Pierre Macret
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Pierre Macret, né à Haudricourt vers 1727 et mort à Paris en 1806, est un ébéniste et marchand mercier parisien[1].

Selon François de Salverte, Macret débuta comme ouvrier libre rue Saint-Nicolas[2] (dans le Faubourg Saint-Antoine où on trouvait de nombreux ébénistes). À la mort de la veuve de Jean-Pierre Latz (en) en décembre 1756, il rachète le brevet de Latz en tant que « marchand-ébéniste privilégié du Roi suivant la Cour », titre qui le dispensait des règles strictes de la corporation parisienne. En 1758, il devient marchand mercier, par suffisance et devient ainsi titulaire d'un titre qui l'autorise à élargir son commerce. De nombreuses pièces portant l'estampille de Macret ont été conservées. L'ébéniste parisien a fait l'objet d'une étude monographique approfondie dans un mémoire de recherche de master à l'École du Louvre en 2022-2023[3].
Il s'est établi dans la rue Saint-Honoré, quartier en vogue, près de l'église Saint-Roch, en face du passage de l'Académie de Musique. De 1765 à 1771, il est fournisseur ordinaire des Menus-Plaisirs[4] pour les ouvrages d’ébénisterie mais aussi pour des objets de toilette. Il était également l'une des principaux fournisseurs de meubles de la dauphine Marie-Antoinette : une commode datant d'environ 1770, marquée pour le Garde-Meuble de la dauphine Marie-Antoinette, se trouve aujourd'hui au château de Versailles[5]. Macret a également travaillé à l'occasion pour le « marchand-mercier » en vogue Lazare Duvaux ; en effet, dans l'inventaire dressé à la mort de Duvaux en 1758, Macret figure parmi les créanciers : on lui devait la somme considérable de 1169 « livres »[6].
Parmi ses plus belles œuvres[7] figure un secrétaire à pente laqué rouge et orné de figures en relief dorées, en chinoiserie, issu de la collection Forsyth Wicke (en) et aujourd'hui conservé au Musée des Beaux-Arts de Boston. Sur plusieurs commodes et encoignures datant des années 1760, il a utilisé des panneaux de tôle vernie imitant la laque japonaise ou chinoise[8]. L'ouvrage de François de Salverte montre (Planche XLII) "un très beau meuble en vernis noir imitant les laques de Chine, qui parut à la vente du baron Lepic".
Macret épouse Marie Jeanne Foulliėre (1728-1798) en 1747. Il met un terme à sa carrière en 1787[9] et meurt (d’après son acte de décès) le 10 novembre 1806, rue Moreau à Paris, paroisse des Quinze-Vingts.

Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Pierre Macret » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Paul Giraud, « Du faubourg Saint-Antoine à Versailles, l’ascension de l’ébéniste Pierre Macret », sur Actu-culture.com, (consulté le )
- ↑ François de Salverte (1872-1929), Les ébénistes du XVIIIe siècle, leurs oeuvres et leurs marques, G. Van Oest (Paris), 1923, p. 207. Gallica :
- ↑ École du Louvre, « Paul Giraud - Mémoire de recherche - Master - Pierre Macret » (consulté le )
- ↑ Georges Wildenstein, Rapports d'experts 1712-1791: Procès-verbaux d'expertises d'oeuvres d'art extraits du fonds du Châtelet, aux Archives Nationales, Les Beaux-Arts, 1921, 186 pages, p. 91, rapportant un « procès-verbal » du 1er juillet 1767, concernant une paire de commodes et un secrétaire assortis livrés par Macret à Jean-Baptiste Gaillard de Beaumanoir à Paris, dans lequel l'expert cité par Macret était Adrien Delorme.
- ↑ Inv. V 4132, don de Florence Gould, 1965 (illustrée dans « Objets d'art : mélanges en l'honneur de Daniel Alcouffe », 2004 : 273, fig. 1).
- ↑ Geoffrey de Bellaigue, « The James A. de Rothschild Collection at Waddesdon Manor: Furniture, Clocks and Gilt Bronzes » II, 1974:860 ; parmi les autres créanciers importants figurait l'ébéniste Joseph Baumhauer.
- ↑ "The finest specimen of Macret's work", according to Charles Packer, Paris Furniture by the Master Ébénistes, 1956.
- ↑ John Whitehead, The French Interior in the Eighteenth Century, 1993:192; Alexandre Pradère, French Furniture Makers, 1989:220f, figs.218-20.
- ↑ Pierre Verlet, « Les meubles français du XVIIIe siècle », 1991.