Pierre-Marie-Athanase Babey

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Élection21 vendémiaire an IV
CirconscriptionJura
Groupe politiqueCentre
Élection5 septembre 1792
Pierre-Athanase-Marie Babey
Illustration.
Fonctions
Député du Conseil des Cinq-Cents

(4 ans, 2 mois et 13 jours)
Élection 21 vendémiaire an IV
Circonscription Jura
Groupe politique Centre
Député de la Convention nationale

(3 ans, 1 mois et 21 jours)
Élection 5 septembre 1792
Circonscription Jura
Groupe politique Gironde
Député à l'Assemblée constituante de 1789

(2 ans, 3 mois et 13 jours)
Député aux États généraux de 1789

(2 mois et 2 jours)
Élection 15 avril 1789
Groupe politique Tiers état
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Orgelet
Date de décès (à 72 ans)
Lieu de décès Salins
Nationalité Français
Profession Avocat

Pierre-Athanase-Marie Babey, né le à Orgelet (bailliage d'Aval, actuel département du Jura)[1], mort le à Salins-les-Bains (département du Jura)[2], est un homme politique de la Révolution française.

Mandat à la Constituante

Son père, Pierre-François Babey, est procureur du roi au bailliage d'Orgelet.

En 1789, Pierre-Athanase-Marie Babey, alors avocat du roi au bailliage d'Orgelet, est élu représentant du tiers état pour le bailliage d'Aval, le deuxième sur quatre, aux États généraux[3].

Il prend part aux travaux de l'Assemblée nationale constituante. Le 26 avril 1790, il est élu membre du Comité des recherches[4]. Le 30 juillet 1791, il est élu secrétaire de l’Assemblée aux côtés de Guy Blancard (député de la Drôme) et de Benoît Lesterpt-Beauvais sous la présidence d'Alexandre de Beauharnais (député du Loir-et-Cher)[5].

Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Le 4 mai 1791, il vote en faveur du rattachement du Comtat Venaissin à la France[6]. Le 12 mai, il vote en faveur de l'égalité entre les hommes blancs et les hommes libres de couleur[7].

Parallèlement à son mandat, il fréquente le club des Jacobins[8].

Mandat à la Convention

La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré à la tour du Temple.

En septembre 1792, Pierre-Athanase-Marie Babey est élu député du département du Jura, le cinquième sur huit, à la Convention nationale[9].

Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la détention, puis le bannissement à la paix, sous peine de mort », et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[10]. Le 13 avril 1793, il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[11]. Le 28 mai, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[12].

Le 3 octobre 1793, à l'issue du rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, Pierre-Athanase-Marie Babey est décrété d'arrestation pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin 1793[13]. Lui et les autres protestataires sont libérés et réintégrés à leur poste de député le 18 frimaire an III (8 décembre 1794).

Mandat aux Cinq-Cents

Sous le Directoire, en vendémiaire an IV (octobre 1795), Pierre-Athanase-Marie Babey est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le 20 mai 1797)[14]. Il retourne à la vie privée après son mandat.

Mandats

Notes et références

Voir aussi

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