C’est une tourelle grise de section octogonale[3] de 23 mètres de haut, construite en béton armé[1]. Elle est surmontée d'une plate-forme portant la lanterne métallique noire[3]. Le feu émets 3 éclats blancs toutes les 12 secondes. Sa portée est de 11 milles marins[1].
Le phare du Paon, qui se trouve sur la roche du Paon au nord de l'île de Bréhat, forme avec le phare du Rosédo un alignement qui donne la direction du passage par l'écueil de la Horaine[4],[2].
Historique
Dès en 1832, une première balise en bois est placée sur l’écueil, mais elle est renversée le . Remise en place, elle est de nouveau renversée le . Au cours de l'été 1849, une nouvelle balise (en fer cette fois) est mise en place. Elle est remplacée dix ans plus tard, en 1859, par une tourelle en maçonnerie. Celle-ci ne résiste que deux ans, avant d’être enlevée par la mer le . La tourelle est reconstruite en , mais elle est détruite une fois de plus l'année suivante. En 1884 une balise en fer est plantée dans le rocher sur un poteau de 16 centimètres de diamètre. Elle aussi ne résiste que deux ans, puis se brise en 1886. En 1890, une nouvelle balise en fer, plus résistante, est plantée. Elle tient seulement un an, puis elle est arrachée par la mer le . Le Service des Phares et Balises décide alors de bâtir une nouvelle tourelle. Celle-ci sera en béton armé selon la méthode (à cette époque bien rodée) du coffrage octogonal[3]. La construction débute en 1894[1],[3] et s'achève en 1897[3]. Le a lieu le premier essai d'éclairage[1],[3]. Le feu est alors alimenté au pétrole[3]. En 1927, le feu est alimenté à l'acétylène, et en 1936 au propane[1],[3].
Une vedette à moteur du service des Phares et Balises a assuré durant cinquante ans (de 1957 à 2007) la relève des gardiens de phare des Côtes d'Armor, et notamment du phare des Roches-Douvres, situé sur un plateau rocheux à environ 30 kilomètres au nord-nord-est de Bréhat, et très difficile d'accès. La vedette était nommée La Horaine[5],[6] comme le plateau rocheux et son feu.