Né dans une famille des classes moyennes supérieures, Pierre Lambert entre dans l'administration des finances après son brevet élémentaire, qu'il obtient au Lycée Turgot de Paris.
À partir de mars 1941, il est contacté par Daniel Mayer, et entre à la direction du Comité d'action socialiste. Il participe à la diffusion de la presse résistante clandestine, et prend aussi une part très active à l'activité de renseignement militaire au service de la Résistance. À la fin août 1943, il est chargé d'une fonction logistique essentielle, puisqu'il récupère et redistribue, en tant que délégué du Comité français de Libération nationale (CFLN), la plus grande partie des fonds parachutés en zone sud. Il succède ainsi à Tony de Graaff pour diriger le secrétariat de la délégation à Lyon, qui est alors «un organe essentiel de la Résistance»[4].
En , il participe à l'installation du comité de libération de Lyon, en compagnie d'Yves Farge. Il rejoint ensuite Paris, et entre au comité directeur de la SFIO.
En , il est nommé Préfet chargé de mission par Adrien Tixier. Il poursuit sa carrière préfectorale en Saône-et-Loire de 1946 à 1953, puis à Oran à partir de cette date. En 1957, il est nommé Inspecteur général de l'administration, et supervise les services de l'État dans la région de l'Oranais.
Pendant toute cette période, il s'illustre par une approche extrêmement répressive du rôle de l’État vis-à-vis du nationalisme algérien et se retrouve en parfait accord avec la politique mise en œuvre par Guy Mollet, sous l'autorité de Robert Lacoste, dont il est un des proches depuis 1936.
Le 13 mai 1958, il est physiquement pris à partie par des manifestants Algérie française, et doit céder ses pouvoirs aux généraux putschistes.