Pierre-Joseph Lorthior
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités |
Médailleur, orfèvre graveur sur métal, sculpteur, graveur |
Pierre-Joseph Lorthior, ou plus rarement Lorthioir, né le à Lille et mort le à Paris, est un médailleur, graveur et dessinateur français.
Pierre-Joseph Lorthior naît à Lille le [1].
Il épouse Louise-Catherine Lancret, la fille de Geneviève Planterose et du graveur François-Joseph Lancret (1686–1752), laquelle meurt à Paris le 2 août 1759 et le couple réside à cette époque rue du Marché-Neuf (sources BnF). En 1769, il est signalé tenir boutique salle neuve du Palais [sous les arcades], spécialisé en cachet (papier timbré par embossage, sceau héraldique, etc.)[2]. En 1782, il tient boutique entre la rue Saint-Honoré et l'Oratoire[3].
Il a gravé un grand nombre de médailles, cachets et jetons. Il exécuta le grand sceau de la reine Marie-Antoinette d'après les étains de M. Richebé[4]. Il était médailleur du roi : on lui doit un portrait de Louis XV et de Louis XVI.
Dans les années 1780, il exécute différentes gravures pour des sceaux et billets obligataires de la Caisse d'escompte, d'après des dessins d'Augustin Dupré.
Fin 1789, il envoie à l'Assemblée nationale constituante un rapport sur la confection des assignats et son projet est retenu pour une première série d'émissions d'après des dessins d'Augustin de Saint-Aubin[5], puis, il est associé à leur production aux côtés de Nicolas-Marie Gatteaux[6].
En avril 1791, il fait partie du concours organisé par la commission monétaire dirigée par Nicolas-Bernard Belzais-Courménil, les candidats réunissaient Duvivier, Bernier, Gatteaux, Dupré et Droz et devaient soumettre leurs essais à l'Académie royale de peinture et de sculpture[7] : en conséquence, il produit des essais pour la Monnaie de Paris.
Le 26 mars 1792, résidant rue d'Angiviller, il est choisi pour figurer dans le jury spécial de jugement des affaires relatives à la fabrication de faux assignats — aux côté, entre autres, de Duvivier et Saint-Aubin[8].
En 1799, il participe au concours national lancé en lien avec la Monnaie par le Consulat visant à refondre l'ensemble des pièces de monnaie[9].
Entre 1801 et mai 1802, tenant boutique rue des Prêtres-Saint-Germain-l'Auxerrois, il passe annonce pour promouvoir ses « tableaux-médailles », compositions sur métal, aux motifs allégoriques néo-classiques[10].
Pierre-Joseph Lorthior meurt le [1]. Il s'était marié en secondes noces à Marguerite Raclet, et il laisse à sa veuve plus de 5 600 poinçons qui furent mis en vente aux enchères le 2 juin 1814 à l'hôtel Bullion[11].
Galerie
- Jeton aux armes d'Antoine-Louis Lefebvre de Caumartin (revers signé, cuivre, 1756).
- Sceau de la connétablie et maréchaussée de France (étain, uniface signé, 1770).
- Louis-Philippe d'Orléans à cheval (étain, avers signé, 1782).
- Gravure de l'assignat de 1 000 livres (avers, 1790).
- Essai uniface de l'écu de six livres au type constitutionnel d'après Dupré (1791).
- Le Repentir et La Séduction, deux tableaux-médailles (étain encadré, vers 1801-1805.