Polydore Beaufaux
peintre belge
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Polydore Beaufaux (ou Polidore Beaufaux), né à Wavre (Belgique) le et mort à Wavre le , est un artiste peintre portraitiste belge représentant du romantisme. Il a surtout représenté des scènes bibliques, des personnes et des scènes de genre.
Biographie

Polidore Constant Beaufaux, né à Wavre le , est le fils de Thomas Beaufaux, négociant, et d'Élisabeth Lacroix.
De 1844 à 1850, Polydore Beaufaux étudie à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers où il obtient quatre premiers prix et deux deuxièmes prix ainsi que le prix d'excellence en 1852[1]. En 1857, il est lauréat du prix de Rome belge de peinture et des festivités sont organisées en son honneur par la ville de Wavre. Il utilise l'argent de son prix pour effectuer un voyage d'étude, de 1859 à 1863, en France et en Italie, où il a fait un portrait du pape Pie IX.
Le , il devient professeur de dessin d'après nature et d'après l'antique à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers et y a son atelier[2]. Léon Abry, Henry Kokken, Gerard Portielje, Edward Portielje, Alfred Elsen, Henry Luyten et Edouard De Jans comptent parmi ses élèves les plus connus.
Il expose régulièrement au Salon de Paris. En 1881, il présente, à l'occasion du cinquantenaire de la Belgique, ses tableaux à l'Exposition historique de l'art belge 1830-1880 à Bruxelles.
En 1889, il voyage en Angleterre, puis quitte Anvers pour s'installer à Wavre. Un an plus tard, il est paralysé des mains et ne peut plus peindre.
Ses tableaux sont présents à la cathédrale Notre-Dame d'Anvers, à l'église Saint-Jean-Baptiste de Wavre, à l'église Saint-Étienne de Cour-Saint-Étienne[3], aux musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles et au musée royal des Beaux-Arts d'Anvers.
À la suite de son décès à Wavre le , il est inhumé au cimetière de Chérémont à Wavre.
Sélection d'œuvres
- Portrait de Pierre Cuypers, Cuypershuis, Ruremonde, 1949.
- Saint Charles Borromée donnant la communion aux pestiférés, huile sur toile, église Saint-Jean-Baptiste de Wavre[4].
- Les cinq stations de l'ancien chemin de croix, huile sur toile, chapelle des fonts baptismaux de l'église Saint-Jean-Baptiste de Wavre.
- La lapidation de saint Étienne, huile sur toile, église Saint-Étienne de Cour-Saint-Étienne, 1862.
- Les Chrétiens recueillant le corps de saint Étienne, huile sur toile, église Saint-Étienne de Cour-Saint-Étienne, 1862.
- Portrait de l'abbé Cottin, huile sur toile, 1865.
- Portrait de Léopold Ier, médaillon, ambassade de Belgique à Londres.
- Femme mauresque, huile sur toile, 1873.
- Salomé épiant la décapitation de Saint-Jean-Baptiste, huile sur toile, musée des Beaux-Arts d'Anvers, 1880.
Lieux de travail
Anvers (1844-1889)
Salome, musée royal des Beaux-Arts d'Anvers. - France (1859-1863)
- Paris (1859-1863)
- Italie (1859-1863)
- Rome (1859-1863)
- Florence (1859-1863)
- Naples (1859-1863)
- Angleterre (1889)
- Wavre (1889-1890)
Hommages et distinctions
Un Salon des artistes de Wavre présente ses œuvres à Wavre en 1959. La « Place Polydore Beaufaux » perpétue sa mémoire à Wavre.
Les distinctions suivantes lui ont été décernées :
Chevalier de l'ordre de Léopold ()[5].- Médaille d'honneur de la ville de Wavre ()[3].
Bibliographie
- Le peintre P. Beaufaux, 1829-1905, Prix de Rome, L. Maret, 1967.
- Rétrospective P. Beaufaux, cat.exp. hôtel de ville Wavre, 1969.
