Autrefois petit port d'échouage, Port Haliguen a vu se développer le transport de marchandises et la pêche. De nos jours c’est un port principalement de plaisance, avec 1 200 emplacements pour des navires de plaisance, de pêche et à passagers[4]. Autrefois, les phares n’étaient que de simples mâts sur lesquels on hissait des lampes à pétrole pour signaler le port. Ce fanal n’était pas bien protégé et quand de grosses tempêtes balayaient la digue de Port-Haliguen, la lumière s’éteignait souvent avant même d’atteindre le sommet du mât. Les ingénieurs des Ponts et chaussées, qui travaillent au milieu des années 1850 sur les plans d’un phare en pierre, décident de le placer un peu en retrait, sur une jetée moins exposée[3]. Il ressemble à de nombreux autres feux d'entrée de port car il a été construit suivant un type « standard » utilisé pour la première fois en 1831[7].
Le phare est mis en service en 1856[2],[3],[4],[5]. Il est alors le symbole de la modernité, avec sa lentille de Fresnel, inventée au début du XIXe siècle, qui lui permet d'être vu de loin grâce à un effet de miroirs. Il fonctionne d’abord à l’huile, puis au pétrole, puis à l’électricité[3]. Entretemps, le port s’est agrandi, avec la construction de deux ports de plaisance[7] : Port-Haliguen 1 en 1968, puis Port-Haliguen 2 en 1971. Le feu est arrêté en 1972[3] ou 1974[2]. Après avoir guidé les marins pendant plus de 110 ans, il est remplacé par trois nouveaux feux (un vert et deux rouges), beaucoup plus petits, qui signalent la nouvelle entrée du port[2],[3],[5],[7].
Il a trouvé une seconde carrière comme attraction touristique. Devenu le symbole de Port-Haliguen, il est ouvert au public, notamment en septembre, lors des journées du patrimoine[2],[3]. Il peut aussi être ouvert ponctuellement pour des visites par des groupes de touristes ou des colonies de vacances[3]. La maison du gardien de phare est devenue un centre culturel[3] qui accueille des expositions artistiques[4]. Pendant les journées du patrimoine, les objets historiques qui concernent le phare y sont exposés, avec ses archives, des peintures et des sculptures[3].