Pierre-Louis de Colbert-Laplace
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| Pierre-Louis de Colbert-Laplace | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (19 ans, 7 mois et 30 jours) |
|
| Élection | 5 mars 1876 |
| Réélection | 14 octobre 1877 21 août 1881 4 octobre 1885 22 septembre 1889 20 août 1893 |
| Circonscription | Calvados |
| Législature | Ire, IIe, IIIe, IVe, Ve et VIe (Troisième République) |
| Groupe politique | Appel au peuple (1876-1881) Union des droites (1881-1895) |
| Prédécesseur | Paul-Louis Target |
| Successeur | Henri Laniel |
| Biographie | |
| Dynastie | Famille Colbert |
| Nom de naissance | Jean Pierre-Louis Jean-Baptiste de Colbert-Chabanais |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Ancien 10e arrondissement de Paris, France |
| Date de décès | (à 74 ans) |
| Lieu de décès | Saint-Julien-de-Mailloc, France |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Appel au peuple (Conservateur bonapartiste) Union des Droites |
| Père | Napoléon-Joseph de Colbert-Chabanais |
| Profession | Secrétaire d'ambassade |
| Résidence | Château de Mailloc |
| Liste des députés du Calvados | |
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Jean Pierre-Louis Jean-Baptiste, comte de Colbert-Laplace, né le à Paris et mort le au château de Mailloc, est un homme politique français.
Issu de la famille de Colbert, Pierre-Louis de Colbert est le fils de Napoléon-Joseph de Colbert-Chabanais, marquis de Chabanais, et d'Angélique Joséphine Charlotte de Portes. Il a pour grand-pères Auguste François de Colbert-Chabanais et Adolphe François René de Portes ; pour arrière grand père le savant Laplace. Pour rappeler cette illustre ascendance, il sollicita et obtint, en 1876, l'autorisation de modifier la seconde partie de son nom et de signer dorénavant : « comte de Colbert-Laplace[1] ».
Il avait débuté de bonne heure dans la carrière diplomatique, et avait été successivement secrétaire d'ambassade à Washington et à Saint-Pétersbourg, puis attaché au ministère des Affaires étrangères jusqu'au . Il avait publié deux ouvrages intitulés : l'un Monarchie, l'autre Suffrage universel.
Avec l'appui du « Comité national conservateur », il se présenta aux élections législatives de , et fut élu[2], au 2e tour, le , député de l'arrondissement de Lisieux, contre Lavalley[3], républicain. Au premier tour de scrutin, les voix s’étaient partagées entre M. de Colbert d'une part et Lavalley, républicain, et Paul-Louis Target, constitutionnel, de l'autre. L'appoint des voix de Target détermina au ballottage l'élection du candidat conservateur.
M. de Colbert-Laplace siégea dans le groupe de l'Appel au peuple, soutint le gouvernement « du Seize-Mai », et vota contre « les 363 ». Candidat officiel aux élections du , il obtint sa réélection [4], contre Duchesne-Fournet[5], républicain, et, après avoir repris sa place dans la minorité bonapartiste, il vota avec elle :
- contre les invalidations des députés de la droite,
- contre l'élection de M. Grévy comme président de la République,
- contre l'amnistie,
- contre l'« article 7 »,
- contre l'application des lois existantes contre les Congrégations,
- contre le rétablissement du divorce, etc.
M. de Colbert-Laplace fut réélu le [6], contre M. Banaston[7], et ne cessa de s'associer aux votes et aux manifestations de la droite impérialiste. Il se prononça avec l'opposition contre les crédits de l'expédition du Tonkin, et refusa sa confiance aux divers ministères de gauche qui se succédèrent dans cette législature, ainsi que dans la suivante, dont il fit également partie.
En effet, M. de Colbert-Laplace, porté sur la liste conservatrice du Calvados, fut élu député de ce département[8], le , le 3e sur 7. Après avoir voté contre la nouvelle loi militaire, contre l'expulsion des princes (loi du 26 juin 1886), etc., il se prononça, dans la dernière session de la législature,
- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne, restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.
Il retrouva son siège aux élections générales législatives du , au premier tour de scrutin[9], contre M. Longeon, dans la circonscription de Lisieux. Siégeant à droite, il appartint à diverses commissions spéciales, et déposa une proposition de résolution ayant pour but de provoquer la formation d'une Commission chargée de déterminer et de définir les droits du cultivateur (1893). Il se fit entendre au cours de la discussion : des propositions de loi relatives à la répression des fraudes commises dans la vente des beurres (1891), du budget de l'exercice 1893, au sujet du régime des boissons (1892), et de la loi de finances de l'exercice 1894, à propos des impôts indirects.
Il fut réélu[10] aux élections générales du , au premier tour de scrutin, contre Henry Chéron. Membre de diverses commissions spéciales, il reprit sa proposition de résolution présentée sous la précédente législature, tendant à créer une Commission concernant les droits du cultivateur (1893) et fut chargé de la rapporter (1894). Il rapporta en outre les propositions de loi sur la répression des fraudes commises dans la vente des beurres (1893), ainsi que la proposition de loi tendant à la suppression des zones de servitudes militaires autour des anciennes défenses de Paris, à la démolition partielle du mur d'enceinte et à son remplacement par un canal de navigation et de défense militaire dans la région nord-est de la place (1894). Il participa à la discussion du projet de loi concernant la réforme de l'impôt des boissons (1895).
Mais le , il se démit de son mandat de député pour des raisons personnelles. Il fut remplacé à l'élection partielle du , par Henri Laniel.
Il mourut le au château de Mailloc et inhumé dans la sépulture des Colbert-Laplace dressée à l'intérieur de la propriété. Il avait 74 ans.
Outre les ouvrages cités ci-dessus, il publia : La question des bouilleurs de crus (1886), Danger de nos Contingents (sur le même sujet 1887), Examen critique des accusations portées contre les bouilleurs de crus (1895).