Il obtient sa licence de géographie à l'université Toulouse II-Le Mirail en 1985. Enseignant en histoire-géographie au sein de l'Alliance scolaire de l'Église évangélique (ASEE), le principal organisme d'enseignement privé protestant en Nouvelle-Calédonie, il a d'abord enseigné au sein du lycée professionnel Do Kamo à Nouméa puis au collège de Taremen situé sur le territoire de la tribu de Tuho dans le district coutumier de Guahma à Maré[1], dont il devient le directeur jusqu'en 2005.
Une entrée récente en politique
Impliqué au sein du comité directeur local de l'Union calédonienne à Maré depuis le début des années 1990, Pierre Ngaiohni n'a cependant jamais occupé de mandat électif même s'il a déjà figuré sur certaines listes présentées ou soutenues par son parti lors d'élections locales (il est ainsi en 9eposition de la liste UC emmenée par Néko Hnepeune aux Îles Loyauté lors des élections provinciales de 2004[2]).
Depuis les élections provinciales de 2004, il a toujours été choisi en seconde position de la liste présentée par le groupe Union calédonienne du Congrès lors de l'élection du gouvernement local. Seulement, ce groupe étant limité à seulement 7 membres, l'UC n'obtenait ainsi à chaque fois qu'un élu sur 11 membres au sein de l'exécutif, à savoir Gérald Cortot[3]. Ce n'est qu'après le rapprochement entre les différentes composantes du FLNKS et la décision de présenter une liste indépendantiste commune lors du renouvellement du gouvernement en 2007 que Pierre Ngaiohni, no4 de cette liste unitaire, a pu faire son entrée au sein du second gouvernement présidé par Harold Martin à partir du [4]. Il y est chargé d'animer et de contrôler les secteurs de la formation professionnelle et du transport aérien domestique. Il est surtout confronté à ce poste à un conflit opposant à la fin du mois de février et au mois de mars2009 les usagers de l'île des Pins au sujet de la tarification des billets et la compagnie locale Air Calédonie, mais surtout une agitation sociale de plus en plus forte au sein de cette dernière menée par le syndicat USTKE.
Le , lui ainsi que les autres membres UC du gouvernement et leurs suivants de liste démissionnent en bloc, relayant ainsi la contestation de leur parti contre Philippe Gomès et Calédonie ensemble sur la question des deux drapeaux (tricolore et indépendantiste) et provoquant ainsi la chute de l'exécutif. Lors de l'élection du successeur de ce dernier le , Pierre Ngaiohni n'est pas reconduit sur la liste du groupe FLNKS et sort donc du gouvernement.