,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 798,0 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le [Note 1].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station PELLEVOISIN (36) - alt : 161 m, lat : 46°58'29"N, lon : 1°24'22"E (à 1,2 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
17,5
01.01.23
25
27.02.19
28
25.03.1955
29,5
01.04.21
32,4
30.05.25
40,5
18.06.22
41,5
25.07.19
41,5
04.08.03
35,7
08.09.23
31,9
02.10.23
24
07.11.15
20,6
03.12.1953
41,5
2019
Maximale moyenne 7,9 9,4 13,6 16,9 20,6 24,3 26,8 27 22,8 17,5 11,7 8,3 17,2
Moyenne 4,9 5,5 8,7 11,3 15 18,5 20,6 20,7 17 13,1 8,2 5,4 12,4
Minimale moyenne 1,9 1,6 3,9 5,8 9,4 12,6 14,5 14,4 11,2 8,7 4,8 2,4 7,6
Record de froid
date du record
−18
17.01.1985
−17,5
08.02.1953
−11
01.03.05
−5,3
12.04.1955
−3,2
07.05.1957
2,2
02.06.1962
1,5
10.07.1956
4
05.08.1956
0
16.09.1957
−5,7
30.10.1955
−10,3
23.11.1956
−14,4
31.12.1985
−18
1985
Précipitations
Hauteur (mm) 72,9 59,9 56,1 67,3 70,4 56,7 56 58,7 59,5 79,2 79,7 81,6 798
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
33,2
23.01.1978
40,6
08.02.1966
51,3
29.03.24
39,9
30.04.01
50,4
27.05.08
64,4
29.06.24
82,8
13.07.21
53
29.08.1968
65,7
01.09.1975
48
06.10.1977
38
08.11.1984
38,6
15.12.11
82,8
2021
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Source : « Fiche 36155001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
7,9
1,9
72,9
30 mm
60 mm
jan.
9,4
1,6
59,9
fév.
13,6
3,9
56,1
mars
16,9
5,8
67,3
avril
20,6
9,4
70,4
mai
24,3
12,6
56,7
juin
26,8
14,5
56
jui.
27
14,4
58,7
août
22,8
11,2
59,5
sep.
17,5
8,7
79,2
oct.
11,7
4,8
79,7
nov.
8,3
2,4
81,6
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Géologie et hydrographie

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[10].

Le territoire communal est arrosé par la rivière Nahon[11].

Urbanisme

Typologie

Au , Pellevoisin est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (74,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,3 %), forêts (23,3 %), prairies (10,8 %), zones agricoles hétérogènes (10 %), zones urbanisées (1,6 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Hameaux et lieux-dits

Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : Charbonnière, la Maison Neuve et Roidoux[11].

Logement

Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements[17] de la commune :

Davantage d’informations Date du relevé, Nombre total de logements ...
Date du relevé 2013
Nombre total de logements 508
Résidences principales 72,6 %
Résidences secondaires 20,4 %
Logements vacants 7 %
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 70,7 %
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Risques majeurs

Le territoire de la commune de Pellevoisin est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible)[18]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[19].

Pour anticiper une remontée des risques de feux de forêt et de végétation vers le nord de la France en lien avec le dérèglement climatique, les services de l’État en région Centre-Val de Loire (DREAL, DRAAF, DDT) avec les SDIS ont réalisé en 2021 un atlas régional du risque de feux de forêt, permettant d’améliorer la connaissance sur les massifs les plus exposés. La commune, étant pour partie dans les massifs de Frédille et d'Argy, est classée au niveau de risque 4, sur une échelle qui en comporte quatre (1 étant le niveau maximal)[20].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Pellevoisin.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[21].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 469 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 469 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[22],[23].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1993 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[18].

Toponymie

Ses habitants sont appelés les Pellevoisinois[24].[Quoi ?]


Histoire

Antiquité et Moyen Âge

Le bourg existait sous l’Antiquité et au Moyen Âge. Le site est donc occupé sans discontinuité perceptible depuis plus de deux millénaires. Une motte castrale est édifiée près de ce vieux bourg[25].

Apparition mariale

En 1875, une jeune femme de 32 ans, Estelle Faguette, née à Saint-Memmie (Marne) en 1843[26], atteinte d’une maladie incurable, écrit, avec un cœur d’enfant et dans une grande confiance, une lettre à la Sainte Vierge : elle lui demande d’intercéder auprès de son divin Fils pour obtenir sa guérison, afin de soutenir ses parents âgés. Elle fait déposer cette lettre à la grotte de Montbel près du château des La Rochefoucauld-Montbel pour qui elle travaillait. La Vierge Marie répond à cette lettre par quinze apparitions de février à , au cours desquelles elle éduque Estelle à la sainteté et lui délivre un message de miséricorde. Le , Estelle est entièrement guérie (elle mourra en 1929, âgée de 86 ans).

Dès 1877, à la suite des demandes de la comtesse Marie-Luce de La Rochefoucauld-Montbel, l’archevêque de Bourges autorise le culte public à Notre-Dame de Pellevoisin et la chambre d’Estelle est transformée en chapelle. Après le départ des sœurs dominicaines en 1998, l’archevêque de Bourges a confié aux Frères de Saint Jean, déjà présents à Pellevoisin avec l'association Saint-Jean Espérance[27], la conduite spirituelle du sanctuaire de Pellevoisin, et en particulier le message de Miséricorde transmis aux pèlerins d'aujourd'hui[28].

Le sanctuaire marial de Pellevoisin s'est développé autour de la maison où la voyante Estelle Faguette aurait eu quinze apparitions mariales, du 14 février au 8 décembre 1876. Alors propriété des La Rochefoucauld-Montbel, un oratoire privé y a été installè dans sa chambre dès mai 1976. Cette maison est l'amorce du tout premier couvent des sœurs contemplatives dominicaines qui y sera ensuite édifié en 1893.

Pellevoisin est le siège d'un important pèlerinage à Notre-Dame-de-la-Miséricorde, le dernier dimanche d'août. Initialement, il se tenait le , en mémoire de la neuvième apparition, celle au cours de laquelle Marie lui révèle son Scapulaire du Sacré-Cœur.

Depuis la Seconde Guerre mondiale

En 1940, le grand hôtel de Pellevoisin devient une prison d'État et accueille des prisonniers politiques célèbres : Vincent Auriol, Marx Dormoy, Abraham Schrameck, Salomon Grumbach[29], Georges Mandel, Marcel Bloch et Jules Moch. Paul Reynaud arrivé le de sa précédente prison, le château de Chazeron. Les procès de Riom suivirent pour juger ceux que Pétain jugeait responsables de la défaite de 1940. Dans la nuit du au , Paul Reynaud fut à nouveau transféré, cette fois vers Aubenas[30].

La commune fut rattachée de 1973 à 2015 au canton d'Écueillé.

Voies de communication et transports

Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 11, 15, 15D et 33[31].

Gare de Pellevoisin et voie ferrée de la Ligne du "train touristique du Bas-Berry" vue depuis le passage à niveau de la rue Roidoux

La ligne de Salbris au Blanc passe par le territoire communal, une gare[31] dessert la commune, par le train touristique du Bas-Berry. L'autre gare ferroviaire la plus proche est la gare de Châteauroux[31] (36 km), sur la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon.

Pellevoisin est desservie par la ligne S du Réseau de mobilité interurbaine[32].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[31], à 35 km.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays de Valençay[11].

Politique et administration

La commune dépend de l'arrondissement de Châteauroux, du canton de Valençay, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes Écueillé - Valençay[13].

Elle dispose d'un bureau de poste[33], d'un centre de première intervention et d'un syndicat d'initiative[34].

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1953 1988 Amédée Renault SFIO-PS Député de l'Indre (1981-1986)
Conseiller régional (1981-1992)
Conseiller général de l'Indre (1973-1985)
1988 mars 2001 Bernard Jollet PS Président Chambre Agriculture Indre (1976-1995)
Agriculteur
mars 2001[35],[36] mars 2014 Claude Roux PS Instituteur retraité, suppléant du député Jean-Paul Chanteguet (1997-2007)
mars 2014[37] en cours Gérard Sauget   Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.
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Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].

En 2023, la commune comptait 792 habitants[Note 2], en évolution de +4,49 % par rapport à 2017 (Indre : −2,77 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7907958388881 0671 0309439061 001
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0469671 0611 0061 0631 0531 0781 0071 052
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0701 1441 1671 0661 0419769341 0191 072
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
9989409261 027916886879874833
Davantage d’informations - ...
2015 2020 2023 - - - - - -
776797792------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune dépend de la circonscription académique d'Issoudun.

Manifestations culturelles et festivités

Équipement culturel

Santé

Sports

  • Section gymnastique

Médias

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, France 3 Centre-Val de Loire, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Cultes

Économie

La commune se situe dans la zone d’emploi de Châteauroux et dans le bassin de vie de Buzançais[13].

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage des fromages Valençay[44] et Sainte-maure-de-touraine[45].

Culture locale et patrimoine

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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