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Pierre-Jules Mêne

artiste français From Wikipedia, the free encyclopedia

Pierre-Jules Mêne, souvent orthographié Pierre Jules Mène, né le à Paris et mort le à Paris 10e, est un sculpteur français.

Nom dans la langue maternelle
Pierre-Jules MeneVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Pierre-Jules Mêne
Portrait anonyme de Pierre-Jules Mène entre 1855 et 1879 (musée Carnavalet)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Pierre-Jules MeneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Parentèle
Auguste Cain (gendre)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Maître
René Compaire
Genre artistique
Distinction
signature de Pierre-Jules Mêne
Signature.
Vue de la sépulture.
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Il est considéré comme un des principaux représentants de la sculpture animalière au XIXe siècle. Il était le beau-père du sculpteur Auguste Cain, qui fut son collaborateur.

Biographie

Pierre-Jules Mêne est né au 84, rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris de de Louise Marguerite Kvella et de Dominique Mêne, tourneur sur métaux[1], qui inscrit à la Réunion des fabricants de bronze, en 1822, a ouvert au 12, rue du Vertbois un atelier spécialisé dans la fabrication de lustres et de flambeaux[2]. Les premières formations de Pierre-Jules, alors jeune collectionneur d'estampes s'intéressant tout particulièrement aux œuvres d'Horace Vernet, viennent ainsi de son père, puis du sculpteur sur bois René Compaire[2]. Si son premier métier est le modelage de sujets pour les fabriques de porcelaine, il n'en passe cependant pas moins un temps important au jardin des plantes dont il rapporte des croquis et des petites maquettes d'animaux[3].

Portrait d'Auguste Cain, Avignon, musée du Petit Palais.

Pierre-Jules Mêne épouse Hortense-Caroline Monnereau en 1832[2]. Il s'installe au 7, rue du Faubourg-du-Temple puis, tout comme le fera Antoine-Louis Barye un an après lui, c'est en 1838  l'année de sa première participation au Salon de Paris  qu'il crée son propre atelier de fonderie qu'il dirigera personnellement jusqu'en 1877[4]. Celui-ci sera décrit comme un lieu de rencontres d'artistes et d'écrivains, fréquenté entre autres par Alexandre Dumas[5]. Il s'y affaire lui-même à la fonte et à la ciselure pour éditer ses propres œuvres auxquelles s'ajouteront dans un second temps celles de son gendre, Auguste Cain[6].

Il produit de nombreuses sculptures animalières, particulièrement en vogue sous le Second Empire, comme le furent celles d'Antoine-Louis Barye, Auguste Caïn, Pierre Louis Rouillard[2]. Mêne se spécialise dans les bronzes de petite taille et ne produit pas d'œuvre pour la statuaire publique. Ses sujets animaliers connaissent un très grand succès populaire et font l'objet de très nombreuses éditions. Éditeur exclusif de ses œuvres[2], la perfection de ses productions est reconnue et il se révèle être, avec Barye, comme celui dont le succès est le plus constant, et ce sur la plus longue période. Mêne apparaît comme étant l'un des meilleurs praticiens de la cire de son temps.

Après la mort de Pierre-Jules Mêne et celle d'Auguste Cain, la fonderie Susse rachète les droits de reproduction de son œuvre et en poursuit l'édition[7]. Celle-ci cependant, du fait de sa prolifération, souffre d'un préjugé dévalorisant par rapport aux autres auteurs, car énormément de faux de cet artiste circulent dans le marché de l'art.

Un portrait-charge en buste de Pierre-Jules Mêne, exécuté en 1850 par le sculpteur Jean-Pierre Dantan, est conservé à Paris au musée Carnavalet[8].

Pierre-Jules Mêne est inhumé le au cimetière de Montmartre[9], dans un caveau commun avec Auguste Cain de la 29ème division (allée Troyon).

Expositions

Collections publiques

Belgique

Biélorussie

Espagne

États-Unis

Chasse au faucon, bronze, Baltimore, Walters Art Museum.

France

Tachiani et Nedjebé, chevaux arabes, dits aussi L'Accolade (1851), cire, Paris, musée du Louvre.

Royaume-Uni

Distinctions

Notes et références

Bibliographie

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