Philémon Deroisin
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Hippolyte Philémon Deroisin, né à Orléans le et mort à Versailles le , est un positiviste, un magistrat et un homme politique français.
Étudiant en droit à Paris, il est compromis dans les troubles de la Sorbonne, en [1].
Avocat administrateur de la caisse d'épargne[2], magistrat et président du tribunal de La Rochelle, il collabore au dictionnaire Littré pour les termes de « droit » et d'« économie politique »[3]. Installé à Versailles en 1863, il devient l'un des chefs du parti républicain en Seine-et-Oise sous l'Empire et fonde Le Libéral de Seine-et-Oise en 1868. Élu conseiller municipal en 1870, puis adjoint, il est maire de Versailles du à 1888[4],[5].
Disciple d'Auguste Comte, il collabore à la revue La Philosophie positive[6] et initie au positivisme plusieurs personnalités républicaines, comme Jules Ferry à la « Conférence Molé ».
Œuvres
- Mémoire [sur le système adopté par l'Assemblée constituante de 1789 pour les revenus publics] présenté au concours pour l'auditorat au Conseil d'État, Paris, Imprimerie de L. Martinet, 1849, 24 p.
- Quelques pages sur les femmes, Imprimerie de Noël-Boucart, 1862, 14 p.
- Pétition de M. Deroisin au Sénat, en date du , demandant l'annulation, pour cause d'inconstitutionnalité, des décrets des et , qui donnent au préfet de la Seine le droit de prendre part aux délibérations du Conseil d'État, Paris, Imprimerie de Renou et Maulde, 1863, 8 p.
- Les Coalitions et le salaire, Versailles, Imprimerie de Cerf, 1867, 27 p. (extrait de la Philosophie positive, juillet et )
- La Question militaire en France, Versailles, Imprimerie de Cerf, 1868, 13 p. (extrait de la Philosophie positive, mars-)
- Élections départementales, manuel des protestations électorales, Paris, Pagnerre, 1870, 60 p.
- Notes sur Auguste Comte par un de ses disciples, G. Crès, 1909, 186 p.
- Mémoire sur Philippe le bel et les origines de la société moderne, A. Coueslant, 1912, 249 p.