Pierre Bouret
sculpteur français
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Pierre Ernest Bouret, né le à Paris 17e et mort le à Saint-Cloud[1], est un sculpteur et médailleur français.
Biographie
Pierre Bouret a vécu et travaillé à Châtillon, essentiellement la pierre, mais aussi le bronze. En 1923, il fait la connaissance de Charles Despiau, reçoit ses conseils et devient son ami. Il aimait à citer cette remarque de son maître[réf. nécessaire] : « Le difficile, c'est de faire comme tout le monde, mais que personne ne puisse faire comme vous ». À la fonderie Valsuani, il côtoyait Aristide Maillol, François Pompon et Robert Wlérick.
Il obtient le prix des Vikings en 1934, et le prix Claude-Berthault de l'Académie des beaux-arts en 1967. En 1956, il fait partie de l'Association des Amis de Charles Despiau et de Robert Wlérick, à l'origine de la fondation du musée Despiau-Wlérick à Mont-de-Marsan. Il a participé à l'exposition Cent ans de sculpture française (1833 - 1939) à Bruxelles (1940) et Amsterdam. Il fut membre du comité du Salon des Tuileries, sociétaire du Salon d'automne, professeur à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et chevalier de la Légion d'honneur.
Son fils Claude Bouret (1940-2021), conservateur au département des Estampes de la Bibliothèque nationale de France, était un spécialiste de la gravure du XIXe siècle.
Œuvres
Pierre Bouret se définissait avant tout comme un « tailleur de pierre ». Il a exécuté des statues monumentales pour des lieux publics : pour la ville de Villers-Cotterêts, le Monument à Alexandre Dumas, haut de 3,90 m, pour remplacer celui d'Albert-Ernest Carrier-Belleuse, détruit par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale[2]. À Mézin (Lot-et-Garonne), il sculpte le nouveau Monument au président Armand Fallières, pour remplacer le précédent en bronze de Daniel-Joseph Bacqué, également détruit pendant la guerre.
Il a réalisé des statues (Jean de Meung, Jacques Daviel) et des figures et bas-reliefs pour des ponts, des stades, des groupes scolaires, des églises. Il a modelé des nus de dimensions plus modestes : Figure couchée (musée d'art moderne de la ville de Paris), Adolescente, La Source, Athlète au repos.
Il a composé une trentaine de médailles (Dante, Érasme, Courbet, Berlioz, Dunoyer de Segonzac, René Huyghe) et une médaille portant son autoportrait et au revers, sa Figure couchée avec sa devise « Architecturer ma poétique ».
Dans le logiciel de vidéomuseum, sont répertoriées vingt trois œuvres appartenant au Fonds national d'art contemporain[3] et deux œuvres au musée d'art moderne de la ville de Paris[4].
Le , plus d'une centaine d'oeuvres provenant de l'atelier de l'artiste ont été dispersées lors d'une vente à l'Hôtel Drouot[5].
« Il y a quelque chose de rude dans ses formes de jeunes filles, dont l'élan est communicatif. Bouret méprise toute virtuosité. Son art s'impose par des vertus hautement artisanales. »
— Waldemar George, Jeunes sculpteurs français, Paris, Éd. Paul Dupont, 1945, p. 22 [lire en ligne]
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Œuvres dans les collections publiques
- Barentin, mairie
- Bernay, mairie. Statue en pierre de Jacques Daviel située place Gustave-Héon.
- Calais, musée des Beaux-Arts
- Chambon-Feugerolles, mairie
- Champs-sur-Marne, École des Ponts ParisTech
- La Ferté-Vidame, mairie
- Loudun, mairie
- Meung-sur-Loire, mairie
- Mézin, mairie
- Mont-de-Marsan, musée Despiau-Wlérick
- Nantes, Mairie
- Paris :
- musée d'art moderne de la ville de Paris[4].
- Fonds National d'Art Contemporain[3].
- Petit Palais.
- Ministère de l'Éducation nationale, de la recherche et de la technologie
- Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie ou Direction régionale des douanes
- Direction des Monnaies et Médailles
- Pontlevoy, mairie
- Puteaux, Centre national des arts plastiques
- Rodez, musée des Beaux-Arts Denys-Puech
- Soissons, mairie (Pont Gambetta)
- Toulouse, école nationale vétérinaire
- Vanves, mairie
- Villers-Cotterêts, mairie