Il succède à son père en 1037, et hérite de la totalité de ses biens. Son frère Bertrand n’héritera de la Provence que bien plus tard, vers 1062, après la mort d’Emma. Sa première épouse, Majore, lui apporte des biens et des droits sur l’Albigeois et le Nîmois. En 1038, il partage l’évêché d’Albi avec Bernard Aton Trencavel. Sa politique d’acquisition est à l’origine de la puissance de la maison de Toulouse qui connaîtra un plein épanouissement avec le règne de son fils cadet Raymond de Saint-Gilles[2].
Il apparaît ensuite dans une charte de donation de 1040 en faveur de Cluny, puis une charte de Moissac de 1047 le qualifie de comte palatin.
En 1054, Pons et son épouse Almodis de la Marche rencontrent Raimond-Bérenger Ier de Barcelone à Narbonne. Au retour d'un pèlerinage à Rome, le comte de Barcelone enlève Almodis, avec l'aide d'une flotte envoyée par son allié, l'émir musulman de Tortosa. Ils se marient immédiatement dès le 12 novembre 1054, bien que leurs précédents conjoints soient encore vivants[3].
Pons meurt en 1063 à Toulouse et est inhumé dans l’église Saint-Sernin. Son testament lègue toutes ses possessions à son fils Guillaume, en précisant que s'il venait à mourir sans fils, le tout reviendrait à son dernier fils Raymond.