Pierre Olphi dit Galhard
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| Pierre Olphi dit Galhard Pierre Galhard de Châteauvieux | |
Signature de Pierre Olphi dit Galhard, seigneur de Châteauvieux[1]. | |
| Titre | |
|---|---|
| Seigneur de Châteauvieux | |
| – (22 ans) |
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| Seigneur de Montmorin | |
| – (12 ans) |
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| Écuyer de Gap | |
| Procureur fiscal de l'évêque et seigneur de Gap | |
| – (13 ans) |
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| Grand-chantre du chapitre de Gap | |
| – (13 ans) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | vers 1522 |
| Lieu de naissance | Gap |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Gap |
| Famille | Famille Olphe-Galliard |
| Profession | Procureur |
| Religion | Protestantisme |
| Résidence | Maison forte de la Tour Maison forte de Montmorin |
| modifier |
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Pierre Olphi ou Olphi dit Galhard est un chanoine du chapitre de Gap[2], qui apostasie en 1562, acquiert plusieurs seigneuries et participe au guerres de religions en Dauphiné[3].
Famille
Descendant d'une famille notariale et consulaire de Gap, Pierre Olphi dit Galhard, né vers 1522, est le fils cadet d'Antoine Olphi dit Galhard, écuyer, consul de Gap et procureur fiscal et patrimonial de l'évêque Gabriel de Clermont[4].
En 1573, Pierre Olphi dit Galhard épouse Marie de Nicat de Montmorin, veuve de noble Guillaume du Faure, fille de François de Nicat, seigneur de Montmorin et de Propiac[5],[6],[7], avec qui il a :
- Aimé[8], décédé avant 1585, seigneur de Châteauvieux[9].
- Françoise Galhard de Nicat[8], née en 1575, dame de Châteauvieux et de Montmorin[10],[11], mariée à Daniel d'Armand[12], seigneur de Saléon, avocat et conseiller au parlement de Grenoble, bailli de robe courte en l'armée de Savoie[13].
Apostasie en 1562
Destiné au clergé, il devient chanoine du chapitre de Gap et est nommé grand-chantre en 1549 en Avignon en remplacement de son oncle Michel, protonotaire apostolique et prieur commendataire de saint-Martin de Jarjayes[14].
Procureur fiscal et patrimonial de l'évêque et seigneur de Gap Gabriel de Clermont (fils de Bernardin de Clermont)[15], il apostasie en même temps que ce dernier, avec ses frères Antoine II, seigneur de Rambaud[16] et Jacques Olphi dit Galhard capitaine de Gap[17], en 1562[15].
Écuyer de Gap, il acquiert le 19 décembre 1563, pour 350 livres tournois la juridiction haute, moyenne et basse de Châteauvieux[18],[19],[20], avec droit de fief, d'arrière-fief, de pulvérage et de fournage[21]. Ce fief, dépendant directement du Dauphin[22], était mis en vente par Gabriel de Clermont afin de répondre aux exigences de frais de guerre de Charles IX et de sa mère Catherine de Médicis[23].
Le logis seigneurial, appelé maison forte de La Tour, se situe en flanc de montagne à Villevielle. Il est constitué d'un corps de logis avec porte en accolade et fenêtres à meneaux, flanqué d'une tour ronde[24]. Le château, majoritairement détruit par les troupes du duc de Savoie en 1692, existe encore et a été transformé en ferme.
Seigneur de Montmorin en 1577, il signe un acte de prix fait auprès de Bernard dit Fazy, maître maçon de La Roche-des-Arnauds, en vue de la construction d'une maison forte à l'emplacement de l'ancien château, brulé pendant les guerres de religions[25].
Il teste le 21 mars 1577 et manifeste l'intention d'être enseveli avec "ceux de la religion réformée". Il lègue "50 florins aux pauvres, 800 à sa fille Françoise, 50 écus à sa femme, héritier : Aimé, son fils". Il meurt en 1585[26].
