Pierre-Alain Tâche
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Pierre-Alain Tâche, né le , à Lausanne, est un écrivain, poète et ancien juge cantonal vaudois.
Pierre-Alain Tâche naît le à Lausanne, dans le canton de Vaud[1]. Sa famille paternelle est originaire d'Attalens, dans le canton de Fribourg[2] ; sa famille maternelle vient de Vallorbe[3]. Son père travaille dans le domaine pharmaceutique[4].
Il grandit à Lausanne, dans le quartier de Ruchonnet[5]. Après le gymnase (section latin-grec), il fait des études à l'Université de Lausanne[6]. Il y obtient une licence en droit puis un doctorat en droit en 1970[7] (thèse intitulée « Le contrat d'édition de l'œuvre littéraire » et portant sur la révision de la législation suisse en matière d'édition[8],[9]). Il décroche son brevet d'avocat en 1972[5]et pratique dès lors le barreau au sein d'une étude lausannoise[réf. nécessaire].
Il est greffier-substitut au tribunal du district de Lausanne à partir de 1965, puis au Tribunal cantonal jusqu'en 1969[6]. Il occupe ensuite un poste de conseiller juridique au département de la justice, de la police et des affaires militaires du canton de Vaud, puis devient vice-président du Tribunal de prud'hommes de Lausanne[6]. En 1974, il devient par ailleurs greffier au sein de la commission cantonale de recours en matière de constructions, puis en 1976 au sein de celle en matière d'impôts[6]. Il est nommé juge au Tribunal cantonal en 1980 (candidat de l'UDC-PAI)[6], fonction qu'il exerce de 1981 à 2002[4], année où il prend une retraite anticipée[5]. Il préside le Tribunal cantonal en 1995 et 1996[10].
Marié depuis 1965 à l'artiste peintre Martine Clerc[5] et père d'un enfant[6], il vit à Lausanne[11].
Parcours littéraire
Il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, dont une majorité de recueils poétiques[12]. Le premier, Greffes, paraît en 1962. Il déclare à l'époque composer des vers depuis ses 14 ou 15 ans, inspiré par José-Maria de Heredia et Victor Hugo[13]. Il entre à l'âge de 21 ans dans la Société de Belles-Lettres ; il est membre du comité éditorial de La Revue de Belles-Lettres de 1971 à 1988[5].
Il est également l'auteur d'une cantate, Eclesia, mise en musique par Heinrich Sutermeister et jouée à la cathédrale de Lausanne en 1975[1].
La Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne lui consacre une exposition sur son site de la Riponne[1] en 2007, intitulée Une Poétique de l'instant, à la suite du dépôt de son fonds d'archives dans l'institution[5].
Sa poésie s'inscrit dans la lignée de celles de Gustave Roud et de Philippe Jaccottet : quête de signes et de significations, mais aussi interrogation sur le travail même de l'écriture[14]. Sa langue est dépouillée, parfois elliptique, « alliant liberté et exigence classique »[1]. Selon Paul Farellier, « cette poésie serait aussi l’une des plus personnelles, des plus accordées à l’intime, des plus attentives aux échos de l’enfance, à la vibration subtile et presque imperceptible du lieu et de l’instant. Toutes choses nous parlant et conférant à cette œuvre cette sorte de gravité souriante qui semble en être la marque. »[15].